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SAISON
5
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| BONS
BAISERS DE VENUS
(FROM VENUS WITH LOVE)

Steed
is shot full of holes – Emma sees stars
Tournage
: octobre/novembre 1966
Diffusion
: ITV, 14 janvier 1967 – 2e chaîne
ORTF, 2 juillet 1968
Scénario
: Philip Levene
Réalisation
: Robert Day
Barbara
Shelley (Venus Browne), Philip Locke (Dr Primble),
Jon Pertwee (Brigadier Whitehead), Derek Newark
(Crawford), Jeremy Lloyd (Bertram Smith), Adrian
Ropes (Jennings), Arthur Cox (Clarke), Paul Gillard
(Cosgrove), Michael Lynch (Hadley), Kenneth Benda
(Mansford)
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Résumé
Cosgrove, un astronome amateur, étudie la planète
Vénus à travers son télescope quand, soudain, il
est témoin d'un étrange phénomène ; sa bière mousse
et la température devient insupportable. En une
fraction de seconde un son fracassant retentit et
il tombe raide mort sur le sol, les cheveux blancs
comme neige. Steed et Emma sont envoyés sur les
lieux quand un autre astronome meurt dans les mêmes
circonstances. Chez ce dernier, ils trouvent la
carte d'un troisième qui, après avoir été interrogé
par Mrs Peel, succombe lui aussi au même fléau.
Mais Emma a soutiré un renseignement capital puisque
qu'elle sait maintenant que ces trois victimes faisaient
partie d'une association d'astronomes amateurs,
la VBA (Vénusiens Britanniques Associés). Pour résoudre
cette enquête, Steed se rend alors au siège de ce
club d'astronomie pour tenter d'en devenir membre,
alors qu'Emma de son côté part à la poursuite d'une
lumière blanche qui semble être la clé du mystère.
Obligé, pour valider son inscription, de passer
une visite médicale, Steed se rend chez un étrange
oculiste qui lui déclare que la terre se trouve
en danger d'une invasion des Vénusiens.
Épilogue
Steed au piano informe Mrs Peel qu'ils vont dîner
sur Vénus : "We're having dinner on Venus" et Emma
fait remarquer que le bordeaux ne voyage pas bien.
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Critiques
Denis
Chauvet 9 janvier 2005

From Venus with love, première aventure
couleurs Emma Peel (en ordre de diffusion en France
et en Grande-Bretagne) est une excellente transition
car sa qualité ne détonne pas avec la saison référence
n&b, ce qui ne sera malheureusement pas le cas de
certains épisodes. Des changements plus ou moins
agréables apparaissent ; le cuir est remplacé par
les Emmapeelers, une petite introduction,
"Mrs Peel, we're needed", présente les Avengers,
mais seuls les épilogues nous font regretter la
saison précédente. Terminés les départs en moyens
de transport souvent loufoques, les nouveaux épilogues
(comme celui de Bons baisers de Vénus)
n'ont parfois aucune utilité.
From Venus with love reprend le thème de
la science-fiction avec beaucoup plus de bonheur
que lors de la saison précédente (Man-eater
of Surrey green). L'intrigue est bien évidemment
perçue comme une grosse supercherie, mais elle n'est
pas évidente à découvrir. Le thème de la vengeance
sera récurrent dans la saison cinq, entraînant généralement
une succession de morts violentes autour des Avengers,
mais ce principe ne s'avérera jamais lassant. Bons
baisers de Vénus a les qualités indéniables
d'un excellent épisode : de l'humour, une très bonne
interprétation et une intrigue relativement solide
(même si cela n'est pas le plus important dans la
série).
Trois seconds rôles de cet épisode font honneur
à la série. Jeremy Lloyd (Bertram Smith) a une courte
apparition remarquée et remarquable en ramoneur
gentleman : "Astronomy's my second love, after chimneys,
of course" [L'astronomie est mon deuxième amour,
après les cheminées bien sûr]. Il a changé
son nom pour "Smith" mais le chapeau, la cravate
et l'œillet trahissent ses origines ! Jon Pertwee
(Brigadier Whitehead, le bien nommé : white
head, tête blanche) est le second excentrique.
Il écrit ses mémoires de guerre : "The enemy was
still avancing when... !" et son apparition est
encore plus brève que celle du ramoneur mais reste
un temps fort de l'épisode. Philip Locke (Dr Primble)
est un méchant de qualité. Presque aveugle, il trompe
son monde (je ne cherche heureusement pas mes lentilles
comme lui tous les matins !) et se révèle un parfait
sadique. Barbara Shelley (Venus Browne) est moins
intéressante, le personnage s'appuie surtout sur
son rôle ambigu entretenant la fausse piste.
La
réalisation et les décors sont inégaux. De très
bons plans (les yeux déformés de Steed dans la salle
d'attente de Primble, la chaise pivotante laissant
apparaître successivement Sir Hadley vivant puis
"blanchi" et enfin Steed, l'arrivée de la Lotus
chez Primble) mais certaines scènes sont trop hachées
(Mrs Peel à la poursuite de la "lumière" alternée
avec la visite de Steed dans les bureaux du BVS
– Mrs Peel chez Mansford entrecoupée avec
Steed au test oculaire). Les décors sont très satisfaisants
(cimetière) mais également décevants (ciel dans
le bureau de Cosgrove, ferme "studio" à l'approche
de Mrs Peel qui donne l'impression qu'il fait nuit).
Les extérieurs sont par contre un régal ; Mrs Peel
nous fait admirer la belle campagne anglaise automnale
dans sa nouvelle Lotus Elan sans oublier la superbe
demeure de Whitehead.
Les effets spéciaux, surtout pour l'époque, sont
très bons (bière qui mousse – lumière blanche
– victimes "blanchies", particulièrement les
lunettes et le disque du Brigadier !). Laurie Johnson
propose de nouveaux thèmes musicaux ; thème ressemblant
un peu à James Bond (poursuite de la "lumière")
ou petits airs agréables de trompette (Mrs Peel
quitte la ferme, arrivée de Steed chez Whitehead).
Steed et Emma sont souvent séparés et nous offrent
peu de répliques entre eux : "It's a curious death,
Mrs Peel". Néanmoins, de nombreuses scènes les impliquant
donnent un cachet à cet épisode : Mrs Peel s'exerce
à l'escrime comme lors du premier épisode n&b Town
of no return – Voyage sans retour (coïncidence
?) ; Steed a de bonnes répliques au bureau de BVS
: "My father spent his life depositing money, I
spend mine withdrawing it !" [Mon père a passé sa
vie à mettre de l'argent de côté, je passe la mienne
à le dépenser] ; la trouvaille du test oculaire
avec les chapeaux est savoureuse ; la réplique de
Mrs Peel sanglée face au laser excellente : "It's
quicker than a peroxide rinse" [c'est plus rapide
qu'un rinçage] sans oublier le chapeau melon blanc
et bien d'autres scènes. À noter la réplique prémonitoire
de Steed "All done with mirrors" (titre original
de l'épisode Miroirs).
Peu d'action notable excepté la bagarre entre Mrs
Peel et Martin et le dénouement final. Pour terminer,
la couleur permet d'apprécier les tenues de Mrs
Peel à leur juste valeur ; je la préfère dans cet
épisode dans la robe lilas (à voir chez Hadley).
Diana Rigg disait d'ailleurs au sujet de cette robe
: "I love this. It's the kind of thing I wear in
real life". Si vous l'avez ratée, vous aurez une
deuxième chance dans The fear merchants –
Les marchands de peur (regardez bien l'intro).
Sinon, l'Emmapeeler, porté au début et
à la fin de l'épisode, ainsi que le pyjama rouge
de l'épilogue sont de bien meilleure facture que
la combinaison bicolore (ocre-blanc) également utilisée
dans le générique. Pour bien juger la couleur, faites
attention au plan où Mrs Peel utilise un téléphone
vert près de trois bougies bleues !
From Venus With Love est un excellent épisode
qui, malgré certaines étrangetés (un laser ne fait
pas de bruit !) permet de passer du noir et blanc
à la couleur avec le même plaisir.
À
noter que le drapeau français chez Whitehead (près
de la fenêtre) n'est pas blanchi, contrairement
à l'Union Jack que Steed découvre, dépité !
EN
BREF : Bons
Baisers de Vénus fait partie des grands moments de
la série ; l'humour, l'excentricité et le bizarre
y sont présents.
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Critiques
Steed3003
12 août 2004
  
Comme souvent dans cette 5e saison (L'homme
transparent, Remontons le temps, Le mort vivant...),
un épisode avec un point de départ science-fiction
qui aboutit à une explication rationnelle.
Les
qualités de cet épisode sont nombreuses. Tout d'abord,
Patrick Macnee et Diana Rigg nous offrent une interprétation
délicieuse, pleine de malice. De plus, cet épisode
est plein d'humour : les bonnes répliques fusent
de bout en bout. La réalisation est une des meilleures
de Robert Day, on remarque notamment des plans particulièrement
soignés et des séquences de combat mieux réglées
qu'à l'habitude. On voit par exemple avec moins
d'évidence les doublures. Tant au niveau des décors
(voir le fabuleux cimetière ou alors le bureau de
Vénus) que des extérieurs (la maison du général),
tout indique que Chapeau Melon est dans
son âge d'or.
Les costumes, eux aussi, s'accordent parfaitement
à nos deux agents, comme le costume rouge de Steed
ou la robe de la même couleur que porte Mme Peel
à la fin de l'épisode. Philip Levene nous offre
également une galerie de personnages excentriques
comme lui seul sait les inventer – à ne surtout
pas manquer : le général Whitehead.
Cependant,
il tombe aussi dans un des pires travers de Chapeau
Melon : tuer successivement une belle galerie
de personnages sans pour autant vraiment faire avancer
l'intrigue. En effet, celle-ci ne décolle qu'à partir
du deuxième tiers de l'épisode, jusque-là aucun
suspense ne se crée véritablement. De plus l'histoire
en elle même est loin d'être passionnante, le
twist final étant trop brièvement expliqué.
Néanmoins,
l'épisode reste de très haute volée. Il nous gratifie
pour une fois d'effets spéciaux (voir l'haletante
scène finale avec le laser) et pyrotechniques (Mme
Peel traverser des rideaux en feu) qui n'ont rien
perdu de leur efficacité.
EN
BREF : Un
épisode lorgnant vers la science-fiction et qui,
malgré un suspense qui tarde à venir,
se suit avec plaisir.
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Vidéo
Steed
passe un examen très spécial pour
sa vue !
Informations
complémentaires
Tournage
o
Les extérieurs de la demeure du Brigadier Whitehead
(Stanmore City Hall) sont les mêmes que ceux du
Professor Poole ( Le vengeur volant). Cette
superbe demeure gothique du grand Londres, classée
monument historique, fut bâtie au début
du XVIIIe siècle. Ses propriétaires
successifs, parmi les personnages les plus riches
du royaume, ne cessèrent de l’agrandir
et de l’embellir, notamment avec des objets
d’art provenant de tout l’Empire. Au
moment du tournage de l’épisode, elle
est depuis 1947 une dépendance de l’hôpital
public. Revendue, elle est convertie depuis les
années 80 en une résidence recouvrant
23 appartements de grand luxe. Ce décor somptueux
est apparu dans les scènes extérieures
de nombreuses séries (Les Professionnels,
Thriller, Le Saint, Les Champions…).
(source : The Avengers on Location)
o
La maison que Bertram Smith est en train de ramoner
est la Radlett Prep School à Radlett.
o
Mrs Peel poursuit la boule lumineuse et se fait
attaquer. Scène tournée à Deeves
Hall Lane près de Ridge.
Continuité
o Dans le plan éloigné, on voit la tête du mannequin
de Steed déjà affaissée mais peu après, lorsque
Steed fait face à sa "représentation" dans le plan
rapproché, la tête s'affaisse !
o
L'enseigne du Dr Primble est orthographiée "opthalmic"
au lieu de "ophthalmic" !
o
Lorsque Steed se rend chez Primble à la fin de l'épisode,
le phare gauche de la Bentley ne fonctionne pas.
Détails
o La carte de visite du ramoneur : "Bert Smith,
chimney sweep, 24 hour service, anytime, anywhere".
o
Venus, our sister planet est le titre du
livre de la BVS (British Venusian Society).
o
Les portes blanches chez Bertram Smith réapparaissent
dans la maison de Thyssen (Escape in time –
Remontons le temps).
o
La peinture abstraite perforée par le laser dans
la chambre forte de Mansford est également visible
(intacte !) dans l'épisode Caméra meurtre.
Elle était également présente dans deux épisodes
de la série Le Saint.
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Acteurs
– Actrices
o
Jeremy Lloyd (1932), invité par Sharon Tate
à Hollywood, s'est endormi et a échappé de
peu au massacre (9 août 1969). Il a aussi joué le
rôle de l'agent Carruthers dans la pièce de théâtre
The Avengers en 1971 et dans Haute tension
de la sixième saison. Il fut très brièvement
l’époux de Joanna Lumley, de mai à
septembre 1970 !
o
Kenneth Benda, décédé en 1978, fait une courte
apparition (sans être au générique) dans l'introduction
de L'économe et le sens de l'histoire.
Il est le Supervisor dans un épisode du Prisonnier
: Liberté pour tous.
o
Philip Locke (1928-2004) est le tueur silencieux
harponné par James Bond dans Opération Tonnerre.
Il a joué dans deux autres épisodes de la série
: Passage à tabac (saison 1) et La
mandragore (saison 3). Également au
petit écran dans Le Saint, Les Champions, Département
S, Poirot, Bergerac, Inspecteur Morse. Issu
de la Royal Academy of Dramatic Arts et membre régulier
de la Royal Shakespeare Company, il mena également
une brillante carrière au théâtre.
Toujours spécialisé dans les rôles
d’adversaires, il interpréta ainsi
le Dr Moriarty de 1974 à 1976, à Broadway.
o Jon Pertwee (1919-1996), un peu touche-à-tout,
est célèbre pour son interprétation du Dr Who de
1970 à 1974. Il est décédé d'un arrêt cardiaque.
Alors qu’il joue ici un Brigadier, son Docteur
aura comme plus fidèle allié le …
Brigadier Alistair Gordon Lethbridge Stewart, officier
de UNIT !
o
Barbara Shelley (1933), ancien modèle, est
surnommée "The first leading lady of British horror"
pour ses nombreux rôles dans des films d'horreur,
notamment pour la Hammer. Apparitions aussi dans
Destination Danger, Des Agents Très Spéciaux,
L'Homme à la Valise, Paul Temple, Bergerac,
Dr Who. Elle participe également
à l’un des épisodes perdus de
la saison 1 des Avengers : Dragonsfield
(1961).
o
Derek Newark (1933-1998) a participé à deux
autres épisodes de la série : Le cheval de Troie
(saison 3) et Étrange hôtel (saison
6). Il fait également de nombreuses apparitions
dans des séries britanniques : L'Homme à la
Valise (deux épisodes), Le Saint (deux
épisodes), Les Champions, Département S, Paul
Temple, Amicalement Vôtre, Poigne de Fer et
Séduction, Mission Casse-Cou. Il apparaît
également dans le mythique premier épisode
de Doctor Who : An Unearthly Child (1963)
À
noter que...
o Le son de
la lumière fantastique est en réalité le son du
ricochet d'une balle passé à l'envers.
o
La Ford GT 40 Sport utilisée avec le laser était
la voiture la plus rapide de l'époque.
o Cet épisode marque le début de l'introduction
"Mrs Peel, we're needed" [Mrs Peel, on a besoin
de nous] juste après le générique lors de la diffusion
de la série. Elle disparaîtra au cours de
la saison sous la pression américaine exigeant plus
de temps pour leurs commercials [publicités]
!
o
Cyd Child débuta sur la série dans
cet épisode et elle se souvient particulièrement
de la bagarre dans le garage avec Joe Dunne, un
cascadeur (lorsque Emma découvre la voiture
laser), car le sol en béton était
très dur et la scène a dû être
tournée plusieurs fois. (source : Stay
Tuned : The Perils of Cyd, Dave Rogers).
o
Cyd Child n'aimait pas les scènes de feu
– celle de Bons baisers de Vénus
était sa première de la sorte. (source
: Stay Tuned : The Perils of Cyd, Dave Rogers).
o
La une du Manchester evening news du 14
janvier 1967 (première diffusion) : "Tonight, the
sky is literally the limit" (d'après une réplique
de Steed dans l'épisode).
o
DVD kiosque : en VO, le générique du début est "mixte"
(titre français mais distribution anglaise) et celui
de la fin (de très mauvaise qualité) est français.
Pas de sous-titre anglais et le passage en VO ne
permet pas de voir le "o" de "love" en forme de
cœur dans le titre.
o
Coupures de presse lors de la 1re diffusion française.
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Fiche de Bons baisers
de Vénus des sites étrangers
En
anglais
http://theavengers.alexia.us/ep105.shtml
http://theavengers.tv/forever/peel2-1.htm
http://www.dissolute.com.au/avweb/emmacol/501.html
http://deadline.theavengers.tv/PeelS2-01-FromVenus.htm
En
flamand
http://home.scarlet.be/~pvandew1/avengers/peel28.htm
En
italien
http://www.avengers.it/01col.htm
En
espagnol
http://losvengadores.theavengers.tv/peel_venus.htm
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