3 Les Brigades du Tigre - Bonus: 8ème salon des séries TV et du cinéma + Les Limiers des Temps Modernes

CHAPEAU MELON & BOTTES DE CUIR - The Avengers

Chapeau Melon et Bottes de Cuir
HORS SÉRIE

 
1. 8EME SALON DES SÉRIES TV ET DU CINÉMA



Les éditions Yris

Michelle Roussel - Didier Liardet


Je me suis rendu au 8ième salon des séries TV et du cinéma organisé par Sérialement Votre qui se tenait à Paris le 19 novembre dernier et j’ai eu la chance de rencontrer des gens intéressants du monde des séries.

 

Dans une des salles, se trouvait un stand des éditions Yris et je me suis entretenu avec Michelle Roussel, d’abord du livre consacré aux Brigades du Tigre, qu’elle a coécrit avec Didier Liardet en 2008, puis des séries en particulier. Je sais maintenant pourquoi le livre a quelques imperfections. Didier Liardet et Michelle Roussel connaissent notre site et cette dernière se souvenait de ma critique du livre. Les erreurs de syntaxe sont dues aux impératifs de production ; le livre devait sortir du vivant de  Claude Desailly qui était déjà très malade lorsque Michelle Roussel l’a interviewé. Il n’y a donc pas eu de relecture contrairement aux autres ouvrages et vu que le livre s’est bien vendu mais sans plus, il n’y a pas eu de  nouvelle édition. Michelle Roussel m’a également évoqué une manifestation de séries dans le Var en juin 2012 avec la participation de Roy Thinnes et d’’un acteur anglais de série policière’.

 

J’ai ensuite pu converser une bonne demi-heure avec Didier Liardet sur, entre autres, les difficultés d’écrire un livre sur les séries en France. Par exemple, de nombreuses photos sur Les Brigades du Tigre dorment dans des archives mais les ayant-droits refusent qu’on les utilise contrairement par exemple aux sources pour la série V d’où la sortie du livre (avec deux fans clubs qui se chamaillent pour avoir leur nom dans l’ouvrage). Didier Liardet m’a confié que Jean-Claude Bouillon était stupéfait qu’un livre aussi épais avait pu être élaboré à partir de l’interview. Un livre sur les séries françaises n’est donc plus d’actualité vu les difficultés et il n’y aura pas d’ouvrage sur Vidocq. Les prochains ouvrages à sortir sont basés sur des thématiques comme l’espionnage (déjà sorti) ou les séries policières (à venir). A noter aussi que la cinquième édition du livre sur Chapeau melon et bottes de cuir sortira l’année prochaine. J’en ai profité pour faire dédicacer par l’auteur mon exemplaire des Brigades du Tigre.   

 

En tout cas, souhaitons que les quelques ouvrages encore à sortir de ces deux auteurs sympathiques aient du succès. Le tout est de faire des livres abordables m’a dit Liardet avec du texte intéressant. Le livre du cinquantenaire des Avengers est beau mais les photos ne sont pas inédites et on n’y apprend rien. La difficulté aussi de sortir de bonnes collections DVD en France ; ainsi, TF1 sortit Les envahisseurs sans bonus et il a fallu toute la détermination de Didier Liardet pour que la soucoupe volante des DVD soit celle de la série et non pas une empruntée à un autre film ! Quand on voit comment Eléphant sort des séries à des prix exorbitants pour une piètre qualité…Idem pour les Brigades du Tigre dont l’image DVD est celle de la VHS tout simplement.

 

Rencontre avec les Brigade du Tigre

 

François Maistre - Claude Bolling


Cette journée était marquée par plusieurs rencontres et celle de 16h à 17h30 était consacrée aux Brigades du Tigre. Une vingtaine de personnes étaient présentes pour s’entretenir de la série avec les acteurs François Maistre (Faivre dans la série) et Jean-Claude Bouillon (le commissaire Valentin), le compositeur Claude Bolling et son fils et les auteurs Michelle Roussel et Didier Liardet.

 

Les Brigades du Tigre est une série de 36 épisodes (6 saisons de 6 épisodes) qui fut diffusée sur Antenne 2 de 1974 (programmes de Noël) à 1983. Elle raconte l’évolution de la police de 1907 (premier épisode) aux années 30 à travers trois policiers qui évoluent avec leur temps et les nouvelles techniques.

 

Il y régnait une excellente ambiance avec des participants aussi enjoués que lors du tournage de la série. Les différents invités ont tous été formidables de naturel et de truculence. Une vraie complicité s’est d’ailleurs immédiatement formée entre eux et le public. François Maistre fut le premier arrivé puis vint Claude Bolling et enfin Jean-Claude Bouillon qui excusa Jean-Paul Tribout, retenu au théâtre. François Maistre a expliqué toujours tirer avantage auprès des agents de la circulation d’avoir été Faivre. Maistre ajouta qu’il avait a reçu de très touchants courriers lors de la disparition de Pierre Maguelon, disant qu’il avait perdu l’un de ses hommes. La société Telecip avait demandé à Claude Bolling de faire une composition aussi bonne que celle de Borsalino et, en définitive, les responsables ont trouvé que ‘c’était mieux que Borsalino’. Jean Claude Bouillon n’était pas le premier acteur pressenti pour incarner Valentin. En fait, le choix de Victor Vicas était déjà fait pour un autre acteur et c’est la femme du réalisateur, qui regardait à la télévision allemande Alexander Bis, qui a convaincu son mari de changer d’acteur.

Michelle Roussel commença par rappeler les origines de la série. Pierre Bellemare voulait faire une série de grande envergure (150 épisodes étaient prévus !) et la faire ressembler aux Incorruptibles, série américaine à succès des deux cotés de l’Atlantique. Le projet capota mais Claude Desailly garda l’idée dans ses cartons. Michelle Roussel évoqua ensuite les adaptations faites pour que les Brigades du Tigre ne soient pas, comme dans la réalité, confinées aux arrestations de voleurs de poules. JC-Bouillon se souvenait à l’occasion du premier épisode (Ce siècle avait sept ans), lorsqu’il circulait en vélo. Desailly sut utiliser les évènements et les personnages historiques de cette époque pour construire des scénarios plausibles. De plus, certaines histoires permettaient de coller aux actualités des années 70 (l’avortement) et 80 (la peine de mort). Jean-Claude Bouillon rappelait pour l’occasion que Claude Desailly avait toujours été engagé et qu’il vendait L’humanité un certain temps. La tache était facilitée par le fait qu’il n’y avait pas de censure ou de directives imposées sur les personnages, pas de politiquement correct directif. Jean Claude Bouillon a notamment comparé, avec beaucoup de pertinence, les conditions de tournages et de productions entre les séries françaises contemporaines et celles de l’ORTF. Particulièrement instructif… Et révélateur ! La particularité des brigades : un seul scénariste, un seul réalisateur serait impossible de nos jours.

Jean-Claude Bouillon


Le succès ne fut décelé que lors de la seconde saison et Jean-Paul Tribout avait d’ailleurs baptisé la série : Les Trigades du Bide. Les tournages de chaque saison duraient de trois à quatre mois et c’était une véritable récréation pour les acteurs malgré le perfectionnisme de Victor Vicas qui voulait toujours donner du mouvement dans les images. Ainsi, il demandait aux acteurs d’être sans cesse en mouvements. Il surveillait tout cela dans son objectif et un jour, un des comparses avait mis de la suie ce qui a donné l’illusion que Victor Vicas avait un coquard. Le succès de la série fut assuré par la réelle camaraderie qui s’est tout de suite installée dans l’équipe. D’ailleurs, les acteurs sont toujours restés en contact depuis le tournage. Chacun des personnages avait ‘son’ épisode et François Maistre se souvenait de celui dans lequel son personnage tombe amoureux d’une jolie femme à la grande risée de ses inspecteurs.

 

On a eu droit à de nombreuses anecdotes sur le tournage de cette série, pour beaucoup complètement inédites. Ainsi, Victor Vicas, d’origine hongroise, ne maitrisait pas le français parfaitement et il voulait un plan sur une mouette et l’acteur Pierre Maguelon, décédé le 10 juillet 2010, lui a dit que le véritablement nom était un ‘échandon’. Plus tard, au repas, l’acteur sortit une bouteille de …Moët & Chandon’ ! Le réalisateur, qui prenait tout au premier degré, fit la gueule pendant deux jours. Une autre fois, Vicas cherchait un acteur pour jouer Clémenceau et demanda conseil au trio qui fit venir….un acteur de couleur !

La série manquait terriblement de moyens et toutes les mémorables scènes entre Valentin et M. Faivre ont été tournées, non pas en studio, mais dans les locaux de la production. Juste à coté, les acteurs jouaient à la pétanque entre deux prises et, parfois, lors des scènes en studio, on peut entendre les carreaux ! Il pouvait y avoir aussi quatre épisodes tournés en même temps car si un lieu était intéressant, on en profitait pour tourner plusieurs scènes (Jean-Claude Bouillon a répondu lui-même à cette question que j’ai posée). Les tournages en extérieur ont eu lieu dans la région d’Orléans, Namur (ndlr : La main noire), La Rochelle (ndlr : Le vampire des Karpates, Le réseau Brutus) et vers Carpentras (ndlr : Le réseau Brutus). Le remplacement de François Maistre est dû à la coproduction avec l’Allemagne mais les scènes n’avaient plus la même envergure. Il régnait, en effet, une entendre très complice entre François Maistre et les  trois acteurs Jean-Claude Bouillon, Jean-Paul Tribout et Pierre Maguelon. Cela fut facile à Jean-Claude Bouillon de se raser la moustache pour les deux dernières saisons car c’était le seul à porter un postiche !

L’épisode préféré de Jean-Claude Bouillon semble être ‘Le cas Valentin’ et l’acteur a évoqué le cas du fan canadien qui lui a écrit plusieurs fois et après trois/quatre lettres, il l’invitait chez lui en lui envoyant des photos et en lui disant qu’il changerait dans le logement ce que l’acteur voulait. Il a reçu des lettres de toutes sortes ; Pierre Maguelon recevait surtout des spécialités culinaires.

 

Joe Dassin aurait souhaité interpréter la célébrissime chanson, mais cela n’a pu se faire pour des raisons de maisons de disques (c’est Philippe Clay qui la chanta) et Jean-Claude Bouillon précise que certaines personnes lui entonnent les airs de la musique en le rencontrant, preuve que le générique est toujours dans les mémoires. Claude Bolling précisa que la musique était composée après le tournage ce qui lui laissait la possibilité d’avoir accès aux images. Victor Vicas était friand de certaines compositions (Somnifère entre autres) et il était prêt à la glisser très souvent. Le compositeur a fait évoluer sa musique au rythme des époques.

 

Les comédiens ont reçu un entrainement pour les techniques de combat avec le champion de boxe française de l’époque Claude Simonot ; Jean-Claude Bouillon s’est souvenu du nom sans consulter le livre, précisant qu’après tout, quarante ans, ce n’était pas si vieux ! Les combats se sont modifiés suivant la période et ils sont devenus de plus en violents. Lors d’une scène de bagarre, Jean-Paul Tribout fut bien amoché lors d’un combat mais Victor Vicas insista pour terminer de tourner la scène (de l’autre côté) avant qu’il ne soit recousu !

 

                   Les automobiles étaient des vedettes à part entières et les louer coutait aussi cher qu’un acteur (dixit JC Bouillon). A la fin de la journée, cela faisait les biscotos et Pierre Maguelon était le spécialiste de la manivelle de ces vieux tacots.

 

Il n’y eut aucune relation entre les comédiens et Antenne 2. Ils ne connaissaient que leur employeur Telecip, une filiale de Phillips à l’époque. Bouillon a d’ailleurs été surpris quand il a vu les DVD puisque ceux-ci commencent par « TF1 et AB productions présentent ». Jean-Claude Bouillon a précisé qu’il touchait quelque chose des ventes DVD et qu’il en vit encore mais que son salaire à l’époque, bien que confortable dans les années 70, n’avait rien de comparable avec ceux pratiqués maintenant ; un peu la différence entre le franc et l’euro a-t-il précisé.


Une septième saison était en préparation et Claude Bolling a encore les scénarii qui tenaient la route mais le changement de directeur de chaine (déjà la médiocrité du service public) a jugé le projet dépassé alors que les acteurs s’attentaient à reprendre du service. Un retour dans les années 90 avait été envisagé : Valentin aurait pris la place de Faivre, Pujol aurait ouvert un cabinet de privés et Terrasson aurait été cafetier et il aurait demandé de l’aide à ses anciens collègues. Ce projet n’a pas vu le jour.

 

Jean-Claude Bouillon a dit qu’il avait été sollicité pour le film (une scène d’entrainement de boxe) mais il a décliné devant les imperfections du scénario. Il donna beaucoup d’explications sur le bide prévisible du film, notamment par le rejet de la série dont il prétendait s’inspirer. Dès le début, la voix-off fait mention de Moscou comme capitale russe (alors que c’est St Petersburg), les moteurs des voitures d’époque avaient été modifiés pour que la vitesse soit perceptible et les armes faisaient des gros trous. Le scénario écrit par Desailly n’a pas été pris en compte et l’auteur a demandé que son nom n’apparaisse pas au générique. En voyant le film, Jean-Claude Bouillon a compris pourquoi. Tout cela ne respectait pas l’époque contrairement à la série. L’acteur a fait mention de son passage à Plus belle la vie où rien n’est coordonné : quatre réalisateurs pour quatre scènes différentes et tout les liens se font au montage. Jean-Claude Bouillon a d’ailleurs précisé que les tournages ont changé : avant, l’acteur était au centre du tournage, maintenant, chacun fait ce qu’il a à faire de son coté et on leur tourne le dos car tout est surveillé sur écran. Tout est maintenant formaté. Il a d’ailleurs cité un exemple révélateur : Durant un tournage, un metteur en scène a eu l'idée de mettre une caméra au balcon d'un immeuble surmontant la scène, pour donner un effet adéquat. Fureur de la production devant ce coût imprévu et lettre comminatoire lui sommant de se justifier. Aucune marge de création n'est permise durant ces tournages à la chaîne. Apparemment des stagiaires sont là en permanence, avec pour mission de rapporter à la production la moindre liberté prise par le réalisateur.

 

A la fin de la réunion, séance de dédicaces et j’en ai profité pour faire dédicacer mon livre par Jean-Claude Bouillon et François Maistre (c’est devenu un collector avec trois dédicaces) et le double CD de la musique par Claude Bolling. Une excellente après-midi. La rencontre a été un très beau et chaleureux moment et donnait une véritable envie de redécouvrir cette série mémorable.

 

Bonus : la septième saison

 

Evoquée lors de la réunion, voici les ébauches de cette septième saison.

 

Le roi de pique

1931 -  Les brigades vont avoir à faire avec une bande de jeunes bourgeois agissant sous les ordres d’un mystérieux chef…

Maria et les oustachis

1934 - Des terroristes yougoslaves prennent en otages les membres de l’ambassade à Paris. Parmi les personnes retenues contre leur gré se trouve…Valentin…

Pickpocket saga

1931 - Valentin va affronter une famille de pickpockets très particulière…

Le coup du six février

1934 - Profitant que la police est occupée par des émeutes, une bande de malfaiteurs veut commettre le casse du siècle. Mais Valentin, Pujol et Terrasson veillent…

Stratagèmes

1935 - Les brigades doivent protéger un savant, spécialiste des fusées, qui a fuit l’Allemagne…

Les disparus de ville d’Avray

                   1933 -Des enlèvements liés à une mystérieuse clinique forcent les brigades à envoyer sur place pour enquêter… Madame Terrasson…  

Retour à l'index


2. LES BRIGADES DU TIGRE :
LES LIMIERS DES TEMPS MODERNES

 


Ecrit par Didier Liardet et Michelle Roussel et préfacé par Jean-Claude Bouillon.

 

Publié en octobre 2008 aux Editions Yris ; 256 pages, 350 photos couleur et noir & blanc,format 17 x 24,5 cm.  


Cet ouvrage est le premier livre de référence consacré à la série culte française diffusée pour la première fois à Noël 74 et qui occupera nos petits écrans pendant une décennie (du 21 décembre 1974 au 11 novembre 1983).


Attendu par les fans encore nombreux, ce livre a beaucoup de qualités mais, également, malheureusement, des défauts récurrents mais il constitue le seul et unique ouvrage de référence sur cette série française mythique. J’ai eu l’explication des imperfections lors du 8ème salon de séries TV et cinéma du 19 novembre 2011. J’ai eu, en effet, la chance de m’entretenir longuement avec Michelle Roussel. Les erreurs de syntaxe sont dues aux impératifs de production ; le livre devait sortir du vivant de  Claude Desailly qui était déjà très malade lorsque Michelle Roussel l’a interviewé. Il n’y a donc pas eu de relecture contrairement aux autres ouvrages et vu que le livre s’est bien vendu mais sans plus, il n’y a pas eu de nouvelle édition. Avec ces explications, le lecteur est beaucoup plus indulgent pour ce livre qui reste, malgré ces erreurs, un ouvrage de référence et de qualité.

 


Points positifs


- Un découpage clair en six chapitres correspondant aux six saisons avec un récit chronologique des évènements de tournage pour chaque saison. Les personnalités importantes de la série ont des passages propres : Claude Desailly, Victor Vicas, Claude Bolling, François Maistre…Chaque chapitre se termine par les résumés et anecdotes des épisodes, un guide commenté très intéressant.

 

- Les témoignages passionnants de Jean-Claude Bouillon (avec préface), Jean Paul Tribout et François Maistre.


- Les nombreuses photographies en n&b et couleur de l’ouvrage, très souvent inédites ou peu utilisées. Un véritable régal pour les yeux ! Tous les épisodes sont ainsi richement documentés en photographies.


- On apprend beaucoup de choses sur les véhicules utilisés, le tournage (qui durait trois mois par saison avec deux premières semaines consacrées au tournage de toutes les scènes en intérieur), le peu d’humour de Victor Vicas, l’engueulade Vicas/Maistre (qui aboutit au remplacement du commissaire Faivre)…Une quantité d’anecdotes qui étaient restées inconnues des fans, pour la plupart, pendant plus de trois décennies !


- La critique du film sans langue de bois. Jean-Claude Bouillon refusa, avec juste raison, d’en faire la promo au journal de 20h.


- Le chapitre 8 intitulé ‘Les hommes du Tigre’ retrace la carrière des trois acteurs principaux.


- L’annexe sur tous les produits dérivés sortis sur la série depuis 1974.


Points négatifs


-Le défaut le plus dérangeant concerne les nombreuses fautes grammaticales. C’est assez surprenant pour une édition qui se veut de référence et de qualité mais l’explication des auteurs fait ‘passer la pilule’.

 

- Les seconds rôles sont passés au crible avec une liste fastidieuse et rébarbative de leurs films et participations TV. Connaître, par exemple, tous les films de Jacques Legras (sans que sa participation à La caméra invisible ne soit mentionnée) lasse. Il aurait été plus intéressant de retrouver les acteurs encore vivants et de recueillir un témoignage succinct de leur participation à la série (comme JP Jutemont).


- Le chapitre 7 est quelconque. On aurait préféré une partie plus détaillée concernant les Brigades Mobiles et leurs nouvelles techniques évoquées dans la série plutôt que des leçons d’histoire concernant le Maroc, les Balkans, la révolution bolchevique…Ce chapitre est aux deux tiers du remplissage n’ayant qu’un rapport lointain avec la série. Une évocation détaillée des lieux de tournage dans le Loiret, La Rochelle ou en Région Parisienne aurait été beaucoup plus intéressante.



Conclusion


Un ouvrage au potentiel de 4 étoiles sans les nombreuses fautes d’orthographes et de syntaxe. Plus d’anecdotes pour chaque épisode et un chapitre consacré aux lieux de tournages aurait été la perfection. En l’état actuel, il reste néanmoins le livre de référence sur cette prodigieuse série et les fans peuvent s’estimer heureux d’avoir la chance qu’il ait vu le jour. Lors du salon, Didier Liardet m’expliqua les difficultés d’écrire un livre sur les séries en France. Par exemple, de nombreuses photos sur Les Brigades du Tigre dorment dans des archives mais les ayant-droits refusent qu’on les utilise contrairement aux anglo-saxons, beaucoup plus conciliants. Jean-Claude Bouillon fut d’ailleurs stupéfait qu’un livre aussi épais ait pu être élaboré à partir de l’interview. Un livre sur les séries françaises est donc une réalisation proche de Mission impossible et ne gâchons pas notre plaisir !

 

Retour à l'index