
SAISON
6
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L'HOMME
AU SOMMET
(TAKE ME TO YOUR LEADER)

Steed
tries to bribe a little girl - Tara reaches a dead
end
Tournage
: Terminé le 29 Novembre 1968
Diffusion
: ITV, 5 Mars 1969 - 2ème Chaîne
ORTF, 28 Novembre 1970 (
La saison 6 a été diffusée aux Etats-Unis avant
son passage au Royaume-Uni. La série étant britannique,
seule la date de diffusion en Grande Bretagne est
fournie.)
Scénario
: Terry Nation
Réalisation
: Robert Fuest
Patrick Barr (Stonehouse), Patrick Newell (Mother),
John Ronane (captain Tim), Michael Robbins (Cavell),
Henry Stamper (major Glasgow) with Penelope Keith,
Hugh Cross, Elizabeth Robillard, Michael Hawkins,
Sheila Hammond, Bryan Kendrick, Raymond Adamson,
Matthew Long, Cliff Diggins, Wilfred Boyle. |
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Résumé
Les Avengers sont chargés de pister une valise rouge
piégée qui donne des instructions. Elle doit les mener
à Mr Big.
Epilogue
Steed et Tara ont chacun laissé une valise avec un
message. Steed pour que Tara garde son chien, Tara
expliquant qu'elle ne peut pas. |
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Critiques
Denis
Chauvet

Avis
: Un
épisode qui se laisse voir, sans plus. La valise
rouge pistée criant au voleur ('Stop thief') pendant
tout un épisode montre néanmoins ses limites. Robert
Fuest est à la réalisation et il y a certes de bons
moments : le tueur au saxo, la scène de l'école
de danse et le combat entre Tara et le karatéka
mais Mr Big est connu beaucoup trop tôt et c'est
de plus un méchant sans envergure, le tag du chien
est d'une stupidité inégalable (rendez nous les
moyens de locomotion de la quatrième saison) et
la fin est bâclée. On se console en se disant qu'il
y a pire dans la saison six…. |
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Critiques
Steed3003 17 mai 2009

Le titre original rappelant Les Envahisseurs (Amenez-moi à votre chef !) était plein de promesses. Le résultat est décevant.
Terry Nation nous avait déjà fait le coup du Mc Guffin dans Le Legs. Rebelote avec L’homme au sommet où la dague est remplacée par une mallette ! Après une scène d’exposition un peu lourdingue, où Mère-Grand nous assaille d’informations en moins d’une minute, on rentre directement dans le vif du sujet. Les enjeux sont posés clairement : que contient cette mallette ? Qui est l’homme au sommet ? Dans la première partie, force est de reconnaître que la sauce prend plutôt bien. Le spectateur reste constamment sur le qui-vive et alors que l’on craignait une intrigue linéaire, il y a suffisamment de surprises pour maintenir l’intérêt. La deuxième partie se montre plus laborieuse. Terry Nation nous perd entre les vraies et les fausses mallettes, multipliées jusqu’à plus soif. On se croirait dans Oscar ! Au bout d’un certain moment, on ne cherche même plus à comprendre. Il y a également un énorme trou dans l'intrigue : Tara King est coincée dans une crypte avec du gaz mortel. On la voit ressortir quelques minutes plus tard sans qu'aucune explication ne soit donnée.
Par ailleurs, la dynamique du trio Steed/King/Mère-Grand prend mal dans cet épisode. Surtout que le simple duo Steed/King fonctionne parfaitement et trouve lui sa propre dynamique. Certes moins rôdée que Steed/Peel, mais tout aussi efficace. Toutes les scènes avec Mère-Grand nuisent elle au rythme de l’ensemble. Quand à la découverte du véritable traître à la fin de l’épisode, ce n’est franchement pas une surprise : aucune autre piste n’avait été proposée au téléspectateur. A l'exception de Mère-Grand : crédibilité zéro . Quelques bonnes idées surnagent malgré tout : l’agent déguisé en épouvantail, la clé sous la postiche, la bouteille de champagne relâchée en même temps que le gaz mortel … On retiendra également la scène corrosive entre Steed et une fillette nettement moins innocente qu’elle en a l’air : « Just remember one thing : money is not everything ! » (« Souviens-toi seulement d’une chose : l’argent ne fait pas tout ! ») / « Oh Mr. Steed, don’t shatter little girl’s illusions ! » (« Oh M Steed ne détruisez pas les illusions d’une petite fille ! »). On regrettera que le reste des dialogues ne soit pas à l’avenant. Malgré un début prometteur, l’épisode s’embourbe vite.
Robert Fuest paraissait le metteur en scène idéal pour une intrigue en perpétuel mouvement, où la tension ne doit jamais se relâcher. Mais, ne l’oublions pas, Robert Fuest est un jeune metteur en scène, débutant sur la série. Il montre ici ses limites. On le sent dépassé dans cet épisode ayant nécessité une impressionnante logistique : on aura rarement vu autant de décors et d’extérieurs dans la série. Seul le budget plus élevé de la saison 6 permettait une telle débauche de moyens. Et ayant du jouer sur un calendrier serré, l’excellent Robert Fuest a préféré la simplicité au style. Sa réalisation apparaît plus sommaire et moins travaillée. Même les scènes de combat sont bâclées. Quand au duel entre Tara King et le karatéka sur le tatami, il est complètement raté : la doubleuse Cyd Child est filmée presque en gros plan ! Son travail reste néanmoins honnête. Le casting apparaît atone. Seule Penelope Keith dans le rôle d’une institutrice débordée et au bord de la crise de nerfs ressort. Linda Thorson, mise sur le devant de la scène, confirme aussi tous ses progrès et offre une prestation remarquable.
On le sentait dans les derniers épisodes. C'est confirmé ici. De jeune agent inexpérimentée, Tara King s’impose maintenant en égal de Steed. La romantique Tara découvre la 1ère clé de la valise grâce à l’inscription LOVE sur le blouson : « Love is the key of everything ! » [« L’amour est la clé de tout ! »]. Comme la semaine dernière, l’amour la met directement sur la bonne piste ! Elle lance donc la course et remet même la main sur la mallette lorsqu’elle échappe à Steed ! « Good work ! » [« Bon travail ! »] remarque ce dernier. Elle n’hésite pas non plus à affronter un karatéka redoutable, qui impressionne même Steed. Elle le met pourtant rapidement à terre ! Le duo fonctionne parfaitement dans l’épisode : ils improvisent même un joli coup monté à la Mission : Impossible pour mettre la main sur la dernière clé. Steed n’hésite pas à corrompre une fillette pour les besoins de l’enquête. Mais rassurez-vous, cette dernière est nettement moins innocente qu’on pourrait le croire ! On notera un tag final très réussi … malgré l’absence physique de nos deux héros. Ils préfèrent communiquer, dans un parfait dialogue de sourds, par malettes interposées.
L’homme au sommet propose un nombre de décors et d’extérieurs inédits jusqu’ici dans la série. Les décorateurs débordés ont tout juste eu le temps de livrer des décors tous très classiques, sans aucune saveur particulière. Seule la crypte, rappelant Le fantôme du château De’ath, apparaît plus soignée.
Aucun costume marquant dans cet épisode. Steed nous offre une nouvelle variation de son costume avec un gris anthracite, une évolution plus douce que ce que l’on a eu jusque lors.
Howard Blake compose une musique très funk. Coïncidence amusante, elle rappelle fortement celle que composera Laurie Johnson pour les New Avengers.
EN
BREF :
Malgré quelques bons moments, l’intrigue de L’homme au sommet est trop laborieuse pour convaincre. Et on sent toute la technique dépassée par cet épisode excessivement ambitieux. |
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Vidéo
Une
institutrice désemparée!
Informations
complémentaires
Tournage
o La séquence du début (qui se termine par la capture
du motocycliste) fut filmée au terrain d'aviation
de Bovingdon. L'épisode L'heure perdue
y fut également en grande partie tourné.
o
Beaucoup de scènes furent tournées à Londres : Tara
et Steed arrivent à la cabine téléphonique en Rolls
sur Blomfield Road ; Steed suit un contact sur Grantully
Road et Tara fait de même à Maida Vale ; Le contact
quitte l'hôtel et écoute ses instructions et Tara
en profite pour s'emparer de la valise à Elgin Mews
South ; L'hôtel est à Clifton Gardens et l'église
à Hamilton Terrace.
Continuité
o A noter que la séquence de
l'aérodrome avait dû initialement être prévue avec
Steed car on peut discerner un conducteur au chapeau
melon dans la petite voiture juste avant la collision
avec le motard. Le passage a été réécrit mais une
scène avait déjà été tournée !
o Parmi les nombreuses scènes en extérieur, on distingue des passants en arrière plan. Ce qui transgresse une règle de la série : aucun figurant.
o Comment Tara King réussit-elle à sortir de la crypte ?
Détails
o
Le combat entre Tara et le karatéka est sur un thème
entendu dans une scène similaire des Cybernautes,
saison 4.
o
L'Union Jack sur l'antenne de Mère Grand vient rappeler
que la série est britannique avant tout !
o Take me to your leader est une phrase culte de la Science-Fiction, souvent la première que déclament les Aliens en débarquant de leurs vaisseaux. Elle est particulièrement présente dans le cinéma américain des années 50. |
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Acteurs
- Actrices
o
Patrick Barr (1908-1985) a débuté en 1932
et a fait plus de 100 apparitions à la TV ou au
cinéma. Il est l'ambassadeur britannique dans Octopussy,
son avant dernier rôle.
o
Michael Robbins (1930-1992) fut employé de
banque avant d'être acteur. Il débuta sa carrière
en 1961 et on a pu le voir dans Le baron, Le
Saint - 3 épisodes, Département S, Regan,
Le retour du Saint, Dr Who et Mission casse
cou. Il a participé à trois autres épisodes
de la série : Square root of evil et Dragonsfield
de la saison 1 et Monsieur nounours de
la saison 2.
o Penelope Keith (1940) fait partie de la
distribution de Rien ne va plus dans la nursery,
saison 5 (nanny Brown) mais n'apparaît pas à l'écran.
Coupée au montage ? Par contre, elle est la mariée
dans Cœur à cœur (saison 4) mais n'est
pas mentionnée au générique.
o
Bryan Kendrick (1929-1970) est décédé d'un
arrêt cardiaque. Le rôle dans cet épisode fut son
dernier.
A
noter que…
o Howard Blake composa la musique de cet épisode.
o
Dans certains épisodes de la saison 6, de nombreux
acteurs apparaissent au générique sans le nom de
leur personnage.
o Les fans remarqueront un joli clin d'oeil à la saison 4. Alors qu'ils cherchent à débloquer la malette avec des instruments, Tara King fait remarquer à Steed : « I thought you could play the tuba ! You’ve got one in your apartment! » [« Je croyais que vous pouviez jouer du tuba ? Vous en avez un dans votre appartement! »]. En effet, souvenez-vous, Mrs Peel en jouait dans Coeur à coeur! Mais maintenant que celle-ci est partie : « That’s to put flowers in it! » [«C’est pour y mettre des fleurs! »] lui répond Steed! Le fameux tuba avait été également vu plus tôt dans la saison 6, lors du tag final des Evadés du monastère.
o
Terry Nation a repris l'idée pour la série Amicalement
Vôtre avec plus de bonheur (épisode : Un
enchaînement de circonstances).
o Coupures de presse lors de la 1ère diffusion française. |
Fiche
de L'homme au sommet des sites étrangers En
anglais
http://theavengers.tv/forever/king-22.htm
http://www.dissolute.com.au/avweb/tara/621.html
http://deadline.theavengers.tv/King-23-TakeMe.htm
En
flamand
http://home.scarlet.be/~pvandew1/avengers/king24.htm
En
italien
http://www.serietv.net/guide_complete/agente_speciale/stagione_6.htm#150
En espagnol
http://losvengadores.theavengers.tv/tara_leader.htm |
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