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HORS
SERIE
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1. LA DISPARITION DE LADY
FRANCES CARFAX
(THE DISAPPEARANCE OF LADY FRANCES
CARFAX)

  
De
son lieu de vacances, Watson éveille
l’attention de Sherlock Holmes sur une
femme fascinante mais énigmatique. Persuadé
qu’elle est en danger, le détective
accourt sur place mais elle a déjà
disparu.
Un
bon, pas excellent, mais un solide épisode
tourné deux ans après les précédents
en raison des problèmes de santé
de Jeremy Brett. L'intrigue peut paraître
un peu lente mais la beauté des paysages
et des décors compensent. Jeremy Brett
a changé mais il reste un excellent
Holmes. Trois temps forts très bien
filmés : la lettre de Watson interprétée
par Holmes avec cette scène où
la figurine tombe sur le journal (deux heures
de prise), la banque (Watson faisant le coup
de poing avec le barbu) et la séquence
finale au cimetière. Deux questions
se posent inévitablement : Pourquoi
Shlessinger n'a t-il pas tué Lady Frances
Carfax au lieu de la chloroformer ? Et le
poids du cercueil ! Les porteurs ne se rendent-ils
pas compte qu'il est exagérément
lourd ? Dans la nouvelle, cela se passe en
Suisse mais, évidemment, le budget
ne permettait pas de tourner aussi loin. On
ne perd pas au change.
o
Après 18 mois d'interruption, le tournage
des nouvelles séries de Granada, Les
Archives de Sherlock Holmes, reprit au
printemps 1990.
o
Edward Hardwicke souligne que Jeremy Brett
eut un peu de mal à reprendre le rôle.
Brett aimait beaucoup le lieu de tournage,
le lac District.
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2.
L'ÉNIGME DU PONT DE THOR
(THE PROBLEM OF THOR BRIDGE)

  
Un
ancien propriétaire de mines d’or
excessivement riche demande à Sherlock
Holmes d’innocenter la gouvernante accusée
d’avoir assassiné sa femme. Un
superbe pont, lieu du crime, est au centre de
l’intrigue.
L'énigmatique
début de l'épisode laisse deviner
un drame passionnel, mais la conclusion est
néanmoins surprenante et ingénieuse.
Des personnages, une nouvelle fois, parfaitement
interprétés et aux caractères
finement analysés. Gibson, aux manières
rustres (remarquez comment il se débarrasse
de son allumette), est détestable au
possible. Maria est vraiment la femme passionnée
et désabusée. Sinon, l'intrigue
peut paraître tirée par les cheveux
mais cela change, en tout cas, de beaucoup
d'histoires policières où les
meurtres sont déguisés en suicides.
De très bons seconds rôles, de
beaux décors et pas seulement le pont
mais aussi la grande demeure. L'automobile
fait son apparition et gâche un peu
le plaisir, mais c'est surtout l'absence de
Mrs Hudson qui est regrettable. Un seul être
vous manque...Une très bonne histoire.
o
L'énigme du pont de Thor est l’épisode
le plus court : moins de 48 minutes.
o Jeremy Brett pratiquait le tir à
l'arc et il a donc parfaitement joué
la scène où il en fait.
o D'après les bonus, la demeure se
trouve près de Manchester mais rien
sur le pont. Est-il celui si cher aux Avengers
? Assez ressemblant.
Lors de la courte scène où Miss
Dunbar brûle la note, la production
a failli mettre le feu à la demeure
!
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3.
LE MYSTÈRE DE SHOSCOMBE
(SHOSCOMBE OLD PLACE)


Un
propriétaire de chevaux de courses a,
depuis quelques temps, un comportement très
étrange avec son entourage et en particulier
avec sa sœur.
Le
monde du cheval est de nouveau à l'honneur
après Flamme d'argent. Beaucoup
trop de fausses pistes, bien que la nouvelle
soit respectée, ralentissent le rythme
d'une aventure sans action (le lad
renvoyé – la découverte du fémur
– l'animosité entre Sir Robert et Brewer).
Il n'y a pas de meurtre, encore moins de meurtrier.
Quelques passages agréables sont les
seuls attraits : les échanges Holmes/Watson,
les scènes en extérieur, Holmes
se promenant avec le chien dans les bois et
la consultation de Watson pour les problèmes
de Stephens : 'The other trouble !' Watson
ne pourra pas prescrire à ce pauvre
Stephens du viagra ! Le mystère
de Shoscombe a des longueurs et certaines
invraisemblances. Pourquoi le fémur
est-il brûlé dans le four et que
fait le créancier en France ? En bref,
une histoire simple beaucoup trop alambiquée.
o
Jude Law qui sera le docteur Watson dans le
Sherlock Holmes de Guy Ritchie...est ici un
lad.
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4.
LE MYSTÈRE DE LA VALLÉE
(THE BOSCOMBE VALLEY MYSTERY)

  
Une
jeune femme demande à Holmes d’innocenter
son prétendant, accusé du meurtre
de son propre père. Les racines du
mal se trouvent en Australie.
Bon
épisode dans l'esprit de l'œuvre de
Sir Conan Doyle. On y retrouve l'atmosphère
et les personnages sont très bien interprétés.
Les excellents seconds rôles font apprécier
les nombreux dialogues du récit (notez
l'accent en VO du garde-chasse !) ; phénomène
récurrent dans ce coffret vu que Brett,
souffrant, bougeait moins qu'auparavant. Peter
Vaughan est grandiose en Turner diminué
par la maladie (dix minutes de présence
seulement pourtant). Les scènes de la
pêche et de la déduction sont mes
préférées. Holmes à
plat ventre, devant l'inspecteur et Watson perplexes,
est cocasse. L'aventure se passe exclusivement
dans la superbe et verdoyante campagne anglaise
et aucune scène, chose rare, ne se passe
à Baker Street. Une bonne aventure où
le coupable, interprété par l'inoubliable
Peter Vaughan, sera laissé libre par
le détective, fin qui rappelle celle,
entre autres, du Pied du Diable.
o
Les amateurs des Avengers reconnaîtront
en Peter Vaughan le psychiatre Jaeger de l'incontournable
Mon rêve le plus fou tourné
22 ans plus tôt. Quant à Joanna
Rothelle, née au Danemark, elle avait
25 ans à l'époque et pas 18 comme
précisé dans l’épisode.
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Holmes
est confronté au baron Gruner, un redoutable
adversaire, calculateur, machiavélique,
collectionneur de femmes et meurtrier.
Un
des meilleurs épisodes toutes saisons
confondues. La première scène
fait froid dans le dos rétrospectivement :
'You are dreaming, my dear', 'No, I'm dying
!'. Le baron Gruner est un adversaire à
la hauteur, de la même trempe que Moriarty
à qui Holmes fait allusion. La rencontre
tendue entre les deux protagonistes fait penser
à un round d'observation. Holmes a de
la compassion envers une femme (Kitty Winter)
et on croit même qu'il va lui donner une
bise dans le fiacre où il apprend l’existence
du carnet. Notre détective se fait corriger
et perd de sa splendeur ; il a recours à
ses indics des bas-fonds pour contrer cet adversaire.
Deux belles scènes de combat bien filmées,
pas ordinaire pour la série. Le commentaire
de Gruner est prémonitoire : 'They've
engaged the very best'. Un très bon épisode
: suspense, action et machiavélisme sont
au rendez-vous. La scène où le
baron colle les photos de ses conquêtes
dans son petit cahier en écoutant Don
Giovanni de Mozart est phénoménale
! On n'évoque pas assez la superbe musique
très variée de Patrick Gowers
présente durant toute la série,
celle de la poursuite est particulièrement
rythmée.
o
Le lendemain de l’attaque sur Holmes,
Watson achète le journal. Dans sa précipitation,
il en prend deux, le second tombe par terre.
o
Violet devait être un prénom
à la mode à l'époque
car c'est au moins la troisième après
Violet Hunter et Violet Smith.
o
Watson s'empare de l'édition de Who's
Who de 1902. Il est curieux de connaître
l’identité de l’illustre
client.
6.
LE MYSTÈRE DE L'ANTHROPOÏDE
(THE CREEPING MAN)

  
La fille d’un professeur est réveillée
la nuit par une créature qui apparaît
à sa fenêtre, pourtant inaccessible.
Le comportement du chien de la maison, le courrier
du professeur et des vols de singes mèneront
Holmes vers la solution.
Un
très bon épisode surprenant
et étrange pour terminer ce coffret,
égal aux deux précédents
quant à la qualité des aventures.
Le titre français laisse perplexe, mais
ceux qui ont lu la nouvelle ne peuvent pas
l'avoir oubliée ! La série côtoie
le fantastique dans cette aventure peu classique,
ce qui ne l’empêche pas d’avoir
de l’humour. La quête du professeur
est sordide et épouvantable. Le trafic
d'animaux, les expérimentations et
la violence font que l'ambiance générale
est plus glauque qu'à l'accoutumée.
Holmes, inhabituellement armé, se fait
traiter de 'common detective' et Watson est
bousculé par des voyous. Excellent
de mettre les bandits dans la même cage
que le gorille. Lestrade fait une brève
apparition bien discrète. Holmes est
remarquable lorsqu'il déclare à
Watson : 'Maybe, I'll see you tomorrow' et
lorsqu'il se tape le front, ayant mis beaucoup
trop de temps, à son gré, pour
découvrir la solution. Le dénouement,
rythmé par une superbe musique de Patrick
Gowers, est prenant.
o
La scène ‘choquante’ de
l’œuf ; Jeremy Brett a regretté
de l’avoir tournée. Le réalisateur
lui avait demandé d’écraser
sa cigarette dans un œuf à la coque.
o
La lettre, que reçoit le détective
au début, est datée du 18 octobre
1902.
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Crédits
photo : ELEPHANT FILMS.
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