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SAISON
6
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| BROUILLARD
(FOG)

Steed
becomes a Gaslight Ghoul – Tara sees right
through him
Tournage
: Terminé le 31 décembre 1968
Diffusion
: ITV, 12 mars 1969 – 2e Chaîne
ORTF, 17 octobre 1970 (La
saison 6 a été diffusée aux États-Unis avant
son passage au Royaume-Uni. La série étant britannique,
seule la date de diffusion en Grande-Bretagne est
fournie.)
Scénario
: Jeremy Burnham
Réalisation
: John Hough
Nigel Green (sir Geoffrey Armstrong), Guy Rolfe
(Travers), Patrick Newell (Mother), Terence Brady
(Carstairs), Paul Whitsun-Jones (Sanders), David
Lodge (Maskell), Norman Chappell (Fowler), David
Bird, Patsy Smart, John Garrie, Frederick Peisley,
Arnold Diamond, John Barrard, Frank Sieman, Virginia
Clay, Bernard Severn, Stan Jay, William Lyon Brown.
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Résumé
Des membres du comité de désarmement sont assassinés
dans le brouillard londonien. Les soupçons des Avengers
se portent sur les sociétaires du club The Gaslight
Goul [Le monstre des réverbères] dont le but est de
découvrir la véritable identité de Jack l'éventreur.
Epilogue
L'appartement de Tara est dans le brouillard et Steed
a beaucoup de difficultés à trouver les verres ! La
voiture de Mère-Grand pénètre néanmoins dans la pièce
!
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Critiques
Denis
Chauvet

Avis
: La
vedette de l'épisode est le fog victorien
et je ne comprends pas les critiques anglo-saxonnes
qui le démolissent estimant le brouillard omniprésent.
Je dirais : heureusement qu'il est là pour cacher
la platitude de l'intrigue ! Tout le charme de l'épisode
réside en effet dans cette atmosphère du Londres
de l'époque victorienne avec l'évocation de Jack
l'éventreur. Ceci dit, cela aurait dû être beaucoup
mieux ! Trop de longueurs (Le russe et Tara chez
Steed et les exaspérants 'Goodbye' 'hello' –
le monologue de Mère-Grand...), un tag quelconque
et des invraisemblances plombent l'épisode. L'atmosphère,
les plans originaux (Steed lorsque Armstrong est
assassiné) et un beau duel à l'épée (sans toutefois
égaler celui du Club de l'enfer) permettent
de sauver deux melons.
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Critiques
Steed3003 21 mai 2009

Chapeau Melon
contre Jack l’éventreur !
Jeremy Burnham nous avait agréablement surpris
avec Amour, quand tu nous tiens. Sur le
papier, Brouillard avait tout pour plaire.
Il mettait en avant un élément folklorique :
le fameux brouillard londonien, le fog
qui lui donne même son titre. À ce
sujet, Steed confie avec humour : « We
still lead the world in that department ! »
[en VF : « Notre pays a gardé dans
ce domaine la suprématie mondiale! »].
Brouillard avait aussi l’originalité
d’être complètement anachronique :
tout un quartier de Londres semble s’être
figé à la fin du 19e siècle.
Les cochers sont même de retour ! Et
pourtant, Brouillard est une énorme
déception. L’intrigue est "formulaïque"
au possible : les assassinats de diplomates
cela a été vu et revu dans la série,
et ailleurs. Jeremy Burnham lui-même nous
avait déjà fait le coup avec À
vos souhaits et Faux témoins,
d’un même classicisme. Même
chose pour le témoin qui appelle Tara avec
une information essentielle pour se faire tuer la
minute suivante. La série n’aura pas
arrêté de nous surprendre cette saison,
Brouillard fait tache.
La lenteur de l’épisode
est désespérante. L’intrigue
à la whodunnit est ratée
dans les grandes largeurs. La pirouette finale est
complètement téléphonée,
même Steed n’est pas surpris. Quant
aux motifs du méchant, ils sont aussi confus
que ridicules. La présence de Mère-Grand
apparaît complètement inutile. Quelques
moments amusants ressortent de cette catastrophe :
un échange savoureux entre Tara King et le
russe à la recherche de Steedski
(« Mon nom est Tara King… »/« Buckingham
Palace ! ») et le club d’amateurs
cinglés en rappelle un autre. Malheureusement,
cela ne suffit pas à sauver un scénario
qui s’impose facilement comme le pire de la
saison. Ancien acteur pour la série,
Jeremy Burnham nous démontre qu’on
ne peut s’improviser scénariste, encore
moins sur Chapeau Melon. On ne sera pas
surpris de la présence au générique
de Terry Nation, crédité en tant que
Monteur de scénario, également
un des pires scénaristes de la saison.
Le jeune John Hough nous avait plus que convaincus
avec Le document disparu et Le matin
d’après. Là, c’est
le nirvana. Sa mise en scène s’impose
comme la meilleure de la saison, et sûrement
de la série. Pas aidé par un scénario
catastrophique, John Hough fait un travail stupéfiant.
S’appuyant sur des décors fastueux,
il nous accroche dès la scène d’intro :
quelle image ! quelle ambiance ! quel style !
Chaque plan est d’une beauté stupéfiante.
On se pince pour y croire, tellement visuellement
l’épisode est d’une richesse
inégalée dans la série. Même
le tag final, pourtant sans intérêt,
est ultra stylisé ! Les superbes
scènes de nuit de l’épisode
précédent, Le visage, ont
fait école : tout l’épisode
se déroule de nuit. Les différentes
scènes de meurtres sont remarquablement filmées,
avec à chaque fois une approche nouvelle.
John Hough apporte à l’épisode
une atmosphère unique qui fait tout son intérêt.
Avec une bonne intrigue, l’épisode
aurait atteint des sommets. On ressort de l’épisode
vraiment frustré.
Le temps de deux répliques, Steed et Tara
King se comparent à Sherlock Holmes et au
Docteur Watson. Quoi de plus normal dans un épisode
à l’ambiance victorienne ! Steed
reprend quelques instants moustache et barbe postiches
trois ans après Les espions font le service.
On avait été surpris par la relative
pauvreté des décors des deux précédents
épisodes. Maintenant on sait pourquoi :
l’équipe était occupée
à travailler d’arrache-pied sur cet
épisode. C’est la débauche de
moyens : reconstitution de rues de Londres
ultra détaillée (admirez tout le mobilier
urbain), club au caractère baroque rappelant
Caméra meurtre, des intérieurs
tous plus soignés les uns que les autres…
Quel faste ! Parfaitement valorisé par
John Hough qui plus est.
Dans cet épisode luxueux, tout le monde est
sur son 31 : long manteau noir pour Steed,
fameux manteau rouge à capuche de Tara King
et tweed pour Mère-Grand. À noter
le reste des costumes historiques pour la totalité
du casting , tous plus superbes les uns que
les autres.
Laurie Johnson a composé une musique exaspérante
de lenteur. Comme si la nullité de l’intrigue
ne suffisait pas ! On aurait préféré
plus de nerf, on s’assoupit par moments.
EN
BREF :
Frustrant : une débauche de moyens et une mise en scène luxueuse pour une histoire d’une effroyable pauvreté. On sent qu’on est passé à côté d’un grand épisode.
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Vidéo
Réunion
nocturne !
Informations
complémentaires
Tournage
o Épisode tourné
exclusivement en studio.
Continuité
o Les puristes auront remarqué que le russe du début de l’épisode ne parle pas russe du tout, comme Steed d’ailleurs, mais un baragouinage reprenant quelques sons russes.
o Comment Mère-Grand réussit-il à monter un faux journal intime de 200 pages pour aider Steed à infiltrer le club en quelques heures seulement ?
Détails
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Acteurs
- Actrices
o
Nigel Green (1924-1972), acteur britannique
connu dans les années soixante. Il a joué dans Zoulou
– Ipcress, danger immédiat – La lettre
du Kremlin entre autres (ainsi que dans Le
vengeur volant de la saison 5). Il est décédé
d'une overdose de somnifères alors qu'il accédait
au rang de star.
o
Guy Rolfe (1911-2003) fut acteur de théâtre,
de cinéma et de télévision. Il fit sa première apparition
en 1936. Néanmoins, il se tourna vers la compétition
automobile et la boxe avant de venir à la comédie.
En 1952, il participa à Ivanhoé
avec Robert Taylor. Vu également dans Le Saint,
Les Champions, Département S, Cosmos 1999 et
la série des Puppet master.
o
Paul Whitsun-Jones (1923-1974) a tourné dans
trois autres épisodes de la série : L'homme
aux deux ombres et Lavage de cerveau
(saison 3), Avec vue imprenable (saison
4). Ses apparitions dans The Avengers résument
parfaitement sa carrière. Il a surtout tourné pour
la télévision dans les séries Ivanhoé,
Le Saint (quatre épisodes), Département
S (deux épisodes) et il joue le rôle d'un inspecteur
de police français dans un épisode d'Amicalement
Vôtre (La danseuse). Il est
décédé suite à une crise d'appendicite.
À
noter que…
o Aka The Gaslight Ghoul.
o Un des cinq scénarii écrit par Jeremy Burnham
pour la sixième saison. Ce scénariste est déjà apparu
dans la série en tant qu'acteur : Voyage sans
retour – saison 4, Les marchands
de peur – saison 5 et Ne m'oubliez
pas – saison 6.
o David Lodge, l'expert de l'épée, est au générique
de fin mais il a été coupé au montage car il n'apparaît
pas dans l'épisode.
o
Certains fans pensent que la copie A&E a été coupée.
Lorsque Armstrong est mourrant, il répond à Steed
: '"You forget Steed, I am a doctor. You can get
me an undertaker.". Cette réplique semble être manquante.
o
Le décor a été réutilisé pour la scène d'introduction
de Affectueusement Vôtre.
o La musique de Visage a été réutilisée.
o
Dans certains épisodes de la saison 6, de nombreux
acteurs apparaissent au générique sans le nom de
leur personnage.
o
Coupures de presse lors de la 1re diffusion française.
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Fiche
de Brouillard des sites étrangers
En
anglais
http://theavengers.tv/forever/king-23.htm
http://www.dissolute.com.au/avweb/tara/622.html
http://deadline.theavengers.tv/King-24-Fog.htm
En
flamand
http://home.scarlet.be/~pvandew1/avengers/king25.htm
En
italien
http://www.serietv.net/guide_complete/agente_speciale/stagione_6.htm#151
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