LE
MONSTRE DES ÉGOUTS
GNAWS
TOURNAGE :
OCTOBRE 1976
DIFFUSION : ITV, 21 DÉCEMBRE
1976 – TF1, 26 FÉVRIER 1977
Scénario :
Dennis Spooner
Réalisation : Ray
Austin
Julian
Holloway (Thornton), Peter Cellier (Carter), Jeremy
Young (Chislenko), Patrick Malahide (George),
Keith Marsh (tramp Joe), Ken Wynne (tramp Arthur),
Morgan Shepherd (Walters), John Watts (Harlow),
Keith Alexander (Malloy), Ronnie Laughlin (mechanic).
Résumé
Un chercheur renverse
malencontreusement une substance radioactive dans
l’évier d’un laboratoire. Quelques
mois plus tard, des secousses étranges
apparaissent dans les égouts de Londres.
Les Avengers doivent bientôt reconnaître
que la disparition d’agents dans ces égouts
n’est pas le fait des soviétiques
mais d’une grosse bébête immonde…
Fin de l 'épisode
Purdey déclare,
en servant la tomate géante à Steed
et Gambit, que ce qui ne sera pas fini aujourd'hui
sera resservi le lendemain et le surlendemain
: "and the next" ajoute Gambit, "and
the next" conclut Steed.
Critiques
Denis
Chauvet


Avis :
: Vilipendé sur tous les sites anglo-saxons,
Gnaws n’est pas si mal que cela
! Attendez de voir certains épisodes de
la seconde saison... L’intrigue est originale,
l’aspect glauque des égouts est parfaitement
rendu et la scène d’action avec Jeremy
Young (habitué des saisons Emma Peel) est
très crédible. Considéré
par les fans comme l’épisode ‘avec
le rat’ (à ne pas confondre avec
Pour attraper un rat !), il a néanmoins
ses limites mais dans ce registre, le rat, inférieur
aux chats et aux oiseaux, reste supérieur
à la plante carnivore. Purdey est ravissante
mais je ne goûterais pas à sa tomate
à la sauce Tchernobyl !
Steed
3003
11 janvier 2005



Après le très mauvais La mangeuse
d’hommes du Surrey, les New Avengers
renouent avec les histoires de monstre.
Avec ce scénario qui sort des sentiers
battus, Dennis Spooner prouve que, comme sa glorieuse
aînée, la série cherche à
varier les genres. Néanmoins, le scénario
(comme les old Avengers en leur temps)
souffre d’une trop grande linéarité
et d’un manque de rythme évident.
Il n’y a pas de réelles surprises
et, de plus, l’humour – un peu d’autodérision,
comme le laissait supposer le titre original,
n’aurait pas été de trop –
est absent. Malgré tout, on se surprend
à suivre l’épisode avec un
certain plaisir, car, et ce sont là deux
qualités récurrentes chez Spooner,
les dialogues sont très bons et les personnages
finement dessinés et tous charismatiques.
De plus, même si tout l’aspect scientifique
vise le E=M6 durant l’épisode,
la problématique entre éthique et
avancée des recherches est intelligemment
traitée. On assiste même à
un retour des russes (dans un contexte qui rappelle
celui de Meurtres distingués)
qui n’est pas pour nous déplaire.
En bref, un scénario en demi-teinte, mais
qui réussit tout de même à
maintenir l’intérêt chez le
spectateur surtout grâce à...
... Une réalisation exemplaire ! En effet,
après son travail "foutraque"
sur Jeu à trois mains, Ray Austin
nous surprend avec une mise en scène qui
rappelle, plan par plan, celle des... old
Avengers ! En effet, entre les nombreux gros
plans sur les personnages, des travellings
limités, des zooms limités au minimum,
des cadres serrés et, quasiment, toujours
symétriques, Ray Austin reprend le style
habituel des old Avengers, qu’il
avait d’ailleurs joyeusement dynamité
dans Un dangereux marché. Même
les scènes d’attaque du monstre rappellent
exactement celles du Vengeur volant ou
d’Un tigre caché : elles
sont en effet tournées en caméra
subjective. Si ce copiage prouve que la série
a du mal à se trouver une identité
visuelle propre (ce qui est regrettable, surtout
au bout de 13 épisodes !), il donne un
cachet unique et nostalgique à l’épisode
tout à fait efficace. En effet, ce choix
de mise en scène permet à la série
de renouer avec une qualité qui lui faisait
souvent défaut : une vraie homogénéité
visuelle. D’autant plus que Ray Austin a
très bien su rendre l’atmosphère
claustrophobe et poisseuse des égouts,
avec notamment une maîtrise des jeux de
lumière qui force le respect. Les scènes
d’action, c’est de toute manière
rarement le contraire avec Ray Austin, sont aussi
très convaincantes ; comme l’interprétation
d’ailleurs, avec notamment un Peter Cellier
aux cris inoubliables et remarquable dans la peau
du savant Carter. Pourtant quelques défauts
entachent ce tableau d’honneur : tout d’abord
des effets spéciaux, prépondérants
dans ce type d’épisode, peu présents
et ratés. Le fameux rat gigantesque fait
plutôt sourire. Néanmoins, l’environnement
sonore très soigné, digne de
X Files, avec notamment des cris du monstre
à vous donner la chair de poule (qui évoquent
d’ailleurs ceux d’Alien,
sorti un an plus tard), rattrape cet aspect et
l’épisode remplit globalement son
contrat en manière de scènes d’angoisse.
D’autre part, l’épisode, à
cause aussi d’un scénario à
la peine, manque parfois de rythme ; un peu plus
de nervosité dans la mise en scène
n’aurait pas été désagréable.
En bref, Ray Austin copie talentueusement les
recettes de mise en scène des old Avengers
et, par conséquent, sa mise en scène
a très bien vieilli.
Dans cet épisode, la ritournelle «
Je t’aime moi non plus » entre Purdey
et Gambit, après quelques épisodes
d’accalmie, reprend de plus belle : comme
d’habitude, c’est plutôt drôle,
mais surtout très redondant. Steed apparaît
très peu dans cet épisode qui laisse
surtout la part belle au duo Purdey-Gambit. Par
ailleurs, Steed s’impose définitivement
comme le patron de la bande : « The man
said » [« C’est vous le patron
! »], comme le reconnaît d’ailleurs
Gambit.
Le décor des égouts présents
dans cet épisode est l’un des plus
remarquables de la série. Le laboratoire
est aussi très soigné. Malheureusement,
le cimetière, que l’on aperçoit
furtivement au début de l’épisode,
fait peine à voir ; surtout en comparaison
de celui du Mort vivant.
Malgré un joli pull à col roulé
beige au début de l’épisode,
Purdey est toujours aussi mal habillé :
son affreux bandana et son polo de rugbyman nous
font réellement regretter Mrs Peel ! Gambit,
dont on revoit la veste marron de S95
dans la trop longue séquence d’intro,
et Steed sont, eux, très bien habillés.
Une excellente musique à suspense accompagne
l’épisode.
EN BREF : Un épisode dont le scénario
et, surtout, la réalisation rappellent
énormément la série originelle
; et ce n’est pas pour nous déplaire
!
Extrait
vidéo
L’horrible
monstre !
Informations
complémentaires
Tournage
Continuité
Détails
o Le discours menaçant que tient Gambit
à l’encontre de Chislenko dans les
égouts est directement inspiré de
la réplique devenue culte de Clint Eastwood
dans L’Inspecteur Harry.
Acteurs
o
Jeremy Young (1934) a tourné dans
trois autres épisodes de la série
: Le club de l’enfer (saison 4),
Interférences (saison 5) et Ne
m’oubliez pas (saison 6). Également
vu dans Le Saint (deux épisodes),
Département S, Regan,
Cosmos 1999, Les Professionnels,
Poirot, Taggart, Cadfael.
o
Julian Holloway (1944) a tourné
récemment (2004-2005) dans la série
Father of the pride. Il est le père du modèle Sophie Dahl.
o
Peter Cellier (1928) a également
joué dans Thriller, Poigne
de Fer et Séduction, Les Professionnels,
Doctor Who, Bergerac, Inspecteur
Barnaby. Il a un rôle récurrent
dans la série connue outre-Manche, Yes,
Prime Minister (1986).
o
Patrick Malahide (1945) a pratiquement
débuté sa carrière avec le
rôle dans cet épisode. Il a tourné
ensuite dans Regan, Les Professionnels, L’Inspecteur
Morse, Poirot. Il a toujours une carrière
active. Il est le banquier suisse apparaissant
dans Le Monde ne suffit pas (1999).
À
noter que
o Le jeu de mots entre « Gnaws »
[du verbe « to gnaw », ronger] et
« Jaws », titre original
des Dents de la mer...
o Si vous regardez en VOST, notez la traduction
du « What ? » [soit littéralement
: "Quoi ?"] de Steed à 31'02"
: « Plaît–il ? » ce qui
correspond finalement beaucoup mieux à
son personnage !
o Anulka Dubinska était créditée
comme ‘Pretty Girl‘ dans la distribution
du journal Radio Times. Malheureusement,
l’ancienne playmate du journal Playboy
(1973) n’apparaît pas dans l’épisode
!
o
Cyd
Child avait déjà travaillé
deux jours sur la scène de combat dans
les égouts mais tout n’était
pas terminé lorsque l’assistant réalisateur
lui signifia qu’il n’avait plus besoin
des doublures pour le lendemain. Finalement, seul
Val Musetti (la doublure de Gareth Hunt et Patrick
Macnee) fut autorisé à rester, économie
oblige. Les français tenaient les cordons
de la bourse. Ainsi, bien que Cyd Child apparaissait
toujours au générique, elle n’avait
pas de véritable contrat. On l’appelait
lorsqu’on avait besoin d’elle. Elle
n’a pas participé aux épisodes
tournés à l’étranger.
(Stay Tuned : The Perils of Cyd, Dave Rogers).
o
Coupures de presse lors de la 1re diffusion française.
Fiche de l'épisode
Le monstre des égouts des sites
étrangers :
En anglais
http://theavengers.tv/forever/newave-10.htm
http://www.dissolute.com.au/avweb/newavengers/n13.html
http://deadline.theavengers.tv/NAS1-10-Gnaws.htm
En flamand
http://home.scarlet.be/%7Epvandew1/avengers/newav11.htm
En italien
http://www.serietv.net/guide_complete/gli_infallibili_tre/stagione_1.htm#12
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