
HORS
SERIE
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McCall démissionne des services secrets et ouvre son propre bureau d’aide. Ses deux premières affaires concernent une femme harcelée par un psychopathe et un employé qui a découvert une association de maitres-chanteurs qui se sert d’écoutes téléphoniques.
Une
excellente entame à cette série
rythmée par la superbe musique du
batteur du groupe Police, Stewart Copeland.
La scène pré-générique
dans le métro new yorkais, à
Times Square, met immédiatement le
spectateur dans l’ambiance. McCall
sort de l’ombre et saisit son arme.
Control, son supérieur, tente encore,
dans cet épisode, de le faire changer
d’avis. Deux intrigues simples menées
sur un tempo endiablé et
truffées d’action dont la poursuite
en voiture sur Brooklyn Bridge. L’histoire
de la femme traquée est néanmoins
meilleure.
L’humour, souvent cynique, est très présent. Brahms, un ancien collègue, après son footing : ‘I’m dying !’. McCall : ‘Get you a hearse !’. Et ils continuent leur conversation dans une calèche. Avec cet épisode pilote, le justicier anglais, ‘The English Avenger’, est bien lancé dans sa Jaguar noire dans les rues de New York.
o La fameuse annonce du New York Times : «Odds against you? Call the Equalizer.
212-555-4200.”
o À l’instar de Patrick Macnee
dans The Avengers, la doublure
d'Edward Woodward est visible sur plusieurs
scènes d’action (poursuite
automobile, bagarre).
o
Le rôle de Robert McCall était initialement prévu pour d’autres acteurs : Robert Mitchum, James Coburn, Kirk Douglas.
o L’appartement de McCall dans ce pilote est différent de celui du reste de la série. Il a un chien qu’on ne reverra pas par la suite.
o
La petite fille regarde un épisode de Magnum à la télévision.
o Steven Williams (1949) est le lieutenant
de police Jefferson Burnett dans six épisodes
de cette saison.
o
Robert Lansing (1928-1994) est Control, l’ancien supérieur des services secrets de McCall, dans 25 épisodes.
o
La ravissante Patricia Kalember (1957), la femme traquée, est la juge Taten dans la série Law & Order : Special Victims Unit.
o
William Zabka (1965) est Scott McCall, le fils, dans 15 épisodes. Il joue dans un orchestre dans le pilote. Il fut célèbre pour son rôle dans Karate Kid.
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2. L’ENLÈVEMENT
(CHINA RAIN)

  
McCall doit retrouver un enfant enlevé dans le quartier de Chinatown.
Le fils d’un riche industriel chinois est la cible d’un gang mais il y a méprise et c’est celui de la gouvernante qui est enlevé. McCall fera pression sur l’industriel aux affaires louches et aura recours à ses anciens contacts pour libérer l’enfant et anéantir les criminels sans pitié. Un très bon épisode qui permet de voir McCall arpenter les bas-fonds de Chinatown sur une musique de Copeland de circonstance ; la visite au night-club est une grande scène où son passé est évoqué. Cet épisode présente le personnage de Mickey Kostmayer (Keith Szarabajka), un ancien contact de McCall. Ce dernier élabore un plan et une diversion astucieux avant de pénétrer dans le bâtiment pour la fusillade finale. La séquence du désamorçage de la bombe est, à mon avis, superflue.
o Lauren Tom (1961), la mère du petit garçon, est Julie dans la série Friends.
o
Première des 42 apparitions de Keith
Szarabajka (1952) dans le rôle de
Mickey Kostmayer. Il a participé
à de nombreuses séries : Walker Texas Ranger, X Files, 24 Heures
Chrono, Eleventh Hour, Prison Break, Les
Experts, Cold Case.
o
Tzi Ma, l’industriel chinois, est
Cheng Zhi dans 13 épisodes de la
saison 6 de 24 Heures Chrono.
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3.
LE TRANSFUGE
(THE DEFECTOR )

 
McCall est contacté par un agent double de son ancien réseau qui veut passer à l’Ouest. Il ne peut empêcher l’espion d’être abattu et il va s’occuper de la fille de celui-ci traquée par le KGB.
Une
histoire en pleine Guerre froide comme souvent
dans les séries des années
80. Elle fait revivre le passé de
McCall et l’aide des services est
requise mais leur chef, Control, est peu
enclin à secourir l’agent double
et sa fille. McCall a une dette envers cet
espion, mais aussi ami, assassiné
et il aide sa fille, danseuse de ballet,
à échapper au KGB lancé
à ses trousses. De bons passages
comme celui dans le parc, où McCall
est déguisé en vieil homme,
et la fusillade sur la place, mais le rythme
est brisé par l’intrusion de
l’histoire B sans intérêt
(un jeune homme, brutalisé à
la sortie de son lycée, veut des
cours de self défense).
Épisode correct sans plus.
o Contrairement aux deux épisodes précédents, il n’y a pas de scène pré-générique. Celle-ci est remplacée par un patchwork de scènes de l’épisode à venir.
o La réplique de McCall lorsque le jeune homme le voit arriver au rendez-vous : ‘You were possibly expecting Clint Eastwood.’ [Vous espériez peut-être voir Clint Eastwood.]
o On découvre pour la première fois où McCall cache toutes ses armes.
o
Melissa Leo (1960), la fille de l’espion
double, tenait un de ses premiers rôles
dans cet épisode. Depuis, elle a
joué dans de nombreux films et séries
dont Deux Flics à Miami, New
York Section Criminelle, L World (trois épisodes), Esprits Criminels,
Cold Case…Elle a un rôle
récurrent dans la série Homicide (1993-1997).
o
Robert Joy (1951) sera Jacob Stock dans
cinq épisodes. Il est le docteur
Sid Hammerback dans Les Experts Manhattan.
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Un couple, en vacances à New York, fait appel à McCall après la disparition de leur fille. L’ancien agent va enquêter dans les milieux de la prostitution new yorkaise.
Excellent
épisode un peu glauque, surtout pour
l’époque, qui souligne l’importance
de la criminalité de la métropole
américaine dans les années
80 et l’impuissance de la police à
résoudre ce fléau ; à
ce titre, l’échange entre la
mère de la disparue et l’officier
de police au precinct est significatif.
L’enquête mène McCall
dans les quartiers rouges de New York, le
tout rythmé par la partition de Copeland
et les scènes d’action –
celle dans le lock box (bordel
clandestin) étant particulièrement
réussie. Il y a un rebondissement
intéressant, le souteneur (très
belle performance d'Adam Ant) ayant des
attaches avec le gouvernement, et le final
à l’aéroport fait découvrir
une arme secrète – mais redoutable
! – de McCall. Même la scène
post-générique de fin est
convaincante ; McCall, accompagné
de son amie, admire un faucon à Central
Park. Il le compare indirectement à
lui-même. L’amie : ‘How
long can he survive ?’ McCall :
‘As long as he’s careful.’
o
Un peu de longueurs avec la présence
surprenante d’une amie de McCall,
mais cela permet de ‘tenir la distance’
(45 minutes comparées aux 46 des
épisodes précédents
!) et d’avoir une belle scène
finale. On ne reverra pas la dame.
o
À noter que l’épisode
ne donne pas une bonne image de la Grosse
Pomme ; entre le taxi véreux, l’hôtel
qui perd les réservations et la police
incompétente…
o J.T. Walsh (1943-1998), le père, était un habitué aux rôles de méchant. Jack Nicholson lui a dédié son Oscar reçu pour Pour le pire et pour le meilleur.
o Adam Ant (1954), le souteneur, est plus connu pour sa carrière de chanteur. Comme souligné dans l’épisode, il est, effectivement, anglais (né à Londres).
o Le titre original met l’accent sur le nom donné aux bordels auxquels on ne peut se rendre que sur invitation alors que le titre français souligne la candeur de la jeune fille qui arrive dans la métropole.
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Une femme flic, fraichement nommée, doit faire face à la corruption et aux menaces de ses collègues. McCall est son seul recours.
Après l’incapacité de
la police new yorkaise (The Lock Box),
la série traite de la corruption des
forces de l’ordre dans un épisode
violent mais efficace grâce à
l’interprétation juste des seconds
rôles. Une jeune rookie (bleue)
est confrontée à un fléau
déjà décrit dans de nombreux
films dont le modèle du genre, Serpico.
Les scènes chocs foisonnent ; les trois
fonctionnaires se servent dans la chambre
d’une vieille dame alors que celle-ci,
qui vient de décéder, est encore
dans son lit et un clochard est abattu gratuitement
pour compromettre la jeune recrue dans la
séquence forte de l’épisode.
Karen Young est l’officier Sandra Stahl,
très convaincante dans le rôle
de la bleue qui a foi en son métier
et que même son père, policier
à la retraite, ne peut conseiller.
Will Patton est tout aussi excellent en Braxton,
le policier corrompu, dépravé
et meurtrier du clochard et d’un collègue.
Le jeu du chat et de la souris entre McCall
et Braxton est captivant.
o
Cet épisode fut le plus suivi de la
série au Royaume-Uni : 13,9 millions
le mercredi 12 novembre 1986.
o Karen Young (1958) a débuté dans Handgun (1983) où elle tient le rôle principal. Elle est devenue connue très tôt tournant avec des acteurs prestigieux. Elle est l’agent Sanseverino dans Les Sopranos.
o
Will Patton (1954) a commencé à
tourner dans les années 80, souvent
des rôles de méchant. Il est
Alan Wilson dans cinq épisodes de la
saison 7 de 24 Heures Chrono.
o
Première apparition de Jimmy (Mark
Margolis), un contact de la rue pour McCall.
Il l’aide contre de l’argent car
il a un divorce coûteux. Il participe
à 12 épisodes.
o
À partir de cet épisode, il
n’y a plus de scène pré-générique.
Celle-ci est remplacée par un patchwork
de scènes de l’épisode
à venir.
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6.
LE PIÈGE
(THE CONFIRMATION DAY)


McCall est contacté par le fils d’un paumé qui a dérobé un camion bourré d’antiquités. Le chargement est convoité par deux bandes dont le chef d’un gang local.
Le
seul intérêt qui réside
dans cet épisode est la confrontation
de deux acteurs disparus en 2009 :
Edward Woodward et Joseph Wiseman. Ce dernier
est le parrain local et rencontre McCall
à deux reprises, au restaurant et
lors du dénouement sur la jetée
où l'on apprend que les antiquités
sont en fait des armes automatiques. Le
reste n’est pas palpitant : le vol
du camion, le coupable dépassé
par ses actes, personnage central sans consistance,
et le piège de McCall, invraisemblable
vu les parties en présence. J’allais
oublier l’histoire B : une vieille
dame paranoïaque qui pense être
espionnée. Chaque série a
son... Piège !
o
Joseph Wiseman (1918-2009), Vanessi, est
surtout connu pour son rôle de docteur
No dans le premier James Bond avec
Sean Connery et Ursula Andress. Il a joué
dans d’autres séries dont Les
Incorruptibles (deux épisodes
de la seconde saison) et The Thrill
Killers, le seul épisode en
deux parties des Rues de San Francisco.
Sa dernière apparition fut pour la
série Law & Order en
1996.
o
Le World Trade Center sert d’arrière-plan
à plusieurs scènes de l’épisode.
o
À la question de McCall : ‘Qui
dirige ce qui se passe de ce côté
de la ville ?’, Burnett, le lieutenant
de police, répond : ‘We do.’
[Nous.] Et McCall d’ajouter : ‘And
when your backs are turned, who runs things
then ?’ [Et quand vous avez le dos
tourné, qui commande alors ?’]
o Le titre original fait référence à la confirmation du fils de Ganucci (scènes à l’église au début et à la fin de l’épisode) tandis que le titre français met en avant le piège tendu par McCall sur la jetée.
o
Burt Young (1940) fut nominé aux
Oscars pour son rôle dans Rocky.
Il a souvent joué des rôles
de méchant, en particulier dans des
films de Sam Peckinpah : Tueur d’élite et Le Convoi.
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7.
UN WEEK-END À LA CAMPAGNE
(THE CHILDREN’S SONG )

 
En week-end à la campagne, McCall et son fils portent secours à une jeune fille menacée par un trio de violeurs potentiels qui finit par assiéger leur cabane.
Un
épisode qui sort de l’ordinaire.
McCall n’est pas contacté par
une petite annonce du New York Times,
il n’a pas de costume cravate et l’aventure
se passe à l’extérieur
de New York. Son fils, déjà
vu dans le pilote, a été admis
au conservatoire à Paris et ils décident
de passer un week-end ensemble afin de mieux
se connaître avant son départ.
Ils sont impliqués par hasard dans
cette histoire sordide et McCall joue les
MacGyver pour assurer la défense
de la cabane. Malgré un sujet intéressant
(même si éloigné des
standards de la série), l’épisode
pèche surtout par ses invraisemblances,
à commencer par le fait que la jeune
fille et son ami, qui sera assassiné
par la bande, acceptent de monter dans le
pickup. L’aventure se passe la nuit,
ce qui accroit la tension, et s’achève
à l’aube sur des interrogations
: comment sont-ils parvenus à s’échapper
de la cabane dynamitée ? Et puis,
McCall aurait dû se débarrasser
plus rapidement de ces trois trublions !
o
Aka : Father and Son.
o Dana Barron (1966), Melinda, la jeune fille, a joué dans la série Crossbow (Guillaume Tell, 52 épisodes, 1987-1989).
o
C’est le premier rôle de Bradley
Whitford (1959) connu pour sa participation
à la série À la
Maison Blanche.
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McCall
doit faire équipe avec un tueur professionnel
pour sauver une femme que les deux hommes
ont aimée par le passé.
Excellent
épisode à l’intrigue
un peu plus alambiquée que d’habitude.
La relation anormale et dangereuse entre
McCall et Michael Roza, le tueur, est un
des intérêts de l’aventure
mais les seconds rôles sont également
parfaits : Carla et son mari, homme politique
devenu gênant pour certains, et la
tueuse qui doit servir de couverture (backup en VO). Le tueur met en péril sa
mission pour sauver la cible et il contacte
McCall, un parfait allié, car tous
les deux ont aimé/aiment Carla. À
noter l’échange intéressant
entre les deux hommes où McCall est
décrit comme arrogant. Ils doivent
trouver le tueur de secours, en embuscade,
qui agira à la moindre faille.
La
violence excessive de l’épisode
va crescendo, selon les agissements
de Roza : le témoin gênant
liquidé à la casse (on ne
voit que le sang qui goutte du coffre),
le complice poseur de bombe forcé
à respirer une substance toxique
et la tueuse, la backup, qui a
la nuque sauvagement brisée. McCall
revoit Carla (une sorte d’Irène
Adler pour lui) à une réunion
à l’ambassade puis sur un yacht
où ils échangent un baiser,
le premier de la série pour le héros.
Le tueur en est témoin et, jaloux,
change ses plans.
Les
deux meilleurs passages sont la fusillade
sur le porte-avions et la scène finale
dans laquelle McCall réalise finalement
que Roza, se sentant trahi, a décidé
d’accomplir sa mission comme prévu
initialement. Le cynisme est omniprésent
dans l’épisode ; dès
le début, le tueur rassure le témoin
qui l’a vu par mégarde : ‘No
problem’ et il l’exécute,
le barman demande à McCall qui est
Carla. Réponse laconique : ‘A
woman’ et, surtout, lorsque le tueur
vient de liquider son complice et que McCall
refuse de lui donner un coup de main pour
se débarrasser du corps. ‘You
clean up your own mess.’ Roza fait
à McCall le récit des assassinats
qui doivent avoir lieu devant une église
et c’est judicieusement accompagné
des scènes appropriées. Évidement,
l’issue finale sera différente
mais le procédé employé
par le réalisateur est excellent.
o
Cet épisode semble avoir été le premier tourné après le pilote.
o McCall se rend dans un bar pour trouver le message, une carte postale codée (Save Carla), comme aux temps où il travaillait pour les services secrets.
o
Jason Mazer, un nouveau membre des services
secrets, déclare que ‘Control’s
memory’ et qu’il a pris
sa place. Absent de cet épisode,
Control reviendra pourtant dans les suivants.
Mazer conseille à McCall, perdu dans
ses pensées, de se retirer dans un
pays chaud. Il lui répond dans la
dernière réplique de l’épisode
: ‘Sorry, what did you say ?’
Mazer, interprété par Saul
Rubinek, reviendra dans seulement deux autres
épisodes... avant que Control retrouve
son statut.
o Saul Rubinek (1948), Jason Mazer dans trois épisodes, a joué dans de nombreuses séries : Hill Street Blues, NYPD Blue, L.A. Law, Star Trek, The Next Generation. Il est le biographe Beauchamp dans un des chefs-d’œuvre de Clint Eastwood, Impitoyable.
o USS Intrepid, lieu de rencontre de McCall et du tueur, est un porte-avions qui servit pendant la seconde guerre mondiale dans le Pacifique et la guerre du Vietnam. C’est un musée depuis 1982.
o
Alberta Watson (1955), Carla, est native
de Toronto. Elle a reçu des récompenses
dès le début de sa carrière
mais elle est devenue célèbre
pour son rôle de Madeline dans la
série La Femme Nikita (1997-2001).
Elle est Erin Driscoll dans la saison 4
de 24 Heures Chrono.
o Le titre français est le prénom de la cible tandis que le titre original fait référence au second tueur (en fait, une tueuse).
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9.
LE FILS MODÈLE
(MAMA’S BOY)


Un adolescent est subjugué et entrainé dans un trafic de drogues par un psychopathe expert en arts martiaux. Ses parents divorcés vont, tour à tour, faire appel à McCall.
Une
histoire malheureusement ordinaire pour un
épisode assez terne. L’intrigue
met beaucoup de temps à se mettre en
route. McCall fait de la surveillance avant
de tendre un piège au trafiquant qui
manque de mal tourner. Le combat martial final
est peu crédible car le dealer,
Eugene Benton (très bien interprété
par Mark Soper), semble bien plus apte que
cela à résister à McCall.
On a également beaucoup de mal à
croire que McCall puisse faire impression
en gros acheteur de drogue, et le rapprochement
du père et du fils est bien mal ficelé.
Il n’y a même pas une bonne scène
à se mettre sous la dent mais on peut
néanmoins noter la prestation de Christine
Baranski en directrice de publicité
inquiète pour son fils.
o
McCall: ‘I don’t fight that way. I use different weapons.’
o Sixième et dernière apparition dans la série du lieutenant Jefferson Burnett (ici, dans la voiture avec McCall devant le lycée).
o
Christine Baranski (1952) a commencé
sa carrière par une apparition dans Flipper le Dauphin. Elle a joué
dans 9 semaines et demie et dans
les séries Law & Order et surtout Cybill et Happy Family où elle a un rôle récurrent.
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10.
EMBUSCADE
(BUMP AND RUN)

   
McCall doit rechercher un vigilante, devenu son émule, et secourir une étudiante persécutée par deux voyous.
Deux très bonnes histoires composent cet épisode ; contrairement à d’habitude, aucune des deux ne pâtit de l’autre et elles finiront même par se croiser.
Dans
la première, un justicier liquide
les criminels libérés
à tort et laisse l’encart
du New York Times de l’Equalizer
sur les lieux des crimes. Cette partie
rappelle un peu les films Death
Wish avec Charles Bronson, mais
la comparaison s’arrête
là. Le vigilante contacte McCall
en laissant des messages sur son répondeur
téléphonique car il le
considère comme un modèle.
À la première scène,
la démarche et l’ombre
du vigilante sont identiques à
celles de l’Equalizer mais l’unique
échange de vive voix entre les
deux hommes à la fin de l’épisode
différencie les agissements de
McCall de ceux du justicier, sûrement
une volonté des producteurs !
Si la traçabilité de l’appel
téléphonique un peu désuète
(mais qui révèle que l’homme
recherché est un policier) est
mise de côté, cette intéressante
intrigue aurait pu constituer la trame
entière d’un épisode.
Même
constat pour la seconde histoire où
une jeune et jolie étudiante
échappe au vol de sa voiture
en tuant accidentellement un des trois
agresseurs noirs (il n’y avait
pas de politiquement correct à
l’époque). Menacée
et apeurée, elle appelle McCall
qui place un ami, Mickey Kostmayer,
en surveillance chez elle. Une romance
naît, qui ne dénature pas
l’intrigue, et McCall sermonne
son aide qui a mélangé
boulot et plaisir dans une scène
paternaliste et drôle. ‘You
were supposed to protect that girl,
not seduce her !’ Le final haletant
autour de l’école relie
les deux intrigues et démarque
l’Equalizer du Vigilante même
si certaines répliques entendues
dans le commissariat laissent planer
l’ambigüité sur le
message de la production : ‘The
system’s falling apart !’.
o
Laura Ashton, la jolie étudiante, a un accent prononcé en VO. Elle est née à Caracas et sa (trop) courte carrière cessa en 1986.
o
À noter la brève participation
du chanteur Meat Loaf dans le rôle
de Sugar Fly Simon qui a vendu un Magnum
au vigilante.
o
Charles S. Dutton, un des trois voyous,
a véritablement fait de la prison,
plus de dix années…
o Un peu d’humour lorsque le technicien vide le frigidaire de McCall : ‘Do leave me some milk, will you ?’.
o
McCall se justifie auprès du
sergent qui le compare au vigilante
: ‘If by that remark you mean
that I sometimes help people in trouble,
yes I do. But if you mean that I'm anything
like this madman out there, then you're
wrong again !!’ [Si vous voulez
dire par cette remarque que j’aide
parfois les personnes qui ont des problèmes,
c’est exact. Mais si vous insinuez
que j’ai quelque chose à
voir avec ce fou, vous avez encore une
fois tort !]. La dernière réplique
de l’épisode démontre
néanmoins que McCall et le policier
condamnent les agissements du vigilante
et qu’ils se retrouvent sur la
même longueur d’onde : ‘I
really do understand your point of view.’
o
Erreur de continuité : lorsque
Sydney Blake, l’étudiante,
est effrayée et terrée
chez elle, la porte de son appartement
n’a pas la chaîne. Dans
la même scène, elle court
vers la porte après avoir entendu
un bruit suspect et la chaîne
de sécurité est mise.
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11.
PAR DÉSŒUVREMENT
(DESPERATELY)

   
Une femme négligée par son mari se rend en ville et fait une mauvaise rencontre : un tueur professionnel. Témoin d’un meurtre, sa copine la persuade de contacter McCall.
Le
début est poussif : Allison Webster,
la femme au foyer ignorée par son
mari, fait du shopping et prend un verre
avec Samantha, une copine. Le changement
de rythme avec l’excès de colère
de Dryden, le tueur, envers Allison dans
la chambre d’hôtel prend par
surprise. L’histoire s’emballe
et le tueur nerveux, très bon Ray
Sharkey, est planté par son patron
et n’a qu’une idée en
tête : éliminer le témoin.
Il la retrouve et pénètre
chez elle dans une scène à
suspense. McCall doit héberger le
couple en bon samaritain mais Allison quitte
la cachette pour rejoindre sa copine, le
maillon faible déjà repéré
par Dryden. Le final se conclut par une
belle fusillade. L’Equalizer tient
un bon rhume, tousse, se mouche, café
à la main et en robe de chambre !
Quelques excellents effets de réalisation ; un client du bar remarque que Dryden s’empare du double de la facture (en fait un complice) et, surtout, Samantha monte dans l’ascenseur au moment où Dryden, qui vient de fouiller son appartement, sort par les escaliers. De l’humour bien sûr lorsque McCall est abordé par une prostituée et qu’il demande à Dana de l’aider à retrouver l’identité du tueur dans ce milieu : ‘Sex before a contract steadies the nerves !’. [Faire l’amour avant un contrat calme les nerfs !]
o
Beaucoup de vues de New York dont la Pennsylvania Station. McCall et Allison passent à Times Square devant la statue de George M Cohan (1878-1942), dramaturge, chanteur, danseur, compositeur…
o
Les propos du tueur en goguette à
Allison et son amie : ‘One third of
American housewives this year are having
an affair’. [Un tiers des américaines
au foyer ont une aventure cette année.]
o
Deuxième apparition de Dana, interprété
par Ray Baker (1948). Comme dans The
Lock Box, il renseigne McCall dans
les quartiers chauds de la ville. Une prostituée
va reconnaître le tueur et ainsi fournir
à l’Equalizer son identité.
Dana est présent dans quatre épisodes
dont trois fois interprété
par Ray Baker.
o L’horripilant personnage d’Harvey (interprété par Jack Gilpin), qui apporte les médicaments à McCall, reviendra dans un épisode de la seconde saison, Tip on a Sure Thing.
o Dans la dernière scène, McCall appelle son fils en France à l’hôtel Strasbourg et quelques mots en français rudimentaire sont prononcés en VO.
o Blanche Baker (1956), l’épouse délaissée puis menacée, alterne entre sa carrière au cinéma et la sculpture.
o Tovah Feldshuh (1952), Samantha Page, est Danielle Melnick dans 13 épisodes de Law & Order. Elle a été nominée quatre fois pour le Broadway’s Tony Award.
o
Ray Sharkey (1952-1993), le tueur, fut renvoyé
d’un tournage pour possession de drogue.
Accroc à l’héroïne
et la cocaïne, il contracta le sida
par une aiguille infectée. Il a joué
dans Les Rues de San Francisco, Deux
Flics à Miami, La Loi est la Loi.
o
On aperçoit l’affiche d’un
film de Bogart dans l’appartement
de Samantha Page : Call it murder,
film de 1934 connu sous son titre initial, Midnight.
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12. LE RÈGNE DE LA TERREUR
(REIGN OF TERROR)

   
Une doctoresse refuse de donner de la drogue au gang local pour pouvoir exercer dans le dispensaire de quartier. Elle décline également l’aide armée de McCall.
Un épisode particulier et excessivement
violent. La doctoresse, très bien jouée
par Lonette McKee, refuse de cautionner les
pratiques de son prédécesseur
et s’élève seule contre
le sinistre gang des Crips. Nous sommes dans
les années 80 et les méchants
sont un mélange de ceux des films de
Bronson et de Mad Max. La scène
d’introduction plante le décor
: le vieux médecin est emmené
dans l’antre du gang, un décor
apocalyptique, pour constater le décès
de leur chef.
Le
nouveau leader, héroïnomane, tient
la rue et les habitants sous sa coupe. McCall
débarque dans cet endroit, tiré
à quatre épingles et en Jaguar
(qu’il fait surveiller), au milieu des
graffitis et d’un monde qu’il
ne connaît pas. La doctoresse est opposée
à toute violence, même celle
que pourrait employer McCall pour remettre
de l’ordre. [New York doesn’t
need another man with a gun.] L’Equalizer
est fragilisé dans cette intrigue ;
il rencontre dans ce quartier une vieille
connaissance, un transfuge cubain qui lui
renvoie son passé. Comme lui, McCall
n’est pas sorti indemne de son passage
dans les services secrets et, après
une hésitation et un superbe monologue
d'Edward Woodward dans son dictaphone, il
décide de ne pas se défiler
et d’affronter le gang sans arme.
Une fin anti-Bronson où McCall, ensanglanté et sans violence, triomphe de la racaille. Un excellent épisode avec quelques scènes fortes dont la rencontre McCall/Pena, le monologue de l’Equalizer qui rend le personnage vulnérable et le final intense. Les séquences violentes sont sans complaisance (le père projeté avec son bébé contre le mur, la tronçonneuse utilisée), et le vocabulaire est approprié (‘ugly place’ pour le quartier, ‘animals’ pour les voyous). Une très bonne histoire partagée entre la violence de la rue et la conscience de l’Equalizer mise à nue dans la scène du tir sur des ombres. ‘I come here to think’.
o Que s’est-il passé le 26 novembre 1973 dans la vie de l’agent McCall ? Il fait référence à un évènement survenu 12 ans auparavant qu’il a encore sur la conscience. Il avait décidé de ne pas agir jugeant ses chances trop minces.
o
McCall abandonne son arme après hésitation
: ‘That doctor is naive. You can’t
fight this kind of enemy without a weapon.’
[Ce médecin est naïf. On ne peut
pas combattre ce genre d’ennemis sans
arme.]
o
Lonette McKee (1954), la courageuse doctoresse
Elly Walton, était une prodige de la
musique, composant la bande du film Quadroon à l’âge de quinze ans.
Elle se produit toujours dans des concerts
de jazz. Elle a joué dans Cotton
Club, Malcolm X entre autres
et elle a un rôle récurrent dans
la série New York 911.
o
Fred Williamson (1938), le lieutenant de police
Mason Warren, est une ancienne star de football
américain et il a plusieurs ceintures
noires en arts martiaux. Il s’en sert
d’ailleurs dans une scène de
combat très réaliste de cet
épisode. Son premier rôle fut
dans la série L’Homme de
Fer. Il a tourné de nombreux films
d’action dits ‘Blaxploitation’
des années 60 et 70, puis dans des
films de guerre/commando les deux décennies
suivantes. Le lieutenant Mason Warren revient
dans l’épisode suivant.
o Tomas Milian (1932) est Pena, un transfuge cubain qui avoue à McCall avoir tué un prisonnier lors d’un interrogatoire. La fiction rejoint la réalité car le père de l’acteur était général pendant la dictature cubaine et il se suicida sous les yeux de son fils.
o
Joe Maruzzo, le chef du gang, était
l’un des deux voyous abattus par le
vigilante dans Bump and Run, le 10e
épisode de cette saison.
o ‘sick’, terme américain, est employé sauf par McCall, britannique, qui utilise ‘ill’.
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13.
CHACUN CHEZ SOI
(BACK HOME)


Des locataires âgés d’un immeuble, menacés et humiliés par leur propriétaire pour les forcer à partir, font appel à McCall. Très vite, l’Equalizer découvre que l’indélicat a également engagé un tueur pour supprimer sa femme.
Une intrigue bien pâlotte, comparée
aux trois précédentes, à
laquelle on a beaucoup de mal à s’intéresser.
Des personnes âgées sont harcelées
et George, envoyé par McCall, procure
quelques scènes cocasses, les seules
d’intérêt de l’aventure.
Le banquier, personnage infect, veut récupérer
le bâtiment délabré et
se débarrasser de sa femme car la garde
de son fils lui procurerait des avantages.
Tiré par les cheveux, surtout que le
tueur engagé est vite oublié
en cours de route. La séquence des
billets de banque est sympathique mais peu
crédible et le dénouement de
l’incendie prévisible. Simplement,
un épisode léger, familial et
sans prétention pour la période
des fêtes.
o
L’action se déroule peu avant
Noël et l’épisode fut diffusé
à cette période aux États-Unis.
o
Lors d’une courte scène, sans
aucun intérêt pour l’histoire,
Fred Williamson, le lieutenant Warren, présent
dans l’épisode précédent,
est de retour. Dans un autre passage, McCall
réutilise son déguisement de
vieil homme vu dans The Defector –
Le transfuge.
o
McCall reçoit une enveloppe et des
photos de son fils, Scott, parti à
Paris. À la fin de l’aventure,
Scott lui annonce sur son répondeur
sa venue à New York pour les fêtes.
‘Great’ et McCall allume la guirlande
électrique du sapin.
o
Frank Converse (1938), le banquier peu scrupuleux,
a commencé sa carrière dans
un épisode de la série Hawk,
l’Oiseau de Nuit (avec Burt Reynolds)
puis il eut un rôle récurrent
dans la série policière, N.Y.P.D. (1967-69). Il a également participé
aux séries Columbo, Police Story,
Starsky & Hutch, Sergent Anderson et, plus récemment, Law & Order.
o
Charles Hallahan (1943-1997), George, est
un habitué des rôles de policiers
et il avait un rôle récurrent
dans la série Rick Hunter.
Il décéda d’une crise
cardiaque et il est enterré dans le
sud de l’Irlande. Il a tourné
dans Hawaii, Police d’État,
Dallas…Au cinéma dans The
Thing, Pale Rider (de et avec Clint Eastwood)
entre autres.
o Marisa Berenson (1947), la femme menacée, est apparue dans de nombreuses productions françaises. Sa sœur est décédée dans un avion lors des attaques terroristes du 11 septembre 2001.
o
Jordan Marder (1973) débutait, à
l’âge de 12 ans, dans le rôle
du fils du couple déchiré. Il
est Dimitri dans la huitième saison
de 24 Heures Chrono.
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14.
LES RETROUVAILLES
(OUT OF THE PAST)


L’ex femme de McCall contacte l’Equalizer car son nouveau mari est menacé par un détenu en liberté conditionnelle contre lequel il avait témoigné.
Un épisode lent et le plus souvent ennuyeux. Beaucoup de bavardages, en particulier, entre McCall et son ex (parfois même un peu de mélo) et un manque d’action rendent cette histoire insipide. Le méchant, l’ancien taulard condamné par une maladie des poumons, Eddie Washburn (Stephen McHattie), est le plus convaincant dans des scènes de schizophrénie au restaurant ou lors des meurtres du voyou et du contrôleur judiciaire. Sinon, il faut un bon quart d’heure avant l’arrivée de McCall et la fin est bâclée. Suivant !
o Le seul épisode (heureusement !) où Kay Wesley, l’ex femme de McCall, est présente. Elle est interprétée par Sandy Dennis (1937-1992). On apprend qu’en plus de leur fils, Scott, ils ont eu une fille mort-née.
o
Stephen McHattie (1947) a joué dans Starsky & Hutch, Kojak (trois
épisodes), Deux Flics à
Miami et un épisode mémorable,
paraît-il, de Star Trek. Il
a un rôle récurrent dans Cold
Squad.
o
Barry Primus (1938), le mari menacé,
a joué dans Le Virginien, Les Rues
de San Francisco, Deux Flics à Miami,
Rick Hunter, X Files. Il a un
rôle récurrent dans Cagney
& Lacey.
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15. LA CHAÎNE INFERNALE
(DEAD DROP)

 
Un fleuriste se retrouve impliqué malgré lui dans un réseau et il s’adresse à McCall après avoir été victime d’une tentative de meurtre. L’Equalizer va chercher à savoir qui se cache derrière cela en employant ses anciens collègues.
Une
aventure qui pourrait faire office d’épisode
réunion car tous les fidèles
de McCall, vus dans différentes intrigues,
sont présents : Mickey, Jimmy, Sterno,
Dana et une nouvelle, Ginger, une ravissante
rousse interprétée par Robin
Curtis. Le début est excellent mais
l’histoire s’avère ensuite
plutôt banale. À part la fusillade
finale, il n’y a pas d’action
car, avant ce dénouement, l’intrigue
se divise en deux actes : la filature des
suspects puis le plan élaboré
par McCall pour faire sortir le chef de l’ombre.
Cela traîne un peu en longueur. Une
grosse partie se passe en extérieur,
dans les rues de New York, jamais aussi bien
filmées dans une série auparavant,
et c’est accompagné de la sublime
musique de Stewart Copeland. L’Equalizer
reste, cette fois-ci, en retrait et se contente
de diriger ses anciens collaborateurs. Il
joue aux échecs, répond au téléphone
et lit le Sunday Times. Pour que
la réunion soit parfaite, la présence
(superflue) de Control est à noter
; il n’est plus le chef des services
et il est même chahuté par le
désagréable Jason, vu dans The
Distant Fire. L’intérêt
de l’épisode réside surtout
dans le fait que tous les contacts de McCall
travaillent pour la première fois ensemble.
o
Contrairement aux autres anciens collègues de McCall, la jolie Ginger Brock ne participe qu’à cette aventure. On note qu’elle a eu un différend par le passé avec Mickey Kostmayer.
o Fred Williamson ne participe pas à l’épisode (il ne reviendra pas) mais son personnage, le lieutenant Mason Warren, est cité par McCall.
o
C’est la troisième et dernière
apparition de Dana, interprété
par Ray Baker, qui garantissait à chaque
présence une vue des boîtes de
strip-tease et des quartiers chauds de New
York.
o Deuxième (après Back Home) des quatre participations d’Irving Metzman dans le rôle de Sterno, le rustre toujours en train de manger.
o À noter que pour la première
fois, c’est un policier, conscient des
lacunes des forces de l’ordre, qui attire
l’attention de Barry Konig, le fleuriste
menacé, sur l’encart du New
York Times et l’annonce de l’Equalizer
!
o
McCall au fleuriste appeuré : ‘Don’t
be frightened. Be angry !’ – On
peut voir le portrait de Ronald Reagan sur
le bureau de Jason Mazer, devenu chef des
services. Reagan était Président
des USA à l’époque.
o
Sindee, la call-girl déjà
vue, toujours aussi brièvement, dans
l’épisode Desperately,
est Roma Maffia. Elle est connue pour les
séries Profiler (Grace Alvarez)
de 1996 à 2000 et Nip/Tuck (Docteur Liz Cruz) de 2003 à 2010.
o
Le titre VO, Dead Drop, fait référence
à un endroit secret pour passer de
l’argent, de la drogue ou des informations.
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Deux
laveurs de carreaux demandent de l’aide
à McCall car ils soupçonnent leur
patron, hostile à la création
d’un syndicat d’entreprise, de vouloir
les supprimer.
Un
épisode qui laisse sur sa faim car
le début promettait beaucoup. Les laveurs
de carreaux proposent de belles images de
New York vu d’en haut avec le WTC en
arrière-plan (les agoraphobes en auront
les mains moites) et Robert Davi est le parfait
salopard, peut-être le pire de la série
jusqu’à présent, et ce
n’est pas peu dire vu la brochette déjà
proposée !
Néanmoins, le scénario est aussi épais que du papier à cigarette et McCall ne peut empêcher l’assassinat d’un des deux employés dans une scène violente et forte. Il est vrai qu’il est un peu surmené à surveiller les fils de sa femme de ménage. Une pointe d’humour dans l’histoire est ainsi injectée après les épisodes noirs, mais excellents, du début de saison. L’Equalizer met finalement au point un stratagème risqué pour confondre l’assassin qui est arrêté par la police.
o
Robert Davi (1951) est un habitué des
rôles de méchant. Le plus célèbre
est celui de Sanchez dans le James Bond, Permis
de tuer. Il a débuté sa
carrière dans un épisode des Drôles de Dames et il est devenu
ensuite aussi actif à la télévision
(Rick Hunter, Stargate Atlantis)
qu’au cinéma (Piège
de cristal). Il est aussi célèbre
pour le rôle de l’agent Malone
dans la série Profiler (1996-2000).
o
Letti, la femme de ménage interprétée
par Yvonne Wilder, reviendra dans deux épisodes, Torn (épisode suivant) et The Sins of Our Fathers (4e saison).
o Première des six apparitions du lieutenant Isadore Smalls interprété par Ron O’Neal (1937-2004).
o
À noter la participation de Joe Spinell
(1936-1989) à la gueule inoubliable
pour les amateurs de films d’horreur
comme Maniac. Il a débuté
dans Le Parrain puis il tourna dans Police Puissance 7 (avec Roy Scheider), Taxi Driver, Rocky, Cruising. Il
décéda à l’âge
de 52 ans d’une façon toujours
inexpliquée alors qu’il préparait
une suite à Maniac.
o
McCall aux laveurs de carreaux : ‘Stay
healthy, leave the rest to me.’ [Restez
en bonne santé, je m’occupe du
reste.]
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17.
UN CHOIX DIFFICILE
(TORN)

  
Alors
qu’il doit venir en aide à une
femme et à sa petite fille, McCall
a l’occasion de régler un différend
avec un ennemi du passé. Les deux affaires
s’entrechoquent et l’Equalizer
doit faire un choix.
McCall
est appelé par, sûrement, la
plus jeune cliente de la série :
Laura craint pour sa mère car son
père, violent, va être libéré
de prison sous peu. Une affaire tranquille
pour McCall jusqu’au moment où
Jason lui apprend qu’un certain Brian,
qui l’a trahi par le passé,
est de retour. La réalisation montre
parfaitement le dilemme de l’Equalizer
malgré quelques longueurs comme la
discussion avec le psychologue. Dévoué
à la petite fille et à sa
mère, McCall a néanmoins l’esprit
tourné vers une vengeance qu’il
ne pourra finalement pas assouvir. Il y
a deux passages où il s’entretient
avec la petite fille sur la ‘philosophie’
de la vie, dont la dernière scène,
touchante, lorsque Laura dessine la famille
idéale. ‘But I love my daddy
too.’
Une
bonne histoire pour un épisode plaisant
et, malgré une fin frustrante, l’Equalizer
fait le bon choix. Mais on ne saura pas
pourquoi Jason tient absolument à
ce que McCall liquide Brian !
o
Deux flashbacks, dont un en noir
et blanc, montrent les raisons de la rancœur
de McCall envers Brian. Il conduit un bus
d’enfants avec une certaine Angela,
qui sera vraisemblablement fusillée,
vers un poste frontière où
ils sont stoppés. Contrairement à
ce qu’on pourrait envisager, Brian
ne refera aucune autre apparition dans la
série.
o
La petite Laura Moore est la jolie Melissa
Joan Hart (1976), neuf ans lors de ce tournage.
Elle a commencé sa carrière
à quatre ans pour des publicités.
Elle est connue pour la série Sabrina,
l’Apprentie Sorcière (1996-2003).
o
Même sans les voir, les personnages
récurrents sont évoqués
: Scott, Mickey, George. McCall évoque
Scott avec la petite fille et demande à
Jason si George et Mickey ont quitté
la ville ; une sorte d’arc avec l’épisode Dead Drop.
o
Un des premiers rôles de Caitlin Clarke
(1952-2004) qui a joué dans Clair
de Lune, Matlock, Law & Order, Sex and
the City. Elle est décédée
d’un cancer.
o Troisième et dernière apparition de Jason (Saul Rubinek) après les épisodes The Distant Fire et Dead Drop.
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18.
PAS D’ORCHIDÉE POUR MCCALL
(UNNATURAL CAUSES)

   
Une jeune actrice, harcelée par un proxénète, contacte McCall mais ce dernier se retrouve en même temps impliqué dans la chasse d’un tueur en série qui signe ses crimes en laissant une orchidée auprès des victimes.
Après
une succession d’aventures moyennes,
voire médiocres, cet épisode
est un retour aux excellentes histoires
noires de la première partie de saison.
Contrairement à certains ‘duos’,
les deux intrigues de l’épisode
sont intéressantes et traitées
également même si elles n’ont
aucun rapport entre elles. Les excellents
seconds rôles complètent la
qualité du scénario.
Dès
les premières images, on retrouve
les caractéristiques des films de
tueurs en série (gros plans sur le
visage de la victime, mains et chaussures
du meurtrier) mais cette fois-ci, les femmes
sont d’âge mur et elles savent
que leur rendez-vous avec Mr Goodheart,
le mal nommé, sera tragique en voyant
l’orchidée. L'une d’entre
elles, bibliothécaire, est une connaissance
de McCall ce qui l’incitera à
se lancer aux trousses du criminel en se
servant d’une relation comme appât.
L’autre affaire concerne Sally, une
jeune femme fraîchement arrivée
d’Indianapolis et tombée dans
le piège d’un souteneur peu
scrupuleux.
On
retrouve le thème de l’épisode The Lock Box : une jolie provinciale
(Kim Delaney) prise dans les tentacules
de la grande ville. À noter que pour
qu’il n’y ait pas d’ambigüité,
McCall accepte que Sally lui rembourse les
2 000$ investis. Deux excellentes histoires,
des acteurs convaincants et une fusillade
finale très originale au milieu d’automates
font de cet épisode un des meilleurs
depuis longtemps.
o
On apprend que McCall écrit des articles militaires pour une revue intitulée Military Archives Magazine.
o Le journal New York World, vu dans l’épisode, cessa de paraître en 1931. Son titre : ‘Orchid Killer Strikes Again. Police Baffled’.
o
Francine Grant, la future victime et connaissance
de McCall, lit un livre de poésie
de Janet G Shaw, auteur fictif. McCall subtilise
le livre dans la bibliothèque par
effraction car le marque-page est un lien
vers Mr Goodheart !
o McCall quitte le restaurant où Sally est devenue serveuse et on aperçoit (dernière image de l’épisode) le Café de France.
o
Gwen Verdon (1925-2000), Kelly, était
une star du show-biz et des comédies
musicales et, à son décès,
les lumières de Broadway furent mises
en veille. Elle enseigna la danse à
des vedettes comme Lana Turner ou Marilyn
Monroe.
o
Kim Delaney (1958), Sally, a commencé
une carrière de mannequin très
tôt. Elle débuta dans la série La Force du Destin en 1970 et le rôle
dans Unnatural Causes était
le troisième de sa carrière.
Elle reçut un Emmy pour son rôle
dans NYPD Blue (Détective
Diane Russell). Elle est partagée
maintenant entre la télévision,
le théâtre et le cinéma.
Elle est Megan Donner dans 10 épisodes
des Experts Miami.
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19.
LE POINT LIMITE
(BREAKPOINT)

   
McCall et des convives sont pris en otages lors d’un mariage suite à une tentative d’enlèvement qui a mal tourné.
Un
épisode très particulier
pour plusieurs raisons. McCall n’est
pas, fait exceptionnel, contacté
par une personne pour résoudre
un problème : il est impliqué
malgré lui lorsqu’un commando
arabe fait irruption dans la salle par
hasard. Un huis-clos s’installe
qui s’avère être d’une
violence excessive, parfois choquante,
jamais vue dans la série jusqu’à
présent, même pas dans Reign
of Terror. Deux scènes sont
particulièrement dures et terrifiantes
; la mariée est traînée
dans le couloir où on l’entend
crier pendant une tentative de viol par
un ravisseur, et un otage est tué
puis balancé par la fenêtre.
Le seul répit pour le téléspectateur,
c'est lorsque McCall fait des oiseaux
en origami avec du papier musique pour
paraître détaché.
Un climat angoissant règne, alimenté par l’imprévisible chef du commando qui alterne cynisme (tirage au sort des otages) et cruauté (exécution du musicien). Devant cette violence, l’Equalizer se montre implacable et sans pitié en liquidant un des terroristes avec un bout de la poignée de porte des toilettes.
Le
seul bémol est la présence
superflue de Kostmayer qui, après
être passé par les égouts,
surgit, tel un diable de sa boîte,
pour abattre le dernier salopard. Bien
que cet épisode soit excellent
et particulièrement prenant, il
se démarque du reste de la série.
o
Cet épisode ‘politiquement
incorrect’ n’aurait plus sa
place actuellement sur les chaînes
françaises formatées. Ainsi,
en VO, les terroristes arabes parlent
anglais avec un fort accent ou…français
(belle image que nous avons dû donner
à l’époque). Lors
de la scène choc de la tentative
de viol, le terroriste déclare
même à Deborah qu’une
jeune mariée n’est pas respectée
dans son pays si elle n’est pas
vierge.
o Quand la réalité rejoint la fiction : lors du tournage de cet épisode, une véritable prise d’otages eut lieu dans la rue d’en face pendant un mariage !
o Il
y a un panneau surprenant – ‘Don’t
even think of parking here!’ [Ne
pensez même pas à vous garer
ici.] – lorsque la camionnette des
terroristes est repérée
et deux policiers abattus.
o Seconde et dernière fois de la saison que McCall n’est pas engagé par une personne en danger. Le précédent était l’épisode The Children’s Song.
o Cet épisode fait inévitablement penser aux Die Hard avec Bruce Willis sortis quelques années plus tard.
o
Patricia Clarkson (1959), la jeune mariée,
faisait dans cet épisode sa seconde
apparition. Elle est ensuite la femme
de Ness dans Les Incorruptibles de de Palma et Samantha Walker dans L’inspecteur Harry est la dernière
cible. Elle a également un
rôle dans Six Under Feet pour lequel elle reçut deux Emmys.
o Tony Shalhoub (1953), le chef terroriste, est un acteur d’origine libanaise et il est connu mondialement depuis son rôle du détective Adrian Monk.
o Dann Florek (1950), le lieutenant de police, alors au début de sa carrière, est le capitaine Donald Cragen de Law & Order.
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20.
LE SURSIS
(NO CONSCIENCE)

 
Un homme à femmes est enlevé et malmené. Il a trente-six heures pour ramener à ses ravisseurs quelque chose dont il ignore l’existence.
Un
‘petit’ épisode à
l’intrigue bien légère
et aux seconds rôles peu convaincants.
L’attrait réside principalement
dans l’humour de certains échanges
et situations. Un homme au carnet d’adresses
bien rempli doit retrouver ce qu’une
femme a pu lui donner. McCall l’assiste
et découvre qu’une pochette
d’allumettes contenant un microfilm
est la source des ennuis. Une fille
l’a subtilisé à
son employeur pour le vendre à
un concurrent mais, prise de remords,
elle a filé la pochette au benêt
sans l’affranchir. Les
acteurs de cet épisode ne sont
pas inoubliables y compris Linda Thorson,
la ‘méchante’, qui
figure dans seulement deux scènes.
Reste donc la musique impériale de Copeland et l’humour ; au début lorsque McCall et Jimmy jouent aux reporters pour secourir un chauffeur de taxi racketté et lors de la recherche de la femme (admirez le coup d’œil de McCall à la tenue légère de la vendeuse de lingerie fine). McCall à une fille qui veut réconforter le jeune écervelé : ‘I’m his uncle.’.
En tout cas, quel bar sympathique où toutes ces jolies filles distribuent leur numéro de téléphone à qui le demande !…
o D’où vient le robot qui sert de diversion dans la scène finale ?
o La dernière phrase (sympathique) de l’épisode, prononcée par une superbe fille de ce superbe bar ! : ‘I read somewhere that middle-aged men are coming back !’.
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21.
MEURTRES À RETARDEMENT
(UNPUNISHED CRIMES)

 
Le directeur impitoyable d’une multinationale a dérobé l’invention d’un père de famille sans histoire.
L’intrigue reste assez mystérieuse jusqu’à la dernière partie captivante. Après une entame violente, l’épisode se range ensuite dans la catégorie des histoires légères. Le fils de l’inventeur est inquiet et engage McCall qui va jouer les super Nanny au milieu de disputes familiales ! Les deux rejetons doivent ranger la cuisine de l’Equalizer, mise en désordre par un plombier incompétent, pendant que McCall résout le problème de leur père. De l’humour mais aussi un peu d’ennui jusqu’à la réalisation du piège de McCall qui a décidé de recréer les circonstances dans lesquelles l’ignoble directeur s’était sorti d’une prise d’otages des années auparavant. Un épisode très moyen sauvé par sa fin originale.
o
McCall a une amie française, Danièle, qui lui laisse des messages sur son répondeur.
o
Les terroristes s’expriment,
encore une fois, en français.
À croire que c’en est
la langue officielle…
o Dan Hedaya (1940) a obtenu un de ses premiers rôles dans Kojak. Il est le détective Molinari, collègue de Clint Eastwood, dans La corde raide. C’est une figure connue du cinéma et des séries.
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22.
L’ENNEMI PUBLIC
(PRETENDERS)

  
Une journaliste débutante, à l’affut d’un scoop, s’intéresse d’un peu trop près à la vie de son voisin de palier.
Un
bon épisode pour terminer
cette première saison. McCall
est contacté en deux temps
sur cette affaire. Il décline
d'abord l’offre lorsque Beth,
la journaliste, lui propose, non
pas de la protéger, mais
de trouver quelque chose de compromettant
sur son voisin. Cela change lorsque
Parker, l’individu, devient
menaçant et que McCall s
‘aperçoit que la police
le couvre. L’intrigue se dévoile
par petites touches (et quelques flashbacks) et l’Equalizer
doit se tourner vers Control pour
apprendre que l’homme est
un tueur professionnel soi-disant
‘dirigé’. Deux
bonnes scènes d’action
: celle du meurtre et de la poursuite
dans le parc, et le final où
le tueur s’apprête,
depuis la fenêtre de son appartement,
à abattre un membre du consulat.
Le scénario a quelques failles ; ainsi, bien que Beth soit avide de scoop, elle a une attitude discutable en quittant la planque fournie par McCall pour aller fouiller l’appartement du tueur ! Control est également désinvolte et naïf en pensant que Parker est ‘réglo’. Néanmoins, l’épisode et les acteurs sont plaisants et permettent de terminer la saison sur une note positive.
o
Tony Musante (1936), le tueur, a
commencé sa carrière
en 1963 et il apparaît dans
de nombreuses séries comme Alfred Hitchcock Présente,
Opération Vol, Le fugitif,
Police Story. Au cinéma,
vu dans Le Détective (avec Sinatra). D’origine
italienne, il a joué dans
de nombreuses productions transalpines.
Il a le rôle vedette d’un
flic dans une série, Toma,
mais elle fut modifiée sous
le nom de Baretta (avec
Robert Blake) après un différend
de l’acteur avec les producteurs.
o Chad Redding, la journaliste, jouera le rôle du sergent Alice Shepard dans cinq épisodes de la série. Aucun autre tournage depuis.
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Crédits
photo : Universal.
Images
capturées par Denis Chauvet.
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