OTAGE
HOSTAGE
TOURNAGE :
FÉVRIER 1977
DIFFUSION : ITV, 17 NOVEMBRE
1977 – TF1, 16 JUIN 1979
Scénario :
Brian Clemens
Réalisation : Sidney
Hayers
William
Franklyn (McKay), Simon Oates (Spelman), Michael
Culver (Walters), Anna Palk (Suzy), Barry Stanton
(Packer), Richard Ireson (Vernon), George Lane-Cooper
(Marvin).
Résumé
Purdey est enlevée
afin d’obliger Steed à se compromettre.
Jusqu’où est prêt à
aller l’agent au chapeau melon pour sauver
sa partenaire ? Le but est, en fait, de discréditer
les services secrets britanniques à travers
Steed, leur légende vivante.
Fin de l 'épisode
Purdey découvre
que Steed a emmené les vrais plans d'attaque
des alliés pour la sauver mais il lui demande
une faveur : appeler sa petite amie qui pense
qu’il a trop d'affection pour Purdey. Gambit
lui dit qu'il se demande bien où la petite
amie de Steed va chercher cela.
Critiques
Denis Chauvet



Avis :
Gambit doit stopper Steed dans cette aventure...
et on sait qu’il n’est pas à
la hauteur ! L’intrigue n’est pas
originale mais Otage est un épisode
intéressant aux multiples rebondissements
malgré une fin peu crédible (un
sofa n’est pas à l’épreuve
des balles). Purdey est chloroformée à
la Tara mais le coup de la pomme dans la bouche
avec tenue échancrée reste la meilleure
image de l’épisode ; sans oublier
la réplique de Steed à ce spectacle
: ‘Last time I saw something like this was
at the Savoy Grill. Quite delicious’. De
plus, les seconds rôles sont interprétés
par des acteurs connus de la série ce qui
est un gage de qualité.
Steed
3003
21 mars 2005


Après une première saison inégale,
la série embraye sans transition (pour
une fois pas de passage au film, à la couleur
ou pas de bouleversement dans l’équipe
de production…) sur la deuxième saison
avec un épisode peu prometteur…
Si Le repaire de l’aigle nous avait
rassurés sur les ambitions des New
Avengers, on est autrement inquiet en voyant
cet épisode. Brian Clemens reprend une
fois de plus (et, malheureusement, une fois de
trop) la plume pour nous délivrer une intrigue
paresseuse, bourrée de poncifs en tout
genre, à laquelle il est difficile d’accrocher.
Tout d’abord (comme Mrs Peel dans Maille
à partir avec les taties, mais contrairement
à Tara King dans Pandora), les
enjeux dramatiques sont faussés : difficile
de croire que la vie de Purdey est en danger,
et c’est pourtant sur ce « suspense
» que repose tout l’épisode
; la faute à des méchants peu crédibles
(dotés, de plus, d’horribles moustaches
qui nous rappellent Jason King dans la série
britannique Département S) et
sans intérêt. Que dire des rebondissements,
tous soit téléphonés, soit
mal amenés ? Néanmoins, le scénario
surprend sur quelques points : tout d’abord,
jamais les personnages et les rapports qu’ils
entretiennent n’avaient autant été
mis en valeur dans la série (sauf peut-être
dans Visages) ; en exposant les fissures
de ce trio avec brio, Brian Clemens rompt avec
la tradition qui veut que les duos de CMBDC
soient toujours une vibrante réussite et
nous montre à quel point il veut faire
évoluer la série hors des sentiers
du formula show (soit, selon la définition
de wikipedia.fr, une série dont les épisodes
sont construits autour d'un schéma narratif
quasi immuable ; à laquelle je rajouterais
que c’est, dans ce cas, l’histoire
qui prend le pas sur les personnages et leur évolution)
qu’elle avait maintes fois explorés
par le passé. Par ailleurs, nous voyons,
ce qui n’était quasiment jamais arrivé
jusqu’ici, Steed dans une position de faiblesse,
obligé d’exécuter les ordres
des ravisseurs de Purdey, allant même jusqu’à
trahir Gambit et désobéir à
ses ordres. Là aussi, cet élément
est intelligemment exploité. On se prend
à regretter encore plus que ces quelques
points positifs baignent dans une intrigue moribonde.
Sidney Hayers fait une nouvelle fois preuve (après
Le dernier des cybernautes et Commando
très spécial) de son refus
d’évoluer en nous offrant une réalisation
symptomatique des old Avengers (et qui
a donc plutôt bien vieilli). Si les deux
derniers épisodes avaient un scénario
suffisamment intéressant pour permettre
ce type de travail un peu paresseux, ce n’est
vraiment pas le cas ici. Par conséquent,
l’épisode souffre indéniablement
de rythme. En se mettant en mode automatique (attention
: avalanche de plans américains, personnage
cadré à mi-cuisse, et de plans rapprochés),
Sidney Hayers agace un peu. Surtout que, parfois,
il nous offre quelques petites innovations sympathiques
: comme cette plongée, lorsque Steed est
dans la cabine téléphonique, un
travelling panoramique du plus bel effet avant
que l’agent ne se fasse assassiner dans
le parking… Par ailleurs, les acteurs (desservis
par des personnages sans épaisseur) sont
tous aussi décevants et peu crédibles.
Une mise en scène très faible donc.
Beaucoup de choses à dire sur notre trio
dans cet épisode. Le point principal :
pour une fois, ce ne sont pas ses forces mais
ses faiblesses qui sont mises en relief. En effet,
la confiance de Steed envers Gambit va être
très facilement mise à l’épreuve.
Steed allant même jusqu’à assommer
ce dernier, impensable dans les old Avengers
! Néanmoins, en le laissant se débattre
seul avec un assaillant à la fin de l’épisode,
on sent bien que Steed croit tout de même
en ses qualités d’agent secret. Contrairement
à Purdey qui, elle, prend Steed pour un
héros : « He is steel ! » [C’est
un homme d’acier !], comme elle le confie
à un de ses ravisseurs au milieu de l’épisode.
Une scène très émouvante
à la fin de l’épisode (faisant
écho au début, où Steed affirmait
une fois de plus, après Le château
de cartes et Cible, que sa mission
passait avant tout), où Purdey se rend
compte que, pour sauver sa vie, celui-ci avait
désobéi aux règles. Par ailleurs,
on rencontre une nouvelle conquête de Steed,
la sémillante Suzy. Mais sa relation avec
Steed va être mise en échec par la
mission de ce dernier. On comprend d’ailleurs
pourquoi jusque-là (à part quelques
tentatives hasardeuses, dans Le retour des
cybernautes ou Trop d’indices),
nos héros n’avaient jamais pu avoir
une vie privée (le premier épisode
de la série, en assassinant la femme du
Docteur Keel, était à ce titre prémonitoire).
Par ailleurs, on apprend que dans cet épisode
Gambit n’a jamais rencontré la mère
de Purdey (on entend d’ailleurs furtivement
sa voix au téléphone). On revoit
aussi Gambit s’entraîner au karaté,
mais avec un nouveau professeur (il faut dire
qu’il avait tué le dernier dans Le
château de cartes). Quelques détails
amusants : la réaction de Purdey quand
elle apprend qu’elle ne vaut que «
5 000 » livres, le chapeau melon de Steed
(décidément multifonctions !) qui
possède un double fond !…
Peu de choses à dire sur les décors,
à l’esthétique loin d’être
emballante et aux couleurs particulièrement
ternes.
Un message aux fans avertis : dans une bonne partie
de cet épisode, Steed porte un chapeau
melon à la couleur non assortie à
celle de son costume, alors qu’il l’est
normalement toujours. Une inexcusable faute de
goût ! Purdey passe tout l’épisode
dans la même, et franchement pas terrible,
tenue.
La musique, beaucoup trop discrète, n’est,
elle aussi, pas des plus inspirées.
EN BREF : Un épisode à l’intrigue
des plus faibles et doté d’une réalisation
sans envergure, mais qui a le mérite de
nous en apprendre énormément sur
nos héros.
Extrait vidéo
Trahison ?
Informations
complémentaires
Tournage
o Steed se rend à la cabine téléphonique
pour avoir les instructions des ravisseurs de
Purdey. Scène tournée à Burnham
Beeches, Burnham.
o Walters surveille la maison de Steed et il intercepte
le courrier. Scène filmée à
Fulmer dans le Buckinghamshire.
Continuité
o On peut voir en reflet un membre de l'équipe
de production sur la glace de la cabine téléphonique
à 15'59".
Détails
Acteurs
o
William Franklyn
(1926-2006) a tourné dans trois épisodes
de la série : Il est l'inoubliable Omrod
dans La poussière qui tue de la
saison 4. Il a joué également dans
Meurtre au programme, saison 6, et Otage
des TNA. Il a souvent prêté sa voix
à des publicités comme celles, très
connues, de Schweppes. Sa carrière a couru
sur cinquante ans aussi bien à la télévision
qu'à la radio, au théâtre
et au cinéma. Il a passé sa jeunesse
en Australie avant de revenir à Londres.
Il fit ses débuts au théâtre
à l'âge de 15 ans dans des rôles
dramatiques puis dans des comédies. Il
devint célèbre par des spots publicitaires
en 1965. Il est apparu dans les séries
britanniques Le Baron, Les Champions.
Sa dernière apparition à l'écran
remontait à 2004. Il est décédé
d'un cancer de la prostate.
o
Simon Oates a joué dans
L'Homme à la Valise, Département
S, Jason King, Les Professionnels, Bergerac.
Il a participé à deux autres épisodes
de la série : Meurtres à épisodes,
saison 5, et Le document disparu, saison
6. En 1971, il était John Steed au théâtre.
o
George Lane-Cooper a interprété
de petits rôles depuis 1968 (doublure dans
Quand les aigles attaquent avec Clint
Eastwood). On a pu le voir (souvent pas crédité)
dans Les Diamants sont éternels,
Victor Victoria, Les Oies sauvages,
Les Trois Mousquetaires et à la
TV dans Cosmos 1999, Mission Casse-Cou
et récemment dans L’Inspecteur
Barnaby.
o
Anna
Palk (1941-1990) jouait son avant-dernier
rôle dans cet épisode. Elle a suivi
des cours à la RADA et elle débuta
sa carrière dans Play it cool
en 1962. Elle participa à de nombreuses
séries dont Jason King, Amicalement
Vôtre, Poigne de Fer et Séduction.
Elle décéda d’un cancer.
À
noter que...
o Cet épisode est 3e dans le top 5 des
meilleurs épisodes de la saison 2 des New
Avengers dans le guide The Avengers dossier.
o
Coupures de presse lors de la 1re diffusion française.
Fiche de l'épisode
Otage des sites étrangers :
En anglais
http://theavengers.tv/forever/newave-23.htm
http://www.dissolute.com.au/avweb/newavengers/n20.html
http://deadline.theavengers.tv/NAS2-10-Hostage.htm
En flamand
http://home.scarlet.be/%7Epvandew1/avengers/newav21.htm
En italien
http://www.serietv.net/guide_complete/gli_infallibili_tre/stagione_2.htm#14
En espagnol
http://losvengadores.theavengers.tv/tna_hostage.htm
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