Épisode
riche mais quelque peu décevant car le
meurtrier a l’extrême mauvais goût
de ne pas apparaitre antipathique. On nous prive
ici du duel féroce qui fait souvent le
sel de la série. C'est tout de même
un réel plaisir cinéphile de retrouver
Janet Leigh, une des plus belles femmes de l'histoire
du cinéma (Psychose, La Soif
du mal, L'Appât, etc), une
méga star pour entamer cette cinquième
saison. Vedette futée comme sa filmographie
le démontre, elle fait preuve d'une grande
force de caractère en jouant une star déchue,
obnubilée par sa jeunesse fânée,
un personnage oh combien pathétique, si
folle de sa gloire cinématographique d'antan
qu'elle passe ses soirées à revoir
ses films dans une salle de projection privée.
Complètement folle, elle va jusqu'à
tuer son mari (Sam Jaffe) qui refuse de financer
son retour triomphal sur la scène.
Leigh
est fascinante comme toujours, jouant de son image
et de la réalité avec une distance
impressionnante.
Ce
qui est encore très intéressant
et enrichissant c'est le renouvellement de la
structure narrative que l'épisode impose
avec une ingénieuse participation d'un
tiers dans la résolution de l'affaire entre
Columbo et Leigh. John Payne – fichtre !
Il a tellement vieilli que je ne l'ai pas reconnu
! – permet d'installer une sorte d'auditoire
au lieutenant dans l'élaboration de son
raisonnement. À la manière d'un
Hastings pour Poirot, c'est lui qui est confronté
à la pensée de Falk, la meurtrière
étant incapable de l'entendre. Subtil,
novateur, ce dispositif n'est pas sans charme
mais n'égale en rien, à mon avis,
l'affrontement direct entre Columbo et son assassin.
Ici Falk élabore un lieutenant toujours
aussi entêté mais totalement impuissant
devant cette Janet Leigh désarmante. D'abord
fan absolu et révérencieux, il cherche
en vain à enclencher un autre type de relation,
plus vindicatif. Mission impossible. Le film se
termine sur une pirouette, élégante,
classieuse et que d'aucuns qualifieront de révolutionnaire,
mais que je ne parviens pas à vraiment
estimer autrement que comme une mise en touche,
mi-figue, mi-raisin, je ne me résouds pas
à ce final. Je crois que l'essentiel de
ma déception, légère je le
répète, vient de ce drôle
de dénouement.
À noter que l'élément comique du téléfilm
réside ici sur l'aversion de Columbo pour
les armes. Tanné par ses supérieurs
de venir passer ses tests de tir qu'il évite
depuis trop longtemps, le lieutenant va s'échiner
à éluder la pression hiérarchique,
jusqu'à gruger son monde de manière
tout à fait effrontée, histoire
de se rendre encore plus sympathique chez les
spectateurs.
PS.
Oups, je n'ai pas reconnu Maurice Evans, le Dr
Zaius de la Planète des singes.
Je l'ai même trouvé moyennement bon,
excessif dans ses bouderies et ses renfrognements
trop voyants à l'encontre de Columbo.
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Un
très bon épisode. Après
l'absence de confrontation entre Janet Leigh
et Peter Falk lors de l'épisode précédent,
un peu frustrant, Columbo : Forgotten Lady,
nous voilà magnifiquement servis par
un affrontement des plus féroces. C'est
sans doute le plus violent qu'il nous ait été
donné de voir en raison de la position
très fragile du lieutenant. Ayant débusqué
son assassin, Columbo le mord et refuse coûte
que coûte de lâcher sa proie. Pourtant,
cette victime de la ténacité légendaire
du policier n'en est pas moins un homme d'État
étranger en villégiature sur la
côte ouest américaine, prêt
à tout pour arriver à ses fins
et prendre le pouvoir dans son pays. L'intrusion
dans son plan d'un petit fonctionnaire fouineur
a de quoi lui faire perdre patience.
C'est
donc sur le plan diplomatique que va se jouer
le sort du lieutenant. Très rapidement
excédé, Hector Elizondo fait peser
des menaces d'exclusion de la police sur Columbo.
On sent véritablement le lieutenant en
danger. Le péril est palpable et il paraît
difficile d'y faire face. C'est au charme que
Columbo s'en sort. Le dénouement est
intéressant malgré le fait que
je reste toujours un brin dérangé
par les moyens détournés dont
Columbo use quand il ne parvient pas à
trouver des preuves irréfutables. L'extorsion
d'aveu est pourtant ici amenée avec une
certaine maestria, je dois le concéder.
L'épisode vaut essentiellement pour cette très belle empoignade, entre deux hommes sûrs d'eux. Columbo par son entêtement fait preuve d'un fort caractère pendant que son ennemi affiche une certitude et une morgue que l'on a vite hâte de voir défaillir. Belle combinaison d'égos. Hector Elizondo a une sale tête d'hypocrite, suscite sans mal une antipathie salutaire pour la série.
J'ai
bien aimé également la lente érosion
du ton volontiers mielleux des deux personnages,
la détérioration de leurs échanges,
un doux et savant crescendo dans la
violence de leurs rapports. Columbo marche d'abord
sur des œufs puis finit par braver le danger
de manière très effrontée.
On
notera le passage éclair de Sal Mineo,
le pote de James Dean dans La Fureur de
vivre, qui ne réussira jamais à
véritablement faire décoller sa
carrière.
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3.
JEU D'IDENTITÉ
(IDENTITY CRISIS)




Que
de récurrence ! Cet
épisode fourmille de petits et grands
bonhommes qu'on a vus et reverra dans la série
: Patrick McGoohan (trois autres Columbo : By dawn's early light, Agenda for murder et Ashes to ashes), Leslie Nielsen
(un autre Columbo : Lady in waiting),
Vito Scotti (cinq autres Columbo : Any old port in a storm, Candidate for a
crime, Swan song, Negative reaction, Murder
a self portrait), Val Avery (trois autres Columbo : Dead weight, The most
crucial game, A friend in deed).
Aimant
par-dessus tout les acteurs, cet épisode
constitue un formidable festival, bonbon sucré
pour moi !
Le
préambule et l'élaboration du
meurtre sont très longs et permettent
de profiter pleinement de la participation de
Leslie Nielsen, un acteur très fin, sûr.
D'amant de la meurtrière dans Columbo
: Lady in waiting, il s'offre ici le rôle
de victime alors que McGoohan se paye une nouvelle
fois celui du meurtrier.
Tous
deux sont des espions. Le premier reste sobre,
très éloigné de ses rôles
du Naked gun, policier impénitent
gaffeur. Sa prestation est solide, fort convaincante.
Le second, avec un rôle multiple, cabotine
à tout va. Le rôle d'espion fûté
lui va comme un gant, son œil bleu perçant
captive toute l'attention. McGoohan brille par
sa grande classe. Avery et Scotti sont moins
colorés qu'à l'accoûtumée.
Dans
la distribution, David White, le Larry de Ma
Sorcière Bien-Aimée fait
deux ou trois apparitions remarquées
en directeur de la CIA, dans une composition
plus sérieuse, évidemment.
Cette immersion dans le milieu des magouilles d'un agent secret est l'occasion de placer comme il se doit Columbo dans une position hiérarchique encore plus inférieure que d'habitude, ce qui accentue davantage le plaisir de le voir vaincre son adversaire.
L'affrontement
est délicieux, révélant
plusieurs couches de relations entre McGoohan
et Falk. Dédain, menaces, condescendance,
charme ne parviennent pas à étouffer
la hardiesse et l'obstination légendaires
du lieutenant à connaître la vérité.
Il
est un aspect du personnage encore peu dévoilé
jusque-là par la série : sa sexualité.
Et cet épisode en révèle
une toute petite part. Il est amené à
enquêter dans un cabaret de danse orientale
sur le bord de mer, où une danseuse du
ventre le tient presque hypnotisé, hagard
pendant de longues minutes. Son sourire et son
regard lointain en disent long. Et votre femme,
lieutenant ?
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4.
QUESTION D'HONNEUR
(A MATTER OF HONOR)


Un
épisode un peu faiblard mais qui a au
moins l'audace d'avoir tenté de se renouveller.
Il sort des sentiers battus. Columbo est en
vacance au Mexique. Un accident de voiture l'immobilise
opportunément. Son séjour se prolonge
au plus grand plaisir d'un commandante (Pedro Armendáriz Jr.) de la police locale
qui l'invite à l'accompagner dans un
élevage de taureaux de combat où
un homme a été accidentellement
tué.
Bien
entendu, d'accident, il n'y a point. L'enquête
à deux est un procédé très
rare dans la série. Du reste, même
dans cette option, Columbo garde toujours la
main et dans cet épisode c'est le cas
: il erre, il questionne, furête tout
seul à de nombreuses reprises et prend
toute liberté. Mais les échanges
avec le commandante permettent de bien
suivre l'évolution de sa réflexion.
Cet
épisode est surtout l'occasion de retrouver
un acteur ethnique célèbre, un
des premiers hispaniques d'Hollywood, Ricardo
Montalban. Bien plus connu pour son personnage
axial de L'Île Fantastique, il
a également pu participer à de
multiples autres séries télévisées
mais personnellement, je l'attache bien plus
à son rôle d'Armando dans les séquelles
de La Planète des singes (Les
Évadés de la planète des
singes d'abord et À la conquête
de la planète des singes ensuite).
Plus récemment, j'ai pu le découvrir
dans un petit film noir d'Anthony Mann, excusez
du peu, Border Incident ou Mystery
Street de John Sturges.
Ce
comédien élégant côtoie
ici un Pedro Armendáriz Jr. dont le nom
indique bien la filiation avec Pedro Armendariz,
un des acteurs mexicains les plus fameux. Le
fiston occupe une place spéciale dans
le cinéma français : on l'a vu
dans La Chèvre, Maine Océan,
La Bataille de San Sebastian. Pour les
midinettes – c'est ma femme qui l'a reconnu
– il sera fait mention de la jeune participation
de A Martinez : 496 épisodes dans Santa
Barbara, le pauvre.
La
tâche de commenter ici le mobile du crime
est malaisée pour moi qui essaie tant
bien que mal de ne pas déflorer l'intrigue
dans mes chroniques. Mais tout aussi difficile
de ne pas aborder le sujet tant le bât
blesse à ce propos. En gros, l'enquête
de Columbo et du commandante butte sur les motivations
de Montalban qui n'apparaissent qu'à
la toute fin. Une fois que le meurtrier est
embarqué, Columbo explique... mais ne
convainc pas. Les scénaristes ont misé
toute l'intrigue sur ce point. Le mode opératoire
du meurtre passe au second plan. Il était
pourtant innovant, mais jamais les enquêteurs
ne sont gênés par le manque de
preuves irréfutables. Soit, ils passent
dessus. Passons.
Cependant, je ne saisis toujours pas en quoi la réaction de Montalban au piège qu'ont élaboré les policiers constitue matière à l'inculper. Finalement c'est sur de fortes présomptions de culpabilité mais en aucun cas des preuves qu'il est arrêté. Le final est par conséquent pour moi très décevant. Un goût de queue de sardine pas franche.
Ah
que voilà un excellent produit ! Et déjà,
quelle bonne idée d'avoir pris pour écrin
à l'intrigue le monde oh combien merveilleux
qu'est celui de l'illusionnisme ! Quasiment
en huis-clos, ce cabaret de magie avec ses petites
unités de lieu, la salle, la scène,
le bureau, les cuisines et le sous-sol offrent
une galerie de séquences intérieures,
un peu sombres, qui accentuent l'aspect ténébreux
de l'enquête.
De
même la remarquable musique de Bernardo
Segall donne une ambiance jazzy un brin
surannée, mais dont le feutré accompagne
harmonieusement les tintements de verres et les
applaudissements.
Quel
meilleur défi pour le lieutenant que de
battre un maître-chef de l'escamotage, de
l'entourloupe, de la dissimulation, de la manipulation
?
À ce propos, j'ai beaucoup apprécié
la prestation de Jack Cassidy. Dans un rôle
de parfait salopard, il l'incarne avec toute la
subtilité et l'ambigüité nécessaires
: personnage complexe, ancien S.S., assassin de
son maître-chanteur, doublé d'un
charmeur dont la vanité, péché
mortel, le condamnera.
Pourtant
il peut s'enorgueillir d'avoir donné un
fameux fil à retordre à Columbo.
Il est si rare de le trouver ainsi plongé
dans un tel doute. Il faut le voir essayer de
comprendre l'impossible dans les cuisines au moment
du coup de feu, seul être immobile dans
la tourmente. Falk perplexe, cela vaut son pesant
de cacahuètes.
De manière étonnante, la confrontation reste purement intellectuelle, Cassidy et Falk ne se livrant pas à un duel féroce, formé de piques, ni de menaces.
L'épisode
est agrémenté sur le mode humoristique
par deux données assez savoureuses. D'abord,
Columbo arrive contrarié sur les lieux
du crime. Il passe tout l'épisode dans
cet état de perpétuel dérangement
car sa femme a eu la navrante idée de lui
acheter un imperméable tout neuf. Trop
petit, trop serré, trop propre, c'est trop !
Il tente en vain de l'oublier, mais il se trouve
toujours une mauvaise âme pour le lui ramener.
Le premier à montrer autant de zêle est Wilson. Jeune policier incarné par Bob Dishy, Wilson est volontiers sûr de lui, un peu benêt sur les bords. Il avait déjà sévi dans la série sur Dites-le avec des fleurs (The greenhouse jungle). Il ne manque pas de volonté, juste un peu de finesse d'observation. Hart le réalisateur a particulièrement insisté sur ces plans où l'on voit Falk tirer une triste mine quand Wilson entre en scène.
C'est d'un effet comique imparable à chaque fois. Dishy en rajoute dans la candeur et rend son personnage d'autant plus sympathique qu'il le plonge dans un océan de ridicule. Le voir tout sourire tapoter sur la machine à écrire qu'il adore depuis l'école de police le rend très humain, proche de l'enfance encore.
Petit prince, boulet de naïveté, Wilson donne du piquant et de la drôlerie à tout l'épisode, dans un juste équilibre.
Deux autres comédiens, habitués des plateaux télévisés, Nehemiah Persoff et Robert Loggia se font remarquer. Persoff a peut-être un rôle plus déterminant mais ces deux-là au final ne font que de courtes apparitions.
En somme, je pense que c'est le meilleur épisode de la saison 5, sans doute un des meilleurs de toute la série.
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6.
LA MONTRE TÉMOIN
(LAST SALUTE TO THE COMMODORE)



Oula,
que de choses à dire qui se bousculent
dans ma petite tête ! Mon cœur
tangue sans chavirer. Tombera, tombera pas ?
Cet épisode est si spécial et
je ne sais pas trop encore si j'en suis ravi.
Pas trop je le crains. Essayons tout de même
de mettre des mots sur tout ça.
D'abord,
en découvrant le générique,
je suis pendant quelques minutes persuadé
de découvrir là un épisode.
Une perle rare : un Columbo qui m'avait échappé
! Joie de courte durée. Un plan montrant
John Dehner assis à côté
d'un cadran de navigation et je me souviens.
Oh,
je n'ai pas dû le voir souvent. C'est
donc une relecture presque en territoire redevenu
sauvage, une nouvelle exploration. Et dans un
certain sens, cela m'a garanti quelques effets
de surprise bienvenus.
Ce
que le générique m'apprend est
on ne peut plus alléchant, un casting de choix, des figures connues du petit écran
comme Dehner mais également des récidivistes
de la série : Vaughn, Fred Draper et
Wilfrid Hyde-White.
Bref,
une distribution d'habitués qui colle
parfaitement avec l'esprit de troupe qui imprègne
la création de la série, grâce
notamment à la passion et à l'investissement
de Peter Falk. Dès le générique,
le plaisir est au rendez-vous. On s'en pourlèche
les babines.
Et
puis, surprise !, après la mise en situation
des différents personnages très
nombreux, on assiste éberlué au
maquillage du meurtre en accident par Vaughn
: on n'a rien vu de l'assassinat. Une première
qui interpelle agréablement. Que voilà
une gentille initiative scénaristique
qui donne une dynamique à l'installation
de l'intrigue, me dis-je alors benoîtement.
Car sans trop entrer dans les détails
qui vous gâcheraient le plaisir, cet épisode
est très différent des autres.
La structure habituelle veut que l'on assiste
au meurtre, au procédé de camouflage
et à l'enquête. On y voit Columbo
soupçonner le meurtrier et partir à
la recherche de preuves. Enfin il les trouve
et arrête son bonhomme. Or, ici, rien
de tout cela n'arrive comme prévu. Pour
faire vite et ne pas trop s'appesantir là-dessus,
disons que les scénaristes ont voulu
innover et nous gratifient d'un final à
la Agatha Christie, version Hercule Poirot.
Tous les personnages – c'est bien
pour cette raison qu'ils sont si nombreux au
départ – sont réunis
par Columbo pour démasquer le coupable
dont l'identité n'est pas connue du spectateur.
Ce jeu de récits contradictoires m'a
énormément plu. J'avoue pourtant
lui préférer la structure columbienne
habituelle, qui fait toute sa spécificité,
mais j'admets que la surprise a bel et bien
fonctionné et cette surprenante démarche
m'a contenté.
Non,
ce qui me rebute c'est le type d'humour ou,
pour être plus précis, la mise
en scène de ce type d'humour. Je m'explique.
Tout le long du téléfilm, Patrick
McGoohan, metteur en scène que j'avais
trouvé formidable jusque-là (cinq Columbo en tout derrière la
caméra), présente des petites
scènes censées faire respirer
l'intrigue en injectant une certaine dose d'humour.
Ce n'est pas tant cet humour qui me gène
que le dispositif très grossier, modelé
pour produire du sourire lourdaud. Les acteurs
adoptent des attitudes totalement irréelles,
surjouées. De plus, le rythme sur lequel
ils jouent ces saynètes est d'une lenteur
qui annihile tout envie de sourire, du moins
quant à moi. Cela sonne faux du début
à la fin. À vrai dire, en découvrant
cela, au départ, ces silences, ces pauses
bizarroïdes m'ont paru être utilisés
afin d'accentuer un certain mystère à
l'intrigue. Mais très vite, il s'avère
que c'était bien pour faire rire. Pitoyable.
Les gesticulations burlesques de Falk autour
de Vaughn – dans la voiture ou dans
le salon du bateau par exemple –
sont tellement imbéciles et incroyables
de grotesque que je ne comprends toujours pas
comment ils ont pu penser que cela pourrait
faire rire.
Le
mystère est bien plutôt là.
On se retrouve alors avec des dialogues ineptes,
comme par exemple entre Columbo et Mac sur les
origines écossaises de ce dernier, alors
que le lieutenant n'a qu'une question à
poser : « Pourquoi veux-tu que l'on
t'appelle Mac ? » Mais non, rien
de sensé ne vient. Situations improbables
et ridicules. C'est comme le fou-rire de Columbo
à la toute fin, faux rire devrais-je
dire. En fait, tout l'épisode sonne faux
à cause de cette mise en scène
ratée. À vouloir faire rire de
force, McGoohan a fini par m'irriter. C'est
tout juste si on n'a pas eu droit aux sous-titres Riez ici.
Vraiment dommage car dans le dur, dans le drame, les acteurs sont excellents. L'intrigue est subtile, pleine de rebondissements et il y avait là de quoi faire un magnifique épisode pour clore la saison 5 en beauté.