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HORS
SERIE
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1. PILOTE : LES RUES DE SAN FRANCISCO
(THE STREETS OF SAN FRANCISCO)

 
Une
femme est retrouvée assassinée
sur une plage. À son cou, elle a les
coordonnées d’un juriste. Le
lieutenant Mike Stone et l’inspecteur
Steve Keller découvrent que la victime
a un frère, qui a disparu, et un mystérieux
‘oncle’. L’‘oncle’
est, en fait, l’assassin d’un
petit garçon et le frère, garagiste,
a vu dans le coffre de la voiture de l’individu
une botte ayant appartenu à la petite
victime. Voulant le faire chanter, il a envoyé
sa sœur comme intermédiaire et
ils finiront, tous les deux, assassinés,
victimes des coups de karaté du tueur.
Grâce à un encart d’un
programme télé, retrouvé
dans les affaires du frère, Stone et
Keller se présentent au domicile du
meurtrier qui a une cave convertie en salle
de rites. L’avoué y est retenu
prisonnier. Stone abat le tueur en légitime
défense.
Le
pilote dure une heure quarante et, honnêtement,
l’intrigue n’est pas très
solide pour tenir la distance ; 50 minutes
d’un épisode normal auraient
suffi. L’histoire est classique ;
beaucoup de longueurs, dont les flash-back
qui font revivre l’idylle de la victime
et de l’avoué. Par contre,
le final est excellent et l’antre
de l’assassin fait penser à
ce qu’on verra des années plus
tard dans Le Silence des agneaux.
La guest star est Robert Wagner
qui joue le rôle d’un homme
de loi soupçonné d’avoir
assassiné sa maîtresse. Le
tueur est vraiment monstrueux tandis que
l’oie blanche est si mauvaise qu’on
a hâte qu’elle se fasse assassiner.
La
série a deux atouts récurrents
: la musique, toujours excellente, et bien
sûr, la ville de San Francisco, déjà
‘utilisée’ auparavant
pour Bullitt (1968) et L’Inspecteur
Harry (1971). Là, c’est
un plus exceptionnel, la série étant
tournée toujours en extérieur
à l’instar d’Hawaii,
police d’état et contrairement
à toutes les séries contemporaines
des Experts qui sont toutes filmées,
quelque soit le titre "Miami"
ou "Manhattan", au même
endroit ! Dès les premières
images, on aperçoit le Golden Gate
et la prison d’Alcatraz en arrière-plan,
les célèbres rues en montagnes
russes sont bien représentées
avec une caméra quelques fois sur
la banquette arrière de la voiture
des policiers Stone et Keller.
o Le metteur en scène Walter Grauman appuya la candidature de Michael Douglas pour le rôle de Steve Keller.
o Le pilote de cette série n’est jamais passé à la télévision française ; d’ailleurs, il fait partie du coffret mais seulement en VOST.
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Le lieutenant Mike Stone fait une affaire personnelle d’épingler l’assassin d’un de ses amis, policier proche de la retraite, abattu en service pendant le cambriolage d’une bijouterie.
Une
très bonne entrée en matière
après un pilote moyen. Stone perd
son sang froid après la mort d’un
ami de longue date ; les scènes dans
l’ambulance et à l’hôpital
sont fortes. La recherche d’indices
avec le bijoutier est une bonne séquence,
un style malheureusement disparu des polars
contemporains. Le tout est superbement filmé
avec une musique jazzy de Pat Williams inspirée
vraisemblablement de Lalo Schifrin, à
écouter lors de la traversée
de la ville, sirène hurlante. Des
scènes d’action, sur les toits,
mais surtout dans le final époustouflant
dans le métro, alors en construction.
o La voiture de Stone et Keller est une Ford Galaxie de 1971.
o L’épisode fut tourné à Ghiradeli Square, North Beach, San Francisco General Hospital, Broadway, Mission District, et Potrero Hill.
o Le BART (San Francisco Bay Area Rapid Transit District) fut utilisé pour la scène de poursuite finale, pratiquement un an avant son ouverture.
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3.
LE PREMIER JOUR DE L’ ÉTERNITÉ
(THE FIRST DAY OF FOREVER)

  
Un maniaque a déjà assassiné trois prostituées. L’inspecteur Steve Keller doit protéger la dernière victime, seulement blessée. Pendant ce temps, Mike Stone découvre six noms dans les carnets d’adresses des filles. Le tueur est un des six.
Une
histoire sombre où un tueur fanatique
mène une croisade de pureté.
Une bonne partie de l’épisode
se déroule dans un hôtel miteux
et des liens se tissent entre Keller et
la prostituée. On note des passages
maladroits, comme le discours de Keller
sur le début d’une nouvelle
vie (d’où le titre), et la
fin est décevante. Il y a, néanmoins,
une certaine tension même si l’épisode
de référence, Girl in
the River de la série Kojak,
est loin d’être égalé.
Le tueur a un énorme crucifix sur
son bureau où les noms de ses victimes
sont gravés à la base et il
sera confondu grâce à une empreinte,
comme dans les bons vieux polars !
o Lieux de tournage : The Embarcadero, Fisherman's
Wharf et Ghiradeli Square.
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4.
MÉSAVENTURES
(45 MINUTES FROM HOME)


Un représentant prend une auto stoppeuse junkie et se voit entraîner dans un engrenage de meurtre et de chantage.
Un épisode plutôt ennuyeux où les deux policiers sont en retrait. Le représentant, en convention, croit être l’assassin de la jeune femme et subit un chantage. Le personnage, pris de remords, interprété par William Windom, est convaincant mais il étouffe complètement l’épisode. Pour une fois, le titre français est plus représentatif, le tueur étant jaloux et impuissant ; le titre VO fait allusion à une réplique stipulant que la convention se trouve à 45 minutes de la résidence. Stone a deux cent soixante sept suspects alors que le coupable crève l’écran…
o
Jo Ann Harris, l’auto stoppeuse, sera
une des vedettes de la série Section
Contre-Enquête (Most Wanted)
avec Robert Stack en 1976.
o L’auto stoppeuse fait l’historique du fameux Golden Gate lorsque la voiture le traverse.
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5.
UNE ADOPTION ILLÉGALE
(WHOSE LITTLE BOY ARE YOU ?)


Après sept ans à l'armée, un sergent déserte pour retrouver son ex femme et kidnapper leur fils qui fut adopté illégalement. Les parents adoptifs cachent quelque chose à Stone.
Rien de palpitant dans cet épisode
qui, comme Bitter Wine, est un drame
familial et pas une enquête policière.
Cette dernière est des plus rapides
et simplistes. L'histoire ne représente
pas l'aspect de la série sur la forme,
seulement sur le fond ; les années
70 et le syndrome Vietnam aux États-Unis.
Pas de suspense ni de scène d'action.
L'ancien soldat du Vietnam, moins dangereux
qu'il n'y paraît, veut récupérer
son fils qu'il n'a jamais vu. Parfois émouvant,
le point fort est le final où Stone
raisonne pacifiquement l'homme. Un épisode
à part où personne n'est coupable
ni innocent.
o
James Stacy (1936) fut l'un des héros
de la série western Ranch L.
En 1973, il fut victime d'un accident de moto
où sa petite amie fut tuée.
Il perdit son bras et sa jambe gauches.
o La scène du supermarché fut tournée dans le quartier de la Marina.
o La scène finale fut tournée à Battery Davis, sorte de fortification construite pour protéger la ville d'une invasion à la veille de la seconde guerre mondiale.
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6.
LA TRAGÉDIE DE LA TOUR
(TOWER BEYOND TRAGEDY)

  
Un quinquagénaire, obsédé par le vieillissement, fait la connaissance d’escort girls ayant une certaine ressemblance. Il essaye de les soumettre à son idéal avant de les assassiner.
Edward Mulhare est un excellent méchant et Stéphanie Powers, dans son double rôle, une escort girl convaincante. La musique troublante au piano est singulière et le final permet d’admirer les splendeurs de la baie. Le tableau de Matisse met facilement Stone sur la piste du psychopathe. Une scène cocasse lorsque Keller interroge un suspect d’une maison de retraite qui a gagné le second lot d’une tombola : être accompagné d’une escort girl. Le premier prix était d’avoir la télécommande de la télévision pendant toute la soirée !
o
Stephanie Powers est la vedette des séries
Annie, Agent Très Spécial
et Pour l’Amour du Risque.
o
Lieux de tournage : Fort Point, Downtown,
Golden Gate Park, Conservatory Of Flowers.
o Le titre de l’épisode est une référence au poème (1950) du même titre de Robinson Jeffers (1887-1962), poète californien.
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7.
LE COULOIR DES MIROIRS
(HALL OF MIRRORS)

  
Un meurtre a eu lieu dans un marché de la ville. L’enquête se déroule dans la communauté hispanique et va réveiller le passé d’un inspecteur.
L’enquête,
toute banale, n’est pas le grand intérêt
de l’épisode. Le suspect est
le coupable et les investigations ne sont
pas originales. Toute l’ambiguïté
de l’affaire repose sur l’inspecteur
Martin, interprété par David
Soul, qui fait équipe avec Keller.
Il renie ses origines hispaniques et il
le montre par un comportement et un vocabulaire
raciste et inapproprié à la
situation (Watch your mouth, punk !).
La scène comique du début,
la mamie soi-disant à la recherche
de son mari, côtoie des séquences
d’action : la poursuite où
Stone se casse la cheville (Karl Malden
en grande forme à 60 ans) et la fusillade
dans l’église. Un épilogue
cocasse !
o L’inspecteur Keller, Michael Douglas, n’apparaît qu’après un quart d’heure.
o Pour la première fois, on découvre l’appartement du lieutenant Stone.
o
Comme souvent, le titre renvoie à
une réplique. Ici, Stone décrit
le métier de policier à la
mère de l’inspecteur : ‘A
cop’s life isn’t easy ; it’s
like looking down a long hall of mirrors’
[La vie d’un flic n’est pas
facile ; c’est comme regarder le long
d’un couloir de miroirs.]
o David Soul sera Starsky dans Starsky et Hutch trois ans plus tard.
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8.
LIBERTÉ CONDITIONNELLE
(TIMELOCK)

  
Un prisonnier bénéficie d'une liberté conditionnelle et il a 32 heures pour trouver du travail. Il est impliqué dans un meurtre mais Mike Stone, qui le connaît, penche pour la thèse d'un règlement de compte dont le commanditaire est à San Quentin.
Un
bon épisode où le temps de
présence enquêteurs/suspects
est bien réparti. La scène
du toit ouvrant de la voiture, d'où
émerge un fusil, est originale ;
celle de l'anniversaire de Stone au commissariat
très bon enfant. Le coupable disparaît
bien facilement après avoir poussé
sa victime et on se demande pourquoi Keller
ne s’enquiert pas plus tôt de
savoir si le mafieux n'a pas reçu
de visite à San Quentin ce qui permet
de faire définitivement le lien avec
le criminel. Le temps est primordial dans
cette enquête d'où le titre
VO et la présence de nombreuses horloges,
montres et pendules. L'épisode se
termine par une fusillade à l'embarcadère
et un plongeon dans la baie.
o
Peter Strauss est connu pour son rôle
dans la série Le Riche et le
Pauvre.
o La prison de San Quentin, ouverte en 1852, est la plus vieille de Californie et une des plus connues.
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9.
AU MILIEU DES ÉTRANGERS
(IN THE MIDST OF STRANGERS)

 
Des hauteurs d'une chambre d'hôtel, un trio de malfrats repère des proies à dévaliser. Choisie au hasard, la victime est aussi bien un politicien qu'un vendeur de journaux.
Le début de l'épisode peut s'apparenter à une promotion touristique pour la ville de San Francisco. La fausse piste politique et le vendeur de journaux, horripilant et lassant, sont, malheureusement, les fondations de l'intrigue. Mais on ne patiente pas pour rien car le final est excellent. Quatre minutes d'action pure au pied du Golden Gate qui sauvent l'épisode de l'oubli.
o La scène finale de la fusillade, moment fort de l'épisode, est tournée à Fort Point. Ce fort en briques fut construit avant la Guerre de Sécession et il servit pendant la guerre à protéger le passage du Golden Gate qui le surplombe. C’est devant lui que James Stewart se jetait à l’eau pour sauver Kim Novak dans Vertigo d'Hitchcock.
o Autres lieux de tournage : Union Square, l'hôtel Saint Francis.
o
Le guide vert Michelin fait déjà
partie de la panoplie du parfait voyageur
; exemplaire "Italie" dans l'épisode.
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10.
CHASSE GARDÉE
(THE TAKERS)

   
Une infirmière et une hôtesse de l'air sont assassinées dans leur appartement de co-location. L'enquête se tourne vers une autre hôtesse de l'air, présente sur une photo avec les deux victimes, mais le comportement d'un démarcheur en bijouterie et de sa femme intrigue Stone et Keller.
Un excellent épisode où le premier acte, sur les lieux du crime, est consacré à une enquête classique des polars des années 70. Du grand art. En un quart d'heure, l'affaire est dans le sac mais un alibi, à priori solide, relance les investigations vers des fausses pistes qui font tout l'intérêt de cet épisode où l'action n'est pas en reste (fusillade à la tour et poursuite finale dans l'aéroport). Même l'épilogue est bon. Un scénario très intéressant avec ce couple surprenant et l'histoire de la fausse clé. La théorie macho de Stone est la bonne : seule une femme peut avoir mis cinq balles dans le mur avec une arme aussi précise !
o Le titre VO est intraduisible. The Takers est le nom donné à ces jeunes femmes qui profitent de leur physique pour attirer les hommes et leur prendre le maximum.
o Lieux de tournage : San Francisco General Hospital et l'aéroport international de San Francisco.
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11.
LE VOL DES SAUTERELLES
(THE YEAR OF THE LOCUSTS)


Lors d'un casse, un gardien est tué. L'enquête désigne une famille de tsiganes dont le chef de clan, un escroc sans violence, est un vieil ami de Mike Stone.
Un
des plus mauvais épisodes de cette
première partie de saison. Malgré
un bon premier quart d'heure, il y a ensuite
beaucoup trop de bavardages au détriment
de l'enquête. La chaussure goudronnée
fait le lien entre le meurtre et les malfrats
mais les discussions internes entre les
membres du gang sont fastidieuses. Même
la fin n'a pas de brio. À noter que
la première apparition des policiers
ne se fait pas sur les lieux du crime mais
sur un ring de boxe !
o La séquence du hold up et du début de l'enquête se situe à Ghirardelli Square, quartier de Frisco connu pour ses nombreux restaurants.
o Le titre est une comparaison que fait Stone au sujet de Ferguson, l'escroc. Comme les sauterelles, il change de ville après l'avoir pillée.
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12. LA BALLE DANS L'ÉPAULE
(THE BULLET)

 
Un ancien policier, maître chanteur, est
assassiné. Stone et Keller obtiennent
les trois rendez-vous de la journée du
flic ripoux ; le tueur ou son commanditaire
ainsi qu'un témoin, blessé, sont
forcément sur cette liste.
Un bon début car l'enquête s'emballe
rapidement et le tueur est identifié
à la moitié de l'épisode.
Ça bloque et l'histoire tire en longueurs
ensuite ; le passage à l'université
étant le summum de l'ennui. Le témoin
blessé est un professeur universitaire,
ancien condamné, et ce personnage,
insipide, monopolise trop l'attention. De
plus, il a reçu une balle dans l'épaule
mais refuse obstinément de se la faire
ôter de peur que cela lui fasse du tort,
ce qui est complètement incohérent.
Cette balle est pourtant indispensable pour
confondre le tueur. Le final, où Stone
prend la place de la cible, n'est pas inoubliable.
o Hari Rhodes (1932-1992)
a joué dans sept épisodes de
la série. Il a un rôle récurrent
dans Section Contre-Enquête (Most
Wanted) avec Robert Stack. Il a joué
aussi dans Daktari.
o Carl Betz, habitué des séries policières américaines des années 70, est décédé d'un cancer en 1978. Il gagna un Emmy award et un Golden Golbe en 1969. Sa femme dans l'épisode, Geraldine Brooks, décéda du même mal un an plus tôt.
o Robert Cleaves, qui joue Phillips, le premier sur la liste, fut condamné à 16 ans de prison en 2000 pour avoir roulé deux fois sur un homme après s'être disputé avec lui quelques instants plus tôt.
o Le point de rendez-vous du tueur est au pied de l’immense croix au sommet du Mont Davidson. Cette croix fait partie d’une scène célèbre de Dirty Harry.
o L’université est le campus de l’USF (University of San Francisco).
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13.
LE VIN EST TIRÉ
(BITTER WINE)

  
Après avoir purgé une peine de douze ans, un homme revient dans sa famille. Il se rend compte que son frère, pour lequel il s'était accusé, a pris sa place sans scrupule et que leur père, restaurateur grec, ne connaît pas la vérité.
Cet épisode n'est pas une histoire
policière mais un drame familial. Pas
d'action, à part la courte poursuite
à pied, mais une tension palpable et
un parfait jeu d'acteur ; Nehemiah Persoff
en patriarche grec brisé, Michael Glaser
en fils déchu sacrifié. Une
affaire de famille qui plonge un instant Stone
dans des souvenirs personnels. À noter,
la première apparition du supérieur
de Stone, le capitaine Olsen qui charge son
lieutenant de veiller sur le repris de justice.
À cette occasion, les deux "vétérans"
laissent un peu le "jeunot" Keller
dans l'ombre avec le passage comique du sucre.
o
Robert F Simon (1908-1992) est le capitaine
Olsen dans sept épisodes de la série
(il a joué dans un autre également).
o Lieux de tournage : Prison de San Quentin, North Beach, Potrero Hill et St. Helena.
o Paul Michael Glaser sera Starsky dans la série Starsky et Hutch.
o
Nehemiah Persoff (1919) a joué dans
de nombreuses séries et tous les amateurs
de séries cultes l'ont vu ! six épisodes
des Incorruptibles dont le premier,
Le fauteuil vide, Les Mystères
de l'Ouest, Gunsmoke, La Grande Vallée,
Des Agents Très Spéciaux, Mission
Impossible, Hawaii Police d'État, Opération
Vol, Chaparral, Mannix, Police Story, L'Homme
Invisble, Baretta, L'Homme qui Valait Trois
Milliards...
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14.
COMME UN POISSON DANS L'EAU
(A TROUT IN THE MILK)


La défenestration d'un artiste, coureur de jupons, laisse perplexe Stone et Keller. Meurtre ou accident ? Une boucle d'oreille semble être la seule piste sérieuse. Elle appartient à un top model dont le père est un poète connu à Frisco. Ils sont tour à tour soupçonnés.
C'est
peut-être l'épisode le plus ennuyeux
qui clôt cette première partie
de première saison. Une enquête
sur une fausse piste les trois quarts du temps
qui aboutit à une conclusion bien fade ;
une petite jalousie bien compliquée.
Pas d’action et l'arme de service ne
bouge pas de son holster ! L’explication
dans la voiture laisse dubitatif.
o Roscoe Lee Browne (1925-2007) a enseigné la littérature et le français avant d'être acteur.
o Lorsque les deux policiers sortent de l'appartement
du top model, on peut remarquer qu'une femme
se penche par-dessus son balcon pour observer
le tournage de la scène. (27'40)
o
Lieux de tournage : North Beach, Washington
Square, Japanese Tea Garden, U.N. Plaza et
The Ferry Terminal. St. Peter and Paul Church
à Washington Square est l'église
qui apparaît dans Dirty Harry
lorsque les policiers, en hélicoptère,
aperçoivent Scorpio sur les toits.
o
Le titre, "A Trout in the Milk",
est une citation de Henry David Thoreau, un
auteur américain (1817-1862). "Some
circumstantial evidence is very strong, as
when you find a trout in the milk."
[Certaines indices sont flagrants, comme lorsqu'on
trouve une truite dans le lait.] Rien à
voir avec le titre français qui garde
l'image du poisson mais cela n'a aucun rapport.
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15. IMPUISSANT DEVANT LA MORT
(DEATHWATCH)

 
En rentrant au port, le bateau de deux pêcheurs essuie des coups de feu. Peu de temps après, un des deux marins est témoin de l’assassinat de son collègue, ami de longue date. Mike Stone est persuadé qu’ils ont croisé des trafiquants.
Un
épisode au rythme plutôt lent
qui a pour thème central l’immigration
clandestine. Pas de second rôle particulier
même si tous les acteurs sont des habitués
des séries US. Nicholas Colasanto est
un pêcheur faible, rongé par
le remords, qui veut se venger des passeurs
de clandestins, assassins de son ami. L’enquête,
commencée sous une pluie diluvienne,
va mener les policiers à s’interroger
sur l’origine des différents
impacts de balles retrouvés sur le
bateau.
o Lieu de tournage : Esquivel Fuel Dock.
o Après La balle dans l’épaule, Hari Rhodes fait sa deuxième apparition dans le rôle du laborantin de la police de San Francisco.
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16.
VICTIME DU DEVOIR
(ACT OF DUTY)

   
Stone et Keller sont sur la piste d’un violeur qui agresse les femmes à la sortie des supermarchés. La dernière victime, policière, a été suivie jusqu’à chez elle et le tueur a déjà sa collègue en ligne de mire.
L’atmosphère pesante, la musique inquiétante (dès la fin du générique) contribuent à faire de cette enquête sombre une des meilleures de la saison. Le premier acte, constitué de la scène du supermarché, du meurtre et de l’enterrement, est une parfaite entame. Les deux flash-back pendant la sonnerie au mort permettent d’apprécier les liens qu’entretenait Evelyn, la victime, avec les trois policiers, Stone, Keller et Sherry.
Les
deux principaux seconds rôles sont excellents
; Michael Burns, le tueur psychopathe visible
dès les premières minutes, et
Brenda Vaccaro, la femme flic débutante,
prochaine cible. Le discours du psychologue
donne le change (l’enfance du tueur
est à blâmer) mais l’enquête
fait réfléchir. Ainsi, dans
une des nombreuses scènes intéressantes
de cet épisode (presque) parfait, Stone
déclare à Sherry : « Sometimes,
even justice isn’t fair ! »
[Parfois, même la justice n’est
pas juste.].
Les
autres scènes marquantes sont la rencontre
de Sherry et de l’assassin dans le lavomatique
et la séquence finale ; on se demande,
avec Keller, où est caché le
salopard ! La dernière image conclut
magnifiquement l’épisode : Keller
redresse le cadre de la photo d’Evelyn.
Le
thème principal, très présent
dans les années 70, est la présence
des femmes dans la police (voir également
L’Inspecteur ne renonce jamais,
troisième volet des aventures de Dirty
Harry). La réplique de Stone rejoint
les pensées de Harry : «
I guess I'm old fashioned ; I just don't think
this is women’s work. » [Je
pense que je suis vieux jeu ; je ne crois
pas que cela soit un boulot pour les femmes].
Stone ne met pas Sherry sur l’affaire
car il la juge ‘too green’
mais c’est l’indice qu'elle a
trouvé qui mènera les policiers
au coupable militaire. Un épisode à
conseiller pour découvrir la série
!
o
Steve Keller embrasse sa petite amie (et future victime) Evelyn Hennick et assistera sa collègue Sherry Reese. Cette dernière est interprétée par Brenda Vaccaro, petite amie de Michael Douglas à l’époque.
o Michael Burns (1947), qui interprète le tueur pervers, a eu une carrière d’historien (récompensé pour ses écrits sur Dreyfus), d’écrivain et d’enseignant. Il élève dorénavant des chevaux dans le Kentucky.
o Judith McConnell, Evelyn, fut Miss Pennsylvania 1965.
o Le réalisateur, Lawrence Dobkin (1919-2002), fut aussi bien acteur que metteur en scène. Il est, entre autres, Dutch Schultz dans la série Les Incorruptibles.
o Cet épisode fut diffusé à une heure plus tardive lors de sa première diffusion sur ABC le 18 janvier 1973.
o Lieux de tournage : Westlake District de Daly City (appartement de Sherry), Presidio, Pacific Heights, un magasin Safeway dans le quartier Marina et The Golden Gateway près de Embarcadero Centre.
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17.
LE TRAQUENARD
(THE SET-UP)

  
Après
des années d’exil en France,
un tueur à gages réputé
revient à San Francisco à la
demande de son ancien patron et ami pour accomplir
un dernier contrat. Le chasseur va rapidement
devenir gibier.
L’épisode repose sur Stuart Whitman, excellent dès son arrivée à l’aéroport sur une très bonne partition. Il y a quelques longueurs ; passage de l’hôtel à Chinatown et surtout le coup de téléphone en France, très mélo. Peu d’action mais une histoire intéressante. Jack Albertson en barman aveugle est convaincant. Il a trahi pour une greffe ! Le tueur, repenti et père de famille en France, finit par demander à son ami pourquoi il a douté de son silence et brisé leur amitié. Stone et Keller font un peu figure de spectateurs pris entre deux feux.
o Stuart Whitman (1928) était célèbre à la fin des années 60 pour le rôle du marshal Jim Crown dans la série western Cimarron. En 2006, il a organisé un ‘marathon’ de la série sur la chaîne Encore Westerns Channel.
o
L’adresse française est plutôt
étrange : ‘Loire, Rhône,
France.’
o Quelques paroles sont prononcées en français en VO lors de l’appel téléphonique en France.
o
Claudine Longet (1942) est française
et a surtout chanté. Elle fut arrêtée
et inculpée le 21 mars 1976 suite
à la mort par arme à feu de
son compagnon, le champion de ski alpin
Vladimir Sabich à Aspen dans le Colorado.
Elle fut condamnée à trente
jours de prison pour homicide involontaire.
o
Un peu rétro lorsque Stone demande
à un commerçant de rouvrir
son magasin pour utiliser son téléphone
: ‘Can I use your phone ?’.
o Lee Harris est le détective Lee Lessing dans 14 épisodes de la série.
o Lieu de tournage : Palace of Fine Arts.
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18.
UNE COLLECTION D’AIGLES
(A COLLECTION OF EAGLES)

 
Un revolver et une pièce d’or découverts près d’un cadavre calciné dans une chambre d’hôtel vont mener Stone et Keller sur la piste d’un assassin numismate.
John
Saxon est la guest star de l’épisode
et il interprète brillamment ce numismate
manipulateur qui a sous son charme une jeune
étudiante naïve et un homosexuel
jaloux, deux personnages palots. Joseph
Cotten, en vieil aristocrate tétraplégique
épris de ses roses et de sa collection
de pièces d’or, est convaincant.
L’enquête fait la part belle
à Charley, le laborantin interprété
par Hari Rhodes. Il permet de faire progresser
les investigations mais dans des limites
raisonnables ; rien à voir, heureusement,
avec Les Experts. Épisode
d’intérêt moyen.
o John Saxon (1935) a commencé sa carrière en 1954. Il tourne toujours régulièrement.
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19.
CHAMBRE D’EN FACE
(A ROOM WITH A VIEW)


Le frère d’un indic est assassiné avant qu’il n’ait pu rencontrer Mike Stone. Une course contre la montre s’engage pour trouver l’informateur avant les tueurs.
Un
épisode plutôt ennuyeux,
sans second rôle intéressant.
Richard Anderson avec son cigare est à
peine audible, le tueur est banal et l’institutrice
déconnectée et horripilante.
La planque de l’indic est en face
de l’appartement où s’est
réfugié le tueur (d’où
le titre) et on se demande pourquoi Stone
et Keller ne font pas le rapprochement
plus tôt. Il est également
bizarre que l’institutrice, témoin
du meurtre, occupe, comme par hasard,
l’appartement surplombant celui
de la cible ! Le dernier acte, dans la
rue puis à l’aéroport,
est le meilleur bien que les deux truands
soient risibles.
o Lieux de tournage : Everett Junior High School, SF International Airport, Noe Valley, Saint Francis Yacht Harbor, China Basin, serre des jardins botaniques.
o Jeannie, la fille de Mike Stone, est mentionnée.
o Dans la première scène, la future victime ne ferme pas sa voiture à clef ce qui aide le tueur à installer son système ingénieux.
o L’action se passe au moment de Noël ; un père Noël et un sapin vivant sur le trottoir au début de l’épisode et le sapin de Noël dans l’appartement de la femme de l’indic.
o Steve Forrest (1924), le tueur, avait le rôle principal de la série, Le Baron en 1966. Il sera le héros de SWAT (1975/76)
o
Richard Anderson (1926) fut Oscar Goldman
dans L’Homme qui Valait Trois
Milliards et Super Jaimie.
o Shirley Knight, l’institutrice, est Phyllis Van de Kamp dans Desperate Housewives.
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20.
DERNIÈRE HEURE
(DEADLINE)

 
Un homme tue accidentellement sa maîtresse dans un excès de jalousie. Journaliste, il oriente l’enquête de son vieil ami, Mike Stone, vers son rival sans se douter qu’il s’agit de son propre fils.
L’épisode
est, à l’image du début,
lent et sans surprise (on profite de
la beauté du paysage de la première
scène). À l’instar
de Columbo, le meurtrier est
connu dès le début ce
qui gâche le suspense. L’originalité
de l’épisode réside
uniquement dans le fait que le père
et le fils ont la même maîtresse
sans le savoir. À noter que la
localisation du meurtre (vitesse du
vent et des marées) est plutôt
tirée par les cheveux !
o
D’après le répertoire,
l’action se situe en mars 1973.
Or l’épisode fut diffusé
le 15 février 1973 sur ABC.
o
Barry Sullivan (1912-1994) a joué
dans quatre autres épisodes de
la série.
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21.
LA PISTE DU SERPENT
(TRAIL OF THE SERPENT)

   
Une bande de voyous braque une épicerie et tue un policier dans leur fuite. Voulant faire délivrer leur chef appréhendé, les malfrats enlèvent Mike Stone pour servir de monnaie d’échange.
Un
excellent épisode, particulièrement
violent et parfois même dérangeant
; le psychopathe déjanté
est, en effet, très bien interprété
et la scène où il crache
sur l’insigne de Stone et menace
de l’exécuter est prenante
et dure. Les Cobras sont
une bande type qui écume les
grandes villes américaines
(à l’époque mais
aussi maintenant). Une grosse tension,
de bons seconds rôles et de
l’action – Stone est blessé
en tentant de s’évader,
Keller plaque un des suspects –
font de cet épisode un des
meilleurs de cette saison. Stone fait
jouer son expérience et a du
sang froid (le coup du café
est excellent). La réussite
de l’épisode est également
dûe à son réalisme
: Stone décline après
sa blessure et la barbe naissante
de Keller souligne l’action
en continu.
Les
premières minutes de l’agression
du couple d’épiciers
font penser au film Un justicier
dans la ville. La réaction
de Keller à l’hôpital,
face au blessé moqueur, rappelle
Dirty Harry même si,
à la fin, Stone doit convaincre
son partenaire qu’il n’y
avait pas d’autres moyens que
d’abattre le malfrat : «
Steve, that kid bought that bullet
a long time ago. There was no way
to buy it back. » La morale
est sauve car l’adolescent impliqué
retourne dans le droit chemin.
o Tim O’Connor
(1927) a joué dans quatre épisodes
de la série dont trois où
il interprète le rôle
du lieutenant Roy Devitt. Déjà
vu dans le premier épisode,
The Thirty-Year Pin. Il est
surtout connu aux USA pour son rôle
dans Peyton Place.
o La route en colimaçon (où Keller et Devitt s’entretiennent avec le propriétaire du pick-up bleu) a été utilisée dans la poursuite finale de Magnum Force.
o The trail of the serpent…
leads to death. Telle est la
devise donnée par Stone. [La
piste du serpent mène à
la mort.]
o Avant une belle carrière
au cinéma (Wargames
avec Matthew Broderick en 1984 ou
Protection rapprochée
en 1987 avec Richard Dreyfuss, voire
Comme un oiseau sur la
branche en 1990 avec Mel Gibson),
le réalisateur John Badham
a illustré plusieurs dizaines
d'épisodes de séries
au cours des années 70. (source
: Le magazine des séries).
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22.
LE MORT VIVANT
(THE HOUSE ON HYDE STREET)

 
Trois gamins profitent de l’absence d’un vieil homme pour cambrioler sa maison. Quelques heures plus tard, Stone et Keller doivent enquêter sur la disparition d’un des enfants.
Un
épisode mystérieux,
étrange, complètement
à part dans la série.
La mort d’un enfant et la
vie recluse du frère du suspect
(qu’on ne verra jamais) sont
les points tragiques de l’histoire
qui a commencé 32 ans plus
tôt ! Les policiers n’apparaissent
qu’après 13 minutes
car le début est consacré
au passage à l’acte
des ‘boys’
dans cette maison excentrique qui
est la grande attraction de l’épisode.
Le vieil homme, très bien
interprété par Lew
Ayres, fait longuement ses courses
(69 cents le kilo de tomates à
l’époque) et collectionne
des objets hétéroclites.
La scène de l’enterrement
dans le parc est assez dérangeante.
Un épisode hors norme sans
crime car le décès
est accidentel, mais le problème
des groupes de vigilance est soulevé.
o Le scénariste, John Wilder, fut nominé au WGA (Writers Guild Awards) dans la catégorie Meilleur Scénario Dramatique pour cet épisode.
o Lieu de tournage : Golden Gate Park.
o
John Kerr a joué le rôle
de l’Attorney O’Brien
dans huit épisodes de la
série. Il a joué aussi
dans… Emily des
New Avengers !
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23.
AU-DELÀ DE LA HAINE
(BEYOND VENGEANCE)

   
Une étudiante est assassinée dans un car en provenance de Phoenix. Elle a fait une partie du voyage avec une amie, la fille de Mike Stone. Le tueur voue une haine envers le policier qui l’a arrêté douze ans plus tôt.
Excellent
épisode qui fait penser
à deux films policiers
des années 70, Le Flic
ricanant (un tueur œuvre
dans les bus de Frisco) et L’Inspecteur
Harry (un flic harcèle
un coupable qu’il ne peut
confondre faute de preuve). Plusieurs
points communs avec Dirty
Harry : Stone menace de rendre
son insigne, Keller est prêt
à employer des moyens illégaux
et l’image finale rappelle
celle du stade de L’Inspecteur
Harry.
Deux
seconds rôles parfaits :
Jeannie, la fille de Stone, et,
bien sûr, le tueur provocateur
à l’harmonica, Cord.
Mike Stone est le personnage central
de l’histoire et c’est
un véritable face à
face entre le policier et le maniaque
qui a préparé sa
vengeance.
La
confrontation dans les bureaux,
où la perversité
du tueur est mise à nu,
est une prémisse de la
finale copiée sur un western,
musique d’harmonica à
l’appui. Pour la circonstance,
Steve Keller est neutralisé
comme un bleu. Cette histoire
sombre n’empêche pas
quelques traits d’humour,
en particulier entre le policier
et sa fille. Ainsi, lorsque Stone
se brûle en faisant la cuisine
: « I burnt my finger.
— Trigger finger ? —
The one I type my reports with ! »
[Je me suis brûlé
le doigt. — Celui pour tirer
? — Celui avec lequel je
tape mes rapports !].
o Steve Keller roule en Porsche pendant ses loisirs !
o Lieu de tournage : Legion of Honor (scène finale).
o Charley, personnage interprété par Hari Rhodes, n’est pas visible mais néanmoins présent. Ainsi, Stone lui demande au téléphone de retrouver les empreintes de Cord dans le car.
o Virgil W Vogel (1919-1996) réalisait là son premier épisode de la série. Il sera metteur en scène sur 25 autres.
o Joe Don Baker (1936) avait le rôle d’un policier dans la série Eischied (1979-1980).
o Darleen Carr (1950) sera Jeannie Stone dans 10 autres épisodes de la série.
24.
L’ALBATROS
(THE ALBATROSS)

 
Un père veut tuer l’assassin de son petit garçon relâché pour vice de procédure. Mike Stone doit prouver la culpabilité du multi récidiviste et empêcher la loi du talion.
À
partir d’un meurtre atroce
(l’assassinat d’un enfant),
cet épisode met en évidence
les limites de la justice et les
dérives possibles : le meurtrier
est relâché car il
est sourd et il n’a pas forcément
entendu les droits que Steve Keller
lui a formulés lors de l’arrestation.
Ce thème fut souligné
dans Dirty Harry (le criminel,
également multi récidiviste,
est remis en liberté car
l’arme a été
trouvée sans mandat).
Si
l’idée est excellente,
l’épisode l’est
beaucoup moins. Après une
poursuite sur les hauteurs de Frisco,
la scène du tribunal, bien
qu’explicative, est trop longue.
Les seconds rôles –
meurtrier, père, grand-père
– ne convainquent pas. Le
père, qui veut faire justice,
met Stone dans une position inconfortable
car le policier ne peut que l’écouter
tant qu’il n’enfreint
pas la loi. Même l’achat
d’une arme est possible. La
seule façon de confondre
l’assassin est de retrouver
l’appareil auditif qu’il
a pu perdre sur les lieux du crime.
Chose simple qui ne sera effectuée
qu’à la fin de l’épisode
!
o Lieux de tournage : Twin Peaks (arrestation du criminel au début de l’épisode entre autres). Twin Peaks désignent deux collines culminant à environ 280 mètres à San Francisco. Le nom de Twin Peaks est également utilisé pour désigner le quartier entourant les collines.
o Erreur de continuité. Lorsque le père voit son fils étendu, il y a déjà le courrier et le journal autour du corps, puis rien au plan suivant. Le père jette ensuite le courrier et le journal, qu’il tient, près du corps lorsqu’il s’agenouille.
o L’image
ne semble pas avoir été
remasterisée à partir
de la 44e minute (Stone et Keller
reviennent passer l’appartement
au crible pour retrouver l’appareil
auditif).
o Le vendeur dit
au père désirant acheter
une arme : « Magnum, this
is the most powerful weapon.
» [C’est un Magnum,
l’arme la plus puissante.]
Cette phrase est également
stipulée lors du pré
générique de Magnum
Force, le second volet de
l’inspecteur Harry, tourné
aussi en 1973.
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25.
L’IMAGE BRISÉE
(SHATTERED IMAGE)

  
Un homme politique en vue est retrouvé mort, harponné sur son bateau. Meurtre ou accident ? Les policiers Stone et Keller penchent pour la première hypothèse même si tout l’entourage de la victime, sa veuve comprise, oriente l’enquête vers l’accident.
Un
épisode politico psychologique
avec peu d’action. Mike
Stone retrouve une ancienne amie
et certaines séquences
constituent une sorte de mélo
qui prendront toute leur signification
dans l’épilogue,
beaucoup moins léger que
d’habitude. La pression
subie par la victime est rapidement
mise à jour mais le dénouement
de la scène finale laisse
pantois. Le thème du service
public ressort dans cet épisode
; le sénateur ne veut pas
remuer la boue et l’entrepreneur
déverse sur Stone toute
sa haine envers les fonctionnaires
‘payés par ses impôts’.
C’est du beau…
o Nous avons un aperçu de l’appartement de Steve Keller au début de l’épisode, numéro 287.
o Anna Marshall appelle Stone : ‘Michael’ et non ‘Mike’.
o
Lieux de tournage : Fairmont Hotel
; Potrero Hill, Saint Francis
Yacht Harbor et San Francisco
Bay.
o Barbara Rush (1927) était une actrice très en vue dans les années 50. Sa carrière déclina par la suite et elle fit de nombreuses apparitions dans les séries. Dans les années 80, elle fit ses débuts, avec succès, au théâtre.
o
Dick Sargent (1930-1994) fut surtout
connu pour être le second
Darrin de la série Ma
Sorcière Bien Aimée.
Peu avant son décès,
il rendit publique son homosexualité.
o Jim Davis (1909-1981) était surtout connu pour son rôle dans Dallas.
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26.
LA LICORNE
(THE UNICORN)

 
Un prêtre vient en aide à un criminel blessé. Mike Stone et une bande de malfrats sont sur la piste de l’homme qui est en possession d’une caisse contenant de l’héroïne.
La religion a une place importante
dans cette histoire de trafic
de drogue. Le prêtre, magistralement
interprété par Richard
Egan, se doit de protéger
son prochain tout en le secourant
ce qui l’oblige à
demander de l’aide à
Mike Stone. Ce thème est
souligné lorsque le policier
s’étonne que le responsable
du bateau, catholique, ait renseigné
les trafiquants sur l’homme
d’Église. L’échange
entre le flic et le prêtre
dans les bureaux est à
ce titre intéressant et,
à la fin, il s’interroge
sur sa conduite et Stone lui répond
: « Who knows which
way is right ? ».
Sinon,
l’intrigue est quelconque
et on a rapidement compris que
la caisse contient autre chose
que du venin de cobra ! Les seconds
rôles sont "oubliables"
et la scène de la ‘fausse
balade’ bien longue. Un
peu d’humour lorsque les
policiers découvrent une
licorne sur les restes de la caisse
: (Keller) « Only one way
to catch [a unicorn] : it'll lay
its head in the lap of a virgin.
— (Stone) Information like
that's gonna get you right to
the top, buddy boy. » [(Keller)
Il n’y a qu’une façon
d’attraper une licorne :
elle posera sa tête sur
les genoux d’une vierge.
— (Stone) Des infos comme
cela te mèneront très
loin.]
o Richard Egan (1921-1987), le prêtre, était un fervent catholique qui allait à la messe tous les jours.
o Charles Aidman (1925-1993) fut le partenaire de Robert Conrad dans quatre épisodes des Mystères de l’Ouest.
o Lieux de tournage : l’épisode
est pratiquement tourné
exclusivement sur le port de San
Francisco, India Basin et la jetée
n° 31 (« The busiest
pier on the docks »
d’après Mike Stone).
o
Le tueur aux cheveux blancs est Paul Genge (1913-1988). Très reconnaissable, il est le tueur au fusil à canon scié qui tire sur la Mustang de Steve McQueen dans Bullitt.
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27.
LA LÉGION DES ÉPAVES
(LEGION OF THE LOST)

 
Trois
"sans domicile" ont
été assassinés
dans les mêmes circonstances
en l’espace de deux semaines.
Mike Stone devient clochard pour
trouver le criminel.
Après un excellent début
et une visite de l’appartement
de Stone, l’intrigue devient
obscure à partir du troisième
acte. L’assassinat de
trois clochards doit dissimuler
le meurtre d’un quatrième,
héritier d’une
entreprise, qui pourrait refaire
surface et exiger son bien.
L’enquête tourne
autour de trois suspects, dont
la sœur de la cible qui
n’est pas indifférente
à Keller. La performance
de Karl Malden en clochard est
à souligner et la réplique
de Keller à son encontre
plutôt drôle après
lui avoir donné deux
dollars : « Get out
of here, you bum ».
L’histoire n’est
pas transcendante mais les seconds
rôles sont crédibles,
Leslie Nielsen en tête.
o Le nouveau
rasoir de Stone, gros comme
un talkie-walkie, lui a été
offert par sa fille Jeannie
(vue dans l’épisode
Beyond Vengeance) pour
la fête des pères.
o On apprend que la Porsche de Keller, vue dans Beyond Vengeance, est de 1965.
o Leslie Nielsen (1926) eut quelques rôles sérieux avant de sombrer dans la comédie. Il joua dans un épisode de la première saison des Incorruptibles entre autres, Trois milliers de suspects. Il reviendra dans deux autres épisodes des Rues de San Francisco.
o Karen Carlson fut vice Miss
America 1965. Elle débuta
dans la série Des
Agents Très Spéciaux
et on la vit dans Mission
Impossible, L’Homme de
Fer, Mannix, Shaft, Matt Helm,
Starsky et Hutch…
o Erreur de continuité. Le manteau de clodo de Stone est marron alors qu’il appelle Keller puis bleu lorsqu’il se joint aux autres clochards sous l’autoroute.
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Crédits
photo : Paramount Home Entertainment.
Images
capturées par Denis Chauvet.
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