CHAPEAU MELON & BOTTES DE CUIR - The Avengers

Chapeau Melon et Bottes de Cuir
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OBSESSION
OBSESSION

TOURNAGE : MAI 1977
DIFFUSION : ITV, 6 OCTOBRE 1977 – TF1, 13 JUILLET 1979

Scénario : Brian Clemens
Réalisation : Ernest Day

Martin Shaw (Larry), Mark Kingston (general Canvey),Terence Longdon (commander East), Lewis Collins (Kilner), Anthony Heaton (Morgan), Tommy Boyle (Wolach), Roy Purcell (controller).

Résumé

L’ancien petit ami de Purdey a l’intention de se venger de l’Arabe qu’il tient pour responsable de la mort de son père en faisant sauter le Parlement lors d’une visite d’état. Le passé sentimental de Purdey ressurgit…

Fin de l 'épisode

Gambit tente de réconforter Purdey de la mort de Larry. Steed l'empêche de la suivre et il lui dit : ‘ C'est Purdey’ ["She's Purdey »] et Gambit conclut : "She's a woman".


Critiques

Denis Chauvet


Avis : Le dernier épisode tourné sur le sol britannique est un brin mélancolique. Joanna Lumley-Purdey est très attendrissante dans cette obsession de vengeance. Le personnage féminin de la série est la vedette de cette aventure très particulière, le pendant pour Steed étant Méfiez vous des morts ! Une bonne histoire sentimentale soutenue par des seconds rôles de qualité ; les seuls points négatifs étant l’abus d’images de la RAF et la destruction de la Range Rover de Steed ! Un très bon épisode pour les fans qui considèrent, comme moi, que Purdey est la meilleure Avengers girl après Mrs Peel !

Critique plus complète à venir !

Steed 3003
25 juin 2005

Après celui de John Steed dans Méfiez vous des morts, Brian Clemens fait ressurgir le passé de Purdey dans cet épisode à la même consonance mélancolique .

Il s’agit une nouvelle fois d’une histoire de vengeance ; thème maintes fois traitées par la série. Mais, comme dans Méfiez vous des morts, Brian Clemens sait se renouveler et nous offre un autre point de vue, encore plus nuancé que dans l’épisode précédent. Cette histoire d’amour tristement avortée entre Purdey et Larry est particulièrement bien traitée ; notamment la complexité des sentiments de Purdey pour ce dernier qui hésite entre peur, compréhension et attirance (jusqu’au climax final particulièrement poignant).C’est d’ailleurs bien elle qui se trouve au centre de l’histoire qui nous permet d’ailleurs de découvrir une facette plus vulnérable d’un personnage qu’on pouvait trouver parfois trop léger. Encore une fois, Brian Clemens s’ingénie à épaissir talentueusement le côté humain de la série et par conséquent l’empathie du téléspectateur pour ses personnages, rarement sollicitée dans les old Avengers . Rarement, un épisode s’était aussi montré si nuancé, notamment le devil mind, qui ici ne tire aucune satisfaction de sa vengeance qu’il exécute de manière apathique. C’est avant tout un homme blessé qui ne s’est jamais remis de l’exécution de son père (d’où l’excellente simplicité du titre par ailleurs qui résume à elle seule le personnage). Néanmoins, Brian Clemens a su trouver le bon équilibre entre sentimentalisme et suspense : l’intrigue est rondement menée et les rebondissements se multiplient de manière efficace jusqu’à l’inévitable et douloureuse confrontation finale (trop rapidement écourtée d’ailleurs par l’intervention deus ex machina de Gambit). Il l’a saupoudrée de plus de quelques bonnes idées, comme par exemple saouler un général au whisky pour le faire parler (pas si bête comme moyen de torture quand on y pense !).On notera néanmoins un manque d’humour général (quelques pointes pour détendre une atmosphère sombre n’auraient pas été de trop).L’épisode se referme même pour la seule et unique fois de la série sur une note mélancolique. En bref, un excellent scénario au ton inhabituel qui permet d’approfondir considérablement le personnage de Purdey.

Seconde réalisation de Ernest Day pour la série, faisant directement suite à la précédente Les anges de la mort, qui se montre ici légèrement meilleure. On remarquera une nouvelle fois le joli sens visuel de ce dernier : la photographie est splendide (notamment les scènes du flash-back scintillantes). On retrouvera aussi au détour de quelques courtes scènes, ces scènes de nuit superbement bleutées que nous avions pu voir dans l’épisode précédent. Les scènes clefs de l’épisode sont une nouvelle fois parfaitement filmées, notamment lors de la scène d’intro (avec un joli zoom arrière lorsque Purdey et Larry s’en vont au loin) et l’ultime confrontation. De plus, l’épisode est beaucoup plus rythmé que le précédent, grâce notamment à un montage efficace (qui intègre intelligemment les nombreuses et impressionnantes images d’archives de l’épisode, la plupart des scènes aériennes, bâtiment s’effondrant lors de l’incendie….) et à des scènes d’action tout à fait maîtrisées ( la projection d’un motocycliste, Gambit tirant sur une camionnette fonçant sur lui, Steed conduisant la voiture jusqu’au missile…). La grosse déception c’est finalement l’interprétation de Joanna Lumley, bien en deçà de la qualité du script. Alors que ce dernier lui permettait de nous épater par ses talents de comédienne, sa composition est ici forcée et monocorde, loin de sa spontanéité coutumière. C’est seulement lors de la dernière scène (lorsqu’elle éclate en sanglots dans les bras de Gambit) qu’elle se montre émouvante, une maigre récompense pour spectateur frustré. D’autant plus que Martin Shaw a su lui trouver le ton juste pour son personnage, même si ses scènes avec Joanna Lumley manquent de passion. Patrick Macnee est en bonne forme, Gareth Hunt, très peu présent, assure le service minimum. En bref, une réalisation très réussie gâchée par une composition décevante de Joanna Lumley (dans un registre similaire, elle était convaincante dans Visages).

Après l’avoir vue à l’œuvre dans Jeu à trois mains, on retrouve Purdey en ballerine au début de l’épisode qui s’apprête à jouer un rôle (mineur vu la taille de son nom sur l’affiche !) dans Le lac des cygnes. On apprend aussi qu’elle a failli se marier, mais comme le veut la tradition avengerienne (qui a débuté par l’assassinat de la fiancée du docteur Keel dés le premier épisode de la série), cette histoire d’amour ne vas pas durer. Purdey se montre d’ailleurs d’une froideur inhabituelle durant tout l’épisode (sûrement pour se protéger du resurgissement de son ex fiancé), se montrant plus vulnérable que jamais. Dans un registre plus léger, on apprend aussi qu’elle aime bronzer au naturel (sic) ; c'est-à-dire en tenue d’Eve. Encore une fois Steed montre sa loyauté envers son travail : “We have to play the rules remember. Rules before friendship” (“ Le devoir avant tout n’oubliez pas. Même avant l’amitié”). Néanmoins, il n’hésite pas à couvrir Purdey trente minutes plus tard, après que celle-ci eut tirée dans les pneus de sa voiture pour aller stopper le missile, seule ! Enfin, Steed raconte à Purdey une mission à Berlin est où celui-ci reçut trois balles et s’y cassa une jambe. Néanmoins, cette mésaventure n’empêcha pas notre kamikaze favori d’y retourner une fois soigné pour une nouvelle mission !

Rien de spécifique à noter à propos des intérieurs, à part la loge de Purdey au début de l’épisode et la maison sans saveur de Larry, tous ont été vus lors de précédents épisodes. On notera surtout des extérieurs variés et ensoleillés, ce qui donne une jolie teinte à l’image.

La coupe de Purdey lors du flash back est hideuse : on la croirait sortie de Côte Ouest ! Lorsqu’on la retrouve en Davy Crockett quelques minutes plus tard pour empêcher Larry de tirer, ce n’est pas mieux. Néanmoins, durant la suite de l’épisode, elle est correctement habillée avec des tenues aux couleurs variés (blanche, rose, noire…). Une nouvelle fois après Otage, Steed porte un chapeau melon à la couleur non assortie à celle de son costume, déjà qu’on avait mis quatre épisodes à s’en remettre… On remarquera enfin un superbe costume rayé de Gambit.

Laurie Johnson apporte encore une fois une superbe musique durant tout l’épisode (on saisit d’ailleurs à un passage le début du thème de Mission Impossible), incroyablement rythmée. Il nous offre aussi, pour la première fois dans la série, un thème plus romantique et tragique (quand Purdey apprend la mort du père de Larry) avec toujours autant de talent.

EN BREF : Un épisode inhabituellement triste et mélancolique doté d’une trame narrative intéressante et d’une mise en scène réussie. L’interprétation en demi teinte de Joanna Lumley l’empêche néanmoins d’atteindre les sommets de la série.


Extrait vidéo

Une triste fin!

"Chapeau Melon et Bottes de Cuir" Série "The Avengers" © 1961-1969 CANAL+ IMAGE UK Ltd
Série "The New Avengers" © 1976 Avengers (Film & TV) Enterprises Ltd. - Tous droits réservés


Informations complémentaires

Tournage

o La maison de Steed a été déplacée à Fulmer près de Gerrard's Cross dans le Buckinghamshire pour cette seconde saison. (source : The Avengers dossier).

Continuité

o Alors que la date au début de l'épisode nous indique que la scène se déroule en 1970, on peut lire sur le journal que tient Purdey (après avoir découvert la mort du père de Larry) la date du 10 mai 1967. (6'43")

Détails

o Les images d'archive présentes dans l'épisode proviennent de la Royal Air Force. On peut d’ailleurs y lire un titre l’espace d’un instant : The engineer in the RAF !

o Purdey est ballerine comme dans l’épisode Jeu à trois mains.

Acteurs

o Martin Shaw (1945) est un acteur très populaire en Grande Bretagne où il est apparu dans plus de 100 rôles à la TV depuis 1967. Sa carrière au théâtre, menée en parallèle lui valut quelques distinctions. La série Les professionnels le fit connaître. Il ne travaille qu’en Angleterre et il vit dans le Norfolk. Il déteste les interviews et il ne porte pas la presse dans son cœur. Il est le juge John Deed dans la série du même nom depuis 2001.

o Lewis Collins (1946) a connu son heure de gloire avec la série Les professionnels et le rôle de William Bodie dans 57 épisodes de 1977 à 1983. Il a passé le test de sélection de la section d’élite SAS mais il ne fut pas accepté à cause de sa célébrité.

o Tommy Boyle (1948) fut l’inspecteur Maddan dans la série Z Cars (14 épisodes). Il est apparu également dans les séries Les professionnels, Coronation Street et Taggart.

o Terence Longdon (1922) a plus d'un demi siècle de carrière. Il a débuté dans les années 50 dans des petits rôles au cinéma : Dossier secret d'Orson Welles, Ben-Hur. A la TV, il est apparu dans Destination danger, Le retour de Sherlock Holmes entre autres ainsi qu'un épisode de la saison 6, Les évadés du monastère. Sa dernière apparition date de 2003 dans Hitler : la naissance du mal.

A noter que

o AKA : Missile

o Dedans on peut voir le duo : Martin Shaw et Lewis Collins qui deviendront célèbres grâce à une autre série de Brian Clemens : Les Professionnels, or beaucoup de fans pensérent qu'à l'époque cet épisode des New Avengers avait servi de test pour voir comment fonctionnait le dit duo qui allait devenir Doyle et Bodie. Dans les bonus des DVDs de la série Les Professionnels, Brian Clemens revient sur cette anecdote, persiste et signe : ce ne fut en aucun cas un test pour le duo Doyle et Bodie, son choix sur Martin Shaw et Lewis Collins était décidé bien avant le dit épisode des New Avengers, le tournage des Professionnels ayant débuté à peu près au même moment, les acteurs furent castés et choisis avant cela. En tout cas, comme Lewis Collins l'affirme à Martin Shaw : «Maybe we should work together again, we're a good team» [Peut être devrions nous retravailler ensemble, on forme une bonne équipe !]. Voici l'adresse d'un excellent site sur Les Professionnels :
http://lesprofessionnels.mercyland.info/


o Cet épisode est quatrième dans le top 5 des meilleurs épisodes de la deuxième saison New Avengers du livre The Avengers dossier.



Fiche de l'épisode Obsession des sites étrangers :

En anglais
http://theavengers.tv/forever/newave-18.htm
http://www.dissolute.com.au/avweb/newavengers/n18.html
http://deadline.theavengers.tv/NAS2-05-Obsession.htm

En flamand
http://home.scarlet.be/%7Epvandew1/avengers/newav19.htm

En italien
http://www.serietv.net/guide_complete/gli_infallibili_tre/stagione_2.htm#19

En espagnol
http://losvengadores.theavengers.tv/tna_obsession.htm

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