Il suffit parfois d'un détail pour gâcher le plaisir d'un épisode. Chapeau Melon compte nombre de défauts récurrents qui parfois amusent, le plus souvent agacent.
Nos internautes ont ainsi sélectionné, du moins au plus insupportable, les 10 détails les plus irritants de la série.


TARA ET LE CHLOROFORME
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: Effectivement le recours au chloroforme semble nettement plus fréquent durant la saison 6 que durant les saisons précédentes, jusqu'à presque virer au procédé. Cela pourrait paraître relativement anodin mais ceci s'inscrit dans une inflexion plus générale de la série, visant à la rendre davantage conforme aux canons des productions américaines et donc à considérer chaque Avenger sous un angle plus traditionnel.
En tant que symptôme d'un mouvement d’ensemble, les malheurs de la pauvre Tara ont donc toute leur place dans ce classement.


AIR NUNUCHE DE TARA
(notamment par ses battements de cil)
Estuaire44
: Ce défaut me semble quelque peu exagéré par nos Internautes. Après tout Tara est encore une novice, à peine sortie de formation. Qu'elle demeure parfois ébahie par les étonnantes aventures vécues en compagnie de Steed demeure acceptable, d'autant qu'elle prend de l'assurance.
Pour le reste, on rejoint le même constat que pour le chloroforme et la mise en place d'un personnage féminin plus conforme aux habitudes du public américain des années 60.


ABUS DES DÉCORS STUDIOS POUR DES FAUX EXTÉRIEURS
Estuaire44
: Certaines scènes peuvent se montrer
effectivement étonnantes à cet égard.
Mais, outre que le travail accompli reste toujours d'une
grande qualité, ce procédé apporte
un certain onirisme s'inscrivant au contraire très
efficacement dans l'aspect décalé des
Avengers.
Il s'agit d'une élégante façon de contourner de continuelles contraintes budgétaires, soit une pratique succédant aux mises en scènes en tout décor de la période Cathy Gale, déjà astucieuses. Cette présence dans le classement ne me semble donc pas justifiée.


CHEMISES DE STEED
DANS LA SAISON 6
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: Effectivement l'élégance sobre
et de bon ton propre à John Steed se voit considérablement
battue en brèche au cours de la saison 6 par
plusieurs chemises des plus criardes, parfois aux confins
du psychédélisme en vogue à cette
époque.
On
ne peut que regretter cet accroc tant l'élégance
britannique participe au charme si particulier de la
série, et constater une nouvelle dérive
de cette saison 6. Une position plus élevée
dans le classement aurait même été
méritée.


TENUES DE PURDEY
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: Effectivement la garde-robe de Purdey comporte
un nombre conséquent de tenues particulièrement
improbables et colorées. L’impact du phénomène
se voit accentué par les costumes généralement
sobres et de bon goût qu’arbore le plus
souvent Gambit, sans même parler de Steed.
Et pourtant l’on a envie de demeurer indulgent, ces vêtements situant les New Avengers dans leur époque de manière amusante et témoignant de la personnalité affirmée de l’héroïne. Et on trouvera bien quelques jolies exceptions dans le lot…


MANQUE DE RYTHME
DES ÉPISODES EN N&B
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: J’admets l’argument pour bon
nombre d’épisodes de la saison deux, quelques-uns
de la trois, mais beaucoup moins pour la quatre ! Cette
dernière souffre sans doute ici de la réticence
usuelle au noir et blanc ainsi que de situations moins
exubérantes que celles abordées au cours
des périodes ultérieures.
Mais
ceci se voit plus que compensé par la savoureuse
tonalité de ses histoires, toute britannique.
La richesse narrative ne signifie pas un faible tempo
de l’action, bien au contraire.


TENUES DE TARA
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: L’argument me laisse assez sceptique, car même si elle n’arbore pas une élégance raffinée propre à Emma Peel (principalement durant la saison 4), Tara King montre le plus souvent, à mon sens, un goût relativement sûr. Pour le reste l’audace demeure l’apanage de la jeunesse, et que Tara manifeste quelques élans juvéniles reste finalement logique.
Pour une époque (le crépuscule des années 60) pas précisément réputée pour la timidité de ses codes vestimentaires, notre héroïne s’en sort plutôt bien ! Je ne partage donc pas cette place si élevée dans le classement.


ÉPISODES TROUS D'AIR
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: Connaître des baisses de régime
ponctuelles est le lot de la plupart des séries
télé, mais il n’en reste pas moins
vrai qu’elles s’avèrent particulièrement
brutales dans le cas des Avengers. Pour s’en
convaincre il suffira de visionner les épisodes
notés sur ce site avec un unique chapeau melon,
le spectacle est édifiant.
Les dosages composant le ton si spécifique de la série demeurent fort subtils et le moindre écart se paie très cher. Cette troisième place m’apparaît donc absolument judicieuse.


ADVERSAIRES GROTESQUES
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: Cette constatation rejoint celle des épisodes particulièrement en dessous, en troisième position. En effet dans les fictions dites « de genre », l’intérêt présenté par l’adversaire du jour influe grandement sur celui de l’ensemble du récit.
De
plus, avec les Diabolical Masterminds, les
Avengers l’ont érigé en
un de leurs atouts maîtres, aussi l’attente
devient elle très forte, puis cruellement déçue
quand la déception est au rendez-vous. Lors des
rares fois où la série rate ce rendez-vous,
l’impact en devient de fait dévastateur
! Une deuxième place opportune.


DOUBLURES TROP APPARENTES
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: Cette première marche du
podium me semble méritée, tant cette pratique
vient saper de nombreuses scènes d’action
ou d’affrontements. Ainsi Diana Rigg, dont la
période paraît ici la première concernée,
fut-elle un temps doublée par de vigoureux cascadeurs
masculins…
On
note plusieurs facteurs aggravants, comme des combats
exécutés par les acteurs eux-mêmes
durant la période Cathy Gale (même avec
un Patrick Macnee parfois peu à son aise), l’absence
régulière du moindre effort de la réalisation
pour pallier au problème ou la comparaison peu
flatteuse avec l’autre grande série des
Sixties, Le Saint, où Roger Moore se
montre nettement plus présent, mais aussi autrement
mieux doublé !
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