
HORS
SERIE
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1. UN DOLLAR EN ARGENT
(SILVER DOLLAR)


Une société, qui investit en Afrique, est victime d’attaques répétées d’un commando prônant la libération du continent noir. Makepeace va découvrir que le commando est manipulé.
Épisode
très moyen ; la série d'attaques
contre une société est une intrigue
très mince. Les bons moments se passent
avec le duo Dempsey/Makepeace, bien que l'histoire
des clés perdues soit lassante. À
voir : la planque en clochards et l'arrivée
de Dempsey dans les bureaux... à cheval
! Le titre fait référence au
soi-disant porte-bonheur de Dempsey ; donc,
fi de l'histoire !
Les
plus : l’intervention
ratée pour stopper la camionnette,
la poursuite du chien en 2CV, la tenue rouge
vamp de Makepeace, Dempsey à cheval
dans le bureau.
Les
moins : énormément
– la scène d’intro bâclée
et bardée de pubs pour Coca et Michelin,
les discussions puériles sur les clés,
l’African Liberation Army, la scène
du bar où Makepeace poursuit Dempsey
chez les ‘gents’ (celui-ci a une
‘petite envie’ et ne se lave pas
les mains mais touche l’épaule
de sa partenaire !), le baratin de D&M
au feu de camp de la décharge, déguisés
en clochards, l’intervention musclée
invraisemblable de Dempsey dans le bar, sa
démission si tôt dans la saison
et son prétexte pour revenir, l’arrogance
de Makepeace (‘I don’t need his
help’), le final escamoté.
o Le générique a quelques nouvelles scènes qui proviennent de la seconde saison.
o Dempsey à Makepeace, qui a hésité à tirer : ‘You froze like an iceberg !’.
o
Spikings fait une référence
à Clint Eastwood : ‘a crazy Yank
who thinks he’s Clint Eastwood.’
o La doublure de Michael Brandon est visible dans la scène finale à moto.
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2.
MOROCCO JACK
(WHEELMAN)

 
Un malfrat 'français', ancien complice de Spaggiari (cité dans l'épisode), cherche un chauffeur (wheelman) pour faire un casse. L'occasion pour Dempsey de jouer les Steve McQueen dans Londres.
Épisode
correct sans plus. À voir : la voiture
de Dempsey face aux deux véhicules
de la police sur une musique d’Ennio
Morricone et Makepeace maniant la mitraillette
aussi bien que Mrs Peel.
Les
plus : l’attaque du bateau-Mouche
(séquence pré-générique),
le duel de voitures avec la musique de Morricone,
la fusillade au restaurant et le final dans
l’Arcade.
Les
moins : l’interrogatoire
caricatural du suspect, le journaliste criminel
bien jeunot, les couvertures des deux policiers
– ‘Debby Smith’ et son passé
turbulent à Rio (et la naïveté
de Morocco Jack : ‘You can’t be
a cop !’), l’air de demeuré
de ‘Sallapuccio’ avec gants, lunettes
de soleil et chewing-gum – la présence
excessive du commissionner et pourquoi
attendre la marée pour se débarrasser
de Jack Cade ?
o Deux passages de cet épisode sont
utilisés dans le générique
de la saison 2 : la scène où
Dempsey fonce vers les deux voitures de police
et celle où il conduit à l'intérieur
d'un magasin.
o Lors du duel de voiture Dempsey/Police, la musique entendue est celle composée par Ennio Morricone pour Le bon, la brute et le truand. Le titre du morceau est Ectasy of Gold.
o Lieux de tournage : sur la Tamise. On reconnaît, à plusieurs reprises, St Paul’s et le Parliament en arrière-plans.
o Dempsey ne fait pas de différence entre Marseille et Lyon (‘What’s the difference ?’)
o La coiffeuse parle de Boy George, Tatum O’Neal et de la Princess Di, pas encore Lady.
o Spikings évoque le film French Connection.
o
Au restaurant, le serveur est français,
Gaston, et on y parle la langue de Molière
en VO : ‘Gaston, qu’est-ce
qu’on va manger ?’ ‘Du boudin
noir suivi par du coq au vin.’
o Dempsey prononce sa phrase mythique pour la seconde fois : ‘Life is hard, then you die !’.
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Une psychopathe (interprétée par Suzi Quatro, la chanteuse), amoureuse folle de Dempsey, est prête à tout pour arriver à ses fins....
Un
excellent épisode, un des meilleurs
de la série, malgré quelques
invraisemblances (comment Dempsey ne remarque-t-il
pas que la femme est venue dans son appartement
en son absence ?). La seule histoire, malheureusement,
écrite par Roger Marshall. Suspense,
tension, humour mais beaucoup plus de noirceur
que dans les deux premiers épisodes
de cette seconde saison.
Les
plus : presque tout –
les aspects films d’horreur de la mise
en scène (la voix au téléphone,
les petites frayeurs avec le gardien de l’immeuble,
l’attaque sur Makepeace : ‘Hey,
bitch, leave my man alone !’), Cathy
Warren, l’excellente psychopathe, serveuse
et ‘fille d’en face’, la
scène pré-générique,
la visite chez la veuve, la musique caractéristique
de l’épisode, particulièrement
dans la superbe séquence de la maison
abandonnée, la visite au photographe,
la folle dans l’appartement de Dempsey,
la réaction de jalousie du bar, la
scène ‘jouée’ pour
exciter la psychopathe (les deux acteurs sont
déjà un couple à la ville),
le final sur les toits.
Les
moins : presque rien –
comment Dempsey ne se rend-il pas compte que
sa vaisselle a été faite ?,
la veste rouge et blanche de Dempsey.
o Dempsey essaie de regarder un film dans son appartement. Il s'agit du Troisième Homme (1949), réalisé par Carol Reed et interprété par Joseph Cotton et Orson Welles. La célèbre musique à la cithare est signée Anton Karas.
o
Description de Londres par Spikings (allusion
à l’assassinat de Kennedy) :
‘This is not Dallas, this is dull old
London, remember ?... a tower, a Queen and
some warm beer but not many snipers.’
o
Dempsey à Makepeace qui demande si
une ancienne petite amie pourrait lui en vouloir
au point d’essayer de lui loger une
balle dans la tête : ‘It wouldn't
be my head they'd be trying to blow off. ’
[Cela ne serait pas ma tête qu’elle
essaierait d’exploser.]
o
Premier appel téléphonique :
‘Should have been you, Dempsey, with
a bullet in the head.’ [Cela aurait
dû être vous, Dempsey, avec une
balle dans la tête.] – Le SI 10
n’est pas dans le bottin.
o
Dempsey au photographe, après avoir
balancé son repas par la fenêtre
: ‘Do you want to follow your lunch
?’ [Voulez-vous suivre votre déjeuner
?]
o Jetez un coup d’œil sur le calendrier du photographe…
o
Au bar : Dempsey commence la réplique
: ‘Life is hard’ et Warren, la
serveuse, la termine : ‘…And
then you die.’ Sous-entendant qu’ils
se connaissent relativement bien !
o
Jeu de mots entre Foley, le gardien, et Dempsey
au sujet de la visite à son appartement :
‘She was in the bath’ ‘She
was in the butt’. Légère
différence de prononciation mais pas
le même sens : ‘in the bath’
(dans le bain), ‘in the butt’
(à poil).
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Après
un braquage raté dans une banque, trois
truands se séquestrent dans les locaux
en prenant des otages. Une tentative de libération
des prisonniers échoue et Makepeace se
substitue à une femme cardiaque.
Toute
bonne série policière a un épisode
prise d'otages ! C'était le tout premier
pour Kojak ! Celui-ci est également
excellent et très noir à l'exception
de la séquence d'ouverture et de la première
scène, rythmées et drôles
(ah, les fleurs) mais elles n'ont rien à
voir avec l'intrigue principale. Un gangster
fait froid dans le dos et l'exécution
d'un otage met mal à l'aise.
Les
plus : une histoire rythmée,
noire et sans temps mort, Levey, le paumé
nerveux prêt à ‘popping heads’,
en lice pour le meilleur ‘méchant’
de la série, la scène d’introduction
(‘Police, freeze !’) et le combat
Makepeace/voleur de bijoux sur l’échafaudage,
les deux saynètes à l’hôpital
(les fleurs en plastique et Dempsey sexiste
dans la première, Dempsey en docteur
et la ‘real rose’ dans la seconde),
les tentatives pour s’introduire dans
la banque (toits et égouts), l’échange,
le final qui fait penser à celui de Dirty
Harry (le bus, l’enfant maltraité…).
Les
moins : le personnage superflu
de ‘Rockefeller’ (une grosse huile
quelconque), Makepeace veut prouver ‘quelque
chose’ à Dempsey en prenant la
place de l’otage (trop mélo).
o
Le titre, littéralement 'Pas de reddition',
est à mettre du côté de
la police. Il signifie que la police ne cède
pas aux conditions.
o
La phrase ‘politiquement incorrecte’
de Spikings au sujet des preneurs d’otages :
‘You have fifteen minutes to get those
animals, dead or alive, I don’t care.’
[Vous avez quinze minutes pour coincer ces animaux.
Morts ou vifs, ça m’est égal.]
o Lieu de tournage : Old Bond Street (magasin Cartier) dans le premier plan.
o Dempsey révèle qu’il a le vertige.
o Colin McFarlane (1961) incarne pour la troisième, et dernière fois, le rôle du sergent Watson.
o L’exécution de l’otage est une des scènes les plus dures de la série.
o
Les deux petits rats dans les égouts
de Londres n’ont rien à voir avec… Gnaws !
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Un malfrat fait régner la terreur sur un quartier de Londres. Lorsqu’un indic, une connaissance de Harriet, est rossé, la femme flic en fait une affaire personnelle.
Épisode
type qui démontre que toute bonne série
n’a pas besoin de bonnes intrigues pour
faire de bons épisodes ! Le titre correspond,
en fait, à la boisson préférée
de Makepeace ! L’histoire d’un
petit malfrat sadique, qui terrorise tout
un secteur en rackettant des petits commerces,
passe au second plan. La scène de la
boîte de nuit est culte pour les amateurs
de la série : Makepeace, complètement
saoule, allume Dempsey et va jusqu’à
échanger une robe sexy avec une amie
! Une grosse ‘devil mind’ dans
cette séquence avec un jeu de mots
intraduisible : « He belongs
to me, he’s my private dick ! ».
La scène du lendemain ‘Did we
or didn’t we ?’ est très Avengeresque ! Sans oublier l’arrestation
du coq dans la scène d’ouverture !
À voir ou revoir ! Le sommet de la
série. Un peu de violence mais surtout
beaucoup d’humour.
Les
plus : l’humour régnant
dans tout l’épisode, l’intro
du poulet (‘I’ve got a reputation
to consider’), la justesse des seconds
rôles (le caïd vicieux Lowe, l’informateur – et
ami d’Harriet- Jock), le combat Jock/les
truands (qui semble bien tourner), la scène
de l’hôpital et du verre d’eau,
l’assiette de spaghettis au Ristorante
Fiori, la séquence à la boîte
de nuit Stringfellows, une des meilleures
de toute la série (Makepeace saoule,
la ‘devil mind’ et l’échange
de la robe rouge), la discussion ‘Did
we or didn’t we ?’ et le final
dans la salle de rollers.
Les
moins : le différend
Makepeace/Dempsey sur le parking du restaurant.
o Dempsey à Stavros, patron du snack,
après l’arrestation du ‘poulet’ :
‘Is this a chicken take-away ? We’re
taking away your chicken !’
o La visite d’intimidation de Lowe à Stavros pourrait être amputée. On a l’impression qu’il manque quelque chose.
o Le pub devant lequel Jock est balancé de la voiture est The Bramcote Arms. Ce pub est dans la scène d’introduction d'Actes de violence, saison 1.
o
Dempsey en voyant la robe rouge sexy de l’amie
de Harriet: ‘I like that dress !’.
Harriet : ‘Oh, you do, do you ?’
o
Dempsey après avoir admis qu’il
ne s’était rien passé
: ‘You are satisfied ? No irony
intended !’ mais la dernière
réplique de l’épisode
est pleine de sous-entendus : ‘Next
time, you mightn’t be so lucky !’.
[La prochaine fois, vous pourriez avoir moins
de chance.]
o
La boîte londonienne Stringfellows est
très prisée… et recommandée
!
6.
LE PRIX DU SANG
(BLOOD MONEY)

 
Des membres d’une ambassade arabe détournent leurs propres objets d’art afin de financer un groupe terroriste.
Épisode
moyen. Quelques bons moments comme Dempsey
en "pédale" américaine
fortunée et maniérée
dans la boutique de tapis rares et un final
digne d’un western, mais l’ensemble
déçoit. Néanmoins, cet
épisode démontre que le politiquement
correct n’était pas de mise dans
les années 80 ce qui est une bonne
chose.
Les
plus : le politiquement incorrect
de l’histoire et des dialogues, Dempsey
en folle a des faux airs de… Danny
Wilde, la tueuse (qui blesse Spikings) est
précurseur des femmes terroristes des
attentats actuels, l’arrestation de
Bailey, la fusillade finale dans le hangar.
Les
moins : la scène-pré
générique sponsorisée
par les véhicules Volvo !, l’intrigue
très décousue, la plupart des
seconds rôles (Scott et Bailey, le duo
d’escrocs anglais inconsistants, le
colonel Rasheed et ses sbires violents, Redgrave,
l’efféminé marchand d’art
corrompu), de nombreuses petites scènes
superflues et ennuyeuses qui servent à
rallonger un épisode déjà
court (moins de 47’), les photos Polaroïd
bien dépassées, le manque de
passages et de répliques humoristiques
caractéristiques à la série,
le cigare de Dempsey dans un hôpital.
o Makepeace faisant feu dans le hangar et l’explosion font partie du générique de cette seconde saison.
o
La scène qui suit le générique
est un échange ‘politiquement
incorrect’ au sujet d’un tapis
d’Orient. Dempsey : ‘Looks like
a fancy schmancy doormat.’ [Ca ressemble
à un paillasson fantaisiste]. Harriet
: ‘It’s not meant for wiping your
feet on, it’s a prayer mat and it’s
made of silk.’ [Ce n’est pas fait
pour essuyer vos pieds, c’est un tapis
de prière et c’est fait en soie.]
Plus tard, Dempsey en acheteur américain,
saisit un tapis : ‘Wouldn’t this
look divine in the john ?’ [Cela
ne serait-il pas super dans les cabinets ?]
o
Harriet : ‘Dempsey, you’re disgusting
!’ Dempsey : ‘Thank you’.
o
L’Égypte n’est pas mentionnée
mais bien sous-entendue.
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7.
AU VOLEUR
(SET A THIEF)

  
Une
modèle est renversée par un
chauffard sous les yeux de Dempsey et Makepeace.
L’enquête va conduire le couple
dans les milieux de la photographie et de
la politique. Un haut fonctionnaire de l’État
utilise des modèles pour faire passer
des diamants.
Bon
épisode avec un rythme soutenu mais
l’intrigue est trop alambiquée
et révélée à
la va-vite par le photographe à la
fin ! La meilleure scène est celle
où Dempsey rend visite au club d’aérobics.
Dempsey : ‘Everybody should read The
New York Times !’. [Tout le monde
devrait lire The New York Times !]
Les
plus : la scène pré-générique
(The New York Times, Janine renversée,
‘Bastard’), Dempsey chez le
photographe, la corruption des politiques
britanniques toujours d’actualité,
quelques seconds rôles (le méchant
Van Gelder, la grosse brute et la jolie
Lucy), l’apparition de Dempsey au
club d’aérobics réservé
aux mannequins, l’arrestation mouvementée
de Davis, la filature du cab en pick-up,
le final sur la péniche.
Les
moins : l’intrigue incroyablement
confuse, les encombrants ronds-de-cuir de
Whitehall, Davis – personnage transparent
et son long interrogatoire (‘Waiting
!’) –, le chapeau et la
chemise à carreaux de Dempsey, l’inconsistance
du petit bonhomme au melon censé
chapeauter l’organisation (rien à
voir avec Steed !).
o C'est le troisième épisode
où figure le pub The Bramcote Arms.
Il apparaît dans les épisodes Actes de violence (1re saison) et Tequila (2e saison).
o
Après avoir fait référence
à Cagney & Lacey dans Enlèvement (saison 1), Spikings
évoque une autre série policière
américaine, Starsky & Hutch : ‘By the way, where is Starsky or
Butch, or whatever he calls himself ?’
o
Harriet après la remarque de Dempsey
sur le NYT : ‘Well if you
want something big enough to sleep under,
at least buy The London Times’.
– Dempsey au photographe (en photographiant
une modèle sur une moto) : ‘Life
is hard, then you die’.
o Lieux de tournage : Whitehall, Albert Bridge, Covent Garden.
o Jeu de mots sur ‘legwork’ : travail administratif pour Harriet mais autre chose pour Dempsey qui caresse la jambe de la modèle en téléphonant à sa collègue !
o
Harriet au sujet du photographe : ‘He
photographed a collection for a Bond Street
shop. Quite sought after. More for mistresses
than for wives, you know the sort of thing.’
[Il fait des photos d’une collection
pour une boutique de Bond Street. Très
prisée. Plus pour les maitresses
que pour les épouses, vous voyez
le genre de choses.]
o Les doublures de Glynis Barber et Michael Brandon sont visibles dans le pick-up lors de la filature du taxi dans les plans éloignés.
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8.
CET HOMME EST DANGEREUX
(THE HIT)

  
Un
mac et un policier se font descendre en pleine
rue. Règlement de comptes ? Dempsey
et Makepeace découvrent que le mac
a essayé de faire chanter un tueur
professionnel venu des USA, mais qui est le
contrat ?
Très
bon épisode avec des seconds rôles
convaincants (la ravissante Amanda Pays alias Tiffany). À noter
que le titre français est la traduction
d’une réplique en VO de Dempsey !
Beaucoup de jeux de mots et d’humour
dans les répliques (‘It’s
difficult to pick up teeth with two broken
arms !’) et une référence
à Sherlock Holmes (‘Who knows ?
I’m not Sherlock Holmes’). Un
insert de Miami surprenant lorsque Dempsey
appelle un de ses collègues américains.
Étonnant que toutes les anciennes
copines de Makepeace, au moins deux, finissent
par faire le trottoir… ce qui fait
dire à Dempsey dans l’épilogue :
‘Where is the school ?’.
Un petit bémol : la poursuite finale
interminable qui ‘meuble’ trop
visiblement !
Les
plus : la fusillade de l’introduction,
les seconds rôles et particulièrement
Tiffany Grace – la prostituée
de luxe junkie amie d’enfance
d’Harriet qui circule en Porsche,
un des plus jolis minois de la série
–, sans oublier le tueur et Billy,
le mac, la rencontre fortuite dans l’appartement
(I should’ve shot him), l’interrogatoire
Tiffany/Harriet, l’arrestation de
Billy, le tueur surpris par D&M au moment
d’exécuter le banquier.
Les
moins : le répugnant
client trafiquant, le coup de téléphone
à Miami, la trop longue poursuite
finale (cinq minutes) qui se termine par
le plongeon du tueur dans l’acide.
o Tiffany Grace quitte l’appartement
en robe rouge (sans soutien-gorge) mais
elle arrive chez son ‘client’
en robe beige.
o Le chauffeur de la Daimler, qui conduit Radley au tribunal, est Paul Weston. Il doubla Patrick Macnee en particulier dans la fameuse scène de départ de Ne m’oubliez pas.
o Lieux de tournage : Trafalgar Square, St Katharine Docks, Bank of England, quartier industriel aux alentours de Morden Wharf Road.
o Petite plaisanterie intraduisible : Harriet utilise le mot américain ‘precinct’ (quartier) pour que Dempsey ‘se sente comme à la maison’ ce qui fait réagir Spikings.
o
Jeu de mots lorsque Dempsey sent que quelque chose ne colle pas dans l’affaire
de la fusillade. Harriet, après une
nuit de planque : ‘Well, while you
smell it, I’m going to shower and
change my clothes.’
o Tiffany a des notions de français en reprenant Billy au restaurant sur la prononciation de ‘loup de mer’.
o Dempsey à son homologue américain : ‘Life is hard, then you die.’
o Lorsque Dempsey prend le volant de la Daimler, la plaque d’immatriculation ne tient que par un côté mais elle est miraculeusement refixée dès la première image de la poursuite.
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9.
CONTREFAÇON
(IN THE DARK)

  
Un flic, infiltré, est assassiné. Dempsey et Makepeace n’ont que la photo d’une jolie fille et les dernières paroles d’un mourant, ‘It’s the man in the red coat’, pour les mettre sur la voie.
Cet
indice se révèlera (tout comme
le piège tendu à Dempsey et
la révélation de l’intrigue), a posteriori, tiré par les
cheveux : un complot extrémiste a pour
but d’arroser le royaume de faux billets
et de renverser le gouvernement en place.
La séquence pré-générique
est ratée (très rare dans cette
série), le méchant est identifié
dès le générique passé…
et Dempsey devrait donner sa recette pour
emballer aussi rapidement ! Sinon, l’histoire
se suit avec plaisir ; de l’humour
(dans l’appartement du flic) et de l’action
(garage puis arrestation). La fusillade dans
la salle de théâtre est la meilleure
scène et le final a lieu, comme souvent,
dans les docks de Londres.
Les
plus : le suspense préservé
(d’où le titre VO), ‘the
man in the red coat’ (cela aurait pu
être le titre de l’épisode
!), l’humour lors de la fouille de l’appartement
de Bishop (et l’air de Dempsey lorsque
Harriet lui révèle qu’il
était gay), l’arrestation
de Lucky, la fusillade au théâtre
et le final de Dempsey, dans l’entrepôt
et à l’assaut du paquebot.
Les
moins : la scène d’introduction
incohérente, la visite nocturne dans
les bureaux, le coup de la lecture enregistrée,
les seconds rôles pas inoubliables.
o
Différence de ‘langue’ intraduisible en français : en se rendant à l’appartement de Bishop, le flic abattu, Dempsey demande : ‘Which apartment is it ?’ ; réponse d’Harriet : ‘It’s the flat around here.’
o Caroline Bliss fut Miss Moneypenny dans deux James Bond avec Timothy Dalton, la seule à porter des lunettes. C’est sa copine d’enfance, Debbie McWilliams qui la remplaça.
o
Makepeace : ‘Let’s go to bed’
puis devant l’air interrogatif de Dempsey :
‘Me in my bed, you in yours !’
et le téléphone sonne...
o
Deux similitudes avec l’épisode
précédent : un collègue
des deux policiers est de nouveau abattu et
une fille roule encore en Porsche.
o Déjà à l’époque, 1985, Dempsey évoquait les temps modernes où tout le monde doit vivre avec un ordinateur !
o
Référence à Cendrillon,
Cinderella en anglais et son ‘Prince
Charming’. Harriet : ‘Lindsay’s
chum, Prince Charming. Whom I went after while
you were amusing yourself with Cinderella.’
o Le pub ‘Duke of Cumberland’ (the man in the red coat) se trouve au 235 New Kings Road.
o Bien que ne figurant pas au générique, la société Volvo a dû participer à la série vu le nombre de véhicules présents dans chaque épisode (ici, les camions de l’entrepôt).
o On remarque la doublure apparente lorsque Lindsay fait le plongeon, le cascadeur ayant les cheveux bruns et pas blancs !
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10.
FLAGRANT DÉLIT
(THE BOGEYMAN)

  
Dempsey se lance dans une chasse à l’homme presque personnelle avec un ancien boxeur. Aussi déterminé et violent que Dempsey, il a réussi deux fois à lui échapper.
Un
épisode qui sort de l’ordinaire
: le subalterne Chas n’est pas un
pion cette fois et il se plaint à
Spikings des agissements de Dempsey, une
discussion Dempsey/Harriet met en évidence
les doutes du flic américain et Dempsey
est blessé par balle dans le final.
Beaucoup d’humour comme très
souvent ; l’échange sur les
armes, l’indic qui demande à
Dempsey si Harriet est avec lui : «
No, he can’t afford me, love ! »
et de l’action – le début
western, la poursuite jusqu’à
l’écluse et le final. Glynis
Barber est, comme toujours, très
élégante ! Quelques bémols :
Dempsey abuse du chewing-gum et du cigare
et l’absence de portable qui fait
vieillir l’épisode (Dempsey
doit faire 3 miles pour trouver la cabine
rouge !).
Les
plus : les trois confrontations
‘rounds’ Dempsey/Lymon (la séquence
d’introduction dans le chantier style
western, la scène de la poursuite
sur les toits et de l’écluse
et le final), Keith Lymon, le vilain de
la série, la tenue en soie beige
de Makepeace, Jim Kelly, l’ancien
manager de boxe pouilleux amateur de Guinness,
un grand échange Makepeace/Dempsey
et les confidences de l’américain
sur son boulot : ‘Maybe I'm burned
out’.
Les
moins : Makepeace effacée
dans le scénario, Chas qui joue la
balance, le chewing-gum (qui rend invisible
au croquemitaine !, bogeyman en
anglais) et le cigare de Dempsey, le vieillissement
de l’épisode (la discussion
Harriet/Dempsey sur les ordinateurs, l’absence
de ‘call box’), Dempsey couvert
de sang mais bien debout !
o Le personnage de Keith Lymon, toujours interprété par Nick Brimble, sera repris dans un épisode, moins réussi, de la troisième saison, L’oiseau de proie. Le dernier échange laisse prévoir ce retour. Dempsey : ‘Piece o’ gum ?’, Lymon : ‘I’ll get out. And I’ll have you’.
o Terry Downes (qui joue Terry) fut champion du monde de boxe en 1961.
o
À noter que le final se déroule
dans un entrepôt où on peut
lire sur les cartons : ‘Topsail Australian
Corned Beef’ !
o La marque de bière, Guinness, a-t-elle touché des droits vu les deux packs, marque en évidence, que ramène Dempsey à l’entraîneur de boxe, sale comme un cochon ?
o Le promoteur Harry Rose a la définition exacte : ‘SI 10 : a firm within a firm !’. Il a des photos d’acteurs au mur de son bureau : Fred Astaire, Edward G Robinson, Marilyn Monroe.
o Les doublures sont apparentes lors de la poursuite sur les toits.
o
Makepeace fait une comparaison entre Dempsey
et Lymon : ‘Maybe he's what you would've
been, if you weren't a cop.’ [C’est
peut-être ce que vous auriez été
si vous n’aviez pas été
flic.]
o
Dempsey évoque, à la stupéfaction
de Spikings et de Makepeace, le poète
britannique Percy Shelley (1792-1822).
Captures réalisées par Denis Chauvet.
Crédits
photo: Universal.
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