
SAISON
4
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| UN
STEED DE TROP
( TWO'S A CROWD)

Steed
is single minded – Emma sees double
Tournage
: 12 au 28 mai 1965
Diffusion
: ITV, 18 décembre 1965 – FR3,
9 juillet 1991 enVOST
Scénario
: Philip Levene
Réalisation
: Roy
Baker
Warren Mitchell (Brodny), Julian Glover (Vogel),
Maria Machado (Alicia Elena), Wolfe Morris (Pudeshkin),
Alec Mango (Shvedloff), John Bluthal (Ivenko), Eric
Lander (Major Carson).
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Résumé
L'arrivée
de l'agent Psev sur le sol britannique au moment
de la tenue d'une importante conférence met en alerte
les services de Sa Majesté. Aucune photographie
de cet agent n'est disponible et les Avengers ne
connaissent que l'identité des quatre attachés qui
ne le quittent pas. Pendant ce temps Brodny, l'ambassadeur,
assiste à un défilé de mode et y repère Webster,
un sosie de Steed. Celui-ci est présenté aux quatre
attachés qui décident de le substituer à Steed pour
avoir accès à la conférence. Lors d'une réception
à l'ambassade, Mrs Peel remarque la supercherie
et est faite prisonnière. Steed est censé être abattu
et sa doublure assister à la conférence, mais lors
de la remise des documents, Webster exige de voir
Psev qui s'avère ne pas exister autrement que sous
l'identité des quatre attachés, une lettre par nom.
Webster s'éclipse en compagnie de Mrs Peel et révèle,
non sans problème, que Steed et Webster ne sont
qu'une seule et même personne et que le plan était
de démasquer Psev. Les Avengers se débarrassent
du quatuor en lui renvoyant le bombardier miniature
qui leur était destiné.
Épilogue
Les
Avengers quittent les lieux à cheval. Mrs Peel,
toute de noir vêtue, prétend à Steed ne pas être
ce qu'elle est ! ("I'm afraid you're making a mistake.
My name isn't Peel. So sorry."). On peut voir de
nouveau le fameux pont qui a tant servi à la série.
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Critiques
Denis
Chauvet 14 Avril 2004

Je
dois admettre que j'ai vraiment cru qu'il y avait
un double lors de la découverte de cet épisode et
je l'ai passé plusieurs fois avant de comprendre
finalement l'intrigue très confuse. C'est rassurant
de lire que certaines critiques font référence au
double de Steed et croient finalement à la présence
de Webster, bien que Steed explique le stratagème
à Mrs Peel à la fin de l'épisode. Ainsi, Dave Rogers,
auteur de nombreux livres sur la série, pense réellement
qu'il y a deux personnages ! Il est vrai qu'il y
a de nombreuses bizarreries dans le scénario qui
laissent pantois. Lorsque Brodny téléphone à Steed,
le répondeur est censé être branché : que se serait-il
passé si Brodny avait posé une question ? Lorsque
la télévision est allumée, les quatre agents sont
présents et pourtant Elena est censée parler au
téléphone avec Psev ! De plus, l'utilisation d'une
maquette d'avion est acceptable dans la première
scène, mais tourne au ridicule lors du dénouement.
Pour terminer ce registre, une question fondamentale
: Mrs Peel était-elle prête réellement à abattre
Steed dans le doute (et dans le dos !) ?
Néanmoins,
Patrick Macnee réalise une grande performance dans
cet épisode et a dû y prendre un certain plaisir.
Gordon Webster, vulgaire et rustre, est tout à fait
l'opposé de John Steed et il est très intéressant
de remarquer comment Webster essaie d'imiter Steed
sans trop y parvenir au début. Admirez comment Webster
tient le parapluie et porte le melon ! Tout cela
est à mettre au crédit de Patrick Macnee qui laisse
apparaître des talents de comédien que beaucoup
ont négligé, pensant qu'il ne pouvait être que John
Steed. Ainsi, la meilleure scène de l'épisode est
celle du défilé de mode ; Steed/Webster et la chemise
à l'épreuve du rouge à lèvres et l'utilisation de
la longue-vue : "the man who keeps his eye on the
target".
Malgré le talent de Patrick Macnee, Un Steed
de trop n'est pas une réussite, comparé au
reste de la saison. Le personnage de Brodny, interprété
par Warren Mitchell, a été l'objet de nombreuses
controverses et, bien qu'horripilant par une trop
grosse présence à l'écran, il est plus supportable
ici que lors de sa deuxième apparition dans l'épisode
catastrophe L'homme transparent. Dans ce
dernier, on a affaire à du grand guignol ! Il est
censé être un adversaire comique dans Two's
a crowd, mais l'exagération et la lourdeur
du personnage produisent un effet contraire. Brodny
et Benson (Les cybernautes et Le retour
des cybernautes) sont les seuls personnages,
à ma connaissance, à faire une réapparition, dans
deux saisons différentes de surcroît. Julian Glover
(Vogel) n'est pas non plus un second rôle convaincant.
Quant à la ravissante Maria Machado (Elena), sa
première apparition au téléphone, les jambes croisées
et décroisées, fait un peu penser à Sharon Stone
dans la célèbre scène de Basic instinct
!
Il
est regrettable que Mrs Peel ait un temps de présence
relativement limité. En fait, Brodny monopolise
l'épisode ! Nous avons néanmoins droit à Mrs Peel
en vendeuse de maquettes d'avion (après la lingerie
féminine dans Mort en magasin), des lunettes
rondes posées sur le nez et livrant à domicile "Prestiti".
J'adore l'expression de son visage et son regard
à la réception de l'ambassade lorsqu'elle plante
Steed pour aller téléphoner. À noter également la
prise de mains efficace utilisée sur Carson (pari
de 5£ gagné par Steed). Peu d'échanges notables
entre les Avengers, à part Steed répondant à Mrs
Peel, qui prétend avoir vu son double : "Come on,
Mrs Peel. If I had a twin, I'm sure Mother would
have mentioned it" et au sujet de l'épingle de cravate
"Christmas or birthday ? or a special occasion ?".
Une scène intéressante entre les Avengers lorsque
Steed/Webster entre par la fenêtre pour tester sa
crédibilité auprès de Mrs Peel, mais l'épisode manque
dans l'ensemble d'humour, élément essentiel à la
série qui peut transformer un épisode moyen en un
bon. Il y a également un échange qui peut s'apparenter
à une devil mind, mais je vous laisse chercher
et juger ! !
Quelques scènes en extérieur à la fin de l'épisode
autour de l'ambassade et lors de l'assassinat d'Ivenko
où l'on remarque le fameux pont sans oublier les
vues du Parlement et de la Tamise lors de la scène
d'ouverture. La musique est en grande partie le
thème repris des Cybernautes, mais il y
a un air plaisant méconnu lors de la fuite de Steed/Webster
et de Mrs Peel dans les jardins de l'ambassade.
La version Dvd Canal+ kiosque a de gros problèmes
de son au générique du début et pendant la scène
d'ouverture. Tout rentre dans l'ordre après l'apparition
du titre.
EN
BREF : Cet épisode, qui mélange espionnage et
comédie, pèche par ses nombreuses invraisemblances,
son intrigue complexe et le jeu d'un second rôle
beaucoup trop présent auquel une deuxième chance
sera malheureusement donnée !
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Critiques
Steed3003
6 mars 2005
   
Après l'excellent Les cybernautes, Philip
Levene écrit un nouveau joyau pour la série.
Si,
dans les précédents épisodes, la quatrième saison
avait du mal à se détacher de son passé de série
d'espionnage sérieuse, à quelques rares exceptions
près, cet épisode charnière instaure le nouveau
ton léger et sexy qui fera le succès des Avengers
à travers le monde. Le scénario est de très haut
niveau. Un des plus surprenants de la saison, avec
L'heure perdue et L'héritage diabolique.
Si le théâtre de l'épisode, une classique histoire
Est-Ouest, ne prête guère au divertissement, son
déroulement surprend par son inventivité et son
intelligence. En utilisant le thème des doubles
(un classique des histoires d'espionnage) à contre-pied,
Philip Levene prend le spectateur dans son propre
piège, nous entraînant dans une intrigue aux multiples
rebondissements, ne manquant ni de rythme ni de
panache. Ainsi, il nous laisse croire durant tout
l'épisode, multipliant les preuves, qu'il y a bien
un double de Steed. Il va même jusqu'à nous faire
croire à la mort du vrai Steed ! Et le spectateur
finit par s'apercevoir, alors que le titre même
de l'épisode nous l'affirmait, qu'il n'y en a qu'un
! Jamais le spectateur ne sera aussi bien manipulé
par la suite. Attention toutefois aux invraisemblances.
Par exemple, comment fait Steed pour répondre au
téléphone à Brodny, alors qu'il a quitté la scène
du défilé une poignée de secondes plus tôt ? Si
parfois les ficelles de la série sont trop apparentes,
c'est loin d'être le cas ici. Mais, hormis ce twist
éblouissant, le scénario regorge de qualités : un
sens de l'humour génial, tant dans les dialogues
que dans les situations, un rythme sans faille,
des personnages solides. Brodny est inoubliable,
un des rares personnages de la série à utiliser
le ressort comique, directement issu de la comedia
dell'arte, du Polichinelle ! Puis, comme toujours
chez Philip Levene, il y a sans cesse quelque bonne
trouvaille : utiliser des miniatures comme armes
d'assaut (on a ici le droit à un mini sous-marin,
un mini bombardier…), entraîner Mrs Peel dans le
complot (ce qui persuade définitivement le spectateur
qu'il existe bien un double de Steed)… En bref,
un scénario irréprochable, au ton léger et comique,
et pourtant doté d'un suspense oppressant. La série
a trouvé sa formule gagnante !
Roy Ward Baker fait ici, comme à son accoutumée,
du bon travail. Sa mise en scène apparaît moins
rigide que celles des précédents épisodes (Les
aigles, Meurtre par téléphone, Les fossoyeurs…)
et nettement plus inspirée. On notera une certaine
recherche dans les plans, des cadres soignés et
de jolis travellings. Malheureusement, il y a, une
fois de plus, beaucoup trop de zooms, qui au lieu
d'appuyer l'action, l'affaiblissent. Macnee, sur
qui finalement reposait toute la crédibilité de
l'épisode, se montre remarquable dans sa triple
composition (Steed, Steed en Gordon Webster, Steed
en Gordon Webster qui fait croire qu'il est Steed
!). Diana Rigg, un peu moins présente dans cet épisode,
est moins convaincante. Linda Thorson face au même
dilemme dans Mais qui est Steed ? sera
beaucoup plus émouvante. Néanmoins, en vendeuse
coincée l'actrice se montre pleine de drôlerie.
Warren Mitchell, qui interprète Brodny, est épatant,
avec un sens de la comédie aiguisée (il faut dire
qu'il est servi par d'excellents dialogues). Son
jeu très expressif contraste avec le jeu plutôt
sobre des autres seconds rôles. On le retrouvera
avec plaisir et, fait unique dans la série, avec
le même personnage, dans L'homme transparent.
On notera au passage un montage particulièrement
efficace, suivant la ligne directrice de l'épisode
: faire croire au spectateur qu'il y a deux Steed.
Steed
est indubitablement mis en avant dans cet épisode,
avec notamment quelques scènes mémorables, comme
celle du défilé de mode. On sent que le duo est
toujours en gestation : si, dans les deuxième et
troisième saisons, Steed manipulait souvent Mrs
Gale pour les besoins de l'enquête, qu'il manipule
Mrs Peel est une grande surprise. Surtout que celle-ci
s'était montrée jusqu'ici beaucoup plus perspicace
que lui dans leurs enquêtes. Il n'optera plus pour
cette méthode par la suite.
Comme
malheureusement trop souvent dans les 4 premières
saisons, les décors sont dans l'ensemble plutôt pauvres
et vides. Les sympathiques extérieurs rattrapent le
coup.
La garde-robe de Steed est, elle aussi, pas encore
bien définie : son pull roulé n'est pourtant pas
désagréable. Mrs Peel, quant à elle, est toujours
aussi classe dans ses diverses tenues. Une seule
fausse note : le manteau qu'elle porte lorsqu'elle
va livrer le modèle d'avion miniature lui donne
un air de Cruella Devil !
Très
belle composition de Laurie Johnson, qui rythme
parfaitement l'épisode. On notera l'excellente musique
à suspense, qui n'est pas sans rappeler celle de
Psychose, qui accompagne l'assassinat d'Ivenko.
EN
BREF : Un épisode
très réussi, doté d'une intrigue diaboliquement intelligente.
À voir et à revoir (pour mieux comprendre !).
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Vidéo
Le
défilé de mode de Steed !
Informations
complémentaires
Tournage
o Webster-Steed
arrive au centre de conférence. Le bâtiment est
l'hôtel de ville de Watford .
o
Le pont que l'on aperçoit lorsque Ivenko est assassiné
et dans l'épilogue est celui de Tyke's Water Lake,
Elstree. Il est sûrement le décor en extérieur le
plus souvent filmé dans la série, toutes saisons
confondues, car il apparaît dans pas moins
de 11 épisodes, ainsi que dans le générique
de la saison 6 !
o
Les extérieurs de l'ambassade furent tournés à l'école
Edge Grove à Aldenham.
Continuité
o
Le dossier "Psev" est orthographié "Pzev" ; il refait
une brève apparition dans l'épisode Petit gibier
pour gros chasseur.
o
PSEV signifie Pudeshkin, Shvedloff, Elena, Vogel
: quatre agents en un !
o
Entre l'ambassade et le parc, Steed a changé d'arme,
passant d'un Smith & Wesson à un Enfield. Pour une
fois qu'il utilise une arme de poing !
o
Dans le tag final lors des plans éloignés,
ce n'est pas Diana Rigg qui est sur le cheval.
Détails
o
On entend deux présentateurs différents dans la
scène télévisée. La première voix appartient sans
aucun doute à William Job (Alan Carter dans La
mangeuse d'hommes du Surrey).
o "Arriving 12 o'clock. Psev." peut-on lire sur
la petite bombe factice qui atterrit dans l'apéritif
de Brodny.
o
"P. Garnier" est la marque de la crème de violettes.
o
"The dandy collection" est le nom du défilé de mode.
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Acteurs
– Actrices
o
Julian Glover (1935) a souvent joué des rôles
de vilains dans des séries des années 60 et 70.
Il tournera dans trois autres épisodes de la série
: Le mort vivant – saison 1967 et
deux épisodes Tara King : Double personnalité
et Mademoiselle Pandora. Il est très
souvent apparu dans des séries britanniques : Le
Saint, Les Champions, Paul Temple, Regan, Bergerac,
Taggart et Cadfael entre autres. Au
cinéma, on a pu le voir dans Star Wars, l'empire
contre attaque, Indiana Jones et la dernière croisade
et un James Bond, Rien que pour vos yeux.
o
John Bluthal (1929), né en Pologne, a émigré
en Australie en 1938 et en Angleterre en 1956. Il
a tourné dans des séries (Le Saint, L'Homme
à la Valise, Bergerac, L'Inspecteur Morse)
et dans des films comme Casino Royale et
Le Retour de la panthère rose.
o
Warren Mitchell (1926) tiendra de nouveau
le rôle de Brodny dans L'homme transparent de
la saison cinq. Il a également participé à deux
épisodes de la troisième saison : La toison
d'or et Les charmeurs (dans un rôle
particulièrement proche de Brodny). Petit-fils
d'émigrants juifs russes, il a servi dans la RAF
pendant la seconde guerre mondiale puis a étudié
à la RADA (Royal Academy of Dramatic Art). Il est
connu en Grande-Bretagne pour le rôle d'Alf Garnett
dans la série Till death us do part (1965-75)
pour laquelle il fut élu acteur de l'année en 1966.
Il a tourné à la TV dans des productions diverses
dont Destination Danger (six épisodes)
et Le Saint (trois épisodes, même comportement
que Brodny !). Naturalisé australien, il déclarait
dans une interview en 1997 au sujet des Avengers
: "Diana Rigg used to giggle behind my back, the
bitch !... But it was wonderful to work with Patrick
Macnee and Honor Blackman". [Diana Rigg avait l'habitude
de ricaner derrière mon dos, la garce !… Mais c'était
merveilleux de travailler avec Patrick Macnee et
Honor Blackman]
À
noter que…
o
Diffusé pour la première fois en France en VOST
sur FR3 dans l'émission Continentales sous
le titre Un de trop.
o Cet épisode est second dans le top 5 des meilleurs
épisodes de la saison 4 du livre The Avengers
dossier.
o Comparaison éditions DVD Studio Canal / Optimum (par Denis Chauvet):
Pas de gros dommage, ni de coupure, pour la version Canal mais des taches et griffures ça et là (scène post-générique ou lorsque Steed lève les bras, menacé par Mrs Peel.
Il y a aussi un passage ‘fourmillant’ (à cause de l’abondance de ‘noirs’) lorsque Mrs Peel, prisonnière, est transportée près de la cheminée.
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Fiche
de Un Steed de trop des sites étrangers
En
anglais
http://theavengers.alexia.us/ep90.shtml
http://theavengers.tv/forever/peel1-12.htm
http://www.dissolute.com.au/avweb/emmabw/412.html
http://deadline.theavengers.tv/PeelS1-12-TwosACrowd.htm
En
flamand
http://home.scarlet.be/~pvandew1/avengers/peel13.htm
En
italien
http://www.avengers.it/12bn.htm
En
espagnol
http://losvengadores.theavengers.tv/peel_crowd.htm
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