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SAISON
5
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| MEURTRES
DISTINGUÉS
(THE CORRECT WAY TO KILL)

Steed
changes partners – Emma joins the enemy
Tournage
: janvier & février 1967
Diffusion
: ITV, 11 mars 1967 - 2e chaîne ORTF,
30 juillet 1968
Scénario
: Brian Clemens
Réalisation
: Charles Crichton
Anna Quayle (Olga), Michael Gough (Nutski), Philip
Madoc (Ivan), Terence Alexander (Ponsonby), Peter
Barkworth (Percy), Graham Armitage (Algy), Timothy
Bateson (Mr. Merryweather), Joanna Jones (Hilda),
Edwin Apps (J. Nathan Winters), John G. Heller (Groski).
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Résumé
Des
espions russes sont liquidés en Angleterre et les
soupçons se portent sur les Britanniques. Pour prouver
leur bonne foi et démasquer les coupables, les Avengers
font équipe avec les agents de la Mère Patrie...
L'enquête les conduit à SNOB, une école pour gentlemen...
Épilogue
Steed, couvert d'une chapka, raconte la soirée passée
en compagnie d'Olga : 'The evening was heavily instructive
but lacking..." [la soirée fut très instructive
mais manquait ...] et Mrs Peel termine la phrase
qui est sûrement la devil mind de l'épisode
: "... a certain bourgeois, capitalist, decadent
touch !" [... d'un certain côté capitaliste
et décadent !]
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Critiques
Denis
Chauvet
Avis
: Une satire de la guerre froide mais l’histoire
est somme toute banale. Les mimiques extravagantes
d’Olga tapent vite sur les nerfs et rappellent
l’insupportable Brodny. De plus, son physique
ingrat nous fait envier les espionnes russes des
James Bond (Bons baisers de Russie,
L’Espion qui m’aimait). L’accent
russe exagéré de nombreux protagonistes
lasse, surtout à la rediffusion. L’épisode
est néanmoins correct grâce à
une seconde partie bien meilleure. Winters est un
excellent excentrique, SNOB une parfaite critique
du gentleman britannique et nous avons droit à
de bons combats d’escrime lors du dénouement
(malgré l’apparence de doublures).
Pour terminer, les costumes rayés de Steed,
style mafioso, font regretter la sobriété
de la saison noir et blanc.
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Critiques
Steed3003
8 décembre 2004
   
Voici un épisode qui contient toutes les caractéristiques
ayant fait et faisant toujours l'énorme succès de
la série.
De
l'excellente séquence d'introduction à l'hilarant
tag final, l'épisode est imprégné d'un
ton décalé, unique à la série, so british
et so… jouissif ! Le traitement que Brian
Clemens fait des relations Est-Ouest durant la guerre
froide est décoiffant, loin de l'insupportable ton
sérieux des trois premières saisons. En caricaturant
les méthodes anglaises et les méthodes soviétiques,
Brian Clemens offre un des meilleurs chocs culturels
de la série, avec Qui suis-je ?. Il faut
bien avouer que l'intrigue en elle-même n'est pas
d'une folle originalité, mais les dialogues bourrés
d'humour, les personnages brillamment dépeints et
tous plus excessifs, donc délectables, les uns que
les autres et les surprise bien amenées nous régalent
déjà considérablement. L'école des gentlemen,
correspondant parfaitement au style de la série,
est de plus un monument Avengers comme
l'était l'école de tricot dans Maille à partir
avec les taties.
Le
travail de Charles Crichton est irréprochable. Sa
réalisation, sans effets inutiles, n'a pas du tout
vieilli. Il sert un excellent scénario avec style
et rythme. De plus, les quelques scènes de meurtre
de l'épisode ont un aspect quasiment chorégraphié,
pas désagréable du tout. La bagarre finale est très
réussie, même si ces redondants problèmes de doublures
(on reconnaît la doublure de Mrs Peel derrière le
masque d'escrime, tandis que celle de Steed a une
coupe très différente de celle de Macnee) gâchent
un peu le plaisir. La direction d'acteurs est tout
aussi excellente. Michael Gough, futur Alfred des
Batman, domine la distribution.
On
apprend dans cet épisode que le parapluie de Steed
est le meilleur modèle existant sur le marché. Steed
est décidément un gentleman accompli, comme le confirme
d'ailleurs le professeur de l'école des gentlemen.
Mrs Peel ouvre maintenant des coffres forts blindés
en quelques secondes et parle russe (mais combien
de langues parle-t-elle ?). À force de rendre son
personnage si parfait, si inaccessible, les scénaristes
commencent à nous lasser. On apprend aussi, sans
trop de surprises néanmoins, qu'elle est de pur
sang british.
Steed,
et c'est plutôt rare, porte dans cet épisode des
costumes rayés avec toujours autant d'élégance.
L'ensemble mauve de Mrs Peel est impeccable, son
emmapeeler orange kitsch à souhait.
De
la ruelle du début (qui rappelle énormément celle
de Brouillard) au décor de SNOB, en passant
par le magasin de Winters, les décors sont dans
cet épisode très fouillés et plein d'inventivité.
Cerise
sur le gâteau : la musique dans cet épisode est en
général bien meilleure que d'habitude.
EN
BREF : Un
épisode tout en excès, doté d'un humour incisif
et de cet irrésistible côté anglais exclusif
de Chapeau Melon. À voir absolument. Une excellente
entrée en matière pour ceux qui ne
connaissent pas la série.
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Vidéo
L'école
des gentlemen !
Informations
complémentaires
Tournage
o
Le teaser semble avoir été
tourné dans le même décor que
l’épisode Remontons le temps.
Continuité
o Le marchand de parapluies, Winters, présente un
parapluie avec une tête de chien à Steed, puis deux
secondes plus tard, sans avoir bougé, ses bras sont
chargés de plusieurs parapluies différents.
Détails
o
SNOB signifie Sociability, Nobility, Omnipotence,
Breeding inc ; sa devise est : "Seek, hate,
kill !"
o
En VO, Mrs Peel prononce en russe : "Da svidania,
tavaritch", ce qui veut dire "Au revoir,
camarade".
o
Dans le teaser, Mrs Peel achète un journal
dont le titre est "Mrs Peel, we're needed".
Parmi les journaux, on peut discerner une couverture
représentant le pape Paul VI.
o
Dans les dossiers trouvés sur le bureau de Nutski,
Mrs Peel découvre sa photographie et celle de Steed.
Au dos de celle de l'agent au chapeau melon "Dangerous,
handle with care." et au dos de la sienne "Very
dangerous. Do not handle at all" !
o
Sur la porte de Nathan Winters, on peut lire : "N
Winters, purveyor of quality goods for the gentlemen".
Un slogan à l’intérieur du magasin
: "Ward off winter with Winters.".
o
Mrs Peel est dans un fauteuil roulant face à
Nutski. Une référence à l’autre
rôle tenu dans la série par Michael
Gough (Dr Armstrong dans Les cybernautes)
?
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Acteurs
– Actrices
o
Michael Gough (1917) a joué le rôle du docteur
Armstrong dans l'épisode Les cybernautes,
saison 4. Apparu dans plus de 100 films, son rôle
le plus populaire demeure l'Alfred des quatre Batman
originaux. À la télévision,
il fut notamment le Celestial Toymaker, l’un
des adversaires les plus marquants de Dr Who
(1966), série où il réalisa
plusieurs autres apparitions. Il est également
très populaire parmi les amateurs de film
d’horreur, ayant tenu des rôles importants
dans plusieurs œuvres cultes (Le Cauchemar
de Dracula 1958, Crimes au musée
des horreurs 1959, Le Fantôme de
l'Opéra 1962…)
o
Edwin Apps (1931) joue le rôle d'un M. Smith
dans un épisode de… Joséphine, ange gardien
!
o
Peter Barkworth (1929) a participé à trois autres
épisodes de la série : Kill the king (saison
1), Les sorciers (saison 3) et surtout
Le matin d'après (saison 6). Il est enseignant
à la RADA (Royal Academy of Dramatic Art, l'équivalent
du Conservatoire français) et auteur de plusieurs
ouvrages sur le théâtre.
o
Philip Madoc (1934) a joué dans quatre autres
épisodes des Avengers : Le décapode
et Six mains sur la table (saison 2),
Mort d'une ordonnance (saison 3) et Mon
rêve le plus fou (saison 6). Également
vu dans les séries britanniques Le Baron, le
Saint, L'Homme à la Valise, Les Champions, Paul
Temple, Jason King, Regan, Cosmos 1999, Doctor Who
mais son rôle du Premier Ministre David Lloyd George
dans la série The life and times of David Lloyd
George l'a vraiment mis au premier plan. Ses
lectures dans des livres audio demeurent très
populaires Outre-Manche. Il soutient activement
le parti nationaliste gallois, le Plaid Cymru. Madoc
explique avoir surtout joué des rôles
de méchants du fait de son physique ténébreux,
ce qu’il ne regrette pas car, selon lui, ce
sont les meilleurs !
À
noter que…
o
Cet épisode est un des trois remakes des
saisons Cathy Gale (Les charmeurs, saison
3).
o
Commentaire de Macnee pour cet épisode : "Le compositeur
Laurie Johnson ne réutilisait jamais le même thème
(note : Ouh le menteur !), convaincu que
chaque épisode avait son atmosphère et sa personnalité.
Il les traitait comme des éléments distincts et
composait jusqu'à 40 minutes de musique pour chaque
épisode." – (source : bonus DVD)
o
Bizarreries de traduction : lors de l'introduction
"He's british" est traduit par "C'est un gentleman"
! Encore plus surprenant : lorsque Mrs Peel, après
le combat d'escrime de la fin, déclare "I'm british
through and through" [Je suis 100% anglaise], la
version française lui fait dire "de mère anglaise
et de père breton !".
o Le podologue Merryweather donnera son nom à la
société de météo sur commande dans le film The
Avengers.
o
Coupures de presse lors de la 1re diffusion française.
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Fiche de Meurtres distingués
des
sites étrangers :
En
anglais
http://theavengers.tv/forever/peel2-9.htm
http://www.dissolute.com.au/avweb/emmacol/509.html
http://deadline.theavengers.tv/PeelS2-09-CorrectWay.htm
En
flamand
http://home.scarlet.be/~pvandew1/avengers/peel36.htm
En
italien
http://www.avengers.it/09col.htm
En
espagnol
http://losvengadores.theavengers.tv/peel_correct.htm
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