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HORS
SERIE
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PRÉSENTATION DE LA SAISON 3
Une nouvelle orientation est donnée à la série à l’occasion de la troisième saison. La part des aventures de type western, qui était négligeable au cours de la deuxième saison, augmente considérablement. La production souhaitait utiliser les décors d’autres séries western afin de diminuer les coûts, d’autant plus que le concept mis en place par Michael Garrison était très onéreux avec son lot d’inventions spectaculaires. Donc, une série western était plus rentable qu’une série fantastique.
Ce
n’était pas seulement
une question de rentabilité.
En effet, les séries western
connaissaient encore un succès
considérable attesté
par les indices d’audience.
Du coup, on a droit à quantité
d’épisodes avec les ingrédients
traditionnels de tout western qui
se respecte : bagarres et coups
de feu à profusion, poursuites
à cheval, présence de
cow-boys, d'Indiens et de l’armée.
Cette
évolution n’a guère
nui à la qualité de
la série. Même si cette
saison n’atteint pas le niveau,
il est vrai, exceptionnel de la précédente,
elle demeure très attrayante.
Les séquences western se marient
avec les éléments traditionnels
de la série : étrangeté
des personnages et excentricité,
légèrement atténuées,
sont au rendez-vous. Certains épisodes
western sont véritablement
passionnants, parmi les meilleurs
épisodes toutes saisons confondues,
et sont devenus des classiques (La
Nuit du pur-sang, La Nuit du vengeur…).
Les thèmes musicaux, tous renouvelés, sont d’excellente qualité et égalent, et parfois même dépassent, ceux de la saison précédente.
Très
peu d’épisodes s’avèrent
être des échecs au cours
de cette saison 3 qui constitue, avec
la précédente, l’âge
d’or de la série.
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1. LA NUIT DE LA CONSTITUTION
(THE NIGHT OF THE BUBBLING DEATH)

   
Un
malfaiteur appelé Freemantle a dérobé
l’exemplaire original de la constitution
des États-Unis. Il demande en échange
un million de dollars et l’indépendance
de l’enclave de Panhandle Strip qu’il
contrôle avec ses hommes à
la frontière du Mexique.
Le
premier épisode d’une saison
est destiné à fidéliser
le spectateur, ce qui implique de choisir
un épisode majeur. Si les producteurs
avaient misé sur Victor Buono lors
des deux premières saisons, ils vont
pour les deux dernières mettre en
avant les épisodes écrits
par David Moessinger. Ce dernier est l’équivalent
de Richard Harris pour les Avengers ;
il produit peu de scénarios, mais
toujours d’excellente qualité.
Cette
troisième saison débute donc
par un épisode presque parfait, l'un
des meilleurs toutes saisons confondues.
Le scénario est bâti à
la manière des meilleurs scripts
de Mission Impossible : Jim
et Artie posent les données du problème
et arrêtent minutieusement leur plan
au cours d’un briefing semblable aux
réunions d’avant mission de
Jim Phelps et de ses agents. Le récit,
passionnant, est agrémenté
de moult rebondissements et coups de théâtre.
Ce scénario en béton aussi solide que la forteresse où Freemantle a caché la constitution est bien servi par l’abondance inhabituelle de gadgets : West et Gordon en utilisent une bonne douzaine, contre un ou deux en moyenne par épisode.
La distribution est particulièrement brillante avec Harold Gould pour Freemantle et William Schallert dans le rôle du falot conservateur des archives fédérales, mais aussi la sensuelle Madlyn Rhue, idéale pour interpréter la vénéneuse Carlotta Waters, compagne ambiguë et fort peu fidèle de Freemantle.
Il faut souligner la qualité exceptionnelle de la bande musicale, tant pour les scènes d’action avec une musique de type western que pour les scènes plus tendres, illustrées par un thème particulier associé à Carlotta. C’est ce dernier qui conclut l’épisode, après la révélation par West de son penchant pour la troublante Carlotta. Auparavant, le scénario avait réservé une belle surprise lors d’un final très mouvementé en forme de feu d’artifice et ponctué d’un dernier gadget remarquable d’inventivité.
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L’ambitieux Sean O’Reilley, secondé par Sheila O’Shaugnessy, une jeune fille idéaliste, a profité de la confusion semée par des attaques d’Indiens pour prendre le contrôle de Fort Savage. Il s’apprête à s’emparer de la totalité de la région avec l’aide d’un aventurier canadien nommé André Durain.
Cet épisode amorce un virage décisif pour la série : c’est une histoire typiquement western avec présence des Indiens et de l’armée et profusion de coups de feu et poursuites à cheval.
Question
scénario, on revient au thème
classique d’un ambitieux qui lève
une armée de mercenaires pour s’emparer
d’un territoire, maintes fois exploité
sous différentes formes, mais les scénaristes
on su trouver suffisamment d’éléments
supplémentaires pour rendre l’histoire
réellement attrayante.
Le déguisement de Ross Martin en trappeur aventurier est réjouissant, tout comme les personnages d’André Durain et de son adjoint, dotés d’une certaine épaisseur. Le choix de Pernell Roberts pour incarner O’Reilley est judicieux : ironique à souhait, ses duels avec West, tant physiques que verbaux, ne manquent pas de piquant. La belle Lana Woods (sœur de Natalie) compose une Sheila O’Shaugnessy fort convaincante. Elle a du mal à cacher son attirance pour West malgré sa fidélité à son charismatique compagnon.
Au final, l’épisode remporte l’adhésion et valide le passage sans dommage de la série à des histoires de style western.
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3.
LA NUIT DE LA CONSPIRATION
(THE NIGHT OF THE ASSASSIN)

 
Contre l’avis de ses supérieurs et à l’insu de la police locale, James West enquête en pleine nuit sur le territoire mexicain au sujet d’une tentative d’assassinat du président Juarez. Pris pour un complice du meurtrier, il est fait prisonnier par le cruel commandant Barbossa qui entend bien user de tous les moyens pour le faire parler.
Une très bonne séquence pré-générique lance l’épisode sur de bons rails avec le fameux meurtrier déguisé en prêtre. Par la suite, le bon alterne avec le moins bon dans cette histoire un peu compliquée.
On
tremble devant les dangers courus par West,
seul en terre étrangère mais
qui réussit à trouver des
alliés de circonstance, en particulier
une jeune femme dont on ignore l’implication
réelle jusqu’à la fin
de l’épisode : aventurière
indépendante, espionne, travaille-t-elle
pour le Mexique ou pour un pays étranger ?
Côté
distribution, l’infâme Colonel
Barbossa est superbement interprété
par Robert Loggia. Ses desseins sont révélés
peu à peu, jusqu’à ce
que West et Gordon remontent la filière
jusqu’aux sources du complot. Quant
à l’ambassadeur américain,
il est cocasse de le trouver sous les traits
de Donald Woods, qui interprétait
le sénateur félon Stephen
Fenlow dans « La Nuit des assassins ».
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4.
LA NUIT DE LA MORT DU DOCTEUR LOVELESS
(THE NIGHT DOCTEUR LOVELESS DIED)

  
Le docteur Loveless a été abattu en tentant de dévaliser une banque. Il a légué à West, son exécuteur testamentaire, ses dossiers personnels. Mais Cynthia, la dernière compagne de Loveless, ainsi que plusieurs de ses anciens associés, cherchent à capter cet héritage, au grand dam de l’oncle du défunt, placé sous la protection de West et de Gordon.
La fin est évidemment prévisible, mais l’épisode reste néanmoins très intéressant avec un jeu de piste de bon aloi et beaucoup d’action.
Une plaisante musique de piano bastringue lance l’épisode sur de bons rails dès le début de la séquence pré-générique, dotée d’un premier coup de théâtre avec la mort du docteur Loveless, pour peu que l’on n’ait guère prêté attention au titre de l’épisode…
Cynthia, impeccablement interprétée par Susan Oliver, est un parfait exemple du bandit féminin dans la série, à la fois jolie, élégante, cupide et sans scrupules. Anthony Caruso incarne sans fausse note Deuce, son pendant masculin.
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West
et Gordon sont chargés de convoyer à
travers le Mexique un cheval arabe, cadeau du
président Grant au président Juarez.
Mais un bandit du nom de Sordo s’empare
de l’animal. Les deux américains
sont concurrencés dans leur tentative de
récupération du pur-sang par des
agents à la solde des impérialistes,
qui veulent saboter les relations entre le Mexique
et les États-Unis.
Cet épisode représente ce que la série a produit de meilleur dans le genre western. Ses qualités en font une grande réussite et un des meilleurs épisodes toutes saisons confondues.
El Sordo est un adversaire magnifique. Pour une fois qu’un méchant n’est pas totalement antipathique et va s’avérer d’un secours précieux pour James West, on ne peut qu’applaudir cette variante pour le moins inattendue. Son caractère entier, sa virilité typiquement western, sa malice et sa pointe d’humour en font un des personnages les plus en vue rencontrés dans la série.
Mais
ce qui rend l’épisode hors du commun
est la surprise ultime, alors que la fin conventionnelle
à tout western qui se respecte semblait
être au rendez-vous. Même en connaissant
les ressorts habituels des scénaristes,
ce dénouement difficile à prévoir
se savoure avec d’autant plus de plaisir
qu’il donne un côté ludique
à une histoire qui avait tout pour être
tragique.
Autre
fait inhabituel : l’épisode ne se
conclut pas dans le train mais par une séquence
en plein désert. Cette absence d’épilogue
n’est guère gênante, compte
tenu de la somme de qualités accumulées
auparavant.
6.
LA NUIT DU SAMOURAÏ
(THE NIGHT OF THE SAMURAI)

  
West
et Gordon sont à la recherche du
sabre sacré d’un héros
japonais, que les États-Unis veulent
restituer à l’empereur nippon
en signe d’amitié. L’objet
a été dérobé
par un groupe de samouraïs hostiles
à la présence américaine
au Japon. Mais quel homme mystérieux
dirige la conspiration en sous-main ?
Cette nouvelle immersion dans l’univers extrême-oriental est encore une fois digne d’intérêt, ponctuées de péripéties variées et distrayantes.
Seul
petit reproche : la trame de l’histoire
se rapproche un peu trop de celle de « La
Nuit de la mortelle floraison »,
le précédent épisode
se déroulant dans le monde asiatique.
Sans doute les scénaristes ont-ils
réservé la majeure partie
de leur imagination aux aléas de
l’enquête, à eux seuls
suffisants pour nous offrir un plaisant
divertissement.
o La version française de cet épisode semble avoir été perdue ou endommagée. Les récentes éditions en DVD et diffusions télévisuelles ont toutes été effectuées en version originale.
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West
et Gordon, peu convaincus de la culpabilité
d’un condamné à mort
qu’ils ont eux-mêmes arrêté,
vont tenter de prouver son innocence avant
l’exécution de la sentence.
Ils découvrent alors un complot :
ses auteurs ont cherché à
protéger le vrai coupable au moyen
d’une machination contre le suspect
idéal, accablé par de fausses
preuves.
Cette histoire policière est rendue passionnante par la qualité de l’intrigue, dont les éléments se complètent peu à peu à la manière d’un puzzle. Très représentative de la série, la machination mêle vengeance, intérêts politiques et financiers, notables revanchards ou ambitieux, ainsi qu’une jolie aventurière habile à fournir un faux témoignage en échange de bijoux.
Autre
constante de la série, les méchants
ont une imagination sans limite pour trouver
des moyens tortueux de supprimer ceux qui
tentent de leur barrer la route. Ici, c’est
la flamme d’une bougie qui doit libérer
un mécanisme provoquant l’embrasement
de la pièce où les malfaiteurs
ont attaché West. Le troisième
acte se conclut sur le dessin de la bougie
en train de faire son œuvre, ajoutant
au suspense généré
par la course contre la montre pour sauver
l’innocent de la pendaison.
L’épisode est riche en gadgets et inventions de toutes sortes : faux bruits de locomotives, incendies spontanés, arme camouflée dans un pommeau de parapluie et autres, auxquels s’ajoutent l’ingéniosité de la machination et le mystère sur l’identité de son auteur. Révélée en fin d’épisode, elle constitue une véritable apothéose par son aspect inattendu.
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8.
LA NUIT DU TRÉSOR DES AZTÈQUES
(THE NIGHT OF MONTEZUMA’S HORDES)

 
Les agents du président Grant font équipe avec un savant américain et un militaire mexicain pour rechercher le trésor des Aztèques. Mais l’expédition est noyautée par des malfaiteurs décidés à éliminer tous leurs adversaires lorsqu’ils les auront conduits au trésor.
Un épisode atypique dont le principal défaut est de révéler l’identité du traître dès la séquence pré-générique, enlevant ainsi une bonne dose de suspense.
Quelques bonnes scènes donnent un semblant de rythme dans un récit un peu lent. Les méchants manquent d’envergure et leur complice forcé, tenu par l’alcoolisme, fait bien piètre figure.
Les
ressemblances avec Le Temple du Soleil,
une des aventures de Tintin, sont flagrantes.
Seule différence notable : c’est
le trouble sentiment éprouvé
par la « Reine du Soleil »
envers West qui va sauver les héros,
et non une éclipse de soleil providentielle,
solution originale adoptée par Hergé,
dont la bande dessinée était
autrement plus attrayante que cette histoire
certes honnête mais qui ne restera
pas dans les mémoires.
o On rencontre parfois cet épisode sous le titre français de « La Nuit de Montezuma ».
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Sur les traces d’une bande de faux-monnayeurs, West et Gordon enquêtent dans les parages d’un cirque et au sein de la fabrique de billets de Denver. Mais qui grave les faux billets ? Ils pourraient être l’œuvre d’un certain Folmes, mais ce dernier a été déclaré décédé…
Encore
un épisode remarquable, non pas du
fait du scénario (une classique histoire
de fausse monnaie), mais grâce à
l’atmosphère dans laquelle se
déroule l’enquête et aux
performance des acteurs et… des actrices.
C’est
l’épisode le plus riche en présences
féminines, et le charme de ces dames
et demoiselles est un élément
majeur de la série depuis ses débuts.
Dès la séquence pré-générique,
la ravissante Judy Sherven, qui interprète
l’ingénue Priscilla Goodbody,
une petite vendeuse férue d’arithmologie,
ne laisse pas West indifférent. Puis
la sublime Arlène Martel, ici dompteuse
de lions, va sauver Jim des griffes d’un
fauve avec qui il se retrouve enfermé
à la suite d’une embuscade. La
secrétaire du directeur du cirque (délicieuse
Sharon Cintron) ne fait, hélas, qu’une
apparition.
L’ambiance
du cirque et de la boutique de lingerie de
Mme Moore, riche de décors magnifiques,
des thèmes musicaux excellents, comme
souvent au cours de cette saison, contribuent
à la réussite de cette aventure.
On note aussi la richesse de la séquence
pré-générique avec, outre
les aventures de Priscilla, le spectaculaire
combat de West contre un malfaiteur équipé
d’un lance-flammes.
Assez rapidement, le cercle des suspects va se resserrer sur les habitués des services du Trésor, mais quel sera le coupable parmi le directeur, sa femme et son adjoint ? La réponse passe presque en second plan par comparaison avec l’enchantement produit par la beauté des interprètes et l’atmosphère sophistiquée dans laquelle se meuvent les différents protagonistes.
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10.
LA NUIT DU FAUCON
(THE NIGHT OF THE FALCON)

  
L’inventeur
d’un canon surpuissant en forme
de faucon menace de détruire
Denver si le gouvernement ne lui verse
pas la somme d’un million de dollars.
West et Gordon s’introduisent
dans son repaire souterrain et surprennent
une réunion de criminels intéressés
par l’arme nouvelle, qui doit
être vendue au plus offrant après
une démonstration de son efficacité.
Encore un très bon épisode bénéficiant de la participation de Robert Duvall dans le rôle du Faucon, mais aussi de bons seconds rôles comme Lisa Gaye, déjà vue dans « La Nuit des assassins » ou Joseph Ruskin.
Les décorateurs ont accompli une très belle performance avec le canon géant et le repaire souterrain du Faucon, rendant d’autant plus crédible un scénario bien construit.
o La version française de cet épisode semble avoir été perdue ou endommagée. Les récentes éditions en DVD et diffusions télévisuelles ont toutes été effectuées en version originale.
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11.
LA NUIT DU VENGEUR
(THE NIGHT OF THE CUTHROATS)

   
Un notable condamné pour meurtre sort de prison avec la ferme intention de se venger de sa ville dont les habitants l’ont dénoncé. Il engage un groupe d’hommes en vue d’incendier New Athens. Terrorisés, la plupart des habitants quittent la ville, à l’exception du maire et d’une poignée de braves qui, avec le renfort de West et Gordon, entendent bien résister à l’assaut.
Cette histoire de vengeance réserve quelques surprises car la situation se révèle moins simple qu’il n’y paraît de prime abord. L’apparence de classique histoire western cache en réalité une affaire souterraine d’intérêts financiers, d’où un aspect nettement plus attrayant.
Les prestations des comédiens sont de premier ordre, à commencer par Brad Dillman, d’abord sympathique lors de l’attaque de la diligence puisqu’il fait front avec l’aide de James West, mais dont les intentions véritables sont beaucoup moins avouables. Bonnes performances également de Beverly Garland, sa fiancée encore plus cupide qu’amoureuse, et de David Cassidy dans le rôle du maire.
La construction fort habile du scénario, le rythme échevelé et le dénouement inattendu font de cette aventure un classique de la saison.
o
On rencontre parfois cet épisode
sous le titre français de « La
Nuit des malfrats ».
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12.
LA NUIT DE LA LÉGION DE LA MORT
(THE NIGHT OF THE LEGION OF DEATH)

  
Gordon,
déguisé en vieillard, a été
capturé par la milice du gouverneur
Brubaker et condamné à mort
pour espionnage. Le président Grant
charge West non seulement de le sauver, mais
aussi de destituer et d’arrêter
Brubaker. Ce dernier, porté par son
charisme et aidé par son éminence
grise Deke Montgomery, a instauré dans
son État une véritable dictature
et vise la présidence des États-Unis.
Beaucoup
d’action et de suspense dans cette nouvelle
histoire western de bonne facture, même
si l’âme de la série commence
à s’estomper quelque peu. Le
climat oppressant d’un État totalitaire
est bien décrit, de même que
sa manière de fonctionner, avec la
main-mise complète du pouvoir politique
sur une justice apeurée.
Le
changement d’adversaire principal en
cours d’épisode est une bonne
idée. Le dégonflement de la
baudruche Brubaker, remarquablement interprété
par Kent Smith, révèle le rôle
essentiel joué par Montgomery. Ainsi,
la série aborde un thème peu
souvent exploité bien que réaliste,
celui de l’homme de l’ombre, trop
terne pour gouverner lui-même mais doté
du pouvoir réel pendant que le pouvoir
apparent est concédé à
un porte-drapeau charismatique soumis à
ses directives.
Anthony Zerbe fait une composition époustouflante, confirmant son talent pour jouer les méchants cyniques, retors et manipulateurs. La splendide Karen Jensen incarne Katherine Kittridge, la fille d’un dissident emprisonné qui joue de son charme auprès des sbires de Brubaker pour rester en liberté et constitue la seule opposition ouverte à la dictature.
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13.
LA NUIT DU DOUBLE JEU
(THE NIGHT OF THE TURNCOAT)

 
Un
malfaiteur du nom de Calamander organise une
série de manœuvres destinées
à faire passer James West pour un malhonnête
homme auprès de ses supérieurs.
Compromis, Jim fait semblant d’accepter
d’intégrer l’organisation
de Calamander, et sa première mission
consiste à utiliser ses talents de
nageur pour s’emparer d’une fiole
contenant un gaz rare aux propriétés
asphyxiantes.
Le début de l’épisode est rendu passionnant par l’astuce dont fait preuve Calamander pour compromettre West. La machination est réellement bien montée, le scénario solide et bien huilé.
Mais
la suite est moins intéressante, le
récit s’effiloche peu à
peu. Une fois les passages sur la machination
terminés, l’affrontement entre
West, Calamander et ses hommes (et femmes…)
et la séquence sous-marine sont sans
grand relief.
L’impression générale est que l’idée de base aurait pu être beaucoup mieux exploitée, la seconde partie de l’épisode étant somme toute banale.
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14.
LA NUIT DE LA MAIN D’ACIER
(THE NIGHT OF THE IRON FIST)


Nos deux agents secrets escortent le comte Draja, un noble Bosnien doté d’une main d’acier articulée et extradé dans son pays natal. Ils doivent découvrir l’endroit où le comte a dissimulé la fortune dérobée à ses compatriotes et empêcher son enlèvement par des bandits convoitant cet argent.
Ce pâle remake de « La Nuit des Cosaques » est un des rares échecs de la saison, malgré la main d’acier du comte. Ce dernier et sa fiancée sont assez transparents. Le scénario inutilement compliqué n’arrange rien.
Quant aux affrontements avec les Garrison, ils frisent le ridicule tant ces adversaires de pacotille sont indignes de la série.
o Encore un épisode dont la version française n’est plus disponible. Pour une fois, on ne le regrettera pas trop tellement il s’agit d’un épisode mineur.
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15. LA NUIT DE LA PRINCESSE
(THE NIGHT OF THE RUNNING DEATH)

 
West et Gordon sont à la recherche d’Enzo, un redoutable bandit dont ils ne connaissent pas le visage. Ils s’infiltrent au sein d’une troupe de comédiens ambulants où la compagne d’Enzo se dissimulerait mais ne parviennent pas à le démasquer et ne peuvent empêcher le meurtre de deux jeunes filles. Le duo d’agents apprend que la prochaine victime doit être une jeune princesse.
Cette
aventure au rythme assez lent vaut surtout
par la scène finale au cours de laquelle
West parvient à démasquer Enzo.
Il se produit alors une surprise de taille
car il était bien difficile de deviner
quel personnage, pourtant vu à plusieurs
reprises, était en réalité
le malfaiteur…
Les péripéties qui nous font patienter jusqu’à ce dénouement spectaculaire sont d’inégale valeur. Bien sûr, on a droit à quantité de fausses pistes cousues de fil blanc tant les personnages soupçonnés sont de faible envergure.
Cependant, outre la dernière scène, on peut trouver un certain charme, certes désuet, à cet épisode d’un niveau tout à fait convenable.
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16.
LA NUIT DE LA FLÈCHE
(THE NIGHT OF THE ARROW)

  
West et Gordon ont été chargés par le président Grant de chercher un accord avec le chef Indien Ours Brun afin de mettre fin à la guerre. Face à des militaires intransigeants, ils vont découvrir un complot contre la paix destiné à favoriser l’accession à la Maison Blanche du général Baldwin.
Cette histoire mêlant western et intrigues politiques est riche en péripéties et coups de théâtre. Le scénario trépidant tient le spectateur en haleine et les méchants ne sont pas forcément ceux que l’on croit.
Les personnages ont du répondant, à l’image d’Oconee, le mystérieux métis devant servir d’intermédiaire entre West et Ours Brun et qui semble vouer une haine farouche aux Visages Pâles. Citons aussi Aimée Baldwin, la fille du général, une ravissante jeune fille fraîche et ingénue, divinement interprétée par Jeannine Riley et le colonel Rath, l’adjoint de Baldwin, tout dévoué à la cause de son patron. Lesquels de ces personnages sont sincères et lesquels ont une double face ?
Des
scènes prenantes ponctuent le récit
et augmentent la qualité de l’épisode :
l’agression d’Aimée Baldwin
par un groupe d’Indiens, la chute de
West dans un trou avec pour témoin
un personnage qui va tenter de le tuer, révélant
ainsi sa traîtrise. Ces deux scènes
ont été placées en fin
d’acte afin d’augmenter le suspense,
la vignette traditionnelle se figeant sur
le personnage en détresse.
Intéressante
aussi la tactique employée par les
conjurés, qui n’hésitent
pas à lancer une fausse attaque d’Indiens
pour imputer la responsabilité de la
guerre à ces derniers et pousser à
l’affrontement. De plus, c’est
un bon témoignage de ce que fut l’Amérique
de cette époque, quand le fait d’avoir
massacré le plus grand nombre possible
d’Indiens était, hélas
! le meilleur des passeports pour la Maison
Blanche.
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17.
LA NUIT DU MANNEQUIN
(THE NIGHT OF THE HEADLESS WOMAN)

   
Le
gouvernement cherche à démanteler
un trafic de larves mangeuses de coton,
introduites aux États-Unis pour détruire
la totalité du coton américain.
Les responsables sont des agents d’une
puissance arabe qui veut s’emparer
de la totalité du marché mondial
de coton, puis du marché alimentaire
grâce à d’autres larves
capables de détruire la production
de blé des pays concurrents.
Un
scénario particulièrement
original, l’idée d’espionnage
et de sabotage industriel dans le cadre
d’une guerre commerciale se déroulant
au XIXe siècle ne manque pas de saveur,
tout comme la manière de convoyer
les larves dans un mannequin.
Outre le scénario palpitant, les acteurs ont un rôle prépondérant dans la réussite de cet épisode. Richard Anderson, toujours égal à lui-même, en vedette invitée mais aussi Theodore Marcuse, parfait interprète d’un émir cynique.
La
musique est une nouvelle fois exceptionnelle.
Ne pas manquer le passage concluant le premier
acte, tant pour la musique que pour la qualité
de la vignette, le mouvement de la caméra
épousant la chute de James West.
Malgré quelques relatifs temps morts en milieu d’épisode, le premier quart d’heure époustouflant et la scène finale à sensation font de cette aventure une des plus passionnantes de la saison.
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18.
LA NUIT DES VIPÈRES
(THE NIGHT OF THE VIPERS)

 
Une
bande de malfaiteurs – appelés
« Les Vipères »
– s’est rendue coupable d’attaques
de banques en série dans le Kansas.
West et Gordon mènent l’enquête
à Freedom, seule ville importante
de l’État épargnée
par les Vipères. Le maire, Vance
Beaumont, s’y présente comme
le champion de la sécurité
et espère ainsi devenir gouverneur.
Quelques scènes non dénuées d’intérêt, comme le combat entre Robert Conrad et un champion de boxe interprété par sa doublure Red West, au sein d’une aventure western passablement conventionnelle.
Cet
épisode préfigure ce que sera
la saison 4 avec un James West qui commence
à se caricaturer et une prépondérance
de bagarres au détriment des aspects
loufoques ou mystérieux de la grande
époque. Ainsi, la série commence
à se banaliser.
Curiosité
à signaler : l’épisode
ne dure que 45 minutes au lieu des 48 habituelles.
Il semble que l’épilogue ait
été purement et simplement
supprimé, sans que l’on sache
pourquoi. Problèmes au montage ?
Censure ? La conséquence, c’est
un épisode qui se termine brutalement
et donne un sentiment d’inachevé.
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19.
LA NUIT DE LA TERREUR CACHÉE
(THE NIGHT OF THE UNDERGROUND TERROR)

   
West
et Gordon ont rendez-vous avec China,
une jeune fille connaissant la cachette
de Tacitus Moseley, un ancien officier
sudiste qui torturait ses prisonniers
pendant la guerre de Sécession.
Leur mission consiste à arrêter
Moseley et à l’amener à
Washington afin d’y être jugé.
Mais le père de la jeune fille
et ses compagnons, tous victimes du tortionnaire,
entendent bien le retrouver avant les
agents gouvernementaux pour pratiquer
leur propre justice.
Toute série comporte des épisodes secondaires, dits de complément ou de transition, et de grands épisodes qui marquent les esprits et contribuent à rendre la série culte. Cet épisode magnifique fait évidemment partie de la seconde catégorie. Il est probable que les producteurs et scénaristes aient voulu faire de cette aventure un des sommets de la saison, et ils y ont pleinement réussi.
Tout commence dans l’ambiance de fête du Mardi-Gras de la Nouvelle-Orléans. Ce cadre, déjà utilisé avec bonheur dans « La Nuit des masques », est une garantie de décors et costumes somptueux. Le contraste entre la joie inondant les rues de la ville et l’atmosphère noire des égouts où China conduit nos héros est saisissant.
L’épisode est magnifié par la performance exceptionnelle des vedettes invitées. Nehemiah Persoff compose un major Hazard implacable, insensible à tous les arguments pourtant raisonnables de James West. Cet acteur aux multiples facettes montre une fois de plus ce dont il est capable, et on a ainsi un grand rôle pour un grand acteur.
Quant
à Jeff Corey, il incarne un Tacitus
Moseley terrifiant de cynisme. Même
pas dérouté par l’irruption
de West et allant jusqu’à
lui tenir des propos ironiques, Moseley
est une métaphore du criminel de
guerre tel qu’en a vu défiler
le XXe siècle. Ce tortionnaire
n’a aucun remords et vit tranquillement
dans une exploitation sucrière
du Sud. Il fait étonnamment penser
à un ancien nazi, une allusion
aux camps de concentration est d’ailleurs
habilement placée par Gordon pendant
l’épilogue : «Ces
camps… j’espère que
les gens n’auront plus l’idée
d’en faire… »
Malgré quelques invraisemblances, l’atmosphère prenante et les acteurs de talent sont au service d’un scénario consistant qui offre comme à l’accoutumée quelques surprises de taille sur les intentions réelles des protagonistes…
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20.
LA NUIT DE LA MORT MASQUÉE
(THE NIGHT OF THE DEATH MASKS)

   
James
West, drogué et enlevé,
se réveille dans le village désert
de Paradox. Blessé à la
jambe, il ne peut ni s’enfuir
ni appeler au secours, toutes les communications
étant coupées. Il s’agit
de la vengeance d'Emmet Stark, un repris
de justice évadé que West
avait arrêté au cours d’un
hold-up. Artemus Gordon, parti à
sa recherche, risque d’être
à son insu l’instrument
de la vengeance de Stark.
Cette histoire de vengeance sadique constitue un des temps forts de la saison, et n’est pas sans rappeler les épisodes des Avengers se déroulant en huis-clos comme « L’héritage diabolique » et surtout « Le Joker ».
La
séquence pré-générique,
un modèle du genre, est à
elle seule un parfait résumé
de l’esprit de la série
avec de l’inattendu, de l’action
et de la bagarre, un piège, de
l’étrange et, bien sûr,
une avenante jeune femme.
Si l’épisode comporte certaines lenteurs lors des scènes de découverte de Paradox par West, c’est pour mieux distiller le suspense, le faire savamment monter en puissance. De multiples appâts sont fournis à Jim afin de le faire espérer puis retomber ensuite dans sa situation initiale. Voir le rôle joué par Betsy, dont l’identité n’est révélée qu’à la fin de l’épisode, et par les passagers de la diligence.
Côté
acteurs, le rôle d’Amanda
est parfaitement tenu par Judy Mc Connell,
dont le charme fait merveille et perpétue
la tradition des femmes à la
fois anges et démons. À
signaler aussi les blessures subies
par West et Gordon, qui les immobilisent
dans leur train au cours de l’épilogue
et donnent un aspect plus réaliste
à la série. En effet,
malgré les qualités des
deux héros, il était suspect
qu’ils multiplient les missions
dangereuses sans qu’aucune des
innombrables balles sifflant autour
de leur tête ne finisse par les
atteindre…
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21.
LA NUIT DU MORT VIVANT
(THE NIGHT OF THE UNDEAD)


La fille du professeur Edington est enlevée par le docteur Articulus, un homme qui veut la forcer à l’épouser pour se venger de son père, accusé par le docteur d’avoir jadis épousé sa fiancée. En lui portant secours, les agents du président Grant découvre un trafic d’êtres humains organisé par Articulus, qui poursuit de sinistres expériences.
Cet épisode se déroulant à la Nouvelle-Orléans dans l’atmosphère mystérieuse des rites vaudous promettait beaucoup. Finalement, il se révèle décevant par la minceur de l’intrigue et le manque de consistance des personnages.
La séquence pré-générique laissait augurer une histoire agréable, mais les pétards s’avèrent mouillés avec un scénario pas du tout crédible et qui s’enlise rapidement.
Après
« La Nuit de la maison hantée »,
Hurt Hartfield est à nouveau présent
dans un des épisodes ratés,
sans qu’on puisse déterminer
si ses prestations sont en cause ou s’il
s’agit de malchance de sa part.
22.
LA NUIT DE L’AMNÉSIQUE
(THE NIGHT OF THE AMNESIAC)

  
Alors
qu’une épidémie
de variole fait des ravages, des
malfaiteurs s’emparent d’un
important stock de sérums
qu’ils proposent de restituer
en échange de la libération
du caïd de la pègre
du Kansas : Furman Crotty. West,
blessé à la tête
au cours de l’affrontement
avec les complices de Crotty, perd
la mémoire et erre dans le
désert pendant que Gordon
part à sa recherche.
La
trame de ce récit n’est
guère originale tant les
histoires d’amnésie
sont fréquentes dans les
séries, mais le détail
des péripéties est
plutôt intéressant.
La rivalité entre deux bandits
est un élément classique
mais toujours efficace ; ici elle
a lieu entre les frères Crotty,
mais le duel tourne court tant le
cadet n’est pas à la
hauteur.
Plus
que les scènes d’amnésie
de West et l’aide reçue
de l’ingénue Cloris,
ce sont les prestations de Kevin
Hagen et surtout d’Edward
Asner dans les rôles des frères
Crotty qui pimentent l’épisode.
Ed Asner donne vie à l'un
des plus abominables méchants
vus dans la série, puisqu’il
n’a même pas l’intention
de rendre les sérums. Son
grand projet de « Société
Destructrice des Humains »
(!) est de laisser mourir les Américains
et de les remplacer par des robots
dont il sera le maître.
L’autre
point fort de l’épisode
est le rôle important joué
par des tonneaux au cours de la
scène finale. À cette
occasion, West et Gordon font preuve
d’une grande ingéniosité
pour déjouer le piège
tendu par Crotty.
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23.
LA NUIT DE LA BÊTE
(THE NIGHT OF THE SIMIAN TERROR)

 
Chargés par le président Grant d’amener à Washington l’absentéiste sénateur Buckley, West et Gordon se rendent dans sa propriété et découvrent un homme terrorisé qui refuse de sortir. Ils décident de percer le secret de cette étrange demeure où les fils du parlementaire disparaissent tour à tour, apparemment victimes d’un singe géant.
Un épisode axé sur le fantastique. L’atmosphère stressante fait penser à celle de « La Nuit du loup », avec cette fois une espèce de singe gigantesque beaucoup moins noble que les loups de Talamantes.
Le résultat est mitigé en raison de la minceur de l’intrigue et du manque d’envergure des protagonistes. Dabbs Greer campe un honnête sénateur Buckley, mais ce personnage ne se montre pas à la hauteur. Le même commentaire peut s’appliquer à ses fils, assez transparents.
Reste le géant. Richard Kiel, déjà vu à plusieurs reprises sur la série, produit une prestation honorable dans un difficile rôle d’arriéré mental.
Au final, on reste sur une impression de vide due au fait qu’il n’y a pas véritablement de méchant. L’épisode est néanmoins sauvé du naufrage par l’ambiance fantastique bien réelle, qui éveille le sens de l’imaginaire chez le spectateur.
24.
LA NUIT DE LA CONJURATION
(THE NIGHT OF THE DEATH MAKER)

  
À
la suite d’une tentative d’assassinat
sur le président Grant, un
indice amène notre duo d’agents
secrets dans un monastère
dont s’est emparé Cullen
Dane, un ancien militaire vouant
au président une haine sans
limite. West et Gordon doivent secourir
les ecclésiastiques emprisonnés
et faire échouer les projets
criminels de Dane.
La
troisième saison se conclut
par un épisode de fort bonne
facture dont le principal atout
est le déroulement du récit
dans un monastère. Les déambulations
de West parmi les moines, vrais
ou faux, rappellent certaines scènes
de « La Nuit des assassins ».
Autre atout notable, la présence de la superbe Angel Tompkins dans le rôle de Marcia Dennison, l’égérie de Cullen Dane. Attirée par West, elle n’en a pas pour autant l’intention de trahir son compagnon, qui lui semble être le seul capable de satisfaire ses ambitions. Marcia et les moines compensent le relatif manque de charisme de l’adversaire principal.
L’indice conduisant West dans le monastère est à la fois astucieux et amusant : c’est la baisse de qualité du vin produit par les moines qui va attirer son attention, preuve que Dane et ses hommes ont négligé certains détails.
Un bon suspense conclut le troisième acte : démasqué par Dane et retenu prisonnier, Jim choisit de s’évader en prenant la place d’un mort dans un cercueil. Tout se complique lorsque les malfaiteurs décident d’incinérer le mort…
Si l’on ajoute la musique une nouvelle fois enthousiasmante, on pardonnera volontiers la banalité de la scène finale, et on conclura en remerciant les scénaristes et producteurs pour cette belle saison.
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Crédits
photo : TF1 Vidéo.
Images
capturées par Mergran.
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