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Critiques
Steed3003
19 décembre 2004
 
Cet
épisode, au titre original par ailleurs bien meilleur,
choisit un thème plutôt original, pour son époque
bien entendu : la cybernétique.
Il
faut bien avouer que si ce thème est original, il
est peu séduisant : c'est un des rares thèmes qui
a finalement du mal à se frotter à l'univers de
la série. Tony Williamson l'exploite de plus très
mal. L'intrigue est poussive et avance bien trop
lentement. Même si quelque grands moments joyeusement
décalés (comme l'opération de George) parsèment
l'épisode, il ne se révèle au final guère passionnant.
Il est même parfois involontairement drôle ; comme
quand par exemple on utilise l'éternelle (et usante)
bonne ficelle du mourant qui dans son dernier souffle
va révéler quelque chose de capital avec... un ordinateur
! L'épisode manque par ailleurs d'humour, trop peu
présent. Seuls les quelques rebondissements, surtout
présents vers la fin de l'épisode, et des personnages
tous remarquablement bien dessinés réussissent à
maintenir l'attention.
La
réalisation de Cyril Frankel est plate et peu inspirée
: on ne s'étonnera pas que ce soit sa seule réalisation
pour la série. Il est aussi peu étonnant qu'il ait
ensuite réalisé des épisodes de la toute aussi plate
série Les Champions. Il a du mal à saisir
l'esprit et le second degré de la série : la première
opération de Georges en est symptomatique. On sent
qu'il voulait en faire une scène à suspense, alors
que on saisit dans les dialogues un second degré
évident qui aurait pu donner une bien meilleure
scène comique ; même si finalement la scène l'est
mais, une nouvelle fois encore, involontairement.
Cyril Frankel tente désespérément de donner du rythme
à l'épisode avec de nombreux zooms, qui tentent
de masquer la vacuité de son travail. Les quelques
scènes d'action sont néanmoins bien dirigées. Comme
les acteurs d'ailleurs : Dennis Price excelle en
majordome anglais, comme Clifford Evans qui nous
offre une brillante composition en Sir Pelly. Linda
Thorson et Patrick Macnee sont aussi très bons.
On
remarquera que Tara King dévale l'escalier la tête
la première et s'en tire sans un bleu ! Un des rares
délicieux moments de l'épisode est le moment où
Tara King se fait passer pour la nièce américaine
de Pelly : Prunella (dont elle n'aurait, selon l'aveu
même de Steed, que les genoux en commun !) ; un
moment un peu gâché par l'accent américain approximatif
(dans la VO bien entendu) de Linda Thorson.
On
a le droit a un déguisement des plus chatoyants
pour Tara King au début de l'épisode, même si il
se révèle nettement moins sexy que celui que portait
Mrs Peel dans la séquence d'introduction de Maille
à partir avec les taties. Les tenues rose bonbon
lui siéent aussi très bien... Enfin, on remarquera
que Linda Thorson porte le chapeau presque aussi
bien qu'Honor Blackman. Les énormes ordinateurs
paraissent extrêmement kitsch (d'autant plus quand
on a regardé l'épisode sur un ordinateur portable
!).
La salle d'opération est très laide, mais les extérieurs
de l'épisode (comme la magnifique maison de Sir
Pelly, dans lignée des superbes manoirs qui ont
jalonné la série) rattrapent des décors manquant,
en général, de soin.
La
composition d'Howard Blake, qui remplace pour l'occasion
Laurie Johnson, est exemplaire : rythmée ou douce,
selon les passages, c'est un des points forts de
l'épisode.
EN
BREF :
Malgré quelques bons moments et une excellente interprétation,
difficile d'accrocher à cet épisode à l'intrigue
poussive et à la réalisation manquant de finesse.
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