3 Kojak - Bonus: Kojak en DVD + Burton Armus se rappelle Kojak

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KOJAK

SAISON 1
SAISON 2
SAISON 3
SAISON 4
SAISON 5

TÉLÉFILMS

BONUS

1. Kojak en DVD
2. Burton Armus se rappelle Kojak


1. KOJAK EN DVD




La seconde saison de Kojak a sûrement le nombre le plus impressionnant d’éditions différentes dans l’histoire des séries. Les éditions scandinaves, britanniques, françaises et américaines sont sur le marché. Après un hiatus de plusieurs années, les fans peuvent enfin découvrir le reste de cette série culte. Depuis le 15 juin 2011 dans l’hexagone, Elephant a sorti la première partie de cette saison (douze épisodes) et la seconde partie (treize épisodes) sortira dans la foulée, le 9 novembre 2011.

La première saison était sortie en 2005 dans une version multi-langues avec une qualité presque parfaite. L’image était restaurée rendant la série presque contemporaine ; il ne restait que quelques défauts pratiquement imperceptibles. L’image était de qualité, le son aussi et l’édition bénéficiait de plusieurs langues audio et de nombreux sous-titres même anglais en VO (ce qui est pratique vu le langage imagé et parfois ‘borderline’ du lieutenant !) sans compter un chapitrage bien conçu. Malheureusement, les ventes escomptées ne furent pas au rendez-vous et Universal ne rentra pas dans ses frais. Les fans attendirent en vain la suite du lieutenant à la sucette dans les rayons des marchands et les forums se remplissaient de l’inévitable question : ‘Quand verra—on la seconde saison ?’. Kojak allait-il s’arrêter en cours de route après un départ prodigieux ? Cela ne serait pas la première fois pour les fans de séries ‘oldies’, Equalizer (après une saison) et Les rues de San Francisco (après deux saisons) avaient subit exactement le même sort…

En 2010, la série revenait dans les bacs en…Scandinavie ! Les copies n’étaient pas bonnes et elles avaient des sous-titres scandinaves. Mais pour les impatients, les saisons deux et trois étaient enfin disponibles. Playback en Angleterre et en Allemagne emboîtaient le pas. Les éditions scandinaves et britanniques sont les mêmes jusque dans la jaquette (seule la phrase d’accroche change).
Les Allemands allaient plus loin que les autres et sortaient même les cinq saisons. Alléchant mais aucune piste audio française ni même de sous-titre n’est disponible et, surtout, plus dérangeant même pour les anglophones, tous les épisodes sont systématiquement amputés de trois minutes ! En effet, à la télévision allemande, le créneau horaire d’une heure dispose de quinze minutes de publicité et les versions télévisées amputées de trois minutes sont celles mises sur le marché !
Toutes ces versions sont sorties en saisons intégrales mais elles ne pouvaient contenter que les anglophones.

L’information circulait que Elephant allait à son tour sortir la saison 2 en version restaurée mais cette-fois en demi-saison. L’avantage est qu’évidemment, pour la première fois, une version française allait être disponible. Cerise sur le gâteau, il était précisé qu’une restauration de l’image avait été faite.

Qu’en est-il ? Pour les fans français, il n’y a pas à hésiter, ils ne trouveront pas mieux. La voix chaleureuse d’Henri Djanik, qui colle parfaitement au personnage, est de nouveau audible après six ans d’attente. Contrairement à certaines séries sorties récemment (L’homme de fer, Mission casse-cou, Derrick entre autres), l’édition française bénéficie de la VO ! C’est utile de le préciser car de nombreux amateurs de séries, anglophones ou pas, préfèrent souvent la VO, avec ou sans-titre, qu’à une VF forcément adaptée et c’est tout à l’honneur d’Elephant d’y avoir mis la piste VO (au temps des DVD et du Blu-Ray, certains éditeurs n’ont pas honte de proposer des séries étrangères sans VO). Le bémol est qu’Elephant a incrusté ces sous-titres français (les seuls disponibles sur l’édition) et qu’il n’est pas possible de les retirer. Un peu superflu et dérangeant pour les anglophones.

Qu’en est-il maintenant de cette fameuse restauration ? Autant le dire tout de suite : ne vous attendez pas à une image parfaite comme celle de la première saison. On en est très loin ! Néanmoins, je suis possesseur des éditions britanniques et j’ai pu la comparer avec l’édition Elephant. L’édition française est meilleure et c’était, par conséquent, la plus satisfaisante sur le marché, vu que toutes les autres ont le même support que Playback, jusqu’à très récemment. Néanmoins, cela ne se voit pas tout de suite car les génériques sont tout aussi abîmés sur les deux éditions. De plus, même en mettant la VO, le générique est français (‘Telly Savalas dans Kojak’ et non pas ‘Telly Savalas as Kojak’) et le titre de l’épisode est le français (l’image est même statique à ce moment contrairement aux éditions anglo-saxonnes). Passé ce moment, on note avec satisfaction que la copie proposée par Elephant a été épurée de certains défauts récurrents sur les éditions précédentes. Ainsi, les définitions et contours sont nettement meilleurs, les visages ont des ‘couleurs’ et ne sont plus délavés. Par contre, on est surpris que ces améliorations soient très hétéroclites. Un passage apparemment restauré peut être suivi d’un autre aussi médiocre avec un arrière-plan ‘grouillant’ que sur la version anglaise. Les taches nombreuses, et parfois gênantes car mal placées, sur la version anglaise ont fortement disparu même s’il en reste, plus discrètes, ça et là.  Une bizarrerie à noter : l’épisode The Chinatown Murders (Crime de lèse-majesté) est en deux parties mais il n’est pas coupé au même endroit sur les deux éditions ! Les deux parties son équivalentes sur l’édition anglaise (48 minutes chaque) mais un peu déséquilibrées sur la française (53 minutes puis 43).

En conclusion, c’est un coup de chance pour les français, non anglophones, qu’Elephant ait sorti cette première partie de seconde saison. Les anglophones impatients, comme moi, se satisferont de l’édition britannique sans coupe avec une qualité d’ensemble un peu inférieure mais au prix beaucoup plus attractif. En effet, cette sortie en deux parties double pratiquement le coût. Je me suis procuré les saisons deux et trois intégrales britanniques pour moins de £56 (60€) alors que cette première partie de saison coûte €30 ! Le prix se justifie pour Elephant par la présence de la VO et surtout de la fabrication des sous-titres français mais il faut également noter qu’il n’y a que trois épisodes par DVD (douze épisodes sur quatre DVD) et des chapitrages. La version britannique n’a pas de chapitrage et la saison entière, 25 épisodes, est répartie sur six DVD (quatre épisodes sur chaque DVD et même cinq sur le dernier) et, par conséquent, il y a plus de compression. Il ne reste plus qu’à espérer qu’Elephant trouvera un vivier de fans suffisant pour pouvoir continuer à sortir le reste de la série, sept coffrets à ce rythme, et à alimenter les bacs de cette série culte indispensable pour les fans de séries policières. En tout cas, Elephant a sorti la seconde partie de la seconde saison (5 DVD) le 9 novembre 2011.

Y aura-t-il une suite en français ? L’épopée de Kojak en DVD est, en effet, pleine de surprises. Le 27 septembre 2011, Shout ! Factory éditait enfin la seconde saison aux USA. Incroyable mais vrai, les Etats-Unis étaient, en effet, encore dépourvus de leur propre édition ! Le moins qu’on puisse dire est que les patients ont eu raison. Cette édition américaine bénéficie d’une réelle remasterisation qui envoie toutes les sorties étrangères, française comprise, à la poubelle. Toutes les critiques sont unanimes : la qualité audio et vidéo de cette édition équivaut à celle de la première saison tant appréciée. Pour les anglophones, il ne reste plus qu’à revendre l’édition britannique, pas une mince affaire, pour se procurer ce nec-plus-ultra au prix très raisonnable de 30$ ! Il faut espérer que Shout sorte le reste des saisons. En tout cas, l’édition américaine a déjà annoncé la sortie des films, inédits jusqu’alors en DVD, pour le 24 janvier 2012.

Le pilote, The Marcus-Nelson Murders, n’est pas disponible en français. Sorti par Universal Pictures UK le 9 avril 2001. Le pilote est accompagné d’un épisode de  la première saison, Mojo. Un DVD avec trois épisodes de la première saison suivra le 1er octobre de la même année. Langue : anglais sans aucun sous-titre. Qualité : 3/5



La saison 1, sortie le 21 juin 2005 en France (Universal Pictures), comporte 6 DVD et elle est la même pour tous les pays européens continentaux. Multi-langues (français, anglais, allemand, espagnol), le coffret permet d’avoir les sous-titres dans de nombreuses langues, même l’anglais. La version anglaise, sortie le 18 juillet 2005 (Universal Pictures UK) n’a que l’anglais en audio et sous-titres. Très bonne restauration. Qualité 4,5/5


Les autres saisons

En France
Elephant Films sort la saison deux en deux parties, 15 juin et 9 novembre 2011. Langues : français, anglais (avec sous-titres français inamovibles). Qualité : 2.5/5

En Grande-Bretagne

La saison deux et trois sont sorties en même temps le 26 avril 2010 (Mediumrare). VO uniquement et pas de sous-titres. Qualité : 2/5

 

Les saisons quatre et cinq sont sorties le 29 août 2011.

En Allemagne

Le premier pays où toute la série est sortie (Universum Film GmbH) mais les épisodes sont coupés de trois minutes. Le pilote est sorti le 4 janvier 2006 puis il a fallu attendre le 9 septembre 2010 pour la seconde saison. Le rythme s’accélère ensuite avec les sorties successives de la troisième saison (3 décembre 2010), la quatrième (18 mars 2011) et la cinquième et dernière (17 juin 2011). Les langues disponibles sont l’anglais et l’allemand. Qualité : 0.5/5

 

 

En Suède

La saison deux est sortie dans ce pays en premier. Langue audio : anglais, sous-titres : suédois, danois, finlandais, norvégien. A noter que la jaquette est trompeuse avec seconde saison sortie en Grande-Bretagne !

En Hongrie

La première saison a une édition spécifique à ce pays. Langue audio : anglais avec sous-titres hongrois.

En Zone 1, aux Etats-Unis et Canada

La première saison est sortie le 22 mars 2005 (Universal Studios) avec seulement l’anglais en audio et des sous-titres anglais et français. A noter que la jaquette est trompeuse avec la troisième saison sortie en Grande-Bretagne !

La seconde saison est sortie le 27 septembre 2011. Elle est éditée par Shout ! Factory et n’a que l’anglais (sans sous-titres).  Elle bénéficie d’une véritable restauration audio et vidéo et elle est la meilleure version de la seconde saison sur le marché. Qualité : 5/5

Shout ! sortira les films dans un coffret intitulé Kojak : The Complete Movie Collection le 24 janvier 2012.

 

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2. BURTON ARMUS SE RAPPELLE KOJAK

 

Sur le générique de fin, Burton Armus apparait comme conseiller technique.

Telly Savalas et Burton Armus dans une de ses apparitions dans la série (ici, l’épisode The Chinatown Murders de la seconde saison).

Burton Armus aujourd’hui.

Burton Armus est scénariste, ‘story editor’ et producteur et il travailla, entre autres, sur les séries Bronk, Delvecchio, Vega$, Paris, Cassie & Co., Airwolf, Street Hawk, Knight Rider, Star Trek: The Next Generation, Dragnet de la fin des années 80, Adam-12 et NYPD Blue.

La plupart de ses participations sont pour des séries policières et il y a une bonne raison à cela : Armus a passé vingt années dans la police new yorkaise. Sa seconde carrière très inattendue dans le monde des séries a débuté lorsqu’il fut recruté comme conseiller technique pour des séries télévisées tournées en extérieurs. Armus s’essaya à l’écriture et, quand il prit sa retraite de la police en 1976, il déménagea à Los Angeles pour continuer à plein temps.

Le plus long emploi de Burton Armus comme conseiller technique fut pour la série Kojak. Il établit sa réputation d’écrivain de talent avec ses scripts compliqués et d’une authenticité remarquable pour la série. Burton Armus a pris quelques instants pour se remémorer son travail sur Kojak.

Comment avez-vous travaillé exactement pour la série Kojak ?

Pour Kojak, je travaillais encore comme policier. Les scripts m’étaient envoyés à New York. J’allais sur place une fois par an, pour deux ou trois semaines. Mes vacances. Ils me payaient le billet d’avion. La dernière année que j’ai travaillé sur la série, j’avais pris ma retraite et j’étais sur le lieu de tournage mais c’est l’année où ils ont déménagé la série à New York !

En tant que conseiller technique, donniez vous principalement des conseils sur la véracité des scripts ?

Surtout les scripts, et, aussi lorsqu’ils tournaient, sur le déroulement de certaines choses. Ils essayaient d’en tenir compte mais, naturellement, ils ont pris beaucoup de libertés.

Mais ils s’intéressaient, au moins, aux détails techniques.

Au début, ils ont essayé de coller à la réalité. Mais au fur et à mesure qu’ils sont devenus avides et la chaine de plus en plus impliquée, les scénarios étaient de moins en moins véridiques. La cinquième année fut une putain de blague. Ils ont tout simplement fait comme n’importe quelles séries policières stupides qu’on voit maintenant à la télévision.

Diriez-vous que la prestation de Telly Savalas était crédible ?

Eh bien, Telly était Telly. Telly, il accaparait l’écran. Sa personnalité était Kojak. La crédibilité était dans ce qui l’entourait. Le personnage de Kojak était un conglomérat de plusieurs personnes, et surtout de Telly.

Vous avez donc travaillé avec les acteurs sur leur prestation ?

Ils me demandaient ce qui se passait dans la vraie vie de policier et je disais : »Eh bien, c’est ce que nous avons fait. C’est ce que certains gars que je connaissais ont fait. » Ils se servaient de cette expérience. Si les acteurs invités étaient de véritables professionnels, comme Armand Assante ou Jimmy Woods, des gens comme ça, ils s’en souciaient. Mais la plupart d’entre eux étaient simplement contents d’avoir une journée de travail et ils faisaient ce que le metteur en scène disait de faire. Et s’il voulait procéder d’une certaine façon, c’est comme ça que c’était fait.

Telly faisait les choses à sa manière comme la sucette et la connerie de « Who loves ya, baby ». C’était Telly. Il y avait des moments où il faisait simplement ce qu’il voulait. Mais ce n’était pas souvent le cas. Et la chaine allait dans le sens qu’il désirait. Il était la série. S’il n’y avait pas eu Telly, cela n’aurait été qu’une simple série policière assez bonne.

Je croyais que vos propres scripts étaient particulièrement riches en détails authentiques.

Bien, je les écrivais et, par conséquent, ils étaient aussi crédibles que possible. Telly ne pouvait pas prendre trop de libertés avec ces scripts car ils étaient bien cadrés et il n’avait pas le loisir de faire le pitre. La véracité de mes scripts était donc au dessus de la moyenne. Nous essayions de toute façon de faire tous les épisodes avec une certaine crédibilité.

Est-ce que certains de vos épisodes s’inspirent directement de votre vécu dans la police ?

Ouais, au début, c’était le cas. Ensuite, j’ai arrêté car la chaine et Telly furent plus impliqués dans la série et des changements étaient effectués et je ne voulais pas être frustré de la sorte. J’ai donc arrêté d’écrire des histoires basées sur mon expérience. Mais je l’ai fait les deux premières années.

Avez-vous des exemples spécifiques ?

Il y a un épisode où un flic descend un type et ils cherchent à inculper le flic. Je ne me souviens plus de l’affaire. Si vous jetez un coup d’œil à la seconde saison, j’ai dû écrire trois ou quatre histoires. Celles-là sont fidèles à la réalité.

Est-ce que ce n’est pas The Best War in Town où Mark Shera est un flic qui est pris dans une fusillade avec des gangsters pour son premier jour dans le métier ?

Cette histoire est basée sur un fait réel mais pas avec moi. C’était les frères Gallo qui régnaient sur Brooklyn. Ce qui est arrivé est que le flic est intervenu alors qu’il y allait avoir une exécution dans un bar, au moment où ils allaient pendre le type. Et on lui a tiré dessus.

Vous rappelez-vous des producteurs de Kojak ?

Jim McAdams était véritablement le levier derrière tout ça. Il était le producteur de tous les jours et il maintenait le tout dans la bonne direction. Le producteur exécutif était un type du nom de Matt Rapf. Il connaissait son affaire et il était très bon. Mais Jim était le bourreau de travail qui faisait vraiment tout. Il a été sur la série du début à la fin et il a travaillé à Universal pendant vingt-cinq ans (ndlr : il fut producteur également sur Equalizer). Il est mort il y a un ou deux ans. Il vivait dans le Connecticut ; il n’avait pas travaillé depuis plusieurs années et il était très malade. J’avais essayé de lui dégoter du travail mais quand vous êtes cuit, vous êtes cuit.

Et Jack Laird ?

Jack Laird était surtout un scénariste. Il était dans le circuit depuis des années et c’était un personnage. Il s’enfermait à clef dans son bureau. C’était un scénariste ; il était producteur pour le titre seulement ce que sont beaucoup aujourd’hui. La force de Jack Laird était sa machine à écrire. Il était très talentueux mais aussi très fou.

Quelle est la proportion de la série tournée à New York et dans les studios Universal à Los Angeles?

Chaque année, ils allaient tourner à New York. Ils y allaient pour une semaine ou deux pour filmer des scènes d’ambiance et d’arrière plan, une ou deux séquences et c’était tout. Lorsqu’ils filmaient à New York, ils s’assuraient qu’ils mettaient en valeur la ville.

Comment la police de New York réagissait à votre lune de miel avec la télévision ?

Ils m’ont laissé tranquille pour la plupart. Le boulot et l’écriture ne se mélangeaient pas. J’écrivais sur mon temps libre. J’ai toujours donné une bonne image de la police. Je n’ai donc pas eu de problème sauf avec quelques gars qui étaient jaloux. Il y avait beaucoup de notoriété en jeu et également de l’argent. Il y avait la jalousie de la vieille école.

Étiez-vous détective pendant cette période ?

Oui. J’étais à la criminelle dans le Bronx à l’époque. J’avais été à Midtown puis à la criminelle du Bronx.

Kojak officiait à Manhattan Sud. Est-ce une affectation réelle ?

J’ai travaillé à Manhattan Sud pendant six ans. Nous avons basé la série à Manhattan Sud car cela nous donnait la possibilité d’aller dans le centre-ville. Les gens, en général, entendaient Manhattan et pensaient centre-ville. Cela a permit de tirer avantage de tout le secteur du centre-ville.

Une chose qui est frappante et drôle dans la série est que Kojak donne toujours des ordres à son chef.

Ouais, Dan Frazer. Très gentleman et un très bon acteur. Bah, c’était Telly. Il s’appropriait la scène.

Mais je pense qu’un véritable lieutenant de la police de New York ne pouvait pas se permettre cette sorte d’insubordination.

Oh, non. Déjà, on ne voyait jamais le capitaine. Il était dans un autre bâtiment. Mais ça marchait dans la série.

Est-ce que le décor principal de la série, les bureaux défraichis et miséreux, était crédible ?

Le plateau du commissariat était crédible. Il a été conçu d’après celui de la brigade Four-Two. Il y avait des photos de la brigade et ils l’ont construit.

Et un lieutenant comme Kojak aurait eu son propre bureau ?

Oui.

Que pensiez vous du personnage interprété par le frère de Telly, George ; le détective Stavros ?

Nous devions lui trouver un boulot. Pas vrai? Et il était sans malice, vraiment sans malice. Il est mort, je peux donc dire la vérité. Allez, c’était une plaisanterie. Mais le public l’aimait bien et ils lui ont donné plus de répliques. Mais il était juste ce qu’il était.

Pendant la première saison, un autre conseiller technique est crédité avec vous, Sonny Grosso, qui était célèbre à l’époque pour être un des détectives de la célèbre affaire qui fut transposée dans le film French Connection.

Sonny était impliqué avec le scénariste originel, Abby Mann. Il connaissait Abby Mann ; donc lorsqu’Abby Mann a écrit The Marcus-Nelson Murders qui fut le pilote de la série, il s’est appuyé sur Sonny. Mais la personnalité de Sonny était insupportable pour le commun des mortels. Ils ont dû lui donner un crédit pendant un certain temps mais il n’avait rien à voir avec la série.

Comment avez-vous été contacté pour Kojak ?

J’avais travaillé sur N.Y.P.D., Madigan, deux films, et ils cherchaient un conseiller technique. J’ai reçu un coup de téléphone et j’ai conclu l’affaire et c’est comme cela que j’ai eu le job. Je savais garder la tête sur les épaules.

Comment avez-vous eu le premier poste de conseiller technique sur N.Y.P.D. en 1967 ?

Je travaillais à Midtown à l’époque et j’étais un peu connu. Au milieu des années 60. Le producteur exécutif, Danny Melnick avait besoin de publicité pour sa série et ils ont fait le rapprochement. Je crois que j’ai eu cent dollars par semaine ou quelque chose comme ça ce qui était beaucoup d’argent à l’époque.

En comparaison combien gagniez-vous comme officier de police ?

Environ cent cinquante dollars par semaine. Ces deux mille dollars par an étaient beaucoup d’argent.  Je pense que je gagnais six ou sept mille dollars par an comme détective et ramasser deux mille dollars comme ça était un cadeau du ciel. Ils m’ont donné deux mille pour ce script. J’ai acheté à ma femme une nouvelle machine à laver et une voiture.

Traduction de l’interview de Burton Armus par Stephen Bowie, novembre 2011. Traduction, copyright, Denis Chauvet.

http://classictvhistory.wordpress.com/tag/burton-armus/

 

 

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