
HORS
SÉRIE
|
1.
LES PETITS HOMMES VERTS
(LITTLE GREEN MEN)

  
Épisode Mythologique
Scénario: Glen Morgan et James Wong
Réalisation: David Nutter
Plusieurs semaines ont passé depuis la fermeture du Bureau des Affaires non classées. Mulder est muté dans l’ennuyeux travail des écoutes téléphoniques et Scully enseigne la médecine à Quantico. Ils ne se voient que rarement et en cachette car ont conscience que les hautes autorités veulent qu’ils rompent tout contact. Par le sénateur Matheson, un de ses rares alliés politiques, Mulder apprend qu’un signal extraterrestre vient d’être enregistré dans l’observatoire abandonné d’Arecibo à Porto Rico. Il s’y rend immédiatement en secret mais sait qu’il ne dispose que de peu de temps avant que ses ennemis ne retrouvent sa trace.
La
saison 2 démarre avec un épisode
mythologique très réussi, mettant
parfaitement en scène le décor
de la période à venir. C’est
ainsi que le Fumeur se dévoile un peu
plus et connaît une confrontation directe
avec Mulder, tandis que Skinner commence à
se rebeller. Si l’histoire paraît assez
prévisible, elle distille une paranoïa
très efficace et comporte de solides
moments de bravoure, tels l’enlèvement
de Samantha enfin dévoilé ou l’haletante
poursuite finale.
Mais
plus que les petits hommes verts (lire ou relire Martiens, go home, de Fredric Brown
!) l’épisode touche principalement
par la relation unissant Mulder et Scully, très
émouvante. Mulder parle très martialement
à Scully au début de l’épisode
(scène du parking) avant de reconnaître
dans la scène finale toute l’importance
qu’elle représente pour lui. Duchovny
et Gillian Anderson (à qui les lunettes
vont à ravir) sont absolument formidables.
Le
sénateur Richard Matheson (hommage au
grand auteur !), superbement incarné
par le grand comédien de théâtre
Raymond J. Barry, reviendra dans deux autres épisodes
: Meurtres d’utilité publique (saison 3) et Compte à rebours (saison 6). Le rôle avait d’abord
été proposé à Darren
McGavin qui incarnait Kolchak, The Nightstalker,
ayant inspiré Mulder à Chris Carter.
Il interprètera finalement l’agent
retraité Arthur Dales.
- Samantha Mulder fut enlevée le mardi 27 novembre 1973 à Chilmark, Mass, à 20h54 (heure locale). Plus précisément dans l’île de Martha’s Vineyard, dans la maison de la famille Mulder. Il y a cependant un problème de concordance entre cet épisode et le pilote car nous voyons que l’enlèvement de Samantha a lieu dans le salon alors que dans Nous ne sommes pas seuls, Mulder dit que sa sœur fut enlevée dans leur chambre.
- Peu avant l’évènement, Fox et Sam jouaient au jeu de société Stratego où Fox semble très bon. Le Stratego est un jeu de stratégie et de bluff crée en 1947 d’après un ancien jeu. Il s’agit d’un jeu de guerre où chaque joueur doit éliminer les différents soldats de l’autre (aux grades et valeurs variables comme aux échecs) en suivant des règles très strictes. Il nécessite une grande puissance de calcul et d’habileté.
- Le jeune Fox est fan de l’émission Le Magicien (The Magician). Une série d’1 saison et 22 épisodes diffusée en 1973-1974 avec Bill Bixby (futur Incroyable Hulk dans la série télévisée éponyme ainsi que de quelques films dérivés) dans le rôle-titre. Il met en scène Anthony Blake, prestidigitateur hors-pair qui met son talent au service du Bien. L’épisode diffusé ce soir-là était le 7e, Lady in a Trap… quelle ironie quand on sait que Samantha fut enlevée, « piégée » ce triste soir ! On remarque que Fox semble avoir une certaine autorité sur sa petite sœur.
- En plus de l’enlèvement de sa sœur, Mulder est persuadé, jeune, d’avoir vu des petits hommes verts. Une autre cause qui l’incita à s’orienter dans les Affaires Non Classées.
- Gorge Profonde est enterré à Arlington, dans l’Etat de Washington. D’après Scully, Mulder ressemble à son défunt informateur dans l’ombre.
- Pour la première fois de la série, on peut (entre)voir un alien (à la fin lorsque la porte de la cabane s‘ouvre et inonde de lumière un Mulder sans défense).
- Fox et Sam enfants sont interprétés par Marcus Turner et Vanessa Morley. Marcus Turner fera un caméo dans le même rôle dans le film X-Files : combattre le futur. Vanessa Morley réinterprétera le rôle de Samantha enfant dans quatre autres épisodes, tous dans la saison 4 : Tout ne doit pas mourir, Cœurs de tissu, Journal de mort et Crime de mémoire. Cependant, d’autres enfants joueront le rôle de la jeune Samantha plus tard : Ashlynn Rose dans Zone 51, partie 2 (saison 6), et Mimi Paley dans Délivrance, partie 2 (saison 7). Enfin, Brianne Benitz jouait déjà ce rôle dans L’Eglise des miracles (saison 1). Curieuse coïncidence, Vanessa Morley est née le même jour que Gillian Anderson (9 août) !
- Seul épisode d’ouverture de saison qui ne fut pas écrit par Chris Carter (il fut écrit par le duo Glen Morgan-James Wong).
- Mulder aime écouter du Bach (J.S.), un de ses professeurs de musique s’appellait Ganz. Le mot de passe du dossier « FILES » de son ordinateur est… TRUSTNO1 (= « Trust no one », les dernières paroles de Gorge Profonde).
- Le nom du sénateur qui aide Mulder : Richard Matheson, est un clin d’œil à l’écrivain de SF du même nom dont les deux films The Night Stalker qui donnèrent plus tard naissance à la série du même nom sont tirés de ses œuvres. Les films et la série influencèrent Chris Carter dans la conception de sa série X-Files. Rappelons que Richard Matheson signa entre autres chefs d’oeuvre plusieurs classiques remarquables de la série La Quatrième Dimension : Un monde à soi, Les Prédictions, Les Envahisseurs, Le Vaisseau de la Mort, Cauchemar à 20000 pieds…
- D’ailleurs, Darren McGavin, interprète de Carl Kolchak, héros des films et de la série Night Stalker, fut approché pour jouer le rôle du sénateur Matheson puis celui de William Mulder. Il dut cependant décliner ces offres. Toutefois, il apparaîtra deux fois dans la série dans la peau de l’agent Arthur Dales, dans les épisodes Compagnons de route (saison 5) et Agua Mala (saison 6).
- Le sénateur écoute le premier mouvement Allegro du Concerto Brandebourgeois n° 2 en fa majeur BWV1047 de Johann Sebastian Bach (1685-1750). Une des pièces les plus célèbres du compositeur.
- Mat Beck, superviseur des effets spéciaux de la série, raconte qu’il a réalisé l’enlèvement de Samantha à travers une grande embrasure inondée de lumière qu’il a ensuite réduite pour qu’elle paraisse plus petite.
- Lorsque Mulder et Scully impriment et lisent les papiers de renseignements, on remarque qu’une colonne est remplie avec les chiffres « 10.13 ». Il s’agit d’un clin d’œil : c’est le nom de la compagnie de production de Chris Carter qu’il a baptisée de sa date de naissance (13 octobre 1956).
- Plusieurs erreurs dans l’épisode :
- Mulder doit briser les chaînes de la cabane pour y entrer. Il y découvre Jorge, horrifié, se terrant dans l’habitation où il est depuis un certain temps. Mais alors, comment Jorge a-t-il pu entrer dans la cabane sans casser les chaînes ?
- La jeune Sam traite son frère de « buttmunch », terme inventé et popularisé par la série télévisée Beavis and Butthead, série d’animation des années 1990... Problème, nous sommes en 1973 ! Mais si on suppose que Mulder (et sa sœur) avait déjà expérimenté la faille spatio-temporelle du Triangle des Bermudes…
- Fox porte un T-Shirt KING 30. T-Shirt crée en l’honneur du réputé joueur américain de basket-ball Bernard King… qui ne joua pas en professionnel avant 1977 !
- Dans la cabane, Mulder, assis sur une chaise, pose une bouteille d’eau sur la table avec sa main droite ; mais quand il se lève au plan suivant, il a la bouteille dans la main gauche.
- Toujours dans la cabane, Mulder écrit que la lumière de la pièce ne marche pas, pourtant il est visible que c’est le cas dans plusieurs scènes, surtout quand il consigne à la machine l’état du cadavre de Jorge…
- Quand Mulder dit à Jorge de ne pas aller dehors pour cause d’orage, on entend en arrière-fond des bruits de vagues de plage. Mais l’observatoire Arecibo est éloigné de toute plage.
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Scénario: Chris Carter
Réalisation: Daniel Sackheim
Mulder est envoyé pour enquêter sur un cadavre retrouvé dans les égoûts. L’affaire semblant banale, il est persuadé que sa hiérarchie a fait exprès de lui confier cette affaire inintéressante. Mais l’agresseur invisible frappe de nouveau et se révèle être un monstre répugnant qui n’a rien de terrestre. Mulder réussira-t-il à l’attraper ? Et qui l’a mis sur cette affaire ? Qui souhaite autant que lui et Scully la réouverture des X-Files ?…
Pour
ce premier loner de la saison, Chris Carter
prend la plume et nous régale d’un
excellent gore des familles, comme on l’aime.
De nombreuses scènes tachent bien : l’autopsie
par Scully (ah, ces autopsies…) d’un
corps putréfié et envahi par la
vermine, les égouts, la douche sanglante,
la morsure, les bestioles etc. Le monstre lui-même apparaît comme une merveille
d’abomination ! Le Flukeman mérite
sa place au premier rang de l’incroyable
panthéon des horreurs de la série.
L’épisode
comporte aussi pas mal d’humour, avec
notamment d’excellentes vannes de Mulder.
L’intrigue constitue une merveille d’efficacité
et la réalisation demeure haletante jusqu’au
bout. Le fabuleux décor des collecteurs
est somptueusement utilisé et évoque
nombre de ces légendes urbaines que la
série aime tant mettre en scène. L’hôte marque aussi les grands débuts
de M. X, le nouvel informateur, encore invisible,
de Mulder. Le personnage sera plus ambigu et
cynique que Gorge profonde, et sa relation avec
Mulder restera surtout une association d’intérêts.
Il devra beaucoup à l’étonnant
charisme de Steven Williams.
Le Flukeman est incarné par Darin Morgan,
frère de Glen, co-producteur et grand
scénariste de la série. Darin
deviendra lui aussi un scénariste parmi
les plus brillants de la série (La
guerre des coprophages, le Seigneur du magma…)
et un des maîtres d’œuvre de MillenniuM puis de l’excellente
reprise de Nightstalker. Les temps
changent, Darin a récemment travaillé
sur Bionic Woman…
- Première apparition du second informateur de Mulder. On n’entend ici que sa voix.
- C’est l’acteur Darin Morgan (frère de Glen), qui deviendra plus tard un des meilleurs scénaristes de la série, qui occupait le déguisement du monstre. D’après le chef du maquillage Toby Lindala, son maquillage prenait 12 heures ! D’après Morgan, il lui était impossible de bouger, uriner (de faire l’amour aussi !), et de parler dans ce costume très lourd ; il avait également du mal à respirer. Ainsi, lors du tournage de la scène où Flukeman pourchasse Mulder, Morgan ne put plus se retenir et urina dans l’eau. Il espère que Duchovny ne le saura jamais !
- Mulder a travaillé auparavant à Quantico dans l’Unité d’Etude du Comportement. Il aime manger de la viande rouge.
- Scully dit que le numéro d’autopsie du corps qu’elle examine est 101356 : soit en notation anglophone : 10/13/56, date de naissance de Chris Carter.
- Chris Carter avait un chien qui avait beaucoup de puces et s’intéressait à ce problème de très près, et en même temps, il terminait de lire un livre sur Tchernobyl et les espèces en voie d’extinction : deux petits événements qui lui donnèrent l’idée de cet épisode.
- Carter nourrit un regret sur cet épisode : il aurait voulu davantage suggérer et moins montrer ainsi le monstre.
- Cet épisode « fétiche » bénéficie d’excellents décors de Graham Murray, conseillé par Carter lui-même. Le père de Carter en effet, a travaillé comme égoutier et Carter avait une idée précise des égoûts. Bien entendu, l’eau utilisée dans l’épisode était propre !
- Daniel Sackheim envisagea de ne pas réaliser l’épisode : son agent, au vu du scénario, n’était pas très chaud pour le lui conseiller !
- La dernière scène est censée se dérouler à Newark au New Jersey, il s’agit cependant de la ville de Baltimore dans le Maryland !
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Scénario: Glen Morgan et James Wong, d’après une histoire de Darin Morgan.
Réalisation: David Nutter
A Franklin, petite ville sans histoire, plusieurs personnes innocentes se transforment brusquement en meurtriers en tuant les premières personnes autour d’eux. Mulder et Scully enquêtent et s’aperçoivent que des « messages » sont apparus aux différents tueurs, leur ordonnant de passer à l’acte. Comment et par qui sont envoyés ses ordres mortels ?
Cet
épisode très riche et imaginatif
(dans la famille Morgan, je demande Glen) pousse
la paranoïa ambiante de la série
jusqu’à ses ultimes retranchements.
L’histoire mêle habilement plusieurs
grandes peurs contemporaines : pollution chimique,
manipulations agricoles, messages subliminaux,
massacre dans une école… Le procédé
des messages sur écrans apparaît
diablement efficace et produit toujours son
effet jusqu’à l’ultime apparition,
laissant pantois Mulder comme le spectateur.
On
retrouve un thème récurrent des loners : le pauvre bougre dépassé
par les événements ou par ses
pouvoirs et s’acheminant inévitablement
vers le drame, même s’il résiste
héroïquement comme ici. Bizarrement
les abeilles irradiées (et non pas génétiquement
modifiées) font comme un clin d’œil
à la mythologie !
Heureusement
les Lone Gunmen refont surface, ce qui nous
vaut comme toujours une scène très
amusante. Frohike en pince décidemment
pour Scully ! L’épisode comporte
d’excellents comédiens dans les
rôles secondaires, mais reste dominé
par l’effarante prestation de William
Anderson.
- Bonnie McRoberts, la femme tentant d’assassiner Mulder est jouée par l’actrice pornographique Ashlyn Gere. Cette comédienne jouera également dans deux épisodes de MilleniuM et est une des rares actrices à avoir joué aussi bien dans des films X que dans des films grand public. Glen Morgan dit que c’est une preuve de plus de l’avant-gardisme de la série !
- Mulder, en parlant du policier sceptique : Encore un qui croit qu’Elvis est mort. Fans du King, réjouissez-vous !
- Plus jeune, Mulder jouait au base-ball au poste de champ droit, c’est un poste qui demande une grande force physique car, étant loin du joueur du 3e but, celui qui doit recevoir la balle lancée par l’adversaire, il doit la lancer avec la plus grande puissance possible.
- Mulder fait du jogging régulièrement (on le reverra en faire dans Faux frère siamois). Il aime bien regarder le magazine Celebrity Skin.
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Épisode Mythologique
Scénario: Howard Gordon
Réalisation: Rob Bowman
Un homme appelle les pompiers car il y’a le feu chez lui. Lorsque les pompiers arrivent, ils s’aperçoivent qu’il n’y a aucune trace d’incendie. Mais l’homme est mort : ses organes ont brûlé ! D’autres morts tout aussi étranges surviennent. Mulder, secondé par l’ambigu agent Alex Krycek, remplaçant de Scully, enquête et constate que toutes les victimes n’avaient plus dormi depuis 24 ans et qu‘une d’entre elles était un médecin spécialisé dans les maladies du sommeil… Quel est le mobile de l’assassin ?
Épisode
mixte loner/mythologie, Insomnies montre
un double visage. La partie indépendante
ne convainc guère car trop linéaire
et appuyée. Le Viêt-Nam est un poncif
auquel toute série américaine doit
succomber, les X-Files ne feront pas
ici exception. De plus, hormis l’impressionnante
scène d’ouverture, les autres suggestions
de Cole ne sont guère ébouriffantes.Le
talent de Tony-Candyman-Todd répond, lui,
au rendez-vous ; il constitue l’attrait majeur
de cette partie. La partie mythologie s’avère
plus stimulante. Mr X se dévoile physiquement
(impressionnant Williams) et, surtout, voici qu’apparaît
le séduisant, le diabolique, le maudit
Alex Krycek. Déjà porté par
un talentueux Nicholas Lea (Kyle XY)
il va devenir « l’autre » méchant
récurrent d’une série lui devant
nombre de scènes formidables.
Mais
tout cela est à venir, pour l’instant
on s’amuse simplement à le voir jouer
le jeune premier de la classe, propre sur lui.
Il pousse le vice jusqu’à paraître
choqué devant un cadavre, alors que c’est
un tueur fini ! Le gaillard a du talent. Gillan
Anderson, proche de l’accouchement, se met
en retrait tandis que la caméra évite
de s’attarder sur son ventre. La menace
du Fumeur annonce son retrait provisoire. On retrouve
le policier Horton de Masculin/Féminin,
tandis que Jon Gries, le Broots du Caméléon,
fait une apparition remarquée. Tiens, l‘armée
américaine a mis au point une pilule anti-sommeil…
- Bien que l’intrigue de l’épisode ne soit pas Mythologique, il met en scène un personnage important de l’arc : Krycek.
- Première apparition du second informateur de Mulder : Mr.X, interprété par Steven Williams, ainsi que de l’agent Alex Krycek, joué par Nicholas Léa (Michel dans Masculin-féminin (saison 1). On remarque qu’il a le meurtre facile dès cet épisode !
- Rob Bowman avait déjà dirigé Nick Léa dans l’épisode Masculin-féminin (saison 1) et s’est souvenu de lui au moment de réaliser l’épisode, Léa endossa donc le rôle de Krycek.
- X devait primitivement être joué par… une femme ! L’actrice Natalia Novolich fut engagée (la scène de rencontre dans le hangar avec Mulder, sans le son, est disponible sur le DVD) pour jouer l’informateur. Malgré le bon jeu de la comédienne, Glen Morgan, James Wong, et Chris Carter jugèrent qu’elle ne ferait pas l’affaire et engagèrent à la place Steven Williams.
- Un des épisodes préférés de Chris Carter, grâce à la réalisation « magnifique » de Rob Bowman, l‘apparition de X et de Krycek et du thème de l‘insomnie dont il est très fier. Il eut l’idée du scénario pendant la saison 1 alors qu’il se posait la question : comment créer le guerrier ultime ?
- Mulder prend ici le pseudonyme de George Hale pour pouvoir discuter tranquillement avec Scully. Il est possible que ce soit en hommage à l’astronome du même nom (1868-1938) qui contribua beaucoup au développement de l’astronomie américaine.
- Rob Bowman eut l’idée d’utiliser des flashes en xénon à 7500$ pièce pour avoir suffisamment de lumière pour filmer la scène de poursuite dans le repaire de Cole. Ce fut la première fois que la série utilisa ces flashes, elle les réutilisera par la suite. Du papier d’aluminium fut également disposé un peu partout pour bénéficier des reflets lumineux des torches des acteurs.
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5/6.
DUANE BARRY
(DUANE BARRY / ASCENSION)

  
CÉpisode Mythologique
Scénario: Chris Carter (1re partie) et Paul Brown (2e partie)
Réalisation: Chris Carter (1re partie) et Michael Lange (2e partie)
1re partie : Duane Barry, un ancien membre du FBI interné dans un asile psychiatrique, est convaincu avoir été enlevé par des extraterrestres plusieurs années auparavant. Convaincu que cela va se reproduire dans peu de temps, il perd son sang-froid et s’évade, puis prend en otage quatre personnes. Mulder est envoyé pour négocier la libération des otages. Au cours de leur confrontation, Mulder est convaincu qu’il dit la vérité mais Scully, après avoir consulté le dossier médical de Barry arrive à une autre conclusion. Qui a raison ?
2e partie : Duane Barry a kidnappé Scully et s’enfuit dans les montagnes, Mulder et Krycek se lancent à sa poursuite. Arriveront-ils à temps ? Duane Barry a-t-il réellement agi seul ?
e
double épisode exceptionnel débute
par une (pas si) classique prise d’otages,
filmée avec une vraie incandescence et
ponctuée de moments forts comme les terrifiantes
visions de Duane ou quand l’Agent Hazdin
(très solide CCH Pounder) traite Krychek
en garçon de courses ! La relation entre
Mulder et Duane est intensément rendue,
d’autant que les comédiens réalisent
un grand numéro. La scène de la
lecture laser est un petit bijou d’intrusion
de l’étrange dans la vie quotidienne.
Et on est désormais certain que X n’est
pas Gorge profonde…
Mais
c’est dans la deuxième partie que
l’ensemble prend véritablement
son envol. La balade hallucinée de Duane
(musique géniale), la reconstitution
en pensée de la terrible scène
d’enlèvement par Mulder, la scène
très 007 du téléphérique
(Moonraker), le dialogue entre Mulder
et Skinner menant à la réouverture
tant attendue des Affaires non classées
représentent autant de grands moments
de télévision, qui distinguent
définitivement X-Files du commun
des séries (voire des seulement excellentes
!). On est saisi par cette fascination mêlée
d’effroi exprimée par la mélopée
enregistrée de Duane, accompagnant un
Mulder qui fixe silencieusement le muet mystère
des étoiles. Ce plan final est un chef-d’œuvre,
précédé par la particulièrement
émouvante scène de la croix.
L’intensité
ne faiblit pas un seul instant durant tout cet
épisode magnifiquement écrit et
mis en scène, servi par des comédiens
en état de grâce tels Steven Railsback
qui fait de Duane un des personnages les plus
marquants de toute la série. Quelle émotion
devant une telle réussite ! Duane Berry
c’est aussi le départ momentané
de Gillian pour cause d’accouchement !
- Un des épisodes favoris de Chris Carter. Pour la deuxième fois de la série, l’indicatif « The Truth is out there » est remplacé (dans la deuxième partie de l’épisode) par « Deny Everything » (Niez en bloc). Mr.X. dit à Mulder que c’est l’unique politique suivie par le Syndicat à propos de la Conspiration gouvernementale.
- Malgré la présence de la Mythologie dès la première saison, elle ne devait pas être primitivement l’arc narratif central de la série. La grossesse de Gillian Anderson remit tout en cause car la comédienne devait apparaître moins pendant quelque temps et même s’absenter en s’approchant de l’accouchement, d’où la fermeture des X-Files, laissant plus de champ libre à David Duchovny, et surtout, l’enlèvement de Scully qui mit définitivement la Mythologie au centre de la série.
- Mulder fait de la natation. La scène où on le voit avec un slip de bain rouge est reprise dans la parodie des Simpson : The Springfield Files (saison 8) où la photo d’identité sur la carte de Mulder le représente allongé dans la même tenue.
- David Duchovny ne fut pas doublé lors de sa cascade sur le téléphérique, il tenait à la faire elle-même malgré le très haut risque réel de la scène.
- Scully porte sa croix depuis que sa mère la lui a offerte le jour de son 15e anniversaire.
- La scène où elle est emprisonnée dans le coffre de la voiture déplut à la censure mais elle fut maintenue. Carter, lui, s’inquiétait plutôt pour la comédienne, qui était dans une posture inconfortable pour une femme enceinte jusqu’aux oreilles !
- Le directeur adjoint Walter Skinner choisit enfin son camp en décidant la réouverture du Bureau des Affaires Non Classées.
- Duane Barry (partie 1 seulement) est le premier épisode réalisé par Chris Carter, qu’il aborda donc avec beaucoup d’appréhension. Il raconte que lorsqu’il ordonna « Action ! » et que personne ne rit, il se sentit rassuré !
- Chris Carter eut l’idée de l’épisode après avoir entendu un membre de la famille d’une connaissance prétendre avoir été réellement enlevé par des extra-terrestres qui lui avaient percé les dents ! Pire, le dentiste de la victime reconnut être incapable de déterminer comment des trous aussi petits avaient pu être réalisés !! Episode inspiré donc de quelques faits réels !
- Sa scène préférée est celle où Duane Barry se fait percer les dents. Le « laser » est en réalité un spray d’eau éclairé en rouge.
- Un système hydraulique fut utilisé pour soulever Steve Railsback dans les airs dans la scène d’introduction. On plâtra également le dos du comédien pour l’empêcher de bouger.
- Chris Carter écrivit le rôle de Duane Barry pour Steve Railsback, qui fut toujours son premier choix. Railsback avait déjà une certaine notoriété et normalement, Carter n’engageait jamais des acteurs « connus » pour laisser plus de réalisme à la série. Mais il était certain que seul Railsback pouvait interpréter ce rôle particulièrement difficile.
- Railsback est convaincu que son personnage disait la vérité, et que ce n’était pas une hallucination, c’est du moins comme ça qu’il aborda le rôle.
- Ce rôle est d’ailleurs un des plus mémorables du comédien. Il raconte qu’alors il prenait un ascenseur, une femme le dévisagea et s’exclama « Duane Barry ! » mi-surprise mi-effrayée, et le répéta à tout le monde !
- D’après Dean Haglund (Langly), les aliens sont joués par des petites ballerines vétues de combinaisons de caoutchouc. Les petits garçons employés d’abord étaient trop turbulents !
- Regarder la série en VF est une très bonne idée : Ainsi, à la 21e minute de la deuxième partie de l’épisode, le commentateur de la radio annonce qu’un tribunal vient d’ordonner 18 mois de sursis contre un accusé du nom de Steve Williams !!! Ainsi que 18 mois de sursis plus 100000$ d’amende à l’encontre de deux autres accusés : Mitch Pileggi et Chris Carter !!! Allusion absente de la VO…
- Erreurs :
- Au fait, comment le téléphone sans fil de Duane Barry peut-il encore fonctionner une fois l’électricité coupée ?
- Nous apprenons que l’appartement de Mulder se situe également à Washington. Pourtant, dans le premier film (Combattre le futur), il se situe à Arlington.
7.
LES VAMPIRES
(3)


Scénario: Glen Morgan, James Wong, et Chris Ruppenthal
Réalisation: David Nutter
Alors que Scully est portée disparue et que Krycek a pris la fuite, Mulder, seul, tente de résoudre une affaire de vampires qui veulent obtenir la vie éternelle en commettant des meurtres sanglants. Mais Mulder est dangereusement attiré par une femme faisant partie de la bande…
Oh,
le mauvais épisode ! C’est simple,
rien ne fonctionne ! Les vampires sont vulgaires
et grotesques, la mise en scène accumule
les effets trop appuyés, les dialogues
demeurent jusqu’au bout pesants comme
des enclumes et inutilement emphatiques. On
pourrait vraiment croire que Chris Carter
a tout manigancé pour bien faire percevoir
l’importance de Scully, tant Mulder
fonctionne à vide sans elle.
On
se distrait comme on peut en constatant à
quel point les vampires ressemblent à
Kurt Cobain. Quelques jolies scènes
surnagent : la réouverture des Affaires
non classées, avec les fameux tiroirs,
la croix de Scully, toujours émouvante,
le face-à-face inégal entre
Mulder et le shérif local, mais elles
ne suffisent pas à sauver les vampires
et la vamp du pire. Étonnant
tout de même de voir à quel point X-Files, qui a si souvent adapté avec
succès les classiques de l’épouvante
(Golem, gargouilles…), échoue
à ce point lors de son rendez-vous
avec le mythe central du Vampire ! Vivement
le retour de Scully et surtout le shérif
aux dents longues ! En 1994 la Californie
brûlait déjà…
- Premier épisode sans Scully.
- Le Bureau des X-Files a fermé en mai 1994 et rouvre en novembre de la même année. 6 mois se sont donc écoulés entre l’épisode Les Hybrides et celui-ci.
- Fox Mulder dit s’appeler Marty Mulder. Il n’aime pas les pantalons à patte d’éléphant et prétend être capable de faire sortir une pièce de monnaie d’une oreille. Scully en est également capable mais avec un insecte (Faux frère siamois).
- On notera que Mulder succombe au charme de Kristen et il est clair qu’ils font l’amour juste après leur baiser (premier baiser de la série d‘ailleurs). De telles scènes sont rarissimes dans la série.
- Erreurs :
- Quand le prisonnier vampire voit avec horreur le rayon de soleil fatal avancer vers lui, il recule contre le mur du fond mais le rayon continue d’avancer… alors qu’il devrait au contraire reculer vers le mur de la fenêtre puisque le soleil est sensé se lever !
- Les mots inscrits au sang sur le mur sont « John 52.54 »… mais l’Evangile de Jean ne comporte que 21 chapitres ! Le verset que cite Mulder comme étant celui correspondant à l’inscription est en fait le 6.54.
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Épisode Mythologique
Scénario: Glen Morgan et James Wong
Réalisation: R.W.Goodwin
Scully réapparaît miraculeusement dans un hôpital, dans le coma, et aux portes de la mort. Mulder, furieux et angoissé, tente de savoir qui est responsable de son enlèvement. Il fait la connaissance de Mélissa, sœur de Dana. Mais Scully s’éloigne de plus en plus de la rive de la Vie pendant que Mulder essaye de la venger.
Un
épisode de mythologie particulièrement
dense, où chaque personnage se révèle
à nu. Mulder et le Fumeur se montrent
finalement très semblables dans le
néant de leur vie (films pornos contre
soirée bières et cigarettes).
Leur confrontation tendue marque un vrai moment
d’anthologie de la série. Mr
X confirme être un manipulateur ambitieux
et sans scrupules (scènes très
fortes) tandis que Skinner choisit définitivement
son camp et revêt toute sa dimension
lors de son émouvante confession.
Scully
se dévoile également, notamment
dans l’une des séquences d’ouverture
les plus réussies de la série.
Les images du rêve auraient pu paraître
ridicules, mais grâce au talent de la
mise en scène et de Gillian Anderson
c’est tout le contraire qui s’accomplit.
L’épisode
nous vaut aussi la rencontre avec un nouveau
personnage, Mélissa, l’éthérée
et assez irrésistible sœur de
Scully. Mélissa est promise à
un tragique destin du fait de Krycek, dont
on peut penser qu’il est le rendez-vous
manqué de Mulder, grâce cette
même Mélissa. Les caprices du
destin…
La
gravité de la situation déteint
sur les Bandits Solitaires, plus graves que
de coutume (encore que Frohike en nœud
pap vaut le coup d’œil). Leur fascination
naïve devant Internet et l’ADN
nous rappelle que l’épisode aura
bientôt 15 ans !
Un
épisode visuellement magnifique où
la couleur des paysages oniriques contraste
avec l’obscurité et les espaces
clos de la réalité, le tout
porté par la magnifique musique de
Snow. Le thème toujours efficace du
coma sera de nouveau employé dans Audrey
Pauley, un des meilleurs épisodes
de la saison 9.
- Le nom complet de Scully est Dana Katherine Scully. Elle est née en 1964.
- Mulder regarde des films pornographiques à la télévision, on le reverra plusieurs fois en train de regarder ce genre de films.
- Première apparition de Mélissa Scully, sœur de Dana, interprétée par Mélinda McGraw. La comédienne à ce moment-là avait une liaison avec… Nicholas Léa !
- Deuxième et dernière apparition de William Scully.
- Scully est contre l’acharnement thérapeutique. Elle a fait de Mulder son témoin assermenté pour son testament.
- Skinner s’est engagé dans l’armée pour faire la guerre au Viêtnam le jour de ses 18 ans « par conscience ». Il a tué un enfant de 10 ans bardé de grenades, acte horrible qui lui a fait perdre la foi en tout ce qu’il croyait. Il subira plus tard une attaque ennemie qui lui fit éprouver une expérience de mort cérébrale dans laquelle il vit son corps étendu, presque mort. Il survécut mais depuis ce jour, le surnaturel lui fait peur.
- Avant d’être la pièce réservée aux Affaires Non Classées, la salle du sous-sol abritait la photocopieuse (Skinner).
- Il est interdit de fumer dans le bureau de Skinner… apparemment, L’Homme à la Cigarette n’en a cure ! Il habite dans une triste maison au 900 Georgia W. Street et fume des cigarettes de marque « Morley », marque fictive. Comme on s’en doute, il sait LA Vérité. En contrepartie du grand pouvoir qu’il possède, il a une vie privée vide, sans distractions, sans femme, ni enfant (enfin, sur ce dernier point…).
- On remarque que Mulder lui donne pour la première fois le surnom de « Cancer man » (traduit de manière plus affaiblie en VF par « l’accro du tabac »).
- Cet épisode très apprécié des fans tire son titre original (One Breath : un souffle) d’un extrait du discours de William Scully adressé à sa fille, quand elle est étendue sur la table d’une salle vide (Then my life felt as if it had been the length of one breath, one heartbeat). Chris Carter indique qu’il s’agit « moins d’un X-File que de la mise en évidence de la tendresse de Mulder envers Scully ». Sa scène préférée est celle où l’on voit Scully sur le bateau, entre la rive de la vie et celle de la mort. Scène « classique ». Gillian Anderson dit que cette scène fut fatigante à tourner, revenant à peine de son accouchement (J’avais les seins tellement gros que j’aurais pu allaiter tout le bateau !). Ainsi que le superbe fondu sophistiqué de Mat Beck où le lit de Scully est dans une forêt puis se fond dans le décor de l’hôpital.
- Mitch Pileggi (Skinner) pense que la grossesse de Gillian Anderson a permis à son personnage de prendre plus d’importance (scène dans le bureau de Mulder). Il affirme avoir mis beaucoup de son père dans sa manière d’interpréter Skinner, bien que ce fut un choix tout à fait inconscient. Ce fut sa famille qui le lui fit remarquer.
- Erreurs :
- Le verset figurant sur la pierre tombale de Scully est Jean 5.06 et non Jean 5.07.
- La signature de Mulder sur sa lettre de démission est très différente de celle figurant sur son badge.
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9.
INTRATERRESTRES
(FIREWALKER)

 
Scénario: Howard Gordon
Réalisation: David Nutter
Un comité de surveillance scientifique reçoit un signal de détresse d’une équipe de recherche volcanique : un cadavre et une « chose » non identifiable. Mulder et Scully rejoignent l’équipe, figée dans la paranoïa et la terreur depuis que Trepkos, le chef de l’équipe, leur a faussé compagnie après s’être transformé en tueur.
Reprise de service agitée pour Scully,
dans une mission crapahutage-huis clos dans
la droite lignée de Quand vient
la nuit ou surtout Projet Arctique dont l’épisode constitue
un authentique remake. La recette est désormais
connue et, même si l’ensemble
continue à fonctionner efficacement,
la réussite paraît moindre. On aurait
pu espérer plus de peps et d’originalité
pour le retour de Scully. Certains
effets gores restent réussis mais
ne rendent pas l’ensemble vraiment
exaltant.
Les
amateurs de l’excellent West Wing reconnaîtront Josh, ceux de Saw,
Amanda. Bradley Whitford et Shawnee Smith
ne semblent pas à leur meilleur niveau,
comme d’ailleurs le reste de la distribution.
- Mulder a de bonnes connaissances en botanique.
- Pour la première fois, le thème musical de la série est discrètement entendu dans cet épisode, lors de la fouille de la cabane obscure.
- Dans la réalité, il n’y a aucun mont Avalon dans la région explorée de cet épisode.
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10.
LE MUSÉE ROUGE
(RED MUSEUM)
  
Épisode Mythologique
Scénario: Chris Carter
Réalisation: Win Phelps
A Delta Glen, de jeunes adolescents disparaissent la nuit et reviennent au matin, en violent état de choc, portant une inscription tracée avec du sang : « C’en est un(e) ». Mulder et Scully soupçonnent une secte bizarre prônant l’interdiction de la viande d’être mêlée à cette affaire mais devront faire face à une vérité plus complexe, tout à fait inattendue.
Une
de ses balades dans l’Amérique
profonde dont la série a le secret,
se révélant ici particulièrement
réussie. L’intrigue, aussi
riche que fluide et cohérente, entremêle
adroitement différents fléaux
contemporains : bœuf aux hormones,
sectes intrusives dans la vie privée,
manipulations médicales… Le
tout est filmé avec une rare densité,
avec un détour surprenant et bienvenu
dans la Mythologie (So long, Deep Throat
!). Comme toujours les X-Files prennent
une position progressiste, pour la tolérance
et... le bio !
Notons
que la garde-robe de Scully se révèle,
ici, très classieuse tandis qu’elle
arbore une des plus belles coiffures de la
série. Une Scully grand crû
donc, (superbe numéro de Gillian
Anderson lors de la reconnaissance de l’Assassin),
d’autant que la scène de restaurant,
très détendue, avec Mulder
reste particulièrement amusante.
Les
amateurs de l’excellent Profiler auront reconnu Mark Rolston, qui interpréta
longtemps le terrible Jack.
- Mulder note que Scully mange comme un cochon à table !
- Erreurs :
- Contrairement à ce que dit Scully, l’ADN ne comporte pas d’acides aminés mais des acides nucléiques.
- On remarquera que le reflet de la caméra est visible lorsque Scully contemple les photos de la famille dans le hall.
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11.
EXCELSIS DEI
(EXCELSIS DEI)

 
Scénario: Paul Brown
Réalisation: Stephen Surjik
Dans un hospice pour personnes âgées, une infirmière ambiguë prétend avoir été violée par un agresseur invisible… qui serait un de ses vieux et frêles patients ! Notre duo enquête et voit que certains vieillards semblent en pleine forme et guérissent inexplicablement de la maladie d’Alzheimer. De plus, certains patients avertissent nos héros que des « esprits » hantent les lieux…
L’épisode
emploie une formule bien éprouvée,
maintes fois vue ailleurs, même si la
mise en scène demeure correcte. Le décor
de l’institution paraît idéalement
sinistre, tandis que l’interprétation
ressort convaincante, avec plusieurs acteurs
vétérans des séries télé.
On remarque une inversion originale lors de
la fameuse scène d’exposition,
toujours cruciale : Scully (qui a repéré
les cassettes n’appartenant pas à
Mulder…) présente cette fois l’affaire.
Comme toujours c’est moins délirant,
et comme toujours Mulder renâcle. Malheureusement
l’intrigue, par trop prévisible,
ne décolle jamais vraiment. Même
si les dialogues Mulder-Scully restent divertissants,
l’épisode semble relativement anodin.
Détail
amusant, l’infirmière est interprétée
par Teryl Rothery, qui montera bientôt
en grade en étant le Dr Frasier de Stargate !
- Scully dit que Mulder lit trop de Carlos Castaneda. Il s’agit d’un anthropologue américain (1925-1998) dont les ouvrages traitent du chamanisme amérindien, qu’il aurait étudié auprès d’un sorcier Yaqui. Ses thèses sont très contestées dans le milieu de l’anthropologie.
- Lorsque la nurse Charters est enfermée dans la chambre de Mrs.Richardson, l’oreiller du lit change de place entre plusieurs plan
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Scénario: Sara B. Cooper
Réalisation: Rob Bowman
L’inspecteur Morrow retrouve grâce à une vision un os humain enterré d’un agent du FBI disparu alors qu’il enquêtait sur des viols et des meurtres gores commis sur de jeunes femmes en 1940. Le tueur, Harry Cokely, a aujourd’hui purgé sa peine. Mais des meurtres similaires recommencent. Mulder et Scully constatent le comportement de plus en plus angoissé de la jeune détective, elle-même agressée par le tueur… un jeune homme qui serait en fait Cokely tel qu’il était en 1940 ! Le mystère d’épaissit…
Un
de ces épisodes faisant que X-Files ne se regarde pas seulement comme une excellente
série de SF, mais bien comme un monument
de la télévision.
L’histoire,
originale et implacablement funèbre,
sait nous dévoiler progressivement
l’Horreur, ressentie avec un rare impact.
La mise en scène et la musique de Snow
paraissent incroyablement oppressantes. L’interprétation,
souvent d’un haut niveau, atteint ici
des sommets. Règle de base : tout épisode
avec Terry O’Quinn, quelque soit la
série, sera génial. BJ, dont
les tourments rendent cette histoire réellement
troublante, est magnifiée par une Deborah
Strang inouïe. Un des personnages secondaires
les plus inoubliables de la série.
Certaines scènes se révèlent
particulièrement éprouvantes,
attouchant au film d’épouvante.
Scully réalise un numéro percutant,
Bones n’a rien inventé ! Mulder
demeure supérieurement pénétrant,
comme on l’aime. On sort aussi ravi
qu’éprouvé de cet épisode
où l’on aura touché les
Ténèbres du bout des doigts.
Un
des sommets de la saison 2 (le suivant fera
aussi très fort dans le genre). Décidemment
les champs inspirent la série, on s’en
rendra de nouveau compte dans le fabuleux Le pré où je suis mort (Saison 4).
- Mulder est quelqu’un de très propre : il se lave les dents après chaque repas. Enfant, il faisait des cauchemars quand son père croquait des noisettes. Pour sa part, il préfère les graines (épinards en VF).
- Le film que Cokely regarde juste avant son attaque est La Dame du vendredi (1940) d’Howard Hawks, avec Cary Grant, Rosalind Russell, et Ralph Bellamy ; screwball comedy souvent considérée comme un des films les plus drôles de l’histoire du cinéma.
- Mulder fait référence à George Foreman (1949), il s’agit d’un fameux boxeur américain poids lourd qui fut champion olympique en 1968 et champion du monde 1973-1974 avant de céder son titre à Mohammed Ali lors d’un combat demeuré légendaire. Il boxe jusqu’en 1992. « Big George » est souvent considéré comme un des meilleurs boxeurs du siècle.
- La théorie de Mendel, citée dans l’épisode, vient du nom du botaniste Gregor Mendel (1822-1884), énonciateur de trois lois fondamentales sur l’hérédité qui ont créé la génétique formelle moderne. Il est souvent comparé à Copernic dans sa spécialité. Un corollaire de ses lois est que le mâle n’est plus l’élément dominant de la reproduction, révélation comparable à celle du géocentrisme copernicien.
13.
LE FÉTICHISTE
(IRRESISTIBLE)

  
Scénario: Chris Carter
Réalisation: David Nutter
Donald Pfaster profane des tombes renfermant des jeunes femmes pour leur voler des morceaux de leurs corps (ongles, cheveux…), mais bientôt, cela ne lui suffit plus, et il commence à tuer dans le même but. Scully est violemment secouée par l’atmosphère macabre de l’affaire et commence à perdre pied.
Après
un Aubrey particulièrement sombre,
la saison 2 continue à explorer les
tréfonds de l’âme humaine,
avec une idée aussi forte qu’audacieuse
: l’abandon du Fantastique. Pas d’Extraterrestres
ou de pouvoirs paranormaux dans cet épisode
mais un serial killer d’autant plus
inquiétant qu’il n’est
qu’humain. Sans recourir à des
effets faciles, Nick Chinlund, parfait, suinte
la perversion et le dérèglement
mental, comme rarement on l’aura vu
à la télévision.
Le
parcours de Mulder amuse, évoluant
graduellement d’une négligence
à peine dissimulée (comme toujours
quand il n’est pas intéressé)
jusqu’à la frénésie
après l’enlèvement de
Scully lui rappelant de biens mauvais souvenirs
encore récents. Mais les scènes
les plus fortes sont au crédit de Scully
(et de son interprète), dont le désarroi
puis la frayeur saisissent littéralement
le spectateur à la gorge. Gillian
Anderson montre une fois de plus toute l’étendue
de son talent dans le domaine de l’émotion,
notamment dans le passage où l’on
voit Scully sangloter dans les bras de Mulder.
L’épisode reste aussi comme un
moment fort de la relation entre les deux
héros!
On
a la surprise de reconnaître Christine
Willes en psychiatre du FBI, alors qu’elle
compose par ailleurs la très allumée
Dolores de Dead like me !
Un
petit bémol : après Lazare et Duane Barry, nous sommes de nouveau
face à un enlèvement de Scully,
alors qu’elle se retrouve également
en vilaine posture dans des épisodes
comme Compressions… Le personnage
fait encore classiquement figure de "Damoiselle
en détresse" mais va évoluer
au fil de la série.
- Un des épisodes favoris de Chris Carter. Ce fut grâce à cet épisode qu’il eut l’idée de créer sa future série MilleniuM. L’épisode, par sa noirceur, fait en effet penser à l’ambiance souvent très sombre entourant les enquêtes de Frank Black. La scène préférée de Carter est la dernière : quand Scully, à bout de nerfs après sa terrible épreuve, craque et se réfugie dans les bras de Mulder. Il s’agit du premier vrai contact physique entre les deux agents.
- Instant shipper : A sa psy, Scully déclare qu’elle a une absolue confiance en Mulder et qu’elle lui « confierait même sa vie ».
- A l’origine, Donald Pfaster devait être un nécrophile qui assouvissait ses pulsions sexuelles sur les victimes qu’il avait tuées. Mais la FOX refusa qu’un tel argument, trop osé, puisse servir à une histoire. Chris Carter fut donc contraint de le changer en fétichiste. Le tabou de la nécrophilie avait déjà été levé au cinéma depuis 1973 et le film Sweet Kill de Curtis Hanson. Mais à part une allusion dans la série écossaise Taggart en 1991, il faudra attendre 2005 et l’épisode Frankenlaura (saison 3) de la série Nip/Tuck pour avoir une intrigue avec un personnage nécrophile à la télévision.
- La scène d’introduction dure 4 minutes 19. Une des introductions les plus longues de la série. La musique entendue dans la scène d’introduction est la Première Gymnopédie d’Erik Satie (1866-1925).
- Clins d’œil : un joueur du match de football américain s’appelle Chris Carter. Dans la scène du cimetière, on aperçoit une tombe au nom de Raymond Soames. Or Ray Soames est le nom de la troisième victime des enlèvements dans le pilote de la série.
Scénario: Glen Morgan et James Wong
Réalisation: Kim Manners
Un rite satanique organisé « pour rire » par des adolescents vire au cauchemar avec la mort brutale et « surnaturelle » de l’un d’entre eux. Mulder et Scully découvrent qu’un véritable clan satanique regroupe plusieurs professeurs de l’école où étudient les jeunes. Les morts violentes se multiplient lorsqu’une inquiétante enseignante est engagée dans l‘établissement. Un duel contre le Diable s’engage…
Un loner parfaitement maîtrisé,
avec un explosif cocktail de scènes
d'épouvante (le serpent, la dissection,
le massacre final...) et de vraies pépites
d'humour (la pluie de grenouilles avec une
Scully estomaquée, l'adieu ironique
du démon...).
Dans
la plupart des séries fantastiques,
les épisodes mettant en scène
le Diable en personne revêtent toujours
un cachet particulier ; celui-ci ne fera pas
exception, bien au contraire. Sans être
aussi dérangeant que Aubrey,
l'ensemble fonctionne à merveille
et on ne peut qu'en admirer la virtuosité.
On éprouve réellement une
jolie frayeur devant cet authentique film
d'horreur, nettement plus efficace que bien
des longs-métrages.
L'interprétation
est au diapason, avec une Susan Blomaert
fabuleuse en professeur démoniaque
(La main de l'Enfer prend parfois des allures
de Buffy, en plus sombre) et surtout Heather
Mc Comb dans son rôle fétiche
d'ado à problèmes, quelle
reprendra dans Profiler, MilenniuM etc.
Le
message final apparaissant au tableau présente
un double sens, les brillants auteurs Glen
Morgan et James Wong quittant la série
pour créer Space 2063 (il
reviendront dans la saison 4 après
l'échec du projet). Un rude coup
pour la série, car ils comptaient
parmi ses meilleurs scénaristes (Quand
vient la nuit).
L'épisode
représente un moment clé de
la série car il marque également
l'entrée en lice du regretté
Kim Manners, qui deviendra le principal
réalisateur des X-Files (52 épisodes
et un rôle très important de
producteur). Son talent éclate ici
avec force, grâce à une caméra
mobile (fabuleux plans circulaires), d'incroyables
champs-contrechamps mêlés d'effets
de lumière donnant l'impression vivace
d'un cauchemar éveillé, et
bien d'autres excellentes idées de
mises en scène. Du bel ouvrage!
- Les crapauds utilisés lors de la chute étaient des vrais car les faux ne sautaient pas à la demande !
- D’après Kim Manners, Dan Butler (Ausbury) a une peur bleue des serpents. Il n’était donc pas rassuré lors de la scène où il se fait avaler par le python. C’est la scène préférée de Chris Carter bien que le serpent (6m !) glissait mal sur l’escalier et ne cessait de tomber.
- L’école Crowley a été baptisée en hommage à l’anglais Aleister Crowley (1875-1947). Bien que polyvalent (politique, échecs, philosophie…), cet écrivain demeure très connu pour ses expériences d’occultisme très controversées. Il eut beaucoup d’influence sur des groupes de rock et de métal.
- Lors du générique d’ouverture, les scénaristes sont crédités sous le nom de James « Chargers » Wong et Glen « Bolt, Baby ! » Morgan. Drôle de fantaisie !
- Mulder dit que la force de Coriolis pourrait inverser le sens par lequel s’écoule l’eau. En fait, ce n’est pas possible.
15.
MYSTÈRE VAUDOU
(FRESH BONES)


Scénario: Howard Gordon
Réalisation: Rob Bowman
Un des soldats chargé de garder une caserne de sans-papiers hawaïens devient fou et meurt en faisant percuter sa voiture contre un arbre portant une inscription vaudoue. D’autres soldats semblent frappés par cette « malédiction » qui serait l’œuvre d’un des réfugiés, pour l’heure bouclé dans une cage. Mulder et Scully enquêtent dans la caserne, au bord de l’implosion…
La série continue son tour du monde du
paranormal, l'étape du jour s'avérant
Haïti et le vaudou.
À
chacun sa sensibilité, personnellement
les histoires de vaudou m'ennuient le plus souvent,
et même X-Files ne fera pas ici
exception. Tout le catalogue du genre défile
pesamment sous nos yeux incrédules, avec
un clinquant manque de goût. Certaines
scènes (les vers, la plaie de Scully...)
se voudraient effrayantes alors qu'elles ne
sont qu'écœurantes. Le tout culmine
avec un duel de sorcellerie passablement grotesque,
dans un cimetière toc au possible. On
se croirait le navet d'Hollywood ! Mais ici ni
humour, ni distanciation, on en demeure à
un premier degré bien pompier. Quant
à la chute finale, elle est tellement
prévisible quelle en finit par "achever"
l’épisode.
Mystère
vaudou s'avère plus intéressant
dans sa condamnation de l'arbitraire, où
l'on pourrait reconnaître Guantanamo et
Abou Ghraïb. X-Files a toujours
chosi une optique progressiste mais
cet aspect demeure ici trop secondaire, même
s'il nous vaut une apparition comme toujours
réussie de M. X. Et puis, l'épisode
connaît la malchance de survenir après
une succession de loners exceptionnels, sa faiblesse
ne pardonne donc pas. Pourtant les histoires
de vaudou réussies existent, on pourra
ainsi lire les écrits venimeux de Poppy
Z. Brite (Les contes de la Fée Verte).
- Dans l’introduction, Jack ne porte pas de ceinture de sécurité. Lors de l’accident, il aurait donc dû passer à travers le pare-brise. Mais ce dernier est resté intact.
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16/17.
LA COLONIE
(COLONY / END GAME)

Épisode Mythologique
Scénario: Chris Carter, d’après une histoire de David Duchovny et Chris Carter (1re partie), et Frank Spotnitz (2e partie)
Réalisation: Nick Marck (1re partie) et Rob Bowman (2e partie)
1re partie : Un tueur invincible et polymorphe assassine méthodiquement plusieurs personnes qui sont toutes des sosies ! Mulder et Scully tentent d’empêcher d’autres morts et pensent avoir mis le doigt sur une Conspiration soviétique visant à gangrener les Etats-Unis. Mais la vérité est bien plus renversante. De plus, Mulder reçoit un coup de fil de son père : sa sœur est revenue…
2e partie : Le tueur a pris en otage Scully et ordonne l’échange de Samantha contre l’agente du FBI. Mulder accepte sans se douter des complications et des cas de conscience que va impliquer sa décision, qui le mènera jusqu’en Arctique…
La
colonie constitue un de ces doubles épisodes
mythologiques que la série saura multiplier
avec bonheur, sur le modèle de Duane
Barry. Celui-ci reste un des plus réussis,
par la densité de l’histoire
et la stupéfiante accumulation de rebondissements
laissant le spectateur pantois mais ravi (scène
d’introduction, transformations, groupe
de clones, confrontation incandescente entre
X et Skinner…). Le moindre d’entre
eux n’est certes pas la supposée
réapparition de Samantha, à
laquelle bien entendu on ne croit pas mais
qui produit tout de même son effet.
Mulder va de révélations en
révélations dans cet épisode
courrant jusqu’au bout le risque d’en
faire trop. Heureusement, il apparaît
parfaitement écrit et soutenu par une
mise en scènes sans faille ainsi que
des décors somptueux. Le cliffhanger de transition reste un modèle du genre,
durant toute la saison 2 seule la scène
finale fera encore mieux.
Il
permet également de nous souvenir que
les X-Files furent sans doute la première
série à intégrer les
téléphones portables au cœur
de son action, avec un refrain devenu un véritable
identifiant de la série : Mulder,
c’est moi.
La
colonie ne se contente pas de développer
la Mythologie mais en constitue un véritable
saut qualitatif avec la découverte
de tout un univers SF jusqu’ici seulement
envisagé. La rupture s’avère
bien tranchée avec la saison 1 !
Le
double épisode voit également
l’apparition très efficace de
la version X-Files de Terminator : le Bounty Hunter. Le pastiche paraît savoureux
d’autant que Brian Thompson (d’ailleurs
brièvement apparu dans T1)
semble présenter comme un air de famille
avec Gobernator. Son pouvoir de polymorphe
fait d’ailleurs furieusement penser
au T1000 de Judgement Day, incarné
par nul autre que Robert Patrick !
Les
parents de Mulder sont également fort
habilement introduits, d’autant que
le jeu tout en finesse de Peter Donat nous
laisse déjà supposer que William
Mulder comporte lui aussi sa part d’ombre.
Petite
anecdote, Williams et Pileggi n’ont
pas fait dans la demi-mesure, le premier s’est
ainsi brisé une phalange de la main
droite en frappant le second !
Ah,
j’oubliais, encore une histoire où
Scully se fait enlever…
- Pour une des rares fois de la série, l’introduction a lieu avec Mulder et Scully. Tout ce double épisode est en flash-back. L’idée de l’histoire est de David Duchovny qui voulait écrire un épisode sur un tueur extra-terrestre qui en tuerait d’autres ! D’après Chris Carter, La Colonie est la base de l’arc mythologique de la série.
- Mulder dit qu’il avait 12 ans quand sa sœur fut enlevée. Il serait donc né en 1961 (ou fin 1960) car l’enlèvement eu lieu fin 1973. L’épisode Opération presse-papiers (saison 3) nous apprendra sa date complète. D’après le chasseur de primes, Samantha Mulder serait toujours en vie. Délivrance (saison 7) nous apprendra finalement le réel destin de Sam.
- Le puissant cliffhanger de transition est une idée de Carter qui rêvait d’écrire une scène aussi angoissante que celle-là. Il est très fier de cette scène.
- Première apparition des parents de Mulder : William et Teena, joués par Peter Donat et Rebecca Toolan. Première apparition également du « Bounty Hunter », le chasseur de primes alien, joué par Brian Thompson.
- On remarquera que l’agent de la CIA dit s’appeler Ambrose Chapel. Serait-ce un clin d’œil à L’homme qui en savait trop (1956) d’Alfred Hitchcock où ce nom sibyllin porte la clef de l‘énigme ?
- Rob Bowman demanda à Pileggi et Williams de lutter sans faux-semblants lors de la scène de l’ascenseur pour rendre le combat plus réaliste. Lors de la 2e prise, Pileggi cogna Williams si fort contre la paroi de l’ascenseur que le décor s’effondra !
- Bowman voulait un son « paranormal » quand le tueur actionne son arme mortelle. Une combinaison de 17 sons fut créée par l’équipe mais fut rejetée (trop bruyante). Le co-producteur Paul Rabwin prit alors un micro fit un « pffft »… ce qui donna le son retenu ! Brian Thompson avait un tube à air comprimé le long de son bras pour actionner le « pic à glace ».
- Pas moins de 140 tonnes de neige furent demandés sur le plateau pour reconstituer le paysage glacé de l’Arctique lors de l’avant-dernière scène ! Il fallut cinq jours pour créer le décor !
- Plusieurs erreurs à relever :
- Quand le professeur Dickens passe à travers la fenêtre, il tombe la face vers la terre… mais au plan suivant, on voit qu’il est tombé sur le dos !
- Le capitaine du sous-marin a une barbe… mais le port de la barbe est interdit dans la Marine depuis 1981 !
- Scully, en sortant de l’hôpital, a un pansement tâché de sang mais peu de temps après, il n’y a plus de sang.
- Les clônes de Samantha ne sont pas parfaits ! Deux sur quatre seulement ont une petite marque sur le côté droit de leur cou.
- L’éclairage du Kennedy Center change lors de la scène entre X et Mulder, de plus, il ne correspond pas aux éclairages du véritable bâtiment.
- Quand Scully va voir Skinner, il fait plein jour. Pourquoi Skinner a-t-il alors fermé les fenêtres et allumé sa lampe de bureau ?
- Quand Mulder chasse le rescapé du sous-marin dans le vaisseau, il se dirige dans un couloir où un projecteur est allumé… qui s’éteint au plan suivant !
18.
PAROLE DE SINGE
(FEARFUL SYMMETRY)

  
Scénario: Steve de Jarnatt
Réalisation: James Whitmore Jr.
Un éléphant invisible sème la pagaille après s’être échappé de sa cage où il était en captivité. Mulder et Scully soupçonne une douteuse organisation pour la libération totale des animaux d’avoir fomenté la tentative d’évasion mais d’autres animaux dont une gorille, passionnément protégée par la directrice du zoo disparaissent et réapparaissent à leur tour. Et si « quelqu’un » d’autre était derrière tout ça ?
Une
scène d’introduction totalement
folle, aux stupéfiants effets spéciaux,
ouvre un épisode où la sensibilité
progressiste coutumière aux X-Files prend cette fois fait et cause pour la défense
des espèces menacées. Mais
cette démonstration ne prend pas
des allures d’incantation verbeuse,
l’intrigue conservant mystère
et suspense jusqu’à un étonnant
dénouement aux dérangeantes
intonations prophétiques. On se souviendra
longtemps d’une des autopsies les
plus improbables de Scully, qui a pourtant
souvent fait fort en la matière.
La pauvrette se retrouve cette fois immergée
dans un éléphant alors que
Mulder veille soigneusement à conserver
ses distances !
L’épisode
bénéficie également
d’une spectaculaire apparition en
visioconférence des toujours irrésistibles
Bandits Solitaires, cette fois sans Langly,
encore plus paranos que de coutume (si,
si, c’est possible). Coïncidence, Au Cœur du Complot comportera également
un épisode consacré à
un singe étrangement intelligent
: La planète des Frohikes !
Toujours
superbement efficace, Jayne Atkinson tient
un rôle finalement assez proche de
la Karen Hayes de 24h Chrono, en femme à
poigne ne transigeant pas sur ses convictions.
- Quelques erreurs :
- Le Dr. Ambrose dit que les éléphants ont du mal à procréer en captivité, disant que seuls six naissances ont été référencées l’année précédente (1993). Cependant, il y’a eu en fait 43 naissances cette année-là !
- Mulder se trompe en invoquant comme hypothèse de la disparition des animaux une « variation astrologique ». Ce serait plutôt une « variation astronomique » !
- On se demande comment le gouvernement du Malawi pourrait légitimer sa demande d’extradition des animaux vu qu’aucun gorille n’est natif de ce pays !
- Quand Willa dit en langage des signes à Sophie « I love you, too », le dernier signe qu’elle fait correspond au mot « to » et non « too ».
19.LE
VAISSEAU FANTÔME
(DOD KALM)

  
Scénario: Howard Gordon et Alex Gansa, d’après une histoire d’Howard Gordon
Réalisation: Rob Bowman
Des passagers d’un bateau en détresse, près de la Suède, sont recueillis par un autre bateau mais les sauveteurs constatent avec horreur qu’ils ont excessivement vieilli et ils meurent peu à peu de vieillesse. Mulder, Scully, et leur guide Trondheim montent à bord du navire mystérieux mais leur propre bateau est mystérieusement volé. Prisonniers du vaisseau maudit et d’une sorte de faille temporelle, ils commencent à vieillir rapidement. De plus, ils ne sont pas seuls à bord…
Dans
la lignée de Quand vient la
nuit et autres, nous retrouvons nos
héros coupés du monde, dans
un huis clos mortel. L’effet de
surprise a désormais totalement
disparu, au profit d’une prévisibilité
presque totale durant tout l’épisode.
Et pourtant, Le vaisseau fantôme tire son épingle du jeu. Tout d’abord,
l’histoire s’insère
habilement dans la tradition des légendes
des mers, un monde fascinant dont l’atmosphère
se trouve parfaitement reconstituée.
On y dénote également une
tonalité très H.P. Lovecraft,
auquel « le Dieu du Mal tombé
du ciel » des marins fait clairement
allusion. L’eau contaminée
serait-elle une émanation du Grand
Cthulhu ?
On
admire également le magnifique
décor du navire, idéalement
sinistre et de plus en plus oppressant
au fil de l’intrigue. Les scènes
extérieures fleurent bon le décor,
mais l’esthétique demeure
très aboutie. La mise en scène
tire parfaitement parti du décor
et joue à merveille des coursives
obscures et des craquements de la coque.
On ressent au plus vif l’inexorable
détérioration des corps
et du métal. Si l’interprétation
est particulièrement convaincante,
les vraies vedettes demeurent les spectaculaires
maquillages de Mulder et Scully ! On ne
saluera jamais assez le talent de maquilleurs
et des différents artistes de la
série. Ces effets spéciaux
certes traditionnels revêtent toujours
un grand impact dans la main d’un
maître, comme ici avec Rob Bowman.
L’intrigue
s’enrichit également d’un
contrepoint subtil : l’humour. Cela
débute dès l’introduction
avec un Mulder en plein trip Bandits Solitaires,
mêlant Roswell, un Triangle nordique,
l’Expérience de Philadelphie
(à l'origine de l'excellent film de 1984 !) et… ayant
tout faux ! Par la suite Mulder et Scully
prennent comme des allures de vieux couple
tandis que la terrible scène de
la noyade de Trondheim reste un joli moment
d’ironie.
John
Savage ne traquait pas encore Max Guevara
dans Dark Angel, tandis que David
Cubitt maniait déjà le pistolet
avec autant d’efficacité
que dans Medium !
On
retrouvera le magnifique thème
du vaisseau fantôme dans l’encore
plus ambitieux Triangle (saison
6).
- Mulder n’a pas le pied marin. Il dit ironiquement que quand il aimerait être plus âgé, il voudrait s’offrir une grande croisière !
- Erreurs :
- Tildeskan est une ville fictive
- Le « norvégien » parlé de l’épisode est curieusement mâtiné de danois !
- Le titre original Død Kalm est une traduction (erronée) du film Dead Calm, film de suspense se passant sur un bateau.
- Mulder cite le port de Leeds en Angleterre mais Leeds n’est pas un port.
- La main du caméraman est visible lors de la noyade de Trondheim.
- Scully utilise l’eau d’une boule à neige pour sa boisson régénératrice… mais l’eau d’une boule à neige est mélangée à des antigels qui rendent l’eau hautement toxique.
- Mulder dit que le Philadelphia Experiment fut crée en 1943 suite à l’incident de Roswell… qui eut lieu en 1947 !
Scénario: Darin Morgan
Réalisation: Kim Manners
Dans un cirque de « monstres humains », plusieurs meurtres barbares sont commis. Mulder et Scully s’y rendent et cohabitent avec ces énergumènes tous suspects au comportement souvent étrange. Leur enquête les mène dans des situations de plus en plus intenses et rocambolesques…
Un
épisode inoubliable, véritable
festival d’humour de créativité
mais aussi de bon gore… Les X-Files nous font plonger avec délices
dans l’univers étrange et bariolé
des caravanes de monstres de foire (au sens
strict), jadis immortalisé sur un monde
sombre par Freaks (1932) et plus
récemment par Carnivale. On
retrouve d’ailleurs ici l’emblématique
Michael J Anderson, au sein d’un ensemble
de guests particulièrement relevé,
comportant, notamment, le toujours impayable
Vincent Schiavelli. L’épisode
est également marqué par la
présence d’authentiques artistes
tels Jim Rose, qui reprend quelques-uns de
ses numéros masochistes faisant sensation
dans son cirque créé à
Seattle au début des années
90, où se produit également
« l’ogre», The Enigma.
Ces
éléments contribuent à
une immersion particulièrement réussie,
portée par une mise en scène
dynamique et enjouée.
En effet, contrairement à Freaks,
le ton reste ici résolument à
l’humour, avec de nombreuses scènes
aussi percutantes qu’irrésistibles.
Scully se trouve particulièrement à
la fête, avec une Gillian Anderson s’amusant
visiblement beaucoup ! Le double regard croisé
avec Larry sur leurs proéminences respectives,
la vision au réveil d’une chute
se révélant du trampoline, la
visite au musée des horreurs et bien
entendu la dégustation d’un criquet
: notre héroïne donne un vrai
récital ! À noter que Gillian a vraiment
mis l’insecte dans sa bouche, ce qui
lui vaut un vrai triomphe parmi l’équipe
de tournage (supplément DVD) ! Ce sera
au tour de Mulder de paraître plus en
évidence dans Maleeni le prodigieux (saison 7), autre plaisante exploration, cette
fois du monde des prestidigitateurs.
L’épouvante
et la tension dramatique ne sont pas négligées
pour autant, le récit débute
et se termine d’ailleurs par des scènes
particulièrement impressionnantes !
Cet épisode où chaque scène
paraît aussi explosive qu’étonnante
(on croit revivre nos émerveillements
d’enfance dans les fêtes foraines)
se révèle de plus un
vibrant plaidoyer pour l’acceptation
des différences, bien dans la sensibilité
engagée des X-Files. Humbug constitue également un moment fort
dans la vie de la série car il s’agit
de son premier épisode ouvertement
humoristique. Ce type d’histoires, culminant
parfois au pastiche, va se révéler
une véritable troisième voie
pour les X-Files, entre Loners « classiques » et Mythics.
La série leurs devra d’excellents
moments (dont mon épisode préféré, Le Seigneur du magma) avec en particulier
la patte du toujours habile Darin Morgan ou
de Vince Gilligan, et un vrai talent comique
chez Duchovny, préfigurant Californication.
Il finissent par occuper la suprématie
dans les pétillantes saisons 6 puis
7, au moment où les deux autres types
d’épisodes commencent à
décélérer. Faux frères
siamois s’impose bien comme un des pics
absolus des X-Files.
- Mulder et Scully ont chacun un oncle magicien amateur. La plupart des comédiens de l’épisode jouent leur propre rôle dont Jim Rose (Blockhead) en fakir insensible à la douleur et l’ogre Enigma.
- Cet épisode est un clair hommage au film culte Freaks, la monstrueuse parade de Tod Browning (1932) qui mettait en scène des « monstres » aux énormes difformités physiques mais au grand cœur contre des humains « normaux » à l’âme perverse. Quoiqu’il n’y ait aucune ressemblance entre les deux scénarios, le sujet de l’épisode : les « monstres », est le même.
- Une fameuse question circule sur l’épisode : Gillian Anderson a-t-elle réellement mis l’insecte dans sa bouche quand Blockhead lui tend le bocal ? La réponse est oui (au grand dégoût de Duchovny !) : elle l’a fait et le macha avec vigueur ce qui lui valut les hourras de toute l‘équipe ! (scène disponible sur le DVD). Cependant, elle le recracha ensuite. Anderson prétendit par ailleurs que peu avant le tournage de la scène, elle discutait avec The Enigma qui l’aurait convaincue d’en avaler un !! Kim Manners dit avoir été très heureux de diriger la première d’une longue liste de comédies X-Filesiennes.
- Darin Morgan eut l’idée du scénario en allant voir en ouverture du festival de Lollapalooza le cirque de Jim Rose, qui figure dans l’épisode.
- La scène préférée de Chris Carter est la fausse chute de l’acrobate, pour lui symbole de la différence des mondes séparant Mulder et Scully et celui du cirque.
- Harry Houdini (1874-1926), cité dans l’épisode, est un célèbre prestidigitateur américain d‘origine hongroise. Né Ehrich Weiss, il choisit ce pseudonyme en hommage à Harry Kellar et Robert-Houdin, deux autres maîtres de la prestidigitation. Spécialiste dans tous les domaines de la magie et du mentalisme, tout en étant un violent opposant au spiritisme, il eut une immense réputation que sa mort mystérieuse (assassinat ou accident ?) n’a pas ébréchée. Sir Arthur Conan Doyle, père de Sherlock Holmes, pensait qu’il avait de réels pouvoirs paranormaux. Il est un nom incontournable dans le domaine de la magie.
- Ironiquement, Michael J. Anderson (le nain), dont le personnage est hôtelier travaille en réalité dans le cirque, comme Mulder l’avait deviné !
- L’épisode est censé se dérouler en Floride. Il fut en réalité tourné au Canada.
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21.
LES CALUSARI
(THE CALUSARI)

 
Scénario: Sara B. Cooper
Réalisation: Michael Vejar
Teddy Holvey, un garçon de deux ans, meurt écrasé par un train en essayant de rattraper son ballon de baudruche. Or, ce ballon semble avoir été « poussé » par une force inconnue. La famille endeuillée voit alors ses membres successivement assassinés, à chaque fois par cette même force maléfique que la grand-mère décrit comme étant l’œuvre du Démon. Mulder et Scully, secondés par des exorcistes roumains, les Calusari, vont essayer de mettre fin à ses agissements…
L’épisode
pèche par le trop grand manque d’originalité
de son histoire, quelque part entre Damien et L’Exorciste. Il bénéficie
néanmoins d’une mise en scène
soignée, à défaut de
novatrice, mettant bien en valeur les successifs
passages obligés de ce type d’histoire.
Surtout, comme dans bien d’autres
épisodes, les X-Files s’aventurent
dans les mythes et légendes de diverses
contrées du monde, ici la Roumanie
et l’Europe Orientale. Cette savoureuse
originalité des Calusari confère
du cachet à l’épisode,
évitant ainsi une copie trop conforme
des thèmes rabattus.
On
note également l’apparition
du sympathique Dr. Charles Bucks, qui viendra
de temps à autres assister nos héros
(Hollywood, etc.). Scully n’étant
ni Mrs Peel, ni Cathy Gale, l’éventail
de ses compétences demeure en effet
raisonnablement circoncis !
Un
épisode plaisant et efficace, le
spectacle reste de bonne qualité
même quand les X-files s’accordent
une petite respiration ! Une pause avant
une fin de saison 2 particulièrement
riche !
- L’introduction de l’épisode dure 4 minutes, une des plus longues intros de la série.
- Scully prétend que la multiplication des pains du Christ n’est pas un miracle mais une « parabole ». Mais cet acte, consigné dans les Evangiles n’est pas une parabole qui est une fable fictive, à la morale importante (mode d’expression préférée du Christ) mais bien un miracle qui se serait produit dans la réalité.
- Lors de l’accident de voiture, la glace ne se brise pas correctement, elle retombe en fragments dans une configuration impossible, même en cas de choc violent.
22.CONTAMINATION
(F. EMASCULATA)

  
Épisode Semi-Mythologique : l’intrigue n’est pas Mythologique mais contient des éléments Mythologiques.
Scénario: Chris Carter et Howard Gordon
Réalisation: Rob Bowman
Un scientifique meurt atrocement après avoir reçu du pus d’un cadavre d’un animal infecté par un insecte mortel. Le cadavre de l’animal est envoyé dans une prison où il infecte et tue plusieurs personnes en moins de 24 heures. Deux prisonniers infectés se sont par ailleurs évadés et risquent de contaminer la population. Mulder et Scully sont envoyés pour faire la lumière sur cette affaire mais le Gouvernement surveille ce qui se passe et Scully est piégée dans la prison mortelle…
L’épisode
joue très habilement sur deux cordes
: le gore, rarement autant crûment affiché
dans la série, et le suspense, l’implacable
tension de l’intrigue ne laissant pas
un instant de répit au spectateur.
Le huis clos sinistre et claustrophobe de
la prison renforce l’angoisse engendrée
tout au long du récit. Certes classique,
cette histoire de crise sanitaire demeure
bâtie avec une totale efficacité,
d’autant qu’elle finit par rencontrer
la mythologie lors d’une scène
électrique entre Mulder et le Fumeur.
Cet affrontement préfigure la fin de
la saison mais on éprouve par contre
du mal à comprendre le retour en arrière
de Skinner, qui s’était progressivement
allié avec Mulder au cours de cette
saison. Gillian Anderson apparaît particulièrement
crédible et émouvante lors de
son duo avec son collègue médecin
constituant une véritable histoire
dans l’histoire. La boite à insecte
demeure une superbe idée visuelle,
illustrant parfaitement l’aspect cauchemardesque
que revêt progressivement ce tronçon
de l’intrigue.
- Le matricule de Mulder est JTT047101111 (en VF : JDD0292198083)
- Ron Goodwin rapporte une déclaration de Rob Bowman : celui-ci aurait déclaré : J’ai su que je réalisais un X-Files quand je me suis entendu dire « le pus doit gicler de gauche à droite ! ».
- Erreurs :
- Quand Scully va pour prendre l’insecte mortel dans la chambre de crémation, elle n’a pas de masque ; quand elle l’a pris, elle en porte un.
- Surprenant que les rapaces de l’introduction aient bon pied bon œil alors qu’ils n’ont pu qu’attraper la maladie mortelle du professeur au contact de son cadavre !
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23.
OMBRE MORTELLE
(SOFT LIGHT)

   
Épisode Semi-Mythologique : l’intrigue n’est pas Mythologique mais contient des éléments Mythologiques.
Scénario: Vince Gilligan
Réalisation: James A. Contner
Victime d’une expérience nucléaire, le Dr.Benton a désormais une ombre mortelle : elle désintègre quiconque y marche dedans. Terrifié à l’idée de commettre d’autres meurtres accidentels, il se cache dans l’ombre. Mulder et Scully tentent de le retrouver mais ignorent que le Gouvernement suit l’affaire de près…
De
cet épisode émane une
ambiance très Twilight Zone,
entre un étrange poétique
et un héros écrasé
par son destin. L’excellent Tony
Shalhoub habite réellement cet
épisode où il préfigure
étonnamment son futur personnage
fétiche de Monk. Cette
superbe performance s’insère
dans une brillante histoire au sujet
très original (le Corps Noir
demeure très disputé aujourd’hui)
et s’enrichissant en plus de multiples
thèmes secondaires : renouvellement
habile du mystère de la chambre
close, classique d’entre les classiques
de la littérature policière
(avec un joli clin d’œil
à un Tooms l’ayant déjà
pratiqué), la solidarité
féminine affichée par
une Scully qui n’a décidemment
pas de chance avec les collègues
qu’elle désire aider, un
nouvelle immersion dans la Mythologie
mettant en exergue le fascinant personnage
de X (splendide Williams, comme toujours).
L’intrigue
prend en effet le risque d’en
finir prématurément avec
l’enquête pour trouver un
beau second souffle dans l’épanouissement
de la paranoïa anti-gouvernement
de la série. Une audace payante
pour un bel effet de bascule tout à
fait inattendu ! La mise en scène
joue habilement des ombres et de leur
mystère coutumier, tandis que
les effets spéciaux se révèlent
aussi superbes qu’étonnants.
Vraiment les X-Files ont toujours
su accomplir des exploits en la matière
malgré un budget de télévision
! Seul bémol : Scully demeure quelque
peu à la remorque durant toute
l’histoire, se contentant de coller
aux basques de son collègue.
Mais les dialogues entre nos deux héros
restent très piquants durant
tout un épisode ne négligeant
aucun composant de sa réussite.
À
noter que la très belle Kate
Twa, incarnant la jeune protégée
de Scully, incarnait la version féminine
du Marthy de Masculin féminin (saison 1).
- Mulder fait une référence à Tooms (Compressions et Le Retour de Tooms (saison 1)) en disant qu’il a connu un cas d’humanoïde capable de se glisser dans les bouches d’aération. Scully jette d’ailleurs un regard inquiet sur la bouche d’aération de la pièce !
- Scully a eu comme contact et comme élève Kelly Ryan à l’école de police.
- Darkness covers a multitude of sins dit Scully lorsque Mulder remet en marche l’ampoule du jardin de Margaret Wysnecki, détournant ainsi une citation de la Bible : Love covers a multitude of sins (1 Pierre 4.8).
- Les angles de zooms sur la poche de Banton depuis la cassette originale de surveillance sont impossibles à faire en réalité.
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24.
UNE VILLE BIEN TRANQUILLE
(OUR TOWN)


Scénario: Frank Spotnitz
Réalisation: Rob Bowman
Plusieurs disparitions et morts se sont produits à Dudley, qui seraient liés à des lueurs étranges et des événements inexpliqués. La ville doit ses revenus à sa société de production de viande de poulets qui pourraient bien être contaminés par une infection. De plus, l’une des victimes était une très jeune femme de… 47 ans ! Mulder et Scully vont tenter de percer le mystère de Dudley.
L’épisode
tente d'aborder de façon originale
la maladie de Creutzfeld-Jacob, dans
une de ces virées dans l’Amérique
profonde qui d’habitude réussissent
si bien à la série.
Malheureusement, ici rien ne fonctionne
: multiplication de scènes
ridicules ou grand-guignolesques,
mise en scène outrée
et sans finesse, acteurs moins performants
que de coutume… L’épisode
se traîne considérablement
entre images peu ragoûtantes
et dialogues des plus pesants. Même
la fin semble tirée par les
cheveux, avec un Mulder faisant
fuir une foule avec un seul coup
de révolver. Et Scully se
fait enlever encore une fois…
Étonnamment le plus mauvais loner de la saison en constitue aussi
le dernier, à croire que
l’on a désiré
le repousser jusqu’au bout
!
Bon,
on oublie, heureusement cette excellente
saison 2 va connaître une
conclusion digne d’elle, avec
un épisode d’une tout
autre stature !
- Mulder dit qu’il ne fait plus de cauchemars. Avec toutes les affaires qu’il traite, il a vraiment de la chance !
- Scully pense qu’en allant à Dudley, ils vont à la « chasse au dahu ». C’est un animal sauvage imaginaire montagnard qui aurait deux pattes plus courtes que les autres. La légende veut que la princesse Dahut de Bourgogne aurait remis les clés de la ville d’Ys au Diable. Dieu la punit en la transformant en ce fameux animal (quoique selon une autre légende, elle se serait changée en sirène). Cet animal ridicule est invoqué pour un effet de moquerie ou d’humour.
- On remarque que quand Mulder évoque des indiens cannibales, il parle des indiens Anasazis… préfigurant (volontairement ?), l’épisode suivant !
- L’épisode choqua beaucoup à l’époque, par son sujet tabou. Frank Spotnitz, le scénariste, pense que c’est parce que les familles spectatrices venaient de dîner !
- Il raconte aussi qu’il a voulu se documenter pendant la rédaction de l’épisode sur le cannibalisme mais que quand il arriva à la Bibliothèque de Vancouver : tous les livres traitant de ce sujet venaient d’être volés ! Bizarre…
- Les noms de la plupart des personnages sont tirés des noms d’anciens cannibales qui avaient défrayé la chronique en leur temps.
- Erreurs :
- Mulder dit à Scully qu’une femme a vu des feux en Arkansas en roulant sur « l’Interstate 10 ». Mais cette route ne passe pas en Arkansas !
- Lors de l’examen des os, le niveau des os de poulet dans le seau change d’un plan à l’autre.
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25.
CEUX D'OUTRE-TOMBE
(ANASAZI)

   
Épisode Mythologique
Scénario: Chris Carter, d’après une histoire de David Duchovny et Chris Carter
Réalisation: R.W.Goodwin
Des indiens découvrent le corps d’un alien. Un hacker pirate les fichiers secrets du Gouvernement et obtient sous forme de cassette la preuve irréfutable que le Gouvernement collabore avec les extra-terrestres, qu’il remet à Mulder. Aussitôt, le « Syndicat » met tout en œuvre pour récupérer Mulder et la cassette, cryptée cependant en navajo. De plus, le père de Mulder est impliqué dans l’affaire. Mulder tente de briser le code mais lui-même se comporte bizarrement tandis que Scully est directement menacée…
Premier
d’un arc de trois, cet
épisode m’avait
à l’époque
fait hurler de rage et de
frustration (et frapper
la télé…),
c’est dire combien je
l’adore ! Il s’agit
sans doute du meilleur segment
de la Mythologie, dont il
constitue une vraie croisée
des chemins mettant en œuvre
tous les principaux personnages
de la série. Tout le
cheminement effectué au cours
des deux premières
saisons trouve ici son accomplissement,
parfaitement structuré
et compréhensible.
Sublimé par l’envoûtante
musique de Snow, le récit
enchaîne à un
train d’enfer scènes
chocs et révélations
tonitruantes, sans que le
rythme ne faiblisse un seul
instant.
On
ne sait que citer parmi ce
déferlement : Scully
tirant sur Mulder, l’affrontement
de ce dernier avec Krycek, la
mort de son père, le
tir sur Scully à travers
la fenêtre etc. On a
parfois l’impression
d’assister à
plusieurs épisodes
condensés en un seul,
sans que la continuité
et la fluidité narratives
en souffrent le moins du monde.
Aucun personnage ne se voit
négligé, tous
bénéficient au moins d’une
scène forte. On apprécie
vivement de voir Scully prendre
solidement en main la direction
des opérations lors
du délire de Mulder,
cette mise en avant se déroule
naturellement et correspond
à l’envergure
du personnage. Et puis cela
nous vaut une première
scène de lit avec Mulder…
On croyait avoir déjà
tout vu jusqu’ici en
matière de paranoïa
mais Anasazi va encore
plus loin, avec le panorama
mondial sur la Conspiration
et l’idée géniale
d’un immeuble entier
lentement intoxiqué
au LSD ! Fondamental dans
l’évolution de
la série, cet opus
unifie les divers fragments
de la Mythologie en un tout
cohérent qu’elle
ne fera pratiquement plus
que décliner (hormis
l’entrée en scène
de l’Huile Noire) jusqu’à
une parfois trop grande complexité.
Un épisode flamboyant,
que l’on peut considérer
comme le porte-étendard
des X-Files dans
leur ensemble.
Il
s’achève par
un des cliffhangers les plus
étourdissants de l’histoire
des séries télé,
ayant considérablement
échauffé les
esprits à l’époque
!
Deux
anecdotes connues pour boucler
cette saison 2 ayant vu l'épanouissement
des X-files et leur
accession au rang de série
star : les quantités
énormes de peinture
ocre pour transformer cette
région de Vancouver
en Nouveau-Mexique et la brève
apparition de Chris Carter
en personne lors de l’interrogatoire
de Scully.
- Pour la troisième fois, l’indicatif « The Truth is out there » est remplacé par « Éí aaníígóó 'áhoot'é ». Il s’agit en fait de la traduction en navajo de l’indicatif.
- Chris Carter apparaît dans l’épisode : il joue un agent qui interroge Scully dans le bureau de Skinner.
- Renae Morriseau joue la traductrice de navajo. Elle jouait déjà une « indigène » dans Métamorphoses (saison 1).
- Toute la scène dans les montagnes rocheuses fut tournée en un seul jour car ce fut le seul beau jour de la semaine ! On dut utiliser 6000 litres de peinture rouge pour repeindre toute la carrière. Chris Carter dit que le succès de l’épisode est dû au talent de Ron Goodwin, le réalisateur ainsi qu’à son époustouflant cliffhanger.
- Juste après que Mulder frappe Skinner, on voit un plan montrant aucune trace de blessure.
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5 SAISON 2
1) Ceux d'outre-tombe
2) Faux frères
siamois
3) Aubrey
4) La main de l'Enfer
5) L'hôte
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Crédits
photo : FPE.
Images
capturées par Estuaire44.
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