
HORS
SERIE
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1. L’ÉTINCELLE
– 1re PARTIE
(THE BURNING – PART 1)

 
Le passé de Dempsey ressurgit. Afin de coincer le flic véreux new-yorkais qui a provoqué sa venue à Londres, Dempsey disparaît et se transforme en Johnny Lupino, moustachu et marginal.
C’est
un épisode très particulier
car il est en deux parties. Les neuf premières
minutes dans la brume des docks de Londres
sont magistrales et inquiétantes, dignes
des grands films policiers ; le sinistre
tireur cagoulé fait froid dans le dos.
Malheureusement, la suite est loin de tenir
le rythme, alternant le meilleur et le moins
bon. Cette première partie est assez
lente, avec une (trop) longue infiltration
de Dempsey/Lupino et des séquences
fastidieuses. Néanmoins, la présence
importante de Jill St. John, en fille de mafioso,
fait passer un bon moment et certaines zones
d’ombre du pilote sont expliquées.
Les
plus : la séquence d’ouverture
dans les entrepôts désaffectés
des docks (une des plus belles entames de
la série), les beaux ‘restes’
de Jill St. John – quinze ans après
avoir été James Bond girl –,
la boîte de nuit (la danse Harriet/Dempsey
et Blossom de la ‘police academy’),
le récit de Dempsey, ponctué
de flashbacks, dans la chambre de
Makepeace.
Les
moins : Ray Smith, très
amaigri (malade ?), Conrad, le méchant
transparent, la partie de billards, la moustache
de Lupino/Dempsey, Butch, le gros lourdaud,
la visite guidée de Londres avec ‘Galactica’
: ‘Show us the sights !’ et le
peu d’action de cette première
partie.
o Ce double épisode a rassemblé
plus de 15 millions de téléspectateurs
lors de sa 1re diffusion au Royaume-Uni, ce
qui représente à peu près
trois fois ce qu’une série enregistre
de nos jours.
o
Pas de générique habituel. L’épisode
commence comme le téléfilm.
À noter que Jill St. John est en special
guest star avant Ray Smith (Spikings)
au générique.
o
Il y a de nombreux flashbacks provenant
du pilote et il est préférable
d’avoir vu ce pilote avant cet épisode
dans un souci de compréhension.
o
Le sniper : ‘Dempsey, remember Joey
? This is from Coltrane !’ – Butch
met une glace sous le nez de Galactica/Harriet
: ‘Wanna lick ?’ [Un coup de langue
?]. Harriet : ‘No thanks’.
[Non, merci] – Dernière image
de la première partie. Coltrane, à
New York, sachant que Dempsey et Lupino ne
font qu’une seule personne : ‘He’s
just the man for the job !’ To
be continued.
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2.
L’ÉTINCELLE – 2de PARTIE
(THE BURNING – PART 2)

 
Le gang que Dempsey/Lupino a infiltré est prêt à commettre un énorme casse pour financer un arrivage de drogues. L’américain ne se doute pas que Coltrane l’a démasqué. Tout se complique lorsque Makepeace est faite prisonnière…
L’enlèvement
de Makepeace, bottée et en Emmapeeler,
donne plus de rythme à ce second volet
mais la fin est loin de valoir le début
de la première partie et déçoit
profondément. La série pourrait
s’arrêter là car, comme
le souligne Jarvis à Spikings : ‘Nothing
to stop him going back to the States now,
gov’. [Plus rien ne l’empêche
de retourner aux USA maintenant, chef]. Spikings
répond en regardant Dempsey s’entretenir
avec Harriet : ‘ I wouldn’t bet
on that !’ [Je ne parierais pas là-dessus
!]. Ouf, on a un (léger) sursis !
Les
plus : les tenues sexy de Makepeace
(le top jaune ‘révélateur’,
l’Emmapeeler bleu marine),
la visite d’Harriet chez ‘Lupino’,
le coup de bluff de Dempsey (‘She’s
a cop, undercover’), l’échange
Makepeace/Mara, le vol de lingots, la réaction
de Dempsey apprenant le ‘décès’
d’Harriet.
Les
moins : le début de l’épisode
(répétition de l’attaque,
Mara et le trafiquant), Makepeace piégée
comme une débutante et reprise à
chaque évasion, les lieux glauques
de tournage, les longs préparatifs
du casse, les perpétuels ‘Gov’
[chef] de Chas, le lèche-bottes, le
final avec la réapparition théâtrale
de Makepeace et sa réplique stupide
: ‘I care about you Dempsey, but if
you fire that gun I swear I'll shoot you.’
o Coltrane, l’ennemi récurrent
de Dempsey, n’est pas interprété
par le même acteur. Dans le pilote, Un homme dangereux, Desmond Cullum-Jones
(1924-2002) est Coltrane. Dans cet entame
de la saison 3, le rôle est repris par
l’acteur canadien Bruce Boa (1930-2004).
o
La première minute, pré-distribution,
est un résumé de la première
partie. – Lors de l’accrochage,
la Ford de Makepeace n’est pas endommagée.
On ne voit pas le côté censé
être abimé lors de la collision
et dans le plan suivant (l’arrivée
à l’entrepôt), la voiture
est filmée du ‘bon’ coté.
Économie oblige !
o
Makepeace à Mara après avoir
pris une bonne gifle : ‘Hurts, doesn’t
it? The truth !’
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3.
LE MARIAGE
(JERICHO SCAM)


Dempsey s’emploie à confondre un puissant entrepreneur en bâtiment véreux. Lorsque le principal suspect est retrouvé dans une bétonneuse, l’américain est piégé et soupçonné du meurtre !
Trop
peu de bons points dans cet épisode.
Le prologue – Dempsey et Makepeace,
endimanchés pour le mariage de Chas,
poursuivent en Rolls un malfrat (‘a
good cop is never off duty’) –
le combat de pelleteuses et le vilain, Jack
Watson, loin de ses prestations Avengeresques
de La poussière qui tue et Le mort vivant.
Les
plus : pas grand-chose –
la poursuite sous la pluie en Rolls, séquence
pré-générique, Makepeace
sifflée, le choc des pelleteuses.
Les
moins : l’intrigue dans
le bâtiment, aussi fine que du papier
à cigarette, l’horripilant inspecteur
Lacey, le rythme de l’épisode
excessivement lent, l’humour défaillant,
les travaux dans les bureaux du SI10, l’attitude
mitigée de Makepeace pour aider son
collègue (‘My duty to arrest
you’), le final bâclé dans
le chantier.
o Le générique de la troisième
saison (pour la première fois à
l’écran) comporte de nombreux
extraits de la seconde saison.
o Le lieu de résidence de Simmons se trouve à Fox Hill.
o
Le restaurant L’escargot, où
Makepeace dinent avec des amis, se trouve
à Greek Street dans le quartier de
Soho. – Le jeu de mots sur ‘late’
intraduisible pour ‘retard’ et
‘décédé’
lorsque Dempsey s’entretient avec Harris.
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4.
LE BOXEUR À MAINS NUES
(THE PRIZEFIGHTER)


La mort d’un boxeur n’a pas trop d’intérêt pour les enquêteurs jusqu’à ce qu’ils découvrent qu’il avait en sa possession cinq faux billets de £10. Un blanchiment d’argent est rapidement suspecté…
La
série a son Emily ! En plus,
le fil rouge est… une voiture (la femme
de Spikings signale le vol de sa Metro bleue).
Pas grand-chose à noter dans un épisode
ennuyeux. Dempsey et Makepeace se font passer
pour un couple de riches américains afin
d’infiltrer les combats de boxe clandestins
; Dempsey en profite pour dire à sa collègue
: ‘Don’t drop the American accent,
it’s sexy !’. De la comédie
qui tire vers le ridicule lorsque Dempsey boxe
contre ‘le gorille’ : ‘Did
I win ?’ ‘You came second !’.
À la vue de cette ‘catastrophe’,
on comprend pourquoi il n’y a pas eu de
quatrième saison. La suite de la troisième,
chargée de nuages noirs comme cet épisode,
n’aura, en fait, que deux rayons de soleil…
Les
plus : y a-t-il quelque chose
à sauver ? La scène pré-générique
avec le retour de Dempsey et Makepeace d’une
soirée au petit matin.
Les
moins : tout ce qu’il y
a après le générique !
Plus on avance dans l’épisode,
plus l’essence de la série est
absente. Beaucoup de bavardages (les écoutes
lors du premier combat n’en finissent
pas), pas d’humour mais des niaiseries
et une histoire de voiture volée récurrente,
superflue et stupide. Dempsey et Makepeace en
couple américain sont ridicules, les
seconds rôles sont transparents et le
final est nul à pleurer. Même les
tenues de nos deux héros laissent à
désirer.
o
Dempsey fait allusion au boxeur Jack Dempsey (1895-1983) au stand de hot-dogs.
o Dempsey donne à Makepeace le verre dans lequel il a bu (celui de la main droite).
o D.C. Fry (interprété par Kim Wall) reviendra dans l’épisode The Cortez Connection.
o
Jetez un coup d’œil sur le calendrier
dans le van de la police pendant les écoutes
; ça aide à passer le temps !
o Mountaintop, le boxeur impressionnant du final, est George Lane Cooper vu dans l’épisode Otage des New Avengers.
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Un membre haut placé du ministère organise des vols d’armes dans les dépôts de l’armée afin de les revendre. Il essaie d’orienter l’enquête de Dempsey et Makepeace…
Un
épisode rythmé et violent avec
une excellente séquence pré-générique
où action et humour sont présents
; Dempsey, en laitier, se présente
dans une maison où des terroristes
sont en planque et une parole malheureuse
déclenche les hostilités. Dans
la scène forte de l’aventure,
Dempsey interroge un terroriste en simulant
le jeu de la roulette russe : ‘A vermin
has no rights’. Makepeace est plus subtile
et entrevoit la vérité bien
plus rapidement que son collègue américain.
Réalisé par John Hough, pas
un inconnu pour les fans des Avengers,
cet épisode est un des deux excellents
de cette ultime saison. Un méchant
cynique et manipulateur, une enquête
qui mène des terrains militaires à
une boîte de strip et un excellent tempo…
Même James Bond est évoqué
!
Les
plus : un des deux sommets de
la saison. L’arrestation des terroristes
(séquence pré-générique),
l’interrogatoire choc à la roulette
russe (‘I wouldn’t hurt a mouse’),
l’attaque de l’entrepôt,
Big Ben, le géant mentalement retardé
et amateur d’armes, la tentative de
vol du tank, la boite de strip, Hot Kat club.
Les
moins : l’inutile psychiatre,
le ‘cerveau de l’opération’
trop vite connu, le petit jeu puéril
au micro (‘Tell…, tell…’
), le final un peu trop convenu.
o L’erreur de Dempsey qui provoque la
fusillade de la scène d’ouverture
est intraduisible en français. ‘Wrong
yoghurt ?’ [Yaourt périmé
?] et Makepeace répond : ‘Wrong
word, we don’t go on vacation, we go
on holiday !’ [Mauvais mot…].
En fait, un terme différent entre l’anglais
et l’américain pour le mot vacances.
o James Gaddas (1960), le terroriste interrogé par Dempsey à la roulette russe, fut candidat conservateur aux élections de mai 2005.
o Roy Boyd (1938), le sergent de l’entrepôt, est Fred Bradshaw dans Cible des New Avengers.
o
Linzi Drew, la stripteaseuse du Hot Kat club,
a joué souvent des rôles similaires
et dans des films beaucoup plus ‘coquins’.
Elle est même productrice et metteur
en scène dans le genre…
o
Edwards fait une allusion à James Bond
à Big Ben : ‘You aren’t
James Bond. Nobody licensed you to kill.’
o
Le videur de la boîte de striptease
est Terence Plummer qui a de nombreuses petites
apparitions dans The Avengers. Il
était cascadeur sur les premiers James
Bond.
6.
L’OISEAU DE PROIE
(BIRD OF PREY)


Une fillette de onze ans est enlevée et sa mère, témoin capital dans un procès, risque de se rétracter si Dempsey et Makepeace ne la retrouvent pas dans les deux jours. Un détenu, arrêté par Dempsey, est relâché afin de les mettre sur la piste.
Un
épisode très laborieux et sans
grand intérêt. La majeure partie
de l’aventure est constituée
de bavardages entrecoupés de flashbacks.
À croire qu’il fallait replacer
le personnage Lymon à n’importe
quel prix. Un épisode ennuyeux où
même le thème musical est exaspérant.
Comme Dempsey et Makepeace pour Lymon, on
attend une heure (en fait 46 minutes) que
quelque chose se passe. En vain.
Les
plus : en cherchant bien, on
peut citer la scène chez l’ancienne
petite amie de Lymon où Dempsey abat
en légitime défense la personne
recherchée (‘I thought we had
a deal’).
Les
moins : tout, mais en particulier
: l’intrigue plate sans suspense, l’absence
de scènes ou de répliques humoristiques,
les nombreux flashbacks parfois au
ralenti, les discussions lassantes Spikings/la
femme témoin, les quelques notes de
musique répétitives, sans oublier
le grand dadais qui va se chercher ses plumes
au zoo et l’affreuse robe à fleurs
de la mamie de Makepeace au début de
l’épisode !
o Les nombreux flashbacks proviennent
du dixième épisode de la seconde
saison, The Bogeyman. C’est
en quelque sorte la première partie
de cet épisode. Il est préférable
d’avoir vu The Bogeyman avant
cet épisode, surtout qu’il est
nettement meilleur.
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Un tueur en série nargue la police en lui distillant des indices et désigne Harriet Makepeace comme interlocutrice. Elle devient ainsi sa prochaine cible.
Un
épisode très noir et l’entame
angoissante fait même penser à
un film d’horreur ! Comme toujours,
la série a la capacité d’alterner
la comédie et le drame, y compris
dans le choix de la partition musicale.
Tournée en hiver dans un Londres
gris et parfois enneigé, cette histoire
a une atmosphère glauque et prenante,
inhabituelle à la série. Elle
fait inévitablement penser à
l’épisode référence
en la matière de Kojak : Girl in the River, saison 1.
La
particularité de Thriller Killer
est qu’il vit avec ses victimes, toutes
brunes et ressemblant à son ex-femme,
avant de les assassiner dans les vingt heures.
Il joue au chat et à la souris avec
les enquêteurs en leur envoyant des
enregistrements et le pub à l’orchestre
de jazz permet à Dempsey et Makepeace
de localiser l’appartement de la dernière
victime, ce qu’avait anticipé
le tueur. Dempsey a la certitude que le
psychopathe veut se faire attraper – ce
qui est confirmé par l’envoi
des enregistrements, le délai de
survie de sa dernière proie et le
dénouement dans St James’s
Park.
Les
plus : l’atmosphère
de l’épisode, l’intrusion
du psychopathe chez sa victime (scène
pré-générique), Makepeace
affectée par le sort des femmes assassinées,
les seconds rôles (le tueur et Terry,
sa victime), la piste du parc enneigé
à la longue séquence dans
le vieil entrepôt, le final dans St
James’s Park et les onze coups de
Big Ben.
Les
moins : seulement le manque
d’humour, néanmoins très
compréhensible pour ce type d’épisode
qui est, pour moi, le meilleur des 30.
o Makepeace regarde dans la baignoire dans l’appartement car c’est là que furent découvertes les deux premières victimes.
o Dans l’appartement de Terry, il y a un livre en allemand sur les chocolats suisses dont le titre est bizarrement orthographié, ‘Feine Schweizer Chocolade’, et un livre de l’écrivain américain Chester Himes (1909-1984), The Crazy Kill écrit en 1959 (sorti en France sous le titre Couché dans le pain).
o Il existe effectivement un pub Carlton Tavern à Londres mais pas à l’adresse High Road, W2 comme précisé par Spikings.
o
Le réveil dans l’évier
qui sonne à midi est à l’effigie
de Roland Rat : The Series (1986),
un peu dans le genre du Muppets Show.
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8.
UNE MORT ÉTRANGE
(THE CORTEZ CONNECTION)

 
Cortez,
un trafiquant de drogue sud-américain
impitoyable, est à Londres. Le SI10
est chargé de le neutraliser. Dempsey
est embarrassé par la visite impromptue
d’une ancienne conquête new yorkaise.
Un
épisode moyen, sans grande saveur,
malgré quelques bonnes scènes.
Le scénario d’une traque d’un
gros bonnet de la drogue à Londres
n’est pas assez étoffé
pour soutenir la longueur d’un épisode.
Une ex-petite amie de Dempsey débarque
des États-Unis et ‘bouffe’
beaucoup de temps dans des passages souvent
pesants. Le clou de l’épisode
est la fusillade finale, la plus longue
de la série, sur les docks et au
milieu de camions Volvo... comme d’habitude
!
Les
plus : le début de
l’épisode, le policier photographe
démasqué (scène pré-générique)
et la tentative d’interception du
camion rouge qui ressemble à une
séquence tirée d’un
James Bond, l’arrestation de l’homme
de main, Cortez trafiquant convaincant et
le final ‘western’.
Les
moins : l’apparition
de Simone sur Tower Bridge hélant
un taxi ; scène ‘bouche-trou’
annonciatrice de beaucoup trop d’autres
comme le pas de danse dans l’appartement
de Dempsey, l’essayage de vêtements
avec Makepeace et surtout la longue séquence
du trio au bar de pianiste, certains seconds
rôles comme Fry (discussion administrative
avec Chas) et, par moments, Simone la picolo.
o Quelques échanges en espagnol non sous-titrés mais ne présentant pas un intérêt primordial (scène pré-générique, dans les docks).
o D.C. Fry (interprété par Kim Wall) était déjà dans la distribution de l’épisode The Prizefighter.
o
Où a-t-on pêché ce titre
français sans aucune… ‘connection’
avec l’histoire ou le titre original
?
o
Lorsque Simone appelle Gordon Spikings,
elle lui demande : ‘Are you Irish
?’. Réponse de Spikings :
‘Irish? I’m Welsh !’.
Ray Smith (1936-1991) est, en effet, né
et décédé au Pays de
Galles et il fut membre du Plaid Cymru,
le parti nationaliste gallois. Il vécut
au Pays de Galles jusqu’à son
décès d’une crise cardiaque
à l’âge de 55 ans.
o Simone et Dempsey dansent sur Hippy Hippy Shake des Beatles.
o
La réplique de Dempsey : ‘There
is only one thing worse than waiting for
one woman, it’s waiting for two !’
[Il n’y a qu’une seule chose
pire que d’attendre une femme, c’est
d’en attendre deux !]
o La doublure de Michael Brandon est visible lorsque Dempsey s’accroche au camion.
o
Makepeace surprise que Simone ait retrouvé
la trace de Dempsey : ‘So eh,
how come she could find you when the whole
of the New York Police Department don't
know where you are ?’. Pourtant,
depuis l’épisode en deux parties
du début de saison The Burning,
la police new yorkaise n’est plus
censée être dans le secret
de la localisation de Dempsey…
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9.
L’HOMME TRAQUÉ
(MANTRAP)


Des pilleurs de bijouterie craignent les investigations de Dempsey et Makepeace et ils décident de les attirer dans un piège en prétextant un nouveau casse.
Après un pré-générique palpitant, l’épisode s’enlise de plus en plus et déçoit beaucoup. Spikings a un rôle plus important que d’ordinaire et fait même preuve d’humour (‘This is Big Daddy speaking’) mais l’intrigue n’est, en fait, qu’une longue attente, deux tiers de l’épisode (comptez le nombre de plans où la Daimler roule !).
Quelques
rares bonnes scènes mais l’ensemble
est plat et ennuyeux et, surtout, alourdi
par les préparatifs d’un mariage
juif qui cassent le rythme jusque dans la
bagarre finale. La présence de Christopher
Benjamin ne sauve rien : il est sous-employé
et à des années-lumière
de ses prestations dans les Avengers et Sherlock Holmes. La saison se
traîne…
Les
plus : comme très souvent,
la séquence pré-générique,
avec Dempsey en joaillier à la barbichette
et Dempsey et Makepeace en vendeurs de hot-dogs. That’s all folks !
Les
moins : le ‘worst’,
le plus mauvais des 30. Le mariage en fil
rouge, Christopher Benjamin pas crédible
en vilain, les autres seconds rôles
pâlots dont les deux mamies pénibles,
toutes les scènes de mauvais burlesque
des préparatifs du mariage, les discussions
stériles dans les bureaux du SI10,
la musique, le final mal conçu et puis,
l’attente ennuyeuse qui n’en finit
pas…
o
Encore une fois, le titre français
ne se rapporte à rien du tout ! À
se demander si les responsables ne les ont
pas mis au hasard !
o Deuxième épisode consécutif où Dempsey fait mine de ne pas connaître le quartier Elephant & Castle. ‘What’s the Elephant ?’
o
Spikings compare Chas, qui couvre les agissements
de Dempsey et Makepeace, à Fletcher
Christian ; une référence
directe aux Révoltés du
Bounty.
o Lorsque Christopher Benjamin parle au téléphone, on aperçoit de longs instants un micro télescopique (33’).
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10.
LE GARDIEN
(GUARDIAN ANGEL)

 
Lors d’une fusillade, Dempsey échappe de peu à la mort et Makepeace décide de quitter la police. Le policier américain va essayer de convaincre sa partenaire de revenir pour l’aider à coincer un membre de la mafia.
Cet
épisode clôt malheureusement
la série. Pas excellent ni mauvais,
il est à l’image de cette ultime
saison, mais c’est une meilleure fin
que celle des Avengers !
Réalisé par Michael Brandon himself, il alterne les bons moments et les longueurs. La scène pré-générique, dans l’obscurité et au milieu de statues, est angoissante et surprenante. Brandon assassine Dempsey ! En fait, un cauchemar de Makepeace qui la fait se poser des questions et démissionner. L’intrigue passe au second plan mais elle est néanmoins intéressante. Crazy Joe, liquidé dans l’entame, n’est qu’un petit truand qui doit fournir une voiture à un mafieux qui veut doubler l’organisation et couler ses derniers jours au soleil italien.
Les seconds rôles ne sont pas inoubliables, Joyce a l’air même revêche, et l’intérêt de l’épisode réside, bien entendu, dans le fait que Dempsey et Makepeace s’avouent enfin leurs sentiments respectifs. La dernière scène laisse la porte ouverte à une éventuelle quatrième saison qui ne verra jamais le jour : Makepeace répond, après hésitation, à l’appel de Charlie Five.
Une fin de série moyenne ; on aurait pu espérer mieux mais on aurait pu avoir pire…
Les
plus : la séquence
pré-générique proche
du fantastique avec la musique envoutante
et les visions cauchemardesques de Makepeace,
la discussion Harriet/Dempsey devant la
grille du cimetière (‘I saw
Crazy Joe shoot you dead’), Dempsey
et Spikings au pub (‘I mean really
care’), le final avec la Rolls dans
la Tamise.
Les
moins : les deux longues séquences
Dempsey/Dan, le clochard indic, la discussion
Harriet/Joyce, l’attitude cavalière
d’Harry, la scène ridicule
au musée, fermé et désert,
où Dempsey implore Makepeace, à
genoux et avec l’écho.
o Lorsque la femme flic, Joyce Hargreaves,
se fait renverser, il n’y a personne
dans la rue. Juste après, un piéton
est visible à l’arrière-plan
puis invisible l’image suivante.
o Dempsey appelle Spikings par son prénom pour la première fois de la série : ‘Gordon, do you think I’m boring ?’.
o Pour la dernière fois, Dempsey place sa réplique fétiche, de circonstance car devant un cimetière : ‘Life is hard, then you die’.
o
Au générique de fin, la production
remercie le British Museum pour avoir permis
le tournage : Our thanks to British
Museum (Natural History). The National
History Museum est un des trois grands musées
le long de Exhibition Road dans le quartier
de Kensington. Ce musée ouvrit en
1881. Sir Richard Owen (1804-1892), imminent
biologiste et spécialiste des dinosaures
(domaine sur lequel travaille Harriet dans
l’épisode), créa ce
musée pour le séparer du British
Museum. C’est devant sa statue que
Dempsey s’agenouille pour convaincre
Makepeace de l’aider.
o
Dempsey à Dan qui lui dit que sa
peinture abstraite représente une
femme : ‘I guess you ain't seen
one in a while.’ [Je pense que vous
n’en avez pas vue une depuis quelques
temps.]
o
Kate O’Mara (1939), Joyce, a participé
comme assistante de Moneypenny au documentaire Welcome to Japan, Mr Bond (1967),
film promotionnel pour On ne vit que
deux fois. Son premier rôle est
dans la série Destination Danger (1965) puis Le Saint, Département
S, Amicalement Vôtre, Dynasty, Doctor
Who… Elle a déclaré
: "I would like to be where Diana Rigg
or Judi Dench is, but I expect it is as
good as it is going to get." [J’aurais
aimé atteindre le statut de Diana
Rigg ou de Judi Dench et j’espère
que cela arrivera.]
o
Richard Johnson (1927), Daish, aurait été,
selon certaines sources, approché
pour être James Bond dans Dr No et il aurait refusé, ne voulant pas
être lié pour plusieurs films.
Captures réalisées par Denis Chauvet.
Crédits
photo: Universal.
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