
SAISON
4
|
|
LA
POUSSIÈRE QUI TUE
( SILENT DUST)
Steed
watches birds – Emma goes hunting
Tournage
: 14 juin au 2 juillet 1965
Diffusion
: ITV, 1er janvier 1966 – 2e chaîne
ORTF, 9 mai 1967
Scénario
: Roger Marshall
Réalisation
: Roy
Baker
William
Franklyn (Omrod), Jack Watson (Juggins), Norman
Bird (Croft), Conrad Phillips (Mellors), Hilary
Wontner (Minister), Joanna Wake (Miss Snow), Isobel
Black (Clare Prendergast), Charles Lloyd Pack (Sir
Manfred Fellows), Aubrey Morris (Quince), Robert
Dorning (Howard).
|
|
Résumé
En
enquêtant sur la disparition mystérieuse des oiseaux
d'une région de Cornwall, les Avengers découvrent
que le puissant engrais chimique "Silent Dust",
capable de détruire animaux et végétaux, est tombé
dans de mauvaises mains. L'inventeur, chassé du
ministère et décédé depuis, a fait des émules ;
des propriétaires terriens de la région ont décidé
d'utiliser cette invention pour faire chanter le
gouvernement : quarante millions de livres,
ou la destruction des comtés un à un ! Après une
chasse à courre mouvementée et quelques coups de
fouet, Steed et Emma réussissent à préserver l'Angleterre
de la désertification.
Épilogue
Steed
et Mrs Peel s'en vont en ballon... sans savoir comment
ils vont redescendre !
|
|
Critiques
Denis
Chauvet 11 mai 2004
 
Le
premier épisode 1966 (diffusé en Angleterre le 1er
janvier 1966) a un rythme lent et quelques longueurs
mais l'humour, l'intrigue et quelques scènes d'anthologie
lui permettent d'obtenir quatre étoiles à mon classement.
Silent dust est une sorte d'épisode écologique
un peu dans la lignée de Dans sept jours le
déluge et La mangeuse d'hommes du Surrey.
La scène d'introduction est l'une des moins bien
réussies de la série ; les oiseaux empaillés qui
succèdent à la musique idyllique et aux nids ne
sont pas du meilleur goût et gâchent la possible
référence au célèbre film d'Hitchcock. Sans parler
de la pseudo chauve-souris qui manque de heurter
Mrs Peel vers le milieu de l'épisode ! Les effets
spéciaux ne sont pas par conséquent un atout.
Néanmoins, La poussière qui tue a l'avantage
d'être tourné pratiquement entièrement en extérieur
et sent bon la campagne anglaise. La meilleure scène
de l'épisode est l'apparition des Avengers dans
le bateau ; les rôles sont inversés à la logique
: Steed tient l'ombrelle et Mrs Peel rame –
"tired ?", "exhausted !", "No stamina", "No comment
!". Steed, décidément un connaisseur en vin (voir
Dans sept jours le déluge et Meurtre
par téléphone) garde sa bouteille de rosé à
la température de la rivière. L'une des scènes les
plus étranges de la série est le délire de Steed
en shérif blessé (pas de sang, critère de la série
oblige !) : Mrs Peel en doc moustachue extrait une
balle disproportionnée ! J'aime beaucoup la mimique
d'Emma lorsque Steed, plein d'intentions ("I'll
see what I can pick up here") essuie un revers auprès
de Miss Snow. La meilleure réplique de l'épisode
revient à Sir Manfred Fellows : "We had a winter
last year. Smelt like old socks !". Il y a de nombreuses
autres scènes humoristiques : Steed enlève la seule
brindille de l'arbre qui s'écroule/Juggins fessé
par une pancarte où l'on peut lire "Down
with violence" dans un simulacre de match de polo/Steed
se plaint à Omrod d'avoir été confondu avec une
perdrix/Steed conseille à Mrs Peel de ne pas mettre
les pieds sur la cheminée chez Clare Prendergast...
Les magnifiques séquences en extérieur de la campagne
anglaise, agrémentées d'une musique plaisante (en
particulier pendant la chasse à courre), sont indéniablement
un plus pour cet épisode dont l'intrigue, toujours
plausible de nos jours, est relativement simple
: il suffit d'écouter le commentaire que fait Steed
au ministre face à l'arbre desséché de Manderley
("it's lifeless just like dust"). Une musique originale
lorsque Emma est à la recherche de Steed et un panel
de Laurie Johnson lorsque Steed fouine autour de
la remise.
Pas
de second rôle en évidence car ils sont tous convaincants
: Omrod (William Franklyn) est un propriétaire terrien
cupide et prêt à tout pour arriver à ses fins ;
Juggins (Jack Watson) est un tueur de porcs cruel
et caricatural ("the winner gets the ears") ; Mellors
(Conrad Phillips) une brute épaisse au nom révélateur
et Miss Snow (Joanna Wake) use de son charme sur
Steed à bon escient ("he was just the sort of risk
I fancy"). Sans oublier les personnages plus mineurs,
Quince ("where have all the martlets gone ?"), Sir
Manfred Fellows et Clare Prendergast. Seul Croft,
le rosiériste, m'est indifférent et il est assez
surprenant que cela soit justement lui qui ait été
choisi pour éliminer Steed ! Juggins aurait été
plus approprié !
La scène du fouet fit beaucoup moins de scandale
que celle similaire du Club de l'enfer.
On peut supposer que la tenue plus décente de Mrs
Peel y est pour quelque chose. Néanmoins, on peut
remarquer également que la musique utilisée par
Laurie Johnson pour ce passage est plus enjouée
qu'effrayante. Regardez les visages d'Emma et de
Juggins lorsque le fouet attrape le pied et on peut
discerner un certain amusement, comme s'ils allaient
éclater de rire. Je me trompe peut-être, mais cela
peut expliquer que deux scènes apparemment similaires
aient eu un traitement aussi différent. On peut
regretter la présence visible de la doublure de
Diana Rigg lors de la cabriole et des plans éloignés
de la scène du fouet.
Le
film n'est pas de bonne qualité au générique du
début et pendant le trajet en voiture de Steed et
du ministre en particulier. Silent dust
est assurément moins bon que Faites de beaux
rêves mais se laisse voir et revoir facilement.
Une intrigue simple, un humour avengeresque
à tout instant, une pointe d'érotisme (la beauté
de Diana Rigg parée dans un drap est mise en évidence)
et une campagne anglaise accueillante font passer
quarante-neuf minutes agréablement, ce qui est (presque)
toujours le cas avec les Avengers. Au fait,
dans quel autre épisode peut-on voir Mrs Peel avec
une moustache ?
EN
BREF : Une
excellente intrigue et des scènes inoubliables
font de cet épisode un must.
|
|
Critiques
Steed3003
20 novembre 2005

Le très inégal Roger Marshall nous avait déjà sévèrement
ennuyés avec Meurtre par téléphone, il
réussit à faire pire dans cet épisode désastreux.
Ainsi,
son scénario accumule les faiblesses avec aplomb.
L'originalité du thème choisi était pourtant
appréciable. Pour une fois, nos deux héros
s'intéressent à un problème écologique. Malheureusement,
le traitement est foncièrement rebutant. En effet,
Roger Marshall a particulièrement mal découpé son
intrigue. Elle souffre d'un début extrêmement
lent et d'une fin beaucoup trop abrupte. Son scénario
est par ailleurs particulièrement fade et ne cesse
de s'éparpiller, sans pour autant captiver un seul
moment le téléspectateur. Les quelques pseudo rebondissements
ne réussissant guère à relancer son intérêt. De
plus, l'intrigue contient beaucoup trop de personnages
peu développés et, par conséquent, plutôt inconsistants.
Elle devient vite pénible à suivre. Maigre point
positif, Roger Marshall a peaufiné ses dialogues
qui contiennent suffisamment d'humour et de jolies
références, notamment à la littérature et à la poésie
anglaise. Finalement, les quelques rares moments
hors intrigue principale, comme le rêve de Steed,
sont les seuls à peu près satisfaisants de ce scénario
monotone et rasoir, manquant singulièrement de rythme
et de punch.
Roy
Ward Baker paramétrait visiblement la qualité de
son travail en fonction de celle des scénarios.
Excellente sur Faites de beaux rêves,
sa mise en scène ne fait ici que précipiter l'épisode
dans sa chute. On le croirait presque en mode automatique,
tant tout l'épisode flirte avec le vu et revu. Si
parfois les réalisateurs se limitent à un travail
strictement fonctionnel, ils essaient néanmoins
de mettre honnêtement en valeur leur scénario. Visiblement,
Roy Baker s'en fiche éperdument (et on le comprend)
et filme l'action de manière empesée et académique.
Par conséquent, l'épisode ne cesse de traîner en
longueur ; d'autant plus dommage, que, contrairement
à Gerry O'Hara sur L'heure perdue, Roy
Baker profite très mal du fait qu'une majeure partie
de l'action se passe en extérieurs, filmant paresseusement
ces scènes comme il les aurait tournées en studio
(à ce titre, seule la séquence de chasse à courre
possède un peu d'ampleur). On remarquera néanmoins
une excellente utilisation du zoom et une bonne
interprétation globale. Seule Diana Rigg semble
toujours à la recherche de son personnage, c'est
particulièrement visible au début de l'épisode où
Mrs Peel apparaît plus froide que d'habitude. Au
niveau des scènes d'action, si celle, pleine d'humour,
où Steed pourchasse son adversaire avec une pancarte
indiquant "À bas la violence !" est réussie,
le reste est plutôt faiblard. Celle où Mrs Peel
se fait attaquer par un fouet est particulièrement
décevante comparée à celle du Club
de l'enfer. En bref, une réalisation mollassonne
pour un scénario qui l'est tout autant.
On
apprend que Mrs Peel a de solides connaissances
en ornithologie, en poésie et en théâtre. En voilà
une qui aurait dû participer à des jeux de
culture générale ! Dans une séquence onirique, Steed
imagine en Mrs Peel un médecin moustachu tout droit
sortie d'un western, un moment particulièrement
savoureux, surtout pour les irrésistibles mimiques
de Diana Rigg. Par ailleurs, au détour d'une réplique,
Emma Peel fait part de son désir de vivre à la campagne.
Elle n'en parlera plus par la suite.
Beaucoup d'extérieurs anglais très agréables, dont
d'immenses prairies, dans cet épisode. Une fois
encore, les intérieurs sont assez uniformes et ternes,
comme le laboratoire d'engrais.
Mrs
Peel nous offre un véritable défilé d'accessoires
dans cet épisode : trois chapeaux différents, un
foulard, un béret qu'elle porte à ravir…
Ses autres tenues sont de… bonne tenue mais peu
sensuelles. Enfin, on sent que le style de Steed
est toujours en ébauche, car il délaisse ici son
costume pour divers cols roulés ou vestes à carreaux
qui nous laissent plutôt sceptiques.
Laurie
Johnson est le seul à bien avoir compris l'intérêt
d'une intrigue en extérieure en nous offrant une
musique légère et bucolique, offrant un sympathique
décalage avec ce qui se passe à l'écran.
EN
BREF : Un scénario
affligeant doté d'une mise en scène du même acabit
pour un ratage complet assez pénible à regarder.
|
|
Vidéo
Le
chevalier Steed arrive à la rescousse de
Dame Peel !
Informations
complémentaires
Tournage
o
Tyke's Water Lake, Elstree est de nouveau filmé
dans cet épisode.
o
Steed et le ministre se rendent à Manderley par
Buckettsland Lane, Well End et Deeves Hall Lane
près de Ridge. Anciennement des fermes importantes,
les édifices aperçus sont devenus
de luxueux cottages, servant de résidences
privées ou de salles de réceptions
pour noces fastueuses. Ils apparaissent dans plusieurs
autres épisodes de la série (Le
document disparu, Le club de l’enfer, Remontons
le temps, Bons baisers de Vénus, L’homme
transparent et La chasse au trésor),
ainsi que dans de nombreuses séries de l’époque.
(source : The Avengers on Location)
o
L'auberge The Stirrup Cup Inn est en fait Well End
Lodge. Cet hôtel est depuis devenu une résidence
privée.
o
Strangeways Farm, ferme abandonnée et bien
nommée du Hertfordshire, constitue le décor
principal de l’épisode. Elle sert de
quartier général aux adversaires du
jour, tout en étant aperçue dans la
scène d’introduction. Les passages
extérieurs et celui du réveil de Steed
y furent également filmés, et la fameuse
chasse à courre se déroule dans ses
champs. Les bâtiments, considérablement
agrandis, accueillent aujourd’hui un important
haras.
Continuité
Détails
o Clare
Prendergast a le même patronyme que Max dans Le
joker.
o
De nombreuses références à la littérature anglaise
: Steed cite Macbeth de Shakespeare, Croft
et Mrs Peel récitent des vers des poètes Francis
Thompson et Robert Herrick. Mellors, le garde-chasse
a le même nom que l'amant de Lady Chatterley, célèbre
roman érotique de DH Lawrence. Le Mellors de cette
œuvre littéraire est également garde-chasse, d'où
la réplique de Steed à Emma qui dit avoir rencontré
Mellors : "not THE gamekeeper ?".
o Le nom de l'auberge est "Stirrup Cup Inn" (ou
"l'auberge du coup de l'étrier").
o
Dans cet épisode, Steed appelle Mrs Peel "Lady Emma"
dans la version originale (dans le pub avant la
chasse à courre).
|
|
Acteurs
– Actrices
o
Norman Bird (1920-2005) était un acteur très
prolifique. Il a tourné dans plus de 100 films ou
téléfilms dont quatre apparitions dans Le Saint
mais également dans Département S et Paul
Temple. Il est décédé d'un cancer.
o
Isobel Black (1943) n'a pas tourné depuis les
années 90. Cette actrice écossaise a participé à
des films souvent méconnus mais surtout à des séries
dont Destination Danger (trois épisodes)
et Département S (deux épisodes).
o
William Franklyn (1926-2006)
a tourné dans trois épisodes de la
série : Il est l'inoubliable Omrod dans La
poussière qui tue de la saison 4. Il
a joué également dans Meurtre
au programme, saison 6 et Otage des
TNA. Il a souvent prêté sa voix à
des publicités comme celles, très
connues de Schweppes. Sa carrière a couru
sur cinquante ans aussi bien à la télévision
qu'à la radio, au théâtre et
au cinéma. Il a passé sa jeunesse
en Australie avant de revenir à Londres.
Il fit ses débuts au théâtre
à l'âge de 15 ans dans des rôles
dramatiques puis dans des comédies. Il devint
célèbre par des spots publicitaires
en 1965. Il est apparu dans les séries britanniques
Le Baron, Les Champions. Sa dernière
apparition à l'écran remontait à
2004. Il est décédé d'un cancer
de la prostate.
o
Aubrey Morris (1926) a participé à de nombreuses
productions britanniques dont Ivanhoé,
Le Saint, L'Homme à la Valise, Les Champions, Regan,
Cosmos 1999, Le Retour du Saint. Il a tourné
plusieurs fois avec Patrick MacGoohan (Destination
Danger, Le Prisonnier, Columbo). Au cinéma,
il a tourné dans Orange mécanique de Kubrick.
o
Jack Watson (1915-1999) officiait à la radio
de la marine pendant la seconde guerre mondiale,
ce qui l'a conduit ensuite à la BBC. Il a tourné
dans l'épisode Le mort vivant de la saison
couleur Emma Peel. Le rôle d'un poltron, bien à
l'opposé du tueur de porcs, Juggins !
À
noter que…
o Aka : Strictly
for the worms.
o
Les producteurs ont exploité les qualités équestres
de Patrick Macnee. Il montait le même cheval que
Laurence Olivier dans Henry V vingt ans
plus tôt ! Par contre, Diana Rigg n'était jamais
montée à cheval. Elle était terrifiée le premier
jour du tournage. Après quelques leçons et quelques
chutes, le tournage pu s'achever. Ray Austin la
doubla néanmoins pour la scène de la chute. Le cascadeur
est resté inconscient pendant cinq minutes !
o
La scène du délire de Steed, voyant Emma en cow-boy
moustachu lui retirer une balle, n'était pas présente
dans la version allemande initiale.
o
Un épisode écologique avant l'heure !
o
Les Avengers dénouent également un
complot utilisant l'arme biologique dans Cette
grandeur qu'était Rome, saison 3.
o
Les deux inserts durant le rêve de Steed (L'écriteau
de "Fellows Fertilizers Ltd, service de documentation
agricole" et les avis de recherche de Omrod et Mellors)
ont été traduits en français à l'image ! Une pratique
courante à l'époque, plutôt rare aujourd'hui, sauf
dans les dessins animés.
o Dans la charte de la série, il est écrit que l'on
omettra volontairement de faire part de la réalité
sociale de l'époque du show. Néanmoins,
on pourra observer la présence de manifestants écologiques
opposés à la chasse à la fin de l'épisode.
o Les nombreuses références à la littérature anglaise sont gommées dans la version française ! Dans la première scène, par exemple, Steed évoque la disparition d’une race d’oiseaux, les martinets, en récitant un vers de Shakespeare : ‘The temple-haunting martlet.’ Mrs Peel répond: ’Macbeth, Act 1, scene 6, Banquo’.
o Dans la version française, Steed évoque les martinets mais au lieu de citer le vers de Macbeth, il demande à Mrs Peel si elle connaît cet oiseau et cette dernière lui donne la description. Peut-être que les traducteurs ont pris le téléspectateur français pour un idiot.
0 Quince est …Antoine dans la version française !
o Comparaison éditions DVD Studio Canal / Optimum (par Denis Chauvet):
Voilà l’exemple d’épisode qu’il faut absolument voir sur l’édition anglaise (voir aussi détails de la fiche) car nous avons sur la version Optimum les deux passages originaux, traduits en français sur Studio Canal même en passant la VO: le panneau de "Fellows Fertilizers Ltd, service de documentation agricole" et les avis de recherche de Omrod et Mellors. L’image Studio Canal est correcte dans l’ensemble mais abimée en particulier pendant le trajet en voiture de Steed et du ministre, et lorsque Claire va ouvrir la porte à Steed. L’épilogue a une image massacrée, truffée de saletés (elle est meilleure mais pas parfaite sur Optimum). Les doublures sont plus visibles (Mrs Peel à la barrière et lors de la scène du fouet et Steed lorsqu’il saute par deux fois une barrière). Par contre, le défaut d’image, pendant une quinzaine de secondes, lorsque les quatre complices boivent un verre après la visite de Steed, est toujours visible sur la version Optimum (côté gauche Omrod).
o
Coupures de presse lors de la 1re diffusion française.
|
|
Fiche de La
poussière qui tue des sites étrangers
En
anglais
http://theavengers.tv/forever/peel1-14.htm
http://www.dissolute.com.au/avweb/emmabw/414.html
http://deadline.theavengers.tv/PeelS1-14-SilentDust.htm
En
flamand
http://home.scarlet.be/%7Epvandew1/avengers/peel15.htm
En
italien
http://www.avengers.it/14bn.htm
En
espagnol
http://losvengadores.theavengers.tv/peel_silent.htm
|
|
|
|
|
|