SUPERNATURAL

SAISON 1

 


1. LA DAME BLANCHE
(PILOT)

Il y à 22 ans, dans la maison de la famille Winchester, Sam et Dean sont encore des enfants lorsque leur mère se fait tuer par une force démoniaque, qui enflamme la maison. Grâce à leur père, ils réussissent à s’en sortir. 22 ans plus tard, Sam (le cadet) vit avec sa petite amie Jessica et envisage déjà une vie toute tracée. Mais, un soir, Dean s’introduit chez lui pour lui faire part de ses inquiétudes : leur père à disparu depuis des jours alors qu’il était aller chasser. Malgré quelques réticences, Sam accepte d’accompagner son frère à la recherche de leur père. La piste les mène à une petite ville où les hommes disparaissent.

BIENVENUE DANS ‘’SUPERNATURAL’’.

Même s’il ne fait partie des meilleurs épisodes de la série, le pilote est indispensable. C’est avec cet épisode que débute la grande mythologie de la série. Et même si, comme beaucoup de pilotes de séries télévisées, on ‘’perd’’ pas mal de temps à faire connaissance avec nos personnages, avec l’univers de la série et tout le reste, il y a pas mal de bonnes scènes dans ce premier épisode.

Notre premier contact avec la série se fait au travers d’un flash-back, mis en scène à la perfection. Tout est réalisé comme dans les meilleurs films d’horreurs : petite musique angoissante qui va crescendo, lumières qui clignotent...puis tout devient calme. Jusqu’à la découverte d’un corps ou quelque chose dans le genre.

Eh bien, on retrouve donc tous ces éléments ici, avec un peu plus d’originalité : le corps au plafond et les flammes qui dévorent la maison. Une scène mythique pour les fans de la série. Mais cette scène ne serait pas si réussie sans de bons acteurs. Samantha Smith et les deux petits acteurs sont très corrects, mais la palme revient à Jeffrey Dean Morgan qui nous épatera tout au long de la série avec sa grandiose interprétation de John Winchester.

RETOUR DANS LE PRESENT

Le premier frère que l’on découvre est Sam Winchester (Jared Padalecki, pas excellent acteur mais très correct) accompagné de sa petite amie Jessica Moore (Adrianne Palicki, assez médiocre dans cet épisode, s’améliorera lors de sa seconde apparition dans la seconde saison). On arrive alors à une scène ennuyeuse pour des personnages inutile. Pas terrible donc. Heureusement, la rencontre avec Dean remonte le niveau, et nous rappelle qu’on est dans ‘’Supernatural’’. A partir de ce moment, on va retrouver les habituelles scènes : le meurtre assez sanguinolent (d’habitude en scène d’introduction), les petites recherches des deux frères, les multiples usurpations d’identités (souvent des fédéraux) et surtout...la traversée sur les routes de l’Amérique dans la mythique Chevrolet Impala sur un fond de musique rock. Ce genre de scènes nous suivra tout de long de la série.

Les bonnes scènes ne s’arrêtent pas là : on fait connaissance des bonnes vannes de Dean (Jensen Ackles, sur ce point, est égalemment très correct), ainsi que de la première dispute entre frère qui pourra aller de la légère engeulade (comme ici) à de très violentes bagarres (comme plus tard). Néanmoins, certains éléments de la série ne sont pas encore en place : Sam parle des esprits au premier venu et le ‘’mystère’’ (ici la légende de la dame blanche) n’est pas étoffé : c’est bien dommage, car Sarah Shahi se débrouillait plutôt bien. Ainsi la fin est précipitée et tirée par les cheveux. Ne parlons pas du coup de la voiture animée, indispensable et ridicule.

On arrive donc à la fin de l’épisode, o la scène d’introduction (la mort de Mary Winchster) est ici reprise avec la mort de Jess. Assez inattendu, donc plutôt bien trouvé. Les effets spéciaux sont ici plutôt bons, si l’on compare à d’autres
épisodes.

En voyant cet épisode, on se forge une bonne opinion de la série. On s’attache très vite aux deux frères et à leurs interprètes, et on attend impatiemment la suite.

Cet épisode est égalemment connu sous le titre français L’horreur.

Sarah Shahi (1980) est d’origine irano-espagnole. Elle parle le persan couramment. Elle est égalemment ceinture marron de karaté. Elle est surtout connu pour son rôles de Dani Reese dans Life. Elle est apparue entre autres dans Alias, Dawson et Urgences.

Adrianne Palicki (1983) réapparaîtra dans les saisons 2 et 5 de la série. Elle est connue pour son rôle de Tyra Colette dans Friday Night Lights.

Dean met une casette de Metallica, mais c’est une chanson de AC/DC que l’on peut entendre.

Dean fait référence à ‘’The X-Files’’ lors de sa réplique : ‘’Agent Mulder, Agent Scully’’.

On apercevra Jessica, la petite amie de Sam, dans trois autres épisodes. Elle est jouée par Adrianne Palicki, qui incarnera Wonder Woman en 2011, dans le pilote inabouti du reboot de cette série.

Jensen Ackles s’est fait connaître dans Des jours et des vies, à la fin des années 90. Depuis il est apparu en second rôle dans plusieurs séries (Dark Angel, Smallville, Dawson…). Son timbre grave lui vaut également d’être un acteur de voix régulier, notamment pour des dessins animés et des jeux vidéos.

Jared Padalecki connaît le succès grâce à Gilmore Girls, au début dans années 2000. On le voit ensuite au cinéma, notamment dans La maison de Cire (2005), le remake du classique de 1953 ou celui de Vendredi 13, en 2009. Lui et Jensen Ackles étaient déjà amis de longue date avant le lancement de Supernatural. En 2010 Jared Padalecki épousa Genevieve Cortese, l’interprète de Ruby II, en saison 4.

Durant la fête d’Halloween, Sam explique que sa famille n’a rien de comparable avec les Brady, tandis que le copain noir de Jessica commente que la sienne est également très différente des Huxtable. Il s’agit de deux familles symbolisant à la perfection les valeurs traditionnelles américaines ; chacune étant l’héroïne d’un soap à succès : The Brady Bunch (1969-1974) et The Cosby Show (1984-1992). L’avant dernier épisode des X-Files, Sunshine Days, met également en scène les Brady, ainsi que le décor emblématique de la série The Brady House.

Joseph Welch est interprété par Steve Railsback, grand spécialiste des rôles tourmentés. Dans les X-Files il incarna Duane Barry, l’une des grandes figures de la mythologie développée par Chris Carter. Plusieurs autres acteurs des X-Files apparaîtront par la suite dans Supernatural, série accueillant déjà une partie non négligeable de l’équipe technique des X-Files, à commencer par Kim Manners.

Exceptionnellement la séquence pré-générique ne montre pas le Monstre de la Semaine dans ses exploits, alors que, tout comme dans les X-Files, ce procédé deviendra l’un des rituels de la série. A la place le pilote montre logiquement l’origine du drame familial des Winchester, le passage équivalent se voyant néanmoins implanté en cours d’épisode.

Et ce n’est pas dommage, car le premier Monstre de la Semaine, la Dame Blanche, se voit incarnée par la brune et généreuse Sarah Shahi, que l’a pu admirer par ailleurs dans The L Word et actuellement dans Fairly Legal. Elle devient ainsi la première guest de la série et inaugure une tendance régulière de la série : de nombreux épisodes organiseront l’aventure des Winchester autour d’une rencontre féminine, pour le bien comme pour le mal.

Surnommé « The Pilot Whisperer », le réalisateur David Nutter est un spécialiste des pilotes de série. Il a ainsi mis en scène ceux de MillenniuM, Roswell, Dark Angel, Smallville, Terminator Sarah Connor Chronicles etc. Il a retenu Sarah Shahi car il est un grand fan de The L Word, en particulier de la divine Carmen de la Pica Morales. Nutter réalisera également l’épisode suivant, Wendigo.

Le pilote introduit l’un des fondements de l’univers de la série, avec la Chevrolet Impala noire 1967 de Dean. Cette voiture deviendra la résidence principale des Winchesters au cours de leurs pérégrinations (Dean souffre d’une peur phobique de l’avion). Elle est devenue l’un des emblèmes principaux de la série, ainsi qu’un personnage à part entière. L’Impala fut développée en 1958 par General Motors, comme une voiture sportive de standing accessible aux classes moyennes, et connut un grand succès durant les années 60 et 70. Son imposant coffre contient l’arsenal des deux frères.

Globalement le pilote parvient à décrire parfaitement le mode de fonctionnement du duo, ainsi que son univers, tout en décrivant une histoire tenant la route, même si relativement simple.

Dean surnomme Sam « Unsolved Misteries » quand celui-ci explique la nature du Pentacle à deux jeunes femmes gothiques. Unsolved Mysteries est, depuis 1987, une série documentaire à succès, décrivant des cas avérés (ou prétendus tels) de manifestations paranormales : ce que l’on appellerait, dans un autre univers, des affaires non classées. Jusqu’en 2002 elle fut présentée par Robert Stack. Une adaptation francophone du concept est diffusée depuis 2004, sous le titre de « Les enquêtes impossibles ». Elle est commentée par Pierre Bellemare, grand spécialiste du genre.

La Dame Blanche est une figure présente dans les mythes et légendes de nombreuses contrées européennes, souvent annonciatrice de mort prochaine, qu’elle soit une fée ou un spectre. Elle puiserait son origine chez la Banshee des Celtes, se mêlant à la tradition arthurienne. Ce folklore, comme de nombreux autres présents dans la série, a suivi les populations s’installant en Amérique du Nord. Le pilote en exploite une version plus récente, devenue une authentique légende urbaine, celle des autostoppeuses fantômes. Les premier cas relatés remontent aux années 30, aux Etats-Unis, mais des observations ont aussi été relevées en France. Des jeunes femmes vêtues de blanc, récemment décédées dans un accident de voiture, avertiraient les conducteurs solitaires du péril, parfois en criant, puis disparaitraient soudainement.

Le pilote révèle également ce qui va devenir une identité forte de la série, une bande son somptueuse, composée de standards Rock ou Metal. Les chansons partiellement entendues sont :

“Gasoline” de The Living Daylights quand on découvre Jessica et Sam à l’univesité, “What Cha Gonna Do” de Classic, à la fête d’Halloween, “Speaking In Tongues” de Eagles Of Death Metal, qu’écoute la future victime de la Dame, “Ramblin’ Man” de Allman Brothers Band, à la station service, “Back In Black” d’AC/DC quand l’Impala approche de Jericho “Highway To Hell” d’AC/DC sur le chemin du retour.

En vrai puriste Dean n’écoute que des cassettes audio, jamais de DVD.

Dean se présente au shérif comme étant Ted Nugent, en fait un grand guitariste de Rock. Les identités d’emprunt de Sam et Dean comporteront souvent des clins d’œil à d’autres figures du Rock.

Quand la Dame Blanche massacre l’automobiliste, du sang asperge la voiture à profusion. Or il n’en reste aucune trace à l’arrivée des policiers.

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2. WENDIGO
(WENDIGO )




Après l’assassinat de Jessica, Sam à accompagné Dean dans sa traversée de l’Amérique pour retrouver leur père et el démon responsable de la mort de leur mère de Jessica. Ils suivent une piste qui les mène jusqu’à une jeune fille qui ne retrouve pas son frère parti camper en forêt.

Promenons nous dans les bois...

Au niveau scène d’introduction digne-des-meilleurs-films d’horreurs, on a vu mieux. On à enlevé tout le suspense (rien qu’en regardant le début de la scène, on en connaît déjà la fin) et on à gardé tous les clichés : les campeurs qui vont comme par hasard dans les coins les plus reculés de la forêt (ils regardent jamais les films d’horreurs, non ?!), un des campeurs sort et devient la première victime, etc.

La scène suivante nous montre Sam au cimetière sur la tombe de Jess, quand soudain, un bras sort de Terre. Il s’agissait d’un cauchemars. Cette scène, contrairement à celle d’introduction est assez inattendue. Un peu tard, non ?

La suite de l’épisode est assez classique, reprenant les règles habituelles de Supernatural. Néanmoins, malgré quelques bons moments tels que les habituelles vannes de Dean, la très bonne interprétation de Gina Holden et des autres acteurs

Secondaires ainsi que la bonne volonté des scénaristes à créer du suspense, on s’ennuie un peu. Car du suspense on à pas du tout : encore une fois, on devine tout ce qui va se passer. Les scènes dans la forêt se répètent et se ressemblent : la seule scène qui brise un peu la ‘’routine’’ est le dialogue entre Sam et Dean à propos de leur père et de Jess. Même si Jared Padalecki et Jensen Ackles sont très convainquant, c’est bien peu. De plus, Sam et Dean mettent un temps fou à se rendre compte qu’ils traquent un Wendigo, beaucoup d’invraisemblances (donc, le Wendigo à tuer tout le monde sauf Tommy. Mouais...). En bref, on regarde l’heure toute les cinq minutes. Et ici, on n’a pas trop de bons effets spéciaux à se mettre sous la dent : le Wendigo fait très ‘’fabrication à l’ordinateur’’ et sa mort est tout sauf spectaculaire.

Un épisode guère brillant, malgré quelques bonnes scènes qui relèvent le niveau et la très bonne interprétations des comédiens.

Gina Holden (1975) à une carrière d’actrice secondaire bien remplie : Dead Zone, Killer Instinct, Blood Ties, etc.

Cory Monteith (1982) est ici un des campeurs malchanceux. Il est aujourd’hui connu pour son rôle de Finn Hudson dans la série musicale Glee.

Il est dit que cet épisode se déroule dans la zone autours de ‘’Grand Junction’’, alors qu’il n’y à que du désert dans cette zone : aucune forêt et même aucun arbre...Supernatural

Dean raconte au garde forestier que lui et Sam sont étudiants de ‘’UC Boulder’’ : il aurait dû dire ‘’CU Boulder’’ (une université du Colorado).

Il y à une différence entre le message qu’enregistre Tommy, et celui qu’Haley fait écouter à Sam et Dean.

Quand Sam et Dean se présentent à Haley, Dean dit s’appeler Dean, mais sur sa carte, il y à écrit ‘’Samuel Cole’’.

La scène du rêve de Sam au cimetière fait référence à ‘’Carrie au bal du diable’’ (Brian de Palma - 1976).

Après un pilote tourné à Los Angeles, Supernatural prend ses quartiers à Los Angeles. La plupart de ses épisodes seront en effet tournés dans cette ville et ses alentours, dont les vastes forêts immédiatement reconnaissables ici.

David Nutter réalise également cet épisode, il considère d’ailleurs que le déménagement de la production à Vancouver fait de Wendigo un quasi second pilote de la série. Il estime également que l’idée de révéler le plus tard possible le Wendigo lui vient de son passé de fan des X-Files, où ce l’on imaginait était toujours plus effrayant que ce l’on voyait.

Eric Kripke, créateur et show runner de la série, estime d’ailleurs que la visualisation du Wendigo reste quelque peu décevante. D’une manière classique Supernatural dispose de moins de moyens à ses débuts que parla suite.

L’un des campeurs lit Le héros aux mille visages, l’ouvrage majeur de Joseph Campbell. Cet anthropologue américain (1904-1987) s’est spécialisé dans l’étude psychologique comparée des mythologies et de archétypes s’en dégageant au-delà des différences culturelles. L’influence de Campbell s’étend à de nombreuses productions Hollywoodiennes, en particulier chez Disney ou chez George Lucas, qui le cite par miles grandes inspirations de Star Wars. Les auteurs de LOST indiquent également s’être référé au Héros aux mille visages dans l’écriture de leur mythologie.

Roy est incarné par Callum Keith Rennie, bien connu des amateurs des X-Files pour ses participations à la série ainsi qu’film de 2008. Il apparaît également dans de très nombreuses séries : Tru Calling, Californication, The L Word, Flashforward, Battle star Galactica, 24h Chrono etc.

Sur la pierre tombale, on voit que le nom complet de Jessica est Jessica Lee Moore et qu’elle a été assassinée à l’âge de 21 ans (1984-2005).

Au cours de l’épisode on entend :

‘’Hot Blooded’’ de Foreigner, dans l’Impala, en début d’épisode ‘’Down South Jukin’’ de Lynyrd Skynyrd, au bar ‘’Fly By Night’’ de Rush, quand Sam prend le volant, en fin d’épisode.

Le Wendigo (ou Wendigowak, witiko, wihtikow etc. selon les tribus) est une créature maléfique, issue du folklore amérindien (référence est d’ailleurs faite aux Anasazi). Il désigne souvent un humain devenu monstrueux, ayant pratiqué le cannibalisme pour s’emparer de la force vitale de ses victimes ou pour survivre à l’hiver. Les Wendigos résident au cœur des forêts les plus profondes et occupent une place similaire aux Lycanthropes dans les contes européens. Ils ont comme apparence un corps terriblement émacié et difforme, sans orteils ni oreilles et peuvent être tués par l’argent ou le feu, qui détruit son cœur de glace. L’importance du Wendigo dans la culture populaire nord américaine le fait souvent apparaître dans les récits d’épouvantes, au même titre que les loups garous ou les vampires. Entre autres exemples, Lovecraft et King l’ont intégré à leurs écrits, tandis que Charmed lui consacre également un épisode (1-12 : Métamorphoses). Le terme « Wendigo » signifie « le mal qui dévore ».

Quand Dean évoque le cannibalisme du Wendigo, Ben déclare que cela est semblable au « Donner Party ». Il s’agit de l’expédition Donner : durant l’hiver 1846/147 un groupe de colons en route vers la Californie resta bloqué dans la Sierra Nevada à cause de la neige. Près de la moitié d’entre eux périrent de faim et de froid. Des survivants eurent recours au cannibalisme pour survivre jusqu’à l’arrivée des secours.

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3. L'ESPRIT DU LAC
(DEAD IN THE WATER)


Une jeune fille s’est noyée, soi-disant accidentellement, dans un lac. Les frères Winchester, perplexe, se rendent sur place pour enquêter. Après une nouvelle victime qui appartenait à la même famille et qui s’est noyée dans un lavabo (!), Sam et Dean se plongent dans le passé de la famille...

Glou, glou...

 L’esprit du lac apparaît comme un épisode très classique, sans pratiquement aucun rebondissement. Pourtant, on se laisse prendre par cette histoire, qui, pour une fois, ne joue ni sur le gore ni sur l’horreur. L’histoire est terriblement prévisible mais un grand nombre de scènes restent assez haletantes : la scène finale est un vrai petit chef d’œuvre tandis que la tentative de noyade sur Andrea (sauvé in extremis par Sam...alors qu’elle est nue) bénéficient d’une réalisation hors-pair, comme très souvent dans la série. Les scènes de meurtres ne sont pas sanglantes comme d’habitude, mais elle restent tout de même assez spectaculaires, en particulier celle du lavabo. En revanche, le bateau qui se renverse, pas terrible...

Au niveau du casting Amy Acker (que les amateurs d’Angel et d’Alias connaissent bien) se place clairement en tête, nous livrant un jeu très convainquant. Les autres acteurs secondaires ne sont pas inoubliables (ils n’ont pas marqué), mais ils restent globalement bons. 

Mais même si il y à du bon, voir du très bon dans cet épisode, on ne peut pas oublier que l’histoire est prévisible comme jamais et que le scénario est quand même cousue de fil blanc. J’ai longtemps hésiter entre 2 et 3 étoiles, mais cette histoire n’est finalement pas assez convaincante. C’est l’excellente réalisation du regretté Kim Manners qui fait presque tout le travail.

C’est vraiment très moyen, mais ça se laisse regarder pour le très bon travail de Manners.

Amy Acker (1976) est surtout connue pour son rôle de Fred Burkle dans le spin-of de Buffy, Angel. Elle à égalemment tenue le rôle important de Kelly Peyton dans l’ultime saison d’Alias et est apparue entre autres dans Ghost Whisperer, How I Met Your Mother, The Good Wife, Dollhouse, etc...

Cet épisode est égalemment connu sous le titre français Eaux mortelles.

Andrea avertit Sam que les tentatives à la Jerry Maguire de Dean ne vont pas fonctionner. Il s’agit d’une référence au film de 1997, où Tom Cruise jouait un agent sportif aussi séducteur que baratineur.

Lucas joue sans cesse aux Army Men. Ces soldats en plastique verdâtre, hauts de cinq centimètres, très bon marché, sont particulièrement populaires aux Etats unis. Il furent lancés à la fin des années 30, mais se développèrent principalement comme contre coup de la Seconde Guerre Mondiale. Ils connurent une apogée dans les années 50, avec des ventes par sacs entiers. Le conflit du Viet Nam, et la moindre popularité de l’armée en résultant, firent baisser les ventes mais les Army Men subsistent encore aujourd’hui, y compris sous forme de jeux vidéos.

Après les deux premier épisodes réalisés par David Nutter, L’esprit du lac  voit l’entrée en scène de Kim Manners. Celui-ci va mettre en scène 16 épisodes de la série et intervenir comme producteur exécutif sur 78 d’entre eux, jusqu’à sa mort.

Kim Manners se situe d’emblée en terrain connu puisque le tournage se déroule au lac Buntzen, dans le Grand Vancouver. C’est là qu’il avait pareillement réalisé Les dents du lac, l’épisode des X-Files voyant Mulder cherchant à débusquer Big Blue, un cousin du Monstre du Loch Ness. Les similitudes sautent aux yeux, d’autant que la première partie de l’enquête des Winchester envisage une hypothèse assez semblable. Le lac Buntzen, du fait à sa beauté et à son atmosphère particulière, apparaît dans de nombreuses productions fantastiques, comme les 4400, Smallville, Dark Angel, Eureka… Au cinéma c’est là que se déroulent Lake Placid (1999) et Freddy affronte Jason (Freddy vs Jason, 2003).

Andrea est incarnée par Amy Acker, bien connue des amateurs de la série Angel pour le rôle de la délicieuse Fred et participant à de nombreuses autres productions (Alias, Dollhouse, Happy Town etc.). Des commentateurs ont pu décrire Supernatural comme un mix pertinent et réussi des séries de Chris Carter et de Joss Whedon, retenant le meilleur des deux univers.

Comme souvent les noms d’emprunt de Sam et Dean contiennent un clin d’œil, les agents « Ford et Hamill » reprenant ceux des comédiens de Star Wars, Harrison Ford et Mark Hamill. Lucas est également une référence à George Lucas.

Au cours de l’épisode l’on entend :

“What A Way To Go” de Black Toast Music, quand Dean et Sam épluchent les journaux, “Round And Round” de Ratt, lors de l’arrivée de l’Impala au lac, “Too Daze Gone” de Billy Squier, quand Lucas offre le dessin de l’église, “Movin’ On” de Bad Company, lors du départ pour de nouvelles aventures.

Dean affirme également à Lucas que « Zeppelin rules », une référence à Led Zeppelin, un groupe britannique phare du Heavy Metal (1968-1980).

Les recherches sur l’Internet, via son ordinateur portable, vont devenir la spécialité de Sam.

L’épisode reste l’un des préférés de Jensen Ackles, car il constitue l’un des premiers à explorer le caractère de Dean ce qui lui permit de mieux intégrer son personnage. De plus il apprécia grandement la collaboration avec Kim Manners.

Du chocolat au lait fut utilisé dans la confection de la mixture symbolisant l’eau maudite dans le bain d’Andrea. Au passage on peut s’apercevoir que le niveau de l’eau a quelque peu baissé à l’arrivée de la mixture.

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4. LE FANTÔME VOYAGEUR
(PHANTOM TRAVELER)


 

Un ami des Winchester demande à Sam et Dean d’enquêter sur un étrange crash aérien : un homme aux yeux noirs aurait ouvert la porte en plein vol...

Mesdames et messieurs, cher passagers, ici votre commandant de bord. Suite à une défaillance de l’appareil, nous allons mourir dans approximativement 2 minutes. Merci de bien vouloir attachez vos ceintures pour limiter la décomposition lors de l’impact. Si vous le désirez, nos hôtesses vont vous proposer des cafés à moitié prix...

Après les très moyens Wendigo et L’esprit du lac, cet épisode ne relève malheureusement pas le niveau, bien au contraire. On se rend bien compte que la série cherche encore ses marques : les frères Winchester qui ne chassent qu’un seul démon de ‘’seconde classe’’ pendant tout un épisode c’est inimaginable dans les saisons actuelles. D’autant plus que els méthodes utilisées (eau bénite, exorcisme) font très préhistoriques si l’on compare au Colt où encore au couteau de Ruby (dès la saison 3).

Cette histoire fait très ‘’saison 1’’. Cela n’aurait pas été gênant si le scénario réussissait à nous captiver, mais il n’y à pratiquement que des longueurs : l’enquête est un vrai somnifère la seule scène d’action se limite à un affrontement très mal chorégraphier avec un démon très mal interprété. On à envie de rire tellement la scène est ridicule. Les autres acteurs secondaires ne sont guère plus brillants, certains virent carrément dans le mauvais.

Le manque d‘humour se fait vraiment sentir ici : la seule scène qui peut paraître amusante c’est Dean qui à peur dans l’avion. C’est bien peu. 

Un épisode qui ne vaut que pour sa première incursion dans le monde des démons. Le reste, c’est poubelle.

Cet épisode est également connu sous le titre français et mensonger Fantôme en plein ciel.

On aperçoit pour la première fois ce qui va devenir une image régulière des la série : les Démons (ennemis récurrents des Winchester) ayant la forme d’une fumée noire. Ils possèdent les humains en s’introduisant dans leur corps par la bouche, la victime ayant ensuite les yeux noirs par intermittence. En fait cela fonctionne de manière très similaire à l’Huile Noire des X-Files, la forme gazeuse se substituant à la liquide.

Quand Dean explique à l’hôtesse qu’il y a urgence, il lui déclare qu’il n’a pas le temps pour le « The Truth is Out There speech », une référence à la célèbre formule des X-Files.

Pour justifier qu’il ne dort pas, Sam affirme qu’il regardait la publicité télévisée de George Foreman. Il s’agit d’un célèbre boxeur reconverti dans la commercialisation d’un grill destiné à la cuisine diététique, connaissant un grand succès.

L’épisode permet d’exposer la phobie des avions de Dean, qui explique partiellement le recours à la voiture pour sillonner les Etats Unis.

A bord de l’avion, pour tenter de se calmer, Dean chantonne un tire de Metallica, il s’agit de « Some Kind of Monster ». Précédemment il a tenté de se faire passer au téléphone pour le docteur James Hetfield, qui est en fait le nom du chanteur et leader de Metallica.

Jerry Panowski est interprété par l’excellent Brian Markinson, qui fut par ailleurs le terrible Aaron de The L Word. Dans les X-Files il incarna notamment Gary Lambert, le héros malheureux de Folie à Deux. Dans MillenniuM il tint le rôle semi récurrent du Détective Teeple.

Des références sont faites à deux grands classiques : Poltergeist et l’Exorciste.

Max Jaffe déclare que le possédé était assis juste devant lui. Dans la scène d’introduction on voit que cela n’est pas du tout le cas.

Durant l’épisode on entend :

“Paranoid”, de Black Sabbath ; quand les Winchester se font passer pour des Fédéraux, “Working Man”, de Rush, quand ils arrivent à Nazareth, “Load Rage” de Nichion Sounds Library, lors du traditionnel départ, accompagné des rugissements du moteur de l’Impala.

L’épisode est le premier des 19 épisodes dirigés par Robert Singer. Il intervient également comme producteur tout au long de la série. Il donnera son nom à Bobby Singer.

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5. LA LÉGENDE DE BLOODY MARY
(BLOODY MARY)


Lors d'une soirée entre copines, une jeune fille obtient le gage de prononcer trois fois le nom de "Bloody Mary" devant un miroir. Dans la même nuit, son père meurt, les yeux arrachés. Quand Sam et Dean entendent parler de cette histoire, ils décident d'enquêter.

Légende urbaine...

Cet épisode est le premier chef d’œuvre de la saison et de la série. Un des plus effrayants aussi. Après quelques scènes d’introductions plutôt fades, on retrouve ici l’esprit de la série et ses petites introductions bien sanglantes. Les scénaristes utilisent ici avec succès l’une des plus célèbres légendes urbaines : Bloody Mary. Cette scène est bien digne d’un film d’horreur sur le sujet, car on y retrouve la majeure partie des éléments : le gage qui tourne pal, la silhouette dans le miroir (il y à toujours un miroir, quelque soit la variante de la légende)...et la découverte du corps toujours bien mutilé.

La scène qui vient après est à nouveau un cauchemar de Sam à propos de Jess. Si l’histoire à propos des dons de médium du plus jeune des Winchester sera plus mise en valeur à partir de l’épisode La maison du cauchemar (1.09) et dans la saison 2, on commence déjà à savoir qu’il s’agit plus que de simples cauchemars.

Le déroulement de l’épisode est assez classique dans le sens où il suit le schéma classique d’un épisode, mais il n’est ni répétitif, ni ennuyeux comme l’était Wendigo (1.02) par exemple. Les scènes d’assassinats par Bloody Mary sont assez effrayantes et sanglantes comme le seront beaucoup d’autres épisodes de la série. La scène finale est une des plus impressionnantes de la série. Bien que la désintégration de Mary ne fasse pas partie des effets spéciaux les plus réussis de la série, Jovanna Huguet est vraiment impressionnante. La seule guest qui soit vraiment bonne en fait, ce qui nous amène aux quelques points négatifs...

Ils sont très peu nombreux et pas très importants, étant donné le fait que l’épisode ait 4 étoiles. Mais en effet, les guest de cet épisode (mis à part Jovanna Huguet, en fait) ne sont pas terrible : Marnette Paterson et Chelan Simmons ne sont pas mauvaises, mais elles ont du mal à ne pas jouer dans le niais. C’est égalemment une étrange coïncidence que dans le même groupe d’amies, chacune ait une mort différente sur la conscience. Peu d’humour dans cet épisode très noir (quelques répliques de Dean, mais pas plus). Cela aurait été en complet décalage.

Quelques points négatifs relativement mineurs pour un épisode de qualité, le premier chef d’œuvre de la série. Mais en même temps, il aurait difficile de faire un mauvais épisode sur le sujet de Bloody Mary.

Episode égalemment connu sous le titre français Bloody Mary.

Marnette Patterson (1980) pratique égalemment le chant, le kickboxing et la randonnée. Sa carrière d’actrice se limite à quelques apparitions dans des films comme Sliver, Sexcrimes et à des séries comme Charmed (saison 8 –Christie Jenkins), Nip/Tuck, Dr. House ou encore The Mentalist.

Jill à sur la conscience la mort d’un petit garçon nommé Gary Bryman. Dans la réalité, Gary Bryman à produit 4 films qui ont été écrit et/ou réalisés par le créateur de Supernatural, Eric Kripke.

L’épisode est censé se dérouler à Toledo, dans l’Ohio. Il s’agit de la ville natale d’Eric Kripke et de Adrianne Palicki.

L’apparition finale de Bloody Mary constitue toue tout de même une vraie copie conforme de The Ring ! Eric Kripke reconnaîtra une trop grande similitude de traitement.

Alors qu’il est filmé par Sam, Dean demande s’il ressemble à Paris Hilton. Il s’agit d’un clin d’œil car celle-ci vient alors tout juste de tourner avec Jared Padalecki, dans La maison de cira (2005). Paris Hilton fera ultérieurement une mémorable apparition dans la série (Idoles assassines, 5-05).

Durant l’épisode l’on entend :

“Sugar, We’re Going Down”, de Fall Out Boy, quand Jill est devant son miroir, “Rock Of Ages” de Def Leppard, dans l’Impala, quand Sean vient de téléphoner, “Laugh, I Nearly Died”, des Rolling Stones, lors de l’apparition de Jessica.

Première mention des pouvoirs psychiques de Sam, qui vont devenir un arc majeur de la série.

La plupart des miroirs brisés durant l’épisode sont en fait en sucre spécialement traité, afin d’éviter tout risque de coupure avec les morceaux. Ceux sur lesquels rampe Bloody Mary sont en caoutchouc.

Filmer Bloody Mary dans les miroirs sans qu’apparaisse la caméra fut un défi pour le metteur en scène, Peter Ellis, ainsi que pour les concepteurs des décors. Il fut même tenté d’utiliser deux jumeaux se faisant face, mais l’idée se révéla insatisfaisante après essai.

L’excellent film Mirrors (2008) reprend plusieurs thèmes de l’épisode, comme les miroirs hantés, le reflet prenant vie ou la surimpression d’une main.

Comme précisé dans l’épisode, la légende urbaine de Bloody Mary connaît différentes versions, quoique trouvant leurs origines dans un folklore lié aux persécutions religieuses occasionnées par Mary la Sanglante, la reine Mary Tudor. L’esprit (également appelé Mary Worth, Mary Worthington, ou Hell Mary) est bien censé apparaître dans un miroir quand son nom a été prononcé trois fois (parfois treize fois). Mais il peut s’agir d’une suicidée, d’une femme morte en couches ou dans un accident etc. Ce mythe est très vivace aux Etats Unis, on l’on se prend souvent au jeu durant la nuit d’Halloween. Le mythe de Bloody Mary est référencé dans de nombreux films et séries, dont Beetlejuice ou Candy Man.

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6. FAUX FRÈRE
(SKIN)


Une ancienne amie de Sam lui demande de l'aide. Son frère est accusé d'un meurtre horrible qu'il n'a pas commis. Il se trouvait à un autre endroit quand ce crime a eu lieu ! Les deux frères découvrent que le responsable est un polymorphe (Shapeshifter ouSkinwalker en VO), une créature capable de prendre l'apparence d'autres personnes pour commettre des crimes. Les choses se compliquent quand le monstre prend l'apparence de Dean pour continuer sa série de meurtres...

Dean...& Dean

Une des meilleures d’introduction de la série ! Ici pas d’ambiance film d’horreur, pas d’assassinat sanglant ou d’effet gore (juste un peu de sang), non ! Juste de l’inattendu, car cette scène d’introduction est un flashforward (procédé souvent utilisé dans les séries télévisées et qui informe le spectateur d’éléments futur). J’aime beaucoup ce procédé, car il est souvent synonyme de suspense. L’épisode s’annonce déjà bon...

Comme le flashforward à été utilisé dans la séquence pré-générique, il est normal que celle post-générique revienne en arrière pour nous expliquer ce qui s’est passé. Et bien, le début est construit sur un ‘’moule’’ semblable aux épisodes précédents, si ce n’est quelques petites différences, dont l’utilisation d’une ancienne amie (ou petite-amie) d’un des deux frères : ici c’est Sam, mais Dean y aura aussi droit dans l’épisode Route 666 de cette même saison.

Bref, on suit sans déplaisir cette histoire très convaincante de polymorphe, thème maintes fois utilisé dans la série et qui permettra la création d’excellents épisodes, chargés en suspense et en fausses pistes. Mais on attends égalemment impatiemment l’explication de la fameuse scène d’introduction..qui ne se fait pas trop attendre. A partir de ce moment, le scénario devient plus complexe, nous entraînant de fausses pistes en fausses pistes. Dès qu’on croit deviner ce qui va se passer, John Shiban (le scénariste) ne se fait pas prier pour nous prouver qu’on à tord. Ce genre de surprises ne peut jouer qu’en faveur de l’épisode.

Mais un épisode n’est jamais complètement réussi sans une panoplie d’excellent acteurs, principaux ou secondaires. Eh bien, c’est évidemment le cas ici. Jared Padalecki et Jensen Ackles réalisent ici un numéro assez impressionnant. Quand à Amy Grabow (Rebecca Warren), son jeu est très correct. Mais attention, ces remarques élogieuses de ma part ne sont valables qu’en VO. En effet, si le doublage français est souvent de qualité, ce n’est pas le cas ici. Donc, si on veut apprécier la qualité de Faux frères, il est capital de le regarder en version originale.

A noter de très bons effets spéciaux, notamment le titanesque combat final entre Sam et le polymorphe, où encore la transformation très gore de ce dernier.

Un épisode qui compte parmi les meilleurs de la première saison, comme le seront les autres épisodes sur les polymorphes.

Cet épisode est égalemment connu sous le titre français Ubiquité.

Amy Grabow (1979) n’a pas une grande filmographie à son actif. Elle à joué dans le téléfilm Though none go with me (2006)avec Cheryl Ladd, où encore dans Charmed.

Dans le combat final entre le polymorphe et Sam, ce dernier à les pieds liés, puis les pieds libres selon les plans.

Plusieurs références seront faîtes dans cet épisode, notamment ceux impliquant les forces de l’ordre : LePolymorphe (2-12), La main de la justice (2-07) tandis que les deux frères affronteront l’alpha-polymorphe dans l’épisode Two and a half men (6-02).

Quand Sam évoque les pouvoirs télépathiques du Métamorphe, Dean compare ceux-ci à ceux du «Vulcan Mind Meld». Il s’agit de la fusion des esprits, pratiquée par les Vulcains dans l’univers de Star Trek. Les deux individus la pratiquant partagent leurs connaissances à travers un contact physique, mais peuvent aussi fusionner pour ne plus former qu’une seule conscience.

L’épisode est écrit par John Shiban, grand spécialiste des séries fantastiques (Enterprise, Smallville, Vampire Diaries, Torchwood…). Il est bien connu des amateurs des X-Files pour avoir écrit 24 scénarios de la série, mais aussi l’intégralité de ceux d’Au Cœur du Complot. Il va écrire 9 scénarios pour Supernatural. Ils sont situés dans les trois premières saisons, où il intervient également comme producteur.

L’adresse mail de Sam est This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it. .

En début d’épisode on voit un panneau indiquant « Drive Safe, America !». Il s’agit d’une publicité pour Drive Safe, une importante chaine d’auto écoles.

Rebecca s’exclame « What do you think this is ? Hooters? ». Hooters est un chaine de restaurants, notamment réputée pour ses séduisantes serveuses, les Hooters Girls.

Durant l’épisode on entend :

“In-A-Gadda-Da-Vida” d’Iron Butterfly, durant la scène d’ouverture, “Poison Whiskey” de Lynyrd Skynyrd, à la station service, “Hey Man, Nice Shot” de Filter, durant la transformation du Métamorphe, “All Right Now” de Free, dans l’Impala, durant la conclusion.

Les Métamorphes, êtres surnaturels capables de se métamorphoser, sont présents dans de très nombreux mythes, sous des appellations différentes : loups garous, changelins, vampires katsunes… Le terme de Skin-Walker, employé par les Winchester, fait référence au folklore amérindien, où ces créatures pouvaient prendre la forme d’un animal en revêtant la fourrure de celui-ci. On trouve également des animaux maléfiques pouvant prendre l’apparence d’êtres humains (renards, dragons…). Les Métamorphes sont fréquents en littérature de Science fiction (Danseurs Visages de Dune) mais aussi dans les séries télé : Cosmos 1999 (Maya), Manimal, Charmed, Fringe… L’un des Métamorphes les plus sympathiques demeure Eddie Van Blundht, des X-Files (La queue du diable, 4-20).

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7. L'HOMME AU CROCHET
(HOOK MAN)


Lorsqu’un adolescent est retrouvé éventré et pendu par les pieds, les frères Winchester partent enquêter. Ils pensent à la célèbre légende urbaine de ‘’l’homme au crochet’’. Après un second meurtre, Sam et Dean découvrent un point commun entre les victimes : une jeune fille nommée Lori.

...Où le jumeau démoniaque du capitaine Crochet...

Après L’esprit du lac, et avant Les insectes, voici un épisode relativement mineur mais tout de même divertissant. Toutefois, il est bien meilleur que les deux cités,sûrement parce que les scénaristes de Supernatural savent y faire avec les légendes urbaines...

Ceux qui sont en manque de meurtres sanglants vont être ravis, parce qu’ici on est servi : le meurtre d’introduction, l’assassinat de l’amie de Lori avec le cliché très connu du ‘’Aren’t you glad you didn’t turn on the light ?’’ (Tu n’est pas contente de ne pas avoir allumé la lumière ?). Efficace pour rentrer dans l’ambiance. En parlant de Lori, un détail irritant est à signaler : déjà que Jane McGregor n’est pas assez convainquant dans le rôle, on doit supporter ses cris d’hystériques à plusieurs reprises au long de l’épisode. Assez...énervant ! Le personnage sombre totalement dans le niais lors des scènes avec Sam, où on s’aperçoit des limites de l’actrice. Heureusement, les autres acteurs secondaires, en particulier Dan Butler, relèvent le niveau.

Pour en revenir au scénario, il est pratiquement parfait en fait : le suspense sur celui qui contrôle l’homme au crochet, la scène finale, prenante et  à la réalisation impeccable.

Tout a déjà été dit : divertissant mais sans plus.

Dan Butler (1954) est surtout connu pour son rôle de Bob ‘’Bulldog’’ Briscoe dans la série Frasier.  Il est apparu entre autres dans The X-Files (le chef des démonistes dans La main de l’enfer, 2-14), Columbo, Code Quantum, Dr. House, etc...

Dean fait référence à S.O.S fantômes (Ghost Busters, 1984)lorsqu’il appelle Sam ‘’Dr. Venkman’’, un des héros interprété par Bill Murray.

Le sujet de l’épisode se rapproche beaucoup de celui d’Urban Legend (1998), film d’épouvante se déroulant pareillement sur un campus et tournant autours des légendes urbaines. Les deux premiers meurtres ressemblent nettement à ceux du film.

Le Hook Man passe à l’attaque dans une église, domaine normalement interdit aux esprits maléfiques, comme le montrera l’épisode Route 666 (1-13).

Quand Lori s’endort dans sa chambre au campus, il n’y a aucune lampe sur sa table de chevet. Au réveil une lampe grise est apparue.

Hook Man était censé composer le deuxième épisode diffusé de la saison, mais le tournage pris du retard. Le metteur en scène, David Jackson, éprouvait des difficultés à rendre suffisamment effrayantes les scènes du Hook Man. Wendigo fut donc diffusé à sa place, tandis que Kim Manners fut appelé à la rescousse afin de boucler l’épisode. Kripke considère de fait cet épisode comme l’un des moins performants de la saison.

Quand Sean peint l’étudiant, le pinceau change brusquement de main.

Dean se compare à Matlock, héros de la série télé du même nom, un avocat remportant toujours la partie (1986-1995).

En voyant des jeunes filles de la sororité, Dean demande à Sam s’ils pourront assister à un combat d’oreiller déshabillé (« naked pillow fight »). Ils ‘agit d’un clin d’œil au film de John Landis « Animal House » (1978), où le héros regarde par la fenêtre des étudiantes s’amuser ainsi. Enorme succès en son temps, Animal House reste l’un des films les plus rentables de l’histoire du cinéma. Il est devenu une référence de la culture populaire, notamment pour sa musique et sa Toge Party, devenu un modèle encore régulièrement pratiqué pour les soirées étudiantes.

Durant l’épisode on entend :

“Merry Go Round” de Split Habit, dans la chambre des filles, en début d’épisode, “Bang Your Head” de Quiet Riot, dans l’Impala, lors de l’arrivée des Winchester, “Noise” de Low Five, durant la séance de peinture, “At Rest” d’APM, à l’église, durant les funérailles, “U Do 2 Me” de Paul Richards, durant la fête étudiante, “Peace Of Mind” de Boston, lors du traditionnel rugissant départ en Impala.

Le Hook Man s’en prenant à la voiture isolée où se trouvent deux amoureux demeure une légende urbaine particulièrement populaire, remontant aux années 50. Selon les versions le couple peut parvenir à s’échapper et trouve alors le crochet planté dans la porte de la voiture. La connotation moraliste de du mythe apparaît très claire. On y trouve référence dans Urban Legend, mais aussi dans Souviens-toi... l'été dernier (1997). Un épisode de MillenniuM, Les aliénés du diable (2-14) cite également plusieurs légendes urbaines, la première d’entre elles étant celle du Hook Man.

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8. LA VALLÉE MAUDITE
(BUGS)


Après être tombé dans un trou, un ouvrier est retrouvé le cerveau dévoré de l’intérieur. Entendent parler de cette mort plutôt hors du commun, les frères Winchester partent enquêter...

Bzzzzz....Bzzzzz....

Cet épisode ne fait parti de mes préférés et est en dessous de grands nombres d’autres épisodes à 3 étoiles. J’ai même beaucoup hésité entre 2 et 3/4. Finalement, j’ai pensé qu’il s’agit d’un épisode certes mineur, mais tout de même efficace.

Avec un thème pareil (les insectes), j’étais sûr que cette histoire allait être bien flippante...D’une manière générale, les insectes dans les fictions ça fout toujours les jetons. Supernatural ne fait, bien entendu, pas exceptions.

Des effets gores horribles avec l’introduction (les insectes qui rentrent pas les oreilles, etc...) où encore la deuxième mort, avec les araignées qui sortent par centaines de la douche (voir photo)....Brrr !!!

Pas mal d’autres scènes intéressantes avec le vieil indien par exemple (Jimmy Herman, habitué à ce genre de rôles) où amusantes lorsque tout le monde prend Sam et Dean...pour un couple. Les acteurs secondaires sont tous très bons.

Mais malgré cette intrigue originale, on ne peut que regrette l’absence de réel adversaire, les insectes, bien que redoutables, n’en constituant pas un. Du coup, la scène finale fait assez précipitée, malgré une réalisation efficace. Et l’explication à tout ça (une malédiction indienne), c’est un peu facile...

Un épisode divertissant (et effrayant !) mais qui reste relativement mineur pour la série.

Cet épisode est égalemment connu sous le titre français Les insectes, soit la traduction exacte du titre original.

La scène où les insectes descendent par la cheminée est une référence au film Les oiseaux de Hitchcock.

Sam et Dean comparent la situation au film Willard (1971). Ce classique de l’épouvante décrit comment un jeune psychopathe impose sa volonté à une abominable horde de rats et s’en sert pour tuer les gens l’ayant humilié. Un remake a été réalisé en 2003.

Larry Pike est joué par Andrew Airlie, comédien aperçu dans de très nombreuses séries, notamment fantastiques : X-Files, MillenniuM, Poltergeist, Au-delà du réel, Les chemins de l’étrange, Tru Calling, Les 4400, Stargate SG-1, Eureka, Reaper etc.

Dans le rôle de Travis, l’employé du gaz barbu, on reconnaît Ryan Robbins, le futur Henry de Sanctuary.

En guest lors de sa brève apparition en tant que professeur, on retrouve également Jim Byrnes, acteur et chanteur pareillement présent dans Sanctuary (le père de Magnus) mais aussi Highlander et de nombreuses autres séries fantastiques.

Près de 60 000 abeilles furent utilisées lors de la scène du grenier. Tous les comédiens portaient des vêtements spéciaux mais furent néanmoins piqués.

Quand Dean découvre les araignées dans la maison de Linda, il est évident qu’elles sont en caoutchouc.

A la grande surprise de Dean, Sam révèle qu’il lui arrive de regarder The Oprah Winfrey Show (1986-2011), alors que cette émission particulièrement populaire et influente aux Etats-Unis s’adresse avant tout aux femmes.

Durant l’épisode l’on entend, accompagnant les divers passages dans l’Impala :

“Rock of Ages” de Def Leppard, “No One Like You” de The Scorpions, “I Got More Bills Than I Got Pay” de Black Toast Music, “Poke In Tha Butt” de Extreme Music, “Medusa” de MasterSource.

Du fait du manque de temps et de moyens, les scènes d’insectes ne correspondirent pas à la vision qu’en avait Eric Kripke, pour qui La vallée maudite demeure l’un des épisodes les moins percutants de la série. Kim Manners, le réalisateur, était lui sceptique dès le départ, expliquant que les insectes sont davantage sinistres que réellement effrayants. A la suite de cet épisode, les adversaires à forme humaine furent privilégiés tout au long de la série.

Le thème de l’épisode fut retenu en raison de la popularité des d’insectes parmi les légendes urbaines, notamment ceux dévorant les corps de l’intérieur. Le film Creepy Crawlers (2000) se consacre également au sujet, de même que l’épisode des X-Files Nicotine (7-18), déjà réalisé par Kim Manners.

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9. LA MAISON DES CAUCHEMARS
(HOME)


 

Après avoir fait un rêve étrange, Sam persuade Dean de retourner dans la maison de leur enfance, là où leur mère est morte 22 ans plus tôt. Ils découvrent que la demeure pourrait être hantée et que les nouveaux habitants (une mère et sa fille) sont peut-être en danger. Les deux frères font alors appel à Missouri Moseley, une voyante.

Home Sweet Home...

Cet épisode est légèrement en dessous des nombreux chef d’œuvre qui peuplent cette première saison. Néanmoins, il reste de très bonne qualité, et indispensable à la bonne compréhension de l’intrigue. En particulier pour la révélation finale.

Commencerons d’abord par les points positifs de l’épisode : le premier qui me vient en tête est bien entendu l’impressionnant casting. Si c’est Kristin Richardson qui à le plus important rôle secondaire de l’épisode, elle est loin d’en être la meilleure actrice. Certes elle joue juste et rend son personnage attachant, mais elle se fait ‘’écraser’’ par l’inoubliable Loretta Devine. Son interprétation de l’excentrique voyante Missouri est juste parfaite. Chaque scène où elle apparaît est un régal, mais ma préférée reste celle de sa rencontre avec Sam Et Dean. Immanquable ! A se tordre de rire ! Sa fameuse réplique ‘’Boy, you put your foot on my coffee table, I'm 'a whack you with a spoon !’’ est devenue culte. A noter que la VF traduit ça par ‘’Oh ne posez surtout les pieds sur ma table à café où je vous change en crapaud !’’. Mouais...

L’épisode comporte égalemment de très bonnes scènes, assez effrayantes et horribles : l’introduction, le petit dans le réfrigérateur, le plombier qui se fait découper la main dans le broyeur à ordure (OUCH ! Cliché certes, mais toujours efficace pour l’ambiance). De bonnes scènes d’actions égalemment, quand le poltergeist attaque Sam et Dean.

Mais l’épisode doit surtout être vu pour sa révélation finale, avec l’apparition surprise et inattendue de...John Winchester. Dans La légende de Bloody Mary, on avait appris d’étranges choses au sujet de Sam (il aurait d’étranges pouvoirs), mais le tout restait assez flou. Le sujet est ici bien plus approfondie, mais on en apprendra beaucoup plus dans Télékinésie de cette même saison.

Passons maintenant aux quelques points négatifs. En fait, il n’y à en à qu’un seul, mais il est suffisamment important pour me faire enlever 1 étoile à l’épisode. Déjà, la scène finale avec l’apparition de l’esprit de Mary Winchester. Cette scène aurait pu être émouvante, dramatique, sensationnelle... Mais rien de tout ça. Non, au lieu on à droit à quelques secondes assez lourdes, malgré les très bons jeux de Samantha Smith (que l’on n’avait pas revu depuis le pilote), de Jensen Ackles et de Jared Padalecki. La scène est trop courte pour apporter quoi que ce soit. De plus, l’explication finale est un brin tirée par les cheveux.

Un épisode essentiel de la série, et regardable, mais on est loin des chef d’œuvres du genre Terreur à l’asile ou Le tableau hanté

Loretta Devine (1949) est surtout connu pour des rôles de Adele Weber dans Grey’s Anatomy et de Marla Hendrick dans Boston Public. Elle est égalemment apparue dans Ally McBeal, Méthode Zoé ou encore Glee.

Cet épisode est égalemment connu sous le titre français Le retour

Cet épisode s’appelait à l’origine The Journey Home.

Le numéro de téléphone de John Winchester est différent de celui donné dans Le fantôme voyageur (1-04).

Le singe mécanique à cymbale est une référence à la nouvelle de Stephen King Le Singe, parue dans le recueil Brumes (1985) et ayant connu un grand succès. Le claquement des cymbales de cet objet maléfique provoquaient toujours la mort de quelqu’un. Ce jouet bien réel, d’origine japonaise, a connu une forte popularité aux USA, dans les années 50 et 60. Suite au texte du Roi de l’Epouvante, le singe est référencé dans de nombreuses productions fantastiques ou horrifiques, mais aussi dans des clips musicaux, des jeux vidéo etc. récemment il apparaît dans un épisode de Doctor Who , Drôle de mort (2005).

« I mean first you tell me that you've got the Shining. » déclare Dean, il s’agit d’une nouvelle référence à King (roman de 1977), ainsi qu’au célèbre film de Kubrick (1980).

Première apparition de John Winchester, en dehors du flash back initial. John se sacrifiera pour sauver Dean, en début de saison 2, mais réapparaîtra par la suite lors de voyages dans le passé réalisés par les deux frères (de même que Mary). Il deviendra temporairement le Vaisseau de l’Archange Michel.

Fait rarissime tout au long de la série, l’épisode ne contient aucune chanson répertoriée.

Jeffrey Dean Morgan, l’interprète de John, réalise une fort belle carrière, notamment grâce à son étonnant charisme naturel (Weeds, Grey’s Anatomy, Tru Calling, Star Trek : Enterprise, Urgences, Angel etc.). Il attient la grande popularité grâce à sa remarquable prestation dans Watchmen (2009), où il interprète avec une remarquable présence le Comédien. Bien qu’il interprète le père des frères Winchester, il n’a que douze ans de plus que Jensen Ackles.

Quand Sam et Dean se précipitent pour sauver Jenny et ses enfants, la porte d’entrée s’ouvre sans difficulté. Jenny ne l’aurait donc pas verrouillée.

Quand l’enfant entre dans le frigo, les sécurités de ce dernier se ferment. Mais à la fin de la scène, juste avant le fondu au noir, on voit qu’elles sont ouvertes.

« Missouri did her whole Zelda Rubinstein thing » déclare Dean. Il s’agit d’un clin d’œil au film Poltergeist (1982), où cette actrice interprétait la voyante Tangina Barrons.

Quand Sam dit à Sarry de sortir son petit frère de la maison, il utilise la même phrase que son père dans le pilote, quand celui-ci s’adressait à Dean : « Take your brother outside, as fast as you can. Don’t look back ».

C’est l’une des très rares fois où, pour s’introduire quelque par, les frères Winchester se présent comme étant... Eux-mêmes !

La scène de la plomberie est la préférée de Kripke sur l’ensemble de la saison

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10. TERREUR À L'ASILE
(ASYLUM)


Après avoir fait une ronde dans un asile psychiatrique abandonné, un policier abat sa femme sans aucune raison particulière, puis se donne la mort. Les frères Winchester, guidés par un texto de leur père, partent enquêtent dans l’ancien hôpital...

Huis-clos terrifiant...

Un excellent épisode. Un des meilleurs de la saison, même. Une histoire solide portée par de très bons acteurs, principaux et secondaires. A noter que comme un grand nombre d’épisodes de cette saison, l’ambiance est très sombre et certaines scènes de l’épisodes sont dignes des meilleurs films d’horreur.

La majeure partie de l’épisode (environ 30 minutes sur 40) se déroule dans les décors inquiétants et très réalistes de l’asile psychiatrique abandonné. Ce qui nous offre un huis-clos angoissant, voir terrifiant (le suspense est tout de même essentiel dans ce genre d’épisodes), mais jamais ennuyeux comme peuvent l’être certains huis-clos. Et puis, comme il y à peu d’action, excepté le combat final entre Sam possédé et Dean, premier d’une longue série, on prête plus d’attention aux détails. Les deux guest principaux notamment, Brooke Nevin et Nicholas d’Agosto, sont très bons : j’aime beaucoup leurs personnages, typique des films d’horreurs. On peut égalemment noter l’aspect effrayant des esprits qui hantent l’asile, décomposés à en faire peur. En particulier le Dr. Sanford Ellicott (excellent Norman Armour) qui fait parti des ennemis les plus affreux des frères Winchester. Sur ce coup, les maquilleurs se sont surpassés. Il n’y à rien à dire côté effets spéciaux, non plus : c’est parfait !

Mais même dans cet épisode très noir, on peut déceler quelques répliques drôles : notamment Dean qui n’arrête pas de plaisanter sur les dons de médiums de Sam (voir IS). Pas grand chose d’autre cependant, les auteurs ayant laissé une place plus importante à l’horreur qu’à l’humour dans cette première saison.

Au niveau fil rouge de la saison, après la surprenante découverte à l’issu de l’épisode précédent, La maison des cauchemars, on à ici un texto de John Winchester, mais guère plus.

Un sommet de la saison sans aucun point négatif.

Dean fait référence aux séries Medium et Ghost Whisperer : ‘’Hey Sam, who do you think is the hotter psychic ? Patricia Arquette, Jennifer Love Hewitt or you ?’’

Cette épisode se déroule dans une ‘’petite ville’’ appelée Rockford...qui est, en réalité, la troisième plus grande ville de l’Illinois !

Pour la première fois l’acier est cité comme une arme anti-démon.

Jared maintient désormais sa voix naturellement grave, au lieu du ton moins marqué qu’il avait adopté depuis Gilmore Girls.

Dans l’hôpital, on aperçoit à plusieurs reprises le symbole représentant un danger biologique. Or celui-ci fut crée en 1966, alors que l’établissement a été fermé en 1964. Ce signe fut d’abord établi par la firme Dow Chemical, puis généralisé 1967 car il était celui frappant le plus le public. Il se substitue alors à une quarantaine de logos coexistant simultanément.

On aperçoit de la lumière diurne à travers les fenêtres, or l’action est censée se dérouler en pleine nuit.

On entend le titre ‘’Hey You’’ de Bachman Turner Overdrive, au bar.

Dean utilise le pseudonyme de Nigel Tufnel, soit le leader des Spinal Tap, groupe imaginaire de Hard Rock héros du mythique film du même nom (1984), avec Patrick Macnee.

« All work and no play makes Dr. Ellicott a very dull boy » déclare Dean, il s’agit d’un clin d’œil à la phrase obsédant le protagoniste de Shining « All work and no play makes Jack a very dull boy ».

« Maybe it's more like Amityville or the Smurl Haunting » indique Sam, avec une double référence. La première concerne le massacre de la famille Lutz (1974), popularisée au cinéma par le film de 1979 et d’autre part à la famille Smurl, qui affirma qu’un démon résida dans leur maison de 1974 à 1989. Leurs allégations connurent un succès médiatique, conduisant à un téléfilm en 1991. En évoquant ces deux affaires occultes très connues, Sam indique la probable présence d’esprits maléfiques.

L’épisode contient aussi des références à Star Wars (Yoda) et au Sixième Sens (« Let me know if you see any dead people, Haley Joel » déclare Dean)..

Le tournage de l’épisode se déroula à proximité de celui de Smallville. L’acteur principal de cette série, Tom Welling, rendit visite à Ackles et Padalecki, qui s’amusèrent à le dissimuler à l’arrière de l’Impala.

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11. L'ÉPOUVANTAIL
(SCARECROW)


.

John Winchester envoie à ses fils les coordonnées d’une petite bourgade. Sur le trajet, Sam et Dean se disputent violemment et se séparent : Dean suit les coordonnées laissés par son père tandis que Sam part en Californie pour tenter de retrouver ce-dernier. Sur le chemin, il rencontre une étrange jeune femme nommée Meg. Mais lorsque Dean se retrouve pris au piège pour servir de sacrifice, Sam part pour lui venir en aide.

Première apparition de Meg Masters...

Un épisode plutôt moyen qui ne doit sa troisième étoile qu’à la première apparition d’une ennemie redoutable des frères Winchester : Meg. Toutefois, si Nicki Aycox est excellente dans ce rôle, son jeu paraît bien fade à côté de celui de Rachel Minner qui reprendra le rôle à partir de la cinquième saison. De plus, les scénaristes sont encore mystérieux sur le rôle qu’aura Meg dans la série.

Pour ce qui est du scénario de l’épisode, il est ultra-classique, prévisible et même tiré par les cheveux lors de certaines scènes : les habitants d’une petite ville offrent en sacrifice des humains pour un dieu païen. Si encore, l’épisode tentait une approche originale du sujet, mais là, ça ne prend pas. Les multiples longueurs (ça traîne, mais ça traîne...) et la niaiserie servant de réconciliation entre Sam et Dean n’arrangent pas le tout.

Quelques bonnes scènes néanmoins : la dispute entre Sam et Dean (Ackles et Padalecki sont au meilleur de leur forme), la scène d’introduction, classique mais efficace, le sanglant massacre final ou encore le cliffhanger final qui ne sera pas résolu avant Daeva (1-16).

De très bons guest égalemment : William B. Davis (à la hauteur de sa réputation !), Tom Butler, et tous les autres acteurs secondaires sont vraiment exceptionnels. Très peu d’humour dans cet épisode, moins sombre que d’autres mais pas joyeux non plus.

Un scénario moyen sauvé par quelques bonnes scènes, l’apparition d’un personnage clé et une brochette d’acteurs secondaires de qualité.

A deux reprises, les caméras et/ou les projecteurs sont visibles.

Cet épisode contient des références à : ‘’Massacre à la tronçonneuse’’, ‘’Le chant du diable’’ et ‘’Le village’’ (of course !).

Dean à l’épouvantail : ‘’Dude, you fugly’’

L’arbre présenté comme un pommier est en fait un noisetier. Durant l’Antiquité et le Moyen Age, de grands pouvoirs magiques ont souvent été attribués à cette espèce, notamment la fertilité et la détection de l’eau par les sourciers.

Supernatural accueille un grand guest en provenance des X-Files, en la personne de William B. Davis (l’Homme à la Cigarette en personne). Champagne !

Les X-Files ont également utilisé l’étonnant décor naturel des noisetiers, dans Schizogonie (5-09).

Nous découvrons l’impitoyable et perverse Meg Masters, l’ennemie au plus long cours des Winchester puisque toujours présente en saison 6. Apparue dans huit épisodes, la « fille » du Démon aux Yeux Jaunes sera incarnée par Nicki Aycox, puis par Rachel Miner, très différentes mais pareillement douées.

Quand Meg tranche la jugulaire du chauffeur, la flot de sang apparaît bien inférieur à ce qu’il devrait être. Normalement on a une grosse tache sur une bonne moitié du pare-brise.

Les contacts apparaissant dans le téléphone de Sam sont soit des membres de l’équipe technique soit des personnages rencontrés par le passé, comme Estella Warren, de Faux frères.

Il s’agit du premier épisode dont le titre apparaît à l’écran.

Le thème de la déité nordique protégeant un petite ville mais prenant un sacrifice annuel en échange est l’un de ce ceux décrits dans le formidable roman de Neil Gaiman qu’est American Gods (2001). Ce livre majeur inspirera plusieurs épisodes de la série, dont Le Panthéon.

L’épisode comporte de nombreuses références au Magicien d’Oz : Emily, l’épouvantail, la cave, le pommier…

Durant l’épisode on entend :

‘’Puppet’’, de Colepitz, quand Sam utilise son téléphone, ‘’Bad Company’’, de Bad Company, quand Meg passe à l’action, ‘’Lodi’’, de Creedence Clearwater Revival, à la fin.

Dean affirme s’appeler John Bonham. Il s’agit en fait d’un des plus grands batteurs et compositeurs de l’histoire du Rock, décédé en 1980 (avoir avoir ingurgité 40 verres de vodka). Surnommé Bonzo, il demeure une figure emblématique de son groupe, Led Zeppelin, et a exercé une grande influence sur bien d’autres musiciens par son sens du rythme et la puissance de ses prestations. Led Zeppelin décide de se dissoudre après son décès.

Les Vanirs (ou Vanes) constituent un groupe de dieux nordiques s’opposant aux Ases (Thor, Odin…). Divinités de la fertilité et de la magie (Freyr, Freyja…) ils sont plus proches des humains que leurs rivaux et les aident plus volontiers dans la vie courante. Leur nom signifie « Seigneurs amicaux ».

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12. MAGIE NOIRE
(FAITH)


.

Lors d’une chasse, Dean est mortellement blessé, et n’a plus que quelques heures à vivre. Pour le sauver, Sam l’emmène voir un certain Roy Lagrange, qui guérit miraculeusement les gens...

Emouvant...

Au beau milieu d’une première saison très sombre, Magie noire apparaît comme un ‘’éclaircissement’’. Cet épisode est assez émouvant, mais il flotte tout de même une atmosphère assez inquiétante. On ne peut s’empêcher de penser à L’église des miracles (X-Files, 1-17) lorsque l’on voit cette histoire de guérison par la foi dans un milieu religieux. Toutefois, même si on peut observer des similitudes entres les deux histoires, les épisodes sont quand même très différents.

Au début de l’épisode, on pouvait croire que les auteurs allaient jouer la carte du ‘’héros en danger : Mon dieu, va t-il survire ?’’. Mais Dean guéri vite (au bout de 10 minutes) et on se rend compte qu’il ne s’agit que qu’un détail utilisé pour introduire un épisode bien plus subtil. Et c’est tant mieux, car l’épisode aurait été, à coup sûr, moins réussi.
Les scénaristes nous servent une histoire passionnante, mélange de fantastique et de religion, ce qui sera beaucoup utilisé dans la série à partir de la saison 4 avec l’apparition des anges. L’épisode joue égalemment sur le suspense lors de l’haletante scène de la mort de Sue Ann.

Mais le plus grand atout de cette historie demeure bien entendue sa guest principale : Julie Benz, dans un rôle ici très éloigne de Darla (Buffy ; Angel). Je la place juste derrière Taylor Cole dans le classement des meilleurs personnages secondaires. Elle interprète Layla magistralement, et nous fais passer beaucoup d’émotion. Surtout lors de la déchirante scène finale avec Dean qui vous fera pleurer comme des fontaines. Jensen Ackles nous livre ici une de ses meilleures prestations de la série.

Peu d’effets spéciaux ici, mais la qualité n’en pâtit pas, bien au contraire. On ainsi plus attention à la réalisation inspirée d’Allan Kroeker.

Très peu d’humour égalemment, les scénaristes ont préférés jouer sur la carte de l’émotion. C’est très bien comme ça.   

Rien à dire de plus. Un nouveau chef d’œuvre dans cette excellente première saison.

Julie Benz (1972) est surtout connue pour son rôle de Darla dans les séries Buffy contre les vampires et Angel. Elle est égalemment apparue dans la saison 6 de Desperate Housewives et plus récemment dans la série No Ordinary Family, interrompue au bout d’une saison, faute d’audience.

Cet épisode est égalemment connu sous le titre français La foi, soit la traduction du titre original.

Le tournage de l’épisode fut contrarié par des pluies diluviennes s’étendant sur cinq journées. Le sol boueux rendit également difficile le déplacement des véhicules.

Durant l’épisode, on entend :

‘’Don't Fear The Reaper’’, de Blue Öyster Cult, quand Roy effectue une guérison et que le Faucheur prend en échange la vie d’un coureur.

La fenêtre par laquelle Sam est censé s’échapper du sous sol est à l’évidence trop étroite pour cela.

L’épisode est le préféré de Kripke pour l’ensemble de la saison. Il indique également que c’est à cette occasion qu’il s’est pour la première fois interrogé sur la place de Dieu et du libre arbitre dans l’univers de la série. Il fut dès lors convaincu alors que Supernatural était capable d’aborder frontalement ces questions.

Les Reapers (faucheurs) vont réapparaitre ultérieurement dans la série, notamment avec Tessa (Sacrifices, 2-01), mais également en saison 5, avec la venue de la Mort en personne et pour finir dans la sixième saison.

L’auteure Raelle Tucker raconte avoir d’abord écrit le Reaper avec la faux et le voile noir traditionnels, avant de se rendre compte que cet aspect théâtral ne correspondait pas à l’esprit de l’épisode. Elle préféra également développer une figure originale, estimant que les poncifs n’effraient plus personne.

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13. ROUTE 666
(ROUTE 666 )


Cassie, une ancienne petite amie de Dean, demande de l’aide à ce dernier : des gens de couleurs ont été assassinés par ce qui semble être...un camion. Les deux frères Winchester se rendent sur place pour enquêter.

Le camion fantôme...

J’ai, pour cet épisode, longtemps hésité entre 2 et 3 étoiles. Cette histoire de camion fantôme n’est pas une mauvaise idée, mais les scénaristes nous servent une histoire pas très convaincante, prévisible (surtout si l’on compare avec des épisodes comme Faux frères ou Le tableau hanté) avec une explication un poil tirée par les cheveux et quelques scènes pas du tout nécessaires et frisant le ridicule.

Pourtant, l’épisode démarrait fort bien : la scène d’introduction était assez spectaculaire, le personnage de Cassie avait l’air intéressant, interprétée par la très correcte Megalyn Echikunwoke et l’histoire se suivait sans déplaisir. Mais on se rend très vite compte des limite du scénario à partir du moment où Dean et Cassie couchent ensemble. Scène assez...hot, mais qui n’échappe pas au ridicule. Par la suite, ça dégringole dans le médiocre : les aveux de Mrs. Robisnon (Kathleen Noone, décevante) sont tout sauf dramatiques et inattendus, la scène finale, bien que bénéficiant de très bons effets spéciaux, est vraiment prévisible et pourtant pas très crédible. Pas pas de longueurs égalemment, avec les scènes entre Cassie et Dean (Jensen Ackles n’est pas en très grande forme ici) où encore dans le marais. Et l’absence d’humour ne joue pas en faveur de l’épisode. La réalisation, en revanche, est très correcte.

Un épisode très médiocre, sauvé de peu pas ses très bons effets spéciaux et par l’interprétation très correcte de sa guest principale.

Megalyn Echikunwoke (1983) est surtout connu pour ses rôles d’Isabelle Tyler dans Les 4400 et d’Angie Barnett dans That 70’s Show. Elle à fait quelques apparitions dans Urgences, Buffy contre les vampires, 24 heures chrono et plein d’autres séries.

Il s’agit d’une des rare fois où les frères Winchester ne chassent pas un ennemi à apparence humaine.

Sam et Dean demeurent parfaitement secs après avoir attaché une chaine au camion immergé.

Dans le flash back on voit que le camion est poussé dans l’eau vers l’avant, mais ce sens apparaît inversé quand il en est retiré.

Sam déclare à Dean qu’il doit rouler sur 0,7 miles. Dean regarde alors le compteur, qui indique alors 70098.2 miles. A la fin du mouvement, il en indique 70100.6, soit nettement plus !

Le tournage de l’épisode fut perturbé par d’importantes chutes de neige, élément bien entendu impossible à montrer dans une action censée se dérouler dans les bayous de Louisiane.

L’épisode fait partie de ceux que Kripke déclare le moins apprécier cette saison. En effet son projet initial était de tourner un épisode entièrement basé sur des poursuites de voitures (l’Impala contre le monstre mécanique), mais il n’a pas pu disposer des moyens financiers suffisants pour mener à bien ce projet. Il fallu alors improviser un scénario de rechange et, avec le recul, il estime ridicule cette histoire de camion raciste (on peut penser qu’il avait en tête le Duel de Spielberg.)

‘’Yeah, kinda like that theatre in Illinois’’, déclare Sam, faisant référence à une légende urbaine américaine. Durant une représentation, un accident provoqua la mort d’un machiniste du Lincoln Square Theater, dans la ville de Decatur, Illinois. L’âme du défunt est ainsi supposée hanter l’endroit depuis les années 60.

Durant l’épisode, on entend

‘’Walk Away’’, de The James Gang, au début de l’épisode, quand l’Impala démarre, ‘’She Brings Me Love’’, de Bad Company, quand Dean et Cassie ont un moment intime, ‘’Can't Find My Way Home’’, de Blind Faith, lors du départ.

Le titre Route 666 est une référence au chiffre biblique de l’Antéchrist, mais aussi un clin d’œil à la mythique Route 66, reliant Chicago à Santa Monica, en Californie. Cet axe majeur des USA, surnommé « Mother Road » par Steinbeck, fut édifié durant le New Deal, à l’époque où l’Etat fédéral cherchait à relancer l’économie par de vastes travaux publics. Célèbre par ses paysages s’étendait sur près de 4 000 kilomètres, la route 66 a inspiré de nombreux artistes, écrivains et musiciens. Le développement des vastes autoroutes « interstates », lancées au début des années 60, l’a cependant déclassé en temps que vecteur économique, ruinant les villes s’étant édifiées sur son parcours (ce que raconte le dessin animé Cars). La Route 66 demeure cependant un important symbole de l’âme de l’Amérique profonde et d’une mystique du voyage également très américaine.

Une Route 666 (désormais 491) existe bien, mais avec une distance bien plus modeste. La Devil Highway traverse la région dite des Four Corners, car seul endroit des Etats Unis où quatre Etats font jonction : Arizona, Colorado, Nouveau-Mexique et Utah.

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14. TÉLÉKINÉSIE
(NIGHTMARE)


.Après avoir fait un rêve où il voyait un homme assassiné par un esprit, Sam convainc Dean de l’accompagner pour empêcher le drame, mais ils arrivent trop tard. Les deux frères enquêtent, mais voila que le frère de la victime se fait assassiner à son tour...

Immanquable...

Ce grand épisode est immanquable car il contient des informations très importantes pour la bonne compréhension de la série. Ainsi, on en apprend plus sur les étranges pouvoirs de médium de Sam. Jusque ici, le sujet avait déjà été abordé (La maison des cauchemars), mais jamais en profondeur. Ici, en plus d’importantes découvertes, on suit une enquête passionnante de bout en bout. Je n’ai compris que Max était le tueur qu’à la fin. En revanche, si les scénaristes ont voulu rendre le suicide de Max inattendu, c’est raté : prévisible à un point...

Comme dans pratiquement tous les épisodes de la saison, le suspense est présent de A à Z, en particulier dans la scène finale, haletante comme jamais. Les deux excellents seconds rôles principaux, Brendan Fletcher (Max) et Beth Broderick (Alice) crédibilisent cette scène.

Peu d’humour dans cette histoire, si ce n’est au début de l’épisode, lorsque Sam et Dean se font passer pour des prêtres où encore dans la scène finale où Dean compte utiliser les dons de Sam pour gagner à Vegas.

A noter les très bons effets gores dans le deuxième meurtre, la décapitation à la fenêtre (pourquoi croyez-vous qu’on les appelle ‘’fenêtres à guillotine’’ ?). Sinon, d’où est-ce que Dean sort son gadget très futuriste ?

Un grand épisode qui lève le voile sur certaines questions et en commence de nouvelles. Dans tous les cas, on est désormais persuadé d’un futur sombre pour Sam...

Brendan Fletcher (1981) est canadien. Il à joué entre autres dans Smallville, MilleniuM, Tru Calling, etc...

Cet épisode est égalemment connu sous le titre français Cauchemar, soit la traduction du titre original que je trouve bien meilleur. En effet le titre en français nous révèle dès le début que le tueur à un pouvoir.

Sam et Dean se présentent sous les identités respectives de ‘’Père Frehley’’ et de ‘’Père Simmons’’, soit les noms du guitariste et du bassiste du groupe de rock KISS.

Durant l’épisode on entend deux chansons de Bob Seger : Two plus Two et Lucifer. Il s’agit d’un chanteur du Michigan, où est censée se dérouler l’action. Les différents décors contiennent également plusieurs références à cet Etat (photos, mugs…). Le réalisateur Philip Sgriccia est lui même originaire du Michigan et a voulu faire un clin d’œil à cet Etat.

La dessinatrice des costumes de la série, Diana Widas, déclare que la taille du costume de prêtre de Sam est un peu juste. Elle commente que c’est souvent le cas pour les vêtements de Sam, voulant ainsi indiquer son côté plus coincé que Dean.

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15. LES CHASSEURS
(THE BENDERS)


Alors que les frères Winchester partent enquêter sur d’étranges enlèvements, c’est bientôt au tour de Sam de disparaître. Dean va alors faire équipe avec le sheriff Kathleen Hudack pour retrouver son frère, qui à été enlevé par une famille pour le moins...étrange.

Une famille formidable...

Avant que je ne découvre Supernatural, l’abandon du fantastique dans une série du genre m’avait souvent dérangé (X-Files avec le fétichiste...). Mais cette série est apparemment imunisé, car cet épisode fait parti des meilleurs de la saison, voir de la série entière, tandis que les Benders sont devenus des ennemis cultes pour la fans. L’abandon du fantastique sera à nouveau utilisé dans la saison 4 avec le non moins Entre les murs. Pour en revenir à l’épisode, un des ingrédients de son succès est la découverte tardive qu’il n’y à rien de surnaturel dans cette histoire. En effet, John Sheban (le scénariste) multiplie les fausses pistes comme le feront beaucoup d’autres scénaristes de la série. Donc, lorsque l’on commence l’épisode, on s’attend à voir un horrible monstre où tout autre démon, notamment en voyant la très bonne scène d’introduction...

Le thème des psychopathes qui kidnappent des victimes, puis les relâchent pour éprouver du plaisir en les traquant fut utilisé dans un grand nombre de séries policières, dont Esprits criminels, connue pour monter des sadiques plus horribles les uns que les autres. Mais c’est ici encore plus dérangeant de voir qu’il s’agit d’une famille entière...d’humains. En effet, on est généralement plus impressionné par les séries policières que par les séries fantastiques, car l’on sait que dans ce dernier cas, la menace n’est pas réelle. Or, dans ce genre d’épisodes où ces règles sont abandonnées (ce fut le cas pour Le fétichiste dans X-Files, déjà cité plus haut), l’horreur ne peut qu’en être augmentée.

Surtout qu’ils n’ont pas choisis que des adultes dans cette famille du bonheur : il y à aussi une petite fille, pire que tête à claque et interprétée par la talentueuse Alexia Fast, mais doublée en français par la très mauvaise je ne sais pas qui, mais change de métier. En parlant de guest, on est servi dans cet épisode : les 3 autres acteurs membres de cette joyeuse famille sont tellement bien choisis, qu’on dirait qu’ils sont les personnages. Jessica Steen est égalemment remarquable dans le rôle de Kathleen. Elle nous surprend avec son jeu plein d’émotion dans la scène finale. Jared Padalecki et Jensen Ackles sont, comme à leur habitude, très convaincants.

Peu, voire pas du tout, d’humour dans ce récit noir et macabre. En revanche, l’action ne manque pas : outre de très beaux combats, les scènes de ‘’chasse’’ dans la forêt sont pleines de suspenses et captivantes. Un peu comme l’épisode en fait.

Un des épisodes les plus sombres de la série, mais égalemment un des meilleurs. Rarement le réalisme dans une série fantastique n’aura utilisé avec autant de succès...et de noirceur !

Jessica Steen (1965) est d’origine canadienne. Elle est apparue dans un grand nombre de séries télévisées, comme Stargate SG-1, NCIS, Charmed et même le remake de Kojak en 2005.

Il s’agit, comme vous l’avez compris à moins d’être analphabètes, du premier épisode à abandonner le fantastique. Ce sera à nouveau le cas dans Entre les murs (4-11).

Il s’agit égalemment du premier épisode (en VO seulement) sans le petit récapitulatif des épisodes précédents : ‘’22 years ago’’, qui deviendra par la suite ‘’THEN’’.

En VO, lorsque Dean entre dans la cave pour la première fois, on peut voir ses lèvres bouger mais aucun son ne sort.

Dean fait plusieurs fois référence à Godzilla au cours de l’épisode. 

Dans Stargate SG-1, Jessica Steen, fut la première interprète du Dr. Elizabeh Weir, qui devait devenir l’une des figures majeures de Stargate Atlantis (mais sous les traits de Torri Higginson).

Le nom de «Bender» fait référence à une famille du Kansas qui assassinait les clients de passage dans leur hôtel, en 1872 et 1873. Vingt et unes personnes ont ainsi été tuées, avant que !es « Bloody Benders » ne prennent la fuite.

L’ordinateur de Kathleen indique que les Winchester ont la même taille (six pieds, quatre pouces), ce qui est manifestement faux.

Il est également indiqué que Dean est mort, ce qui fait référence aux évènements de Faux frères

Durant Les chasseurs, on entend Rocky Mountain Way, de Joe Walsh, au bar, au début.

C’est la première fois qu’un épisode ne se conclue pas sur le départ de l’Impala, les frères étant à pied

Quand Sam demande à Jenkins où ils se trouvent, on aperçoit le micro à droite de la tête de ce dernier.

They're just a bunch of psycho hillbilly rednecks... lookin' for love in all the wrong places., déclare Jenkins, en faisant référence à aux paroles de la chanson Looking for Love du chanteur Country Johnny Lee.

Ackles et Kripke estiment que Missy Bender compte parmi les adversaires les plus effrayants des Winchesters cette saison.

L’épisode est tourné dans le décor d’une petite ville, abandonné depuis des années.

Dean demande en plaisantant aux Benders de promettre de ne pas le transformer en cendrier. Il s’agit d’un clin d’œil au célèbre serial killer Ed Gein, qui transformait les dépouilles de ses victimes en décorations d’intérieur. Les cranes servaient ainsi de cendrier.

L’épisode s’inspire très largement du cultissime Massacre à la tronçonneuse (1974), où une famille isolée de dégénérés s’en prend pareillement à des voyageurs ; Le « héros » du film, Leatherface, fut également écrit à partir de l’histoire d’Ed Gein. Le retentissement du film à créé un nouveau genre de film d’horreur, où cette situation se reproduit à quelques variantes près (La Colline a des yeux, Détour Mortel…). Il en va de même pour les séries télé, l’épisode La Meute des X-Files (4-02) ne comporte ainsi également pas d’éléments fantastiques. Massacre à la Tronçonneuse à également contribué à la galerie des Scream Queens, Marilyn Burns frappant très fort avec une demi heure pleine d’hurlements ininterrompus.

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16. DAEVA
(SHADOWS)


 

Une jeune femme est retrouvée en plusieurs morceaux à son domicile fermé de l’intérieur. Les frères Winchester découvrent que le coupable est une Daeva, une ombre maléfique. Parallèlement, Sam retrouve Meg et découvre que la jeune femme n'est pas étrangère à ce meurtre...

Les griffes de la nuit...

4 étoiles sans aucune hésitation pour ce sommet de la saison. Un épisode culte qui à sa place au Panthéon de la série.

Le scénario est sublime, la réalisation égalemment, le suspense est omniprésent et on à la plaisir de retrouver Meg. Dans cet épisode, le personnage prend énormément d’épaisseur, ce qui permet d’apprécier davantage le très bon jeu de Nicki Aycox (mais qui, je le répète, n’égale pas celui de Rachel Miner qui reprendra, plus tard, le rôle). Sa confrontation finale avec les Winchester lui permet de montrer l’étendu de son talent. A noter égalemment la scène où Sam l’observe en sous-vêtements, très Fenêtre sur cour, mais en plus malsain.  

L’idée des Daevas était excellente, mais sa place est relativement mineure dans l’épisode, pour laisser plus de place à Meg. Le sujet aurait pu être approfondie avec succès dans un autre épisode, car les scènes en rapport sont vraiment réussies et suivent les règles des épisodes individuels : l’introduction bien digne de la série, l’enquête palpitante des deux frères, les habituelles répliques amusantes de Dean, etc... On ne va pas se plaindre cependant !

Autre surprise de taille : l’apparition finale de John Winchster. Scène très émouvante sans tomber dans le niais, portée par un Jeffrey Dean Morgan meilleur que jamais, et par Ackles et Padalecki, très justes.

Aucun point négatif pour un sommet de la série. Absolument immanquable !

Nicki Aycox (1975) à tenu le rôle de Meg Masters durant 5 épisodes avant de passer le flambeau à l’excellente Rachel Minner. L’actrice à une longue carrière en tant que guest dans des séries : Esprits criminels, Les Experts (Las Vegas et Miami), Cold Case, La treizième dimension, etc...

Cet épisode est égalemment connue sous le titre français Retrouvailles.

Meg dit qu’elle à rencontré ‘’Quelque chose Michael Murray’’ dans un bar de L.A. Il s’agit d’une référence à l’acteur Chad Michael Murray qui à joué avec Jared Padalecki dans la série Gilmore Girls et le film La maison de cire.

L’épisode voit les retrouvailles temporaires des frères Winchester avec leur père.

Durant l’épisode l’on entend :

‘’Pictures of Me’’, de Vue, au bar, ‘’You Got Your Hooks in Me’’, de Little Charlie and the Nightcats, quand Meredith marche dans la rue, ‘’The New World’’, de X, quand on découvre le symbole.

Les Winchester apprécient les voitures vintage : John conduit une GMC Sierra Grande. Ce pick-up haut de gamme a connu un grand succès à l’USA, dans la première moitié des années 80, grâce à ses capacités mais aussi à son design. Il a également été popularisé par la série L’homme qui tombe à pic (1981-1986), où il donne lieu à de nombreuses cascades.

Le symbole apparaît tracé avec le sang de Meredith, il n’a donc pas pu servir à invoquer le démon l’ayant tuée.

Le Daeva est une divinité védique aux grands pouvoirs, effectivement totalement intangible, mais pas négative. Le mot signifie « se mouvoir en toute liberté ».

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17. A FORCE DE VOLONTÉ...
(HELL HOUSE)


Alors qu’ils visitaient une maison supposée hantée, une bande de jeunes se sont retrouvés nez à nez avec le corps d’une fille pendue à la cave. Les frères Winchester partent enquêter, mais ne trouvent rien de surnaturel dans la maison. Ils rencontrent également deux pseudo-chasseurs, trouillards et pathétiques.

Que voulez-vous réellement... ?

Un épisode agréable, au scénario plutôt original. J’ai bien aimé l’idée des personnes créant eux-mêmes leurs démons. Le suspense est également omniprésent tout au long de l’histoire et la réalisation est la hauteur. Les scènes dans la maison sont assez effrayantes, dignes de vrais films d’horreurs. Il y à peu d’effets spéciaux mais ils sont plutôt réussis.
L’humour et l’horreur se mélangent plutôt bien ici : les ‘’blagues’’ entre Sam et Dean sont à tomber par terre.

Pourquoi pas 4 étoiles dans ce cas là ? Et bien déjà pour les quelque ‘’longueurs’’ qui diminuent la qualité de l’épisode. Si je mets ‘’longueur’’ entre guillemets, c’est parce que ces longueurs sont deux, se nomment Harry et Ed et sont interprétées respectivement par Travis Wester et A.J Buckley. Ces deux geeks amateurs qui formeront plus tard les horripilants Ghostfacers sont certes très appréciés, mais personnellement je les trouve insupportables. Si dans cet épisode, on peux les trouver à la limite amusants (á la limite !), ils reviendront à la charge à trois reprises dans la série (une fois, c’est déjà beaucoup trop). Ils font baisser la note d’une étoile. Rien à dire de négatif en revanche sur le reste du casting.

Un épisode qui aurait pu être excellents sans les interventions de vous-savez-qui !

Cet épisode est égalemment connu sous le titre français La maison de l’enfer, soit la traduction du titre original.

Première apparition d’Harry et Ed, qui formeront plus tard le groupe ennuyeux à mourir et sans intérêt des Ghostfacers.

Le site internet que Sam découvre existe réellement : www.hellhoundslair.com à été crée par les producteurs de la série. Il relate plusieurs légendes urbaines, dont certaines reliées à des épisodes de la série.

Harry et Ed font référence à Buffy contre les vampires : ‘’What Would Buffy Do ?’’ (Qu’est-ce que Buffy ferait ?)

La jeune femme tuée en prologue est interprétée par Agam Darshi, qui va devenir en 2009 l’une des interprètes principales de la série Sanctuary (Kate Freelander).

Avant d’être tuée elle casse plusieurs jarres, dont une qui réapparaitra plus tard dans l’épisode, manipulée par Dean.

L’épisode se déroule à Richardson, au Texas, qui est la ville natale de Jensen Ackles. Elle est très différente de la petite localité rurale montrée ici car intégrée dans l’urbanisation de Dallas - Fort Worth.

Les policiers ont du vraiment s’éloigner pour ne pas entendre les coups de feu !

Durant l’épisode on entend

"Fire of Unknown Origin" de Blue Öyster Cult, au début "Burning For You" du même groupe, à la fin.

Les paroles de la première chanson évoque le passé des Winchester : « A fire of unknown origin/Took my baby away… »

Le symbole peint au mur que commente Dean est en fait le logo de ce groupe apparaissant toujours sur leurs albums. Nommé le « Cronos », il s’inspire du symbole de Saturne. Importante formation de Heavy Metal, parfois psychédélique/ésotérique, les Blue Öyster Cult existent depuis 1967.

Les noms Zeddemore et Spengler font référence aux héros du film SOS Fantômes (1984).

L’album impressionnant Dean à la boutique est le mythique Point of Know Return, du groupe Kansas (1977), contenant notamment leur standard Dust in the Wind.

Les dialogues des deux Geeks comportent un nombre élevé de références : le Seigneur des Anneaux, l’Exorciste, Donjons et Dragons, etc.

Les futurs facers empilent l'expression What Would Buffy Do, souvent abrégée en WWBD, devenue une question rituelle du geekland. Elle est prononcée pour l'amusement du défi, mais aussi parfois très sérieusement. Le livre "What Would Buffy Do?: The Vampire Slayer as Spiritual Guide", écrit par une auteure chrétienne, définit une démarche spirituelle basée sur la série de Joss Whedon.

Les futurs Ghostfacers reviendront par la suite pourrir la vie des deux frères, dans les épisodes Ghostfacers (3-13) et Nés pour chasser (4-18). Ils ont leur propre site Web et sont devenus les héros d’une Web-série, dérivée de Supernatural (2010), portant leur nom. Ils y enquêtent sur la mort mystérieuse de l’actrice Janet Meyers, qui depuis hante un théâtre.

Après avoir eu recours à plusieurs légendes urbaines cette saison, Kripke indique avoir voulu ici montrer comment celle-ci se créaient puis se développaient. Il déclare également que le sujet le passionne et qu’au cours de cette première saison, il a voulu montrer comment les légendes urbaines participent au folklore d’un pays et donc pleinement à sa culture.

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18. LA STRYGE
(SOMETHING WICKED)


 

John Winchester laisse à ses deux fils les coordonnées d’une petite ville. Lorsqu’ils se rendent sur place, Sam et Dean remarquent qu’il y à très peu enfant dans les rues, une épidémie de pneumonie en ayant envoyé la majorité à l’hôpital dans un état critique...

Quelque chose de méchant...

Un bon épisode, agréable à regarder mais pas un des meilleurs de la saison. Le rythme est assez lent et la seule scène d’action est bien en-dessous d’autres de cette saison. De plus, le visage de la Stryge fait très...masque en latex. Les nombreux flashbacks sur l’enfance des Winchester sont intéressants et émouvants (on en verra d’autres au cours de la série) et les deux acteurs qui jouent Sam et Dean enfants sont très corrects (par contre, leur doublage français...) mais ils ralentissent encore plus l’épisode. On à néanmoins le plaisir de revoir Jeffrey Dean Morgan, dont le jeu est de plus en plus impressionnant d’épisodes en épisodes.

Un grand nombre d’éléments font tout de même pencher la balance vers les 3 étoiles : la scène de la vieille dame avec une réalisation qui fait monter l’angoisse, la réalisation donc, le scénario assez original ou encore les très bons acteurs secondaires (Colby Paul en particulier).

Pas mal de scènes amusantes égalemment (le coup du ‘’Bikini Inspectors’’, c’est vraiment à mourir de rire).

Un épisode sans plus particulier, mais qui fait passer un bon moment.

Cet épisode est égalemment connu sous le titre français L’épidémie, un poil moins révélateur que La Stryge.

A la fin, les caméras sont visibles sur l’Impala.

Lors d’un des souvenirs d’enfance Sam regarde le dessin animé Cosmocats (Thundercats,1985-1986), qui raconte la lutte de valeureux hommes chat contre d’affreux mutants..

Dean joue lui au jeu vidéo Andro Dunos, un shoot them up vertical sorti en 1992 sur Neo-Geo AES.

A l’entrée de Fitchburg, le nom de la ville est écrit sur le panneau de bienvenue, mais celui précisant le total de la population indique l’orthographe Fitchberg.

Durant l’épisode l’on entend :

‘’Rock Bottom’’, d’UFO, quand les deux frères discutent dans l’Impala en début d’épisode, ‘’Road to Nowhere’’ d’Ozzy Osborne, lors du départ.

Quand les deux frères rencontrent le médecin et discutent avec l’infirmière, on aperçoit le micro dans un miroir, au dessus de la tête du docteur.

La dame âgée appelle sa croix un crucifix, or une croix ne devient un crucifix que si Jésus y est représenté.

Le titre original de l’épisode est une référence à un très célèbre roman de Ray Bradbury, Something Wicked This Way Comes (1962). Intitulé en Français La Foire des Ténèbres, il raconte comment des enfants sont confrontés à une fête foraine maléfique et à une créature des ténèbres.

Dans le folklore, une Stryge est un démon ailé femelle, aux hurlements très sonores. Elles se nourrissent surtout des nouveaux nés, qu’elles agressent au berceau, quand personne ne les surveille. Elles sucent sur place le sang des nourrissons ou les enlèvent. Leur nom a une racine grecque signifiant oiseau de nuit.

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19. LE TABLEAU HANTÉ
(PROVENANCE)


Un couple est sauvagement assassiné au rasoir, alors que tout chez eux était bouclé. Les deux frères Winchester partent enquêter. Ils sont persuadés que le tableau acheté par les victimes le jour de leur mort n’est pas étranger au drame. Parallèlement, Sam fait la connaissance de Sarah Blake, une spécialiste en art...

Le must, om comment un meurtre sanglant peut-il devenir artistique...

Le must de la saison, et un des meilleurs épisodes de la série. Encore une histoire bien sombre comme si souvent dans la première saison. Et Sarah Blake est un des meilleurs personnages secondaires féminins de la série, et pourtant il y en à des tonnes. De même que Taylor Cole est une des meilleurs guest. Ce personnage donne une force supplémentaire à l’épisode qui est déjà merveilleux. Déjà, la scène d’introduction, bien sanglante comme d’habitude, donne le ton...

Il s’agit là du seul scénario de David Ehrman pour la série, et c’est bien dommage. On aimerait que tous les épisodes de la série soient aussi...parfait. Je ne vois pas d’autre mot. On retrouve tous les ingrédients nécessaire à la réussite d’un épisode : action (la scène finale), humour (le dîner entre Sam et Sarah, les habituelles répliques de Dean), horreur (les scènes de meurtres, la découverte du corps d’Evelyn, à nouveau la scène finale) et surtout suspense. Car finalement, c’est beaucoup à cause du suspense omniprésent que l’épisode est si réussi : la scène finale, le briquet qui refuse de s’allumer...On ne risque pas de s’endormir !

Comme dans beaucoup d’épisodes, le scénario est rempli de fausses pistes. Bien malin est celui qui aura deviné que le tueur au rasoir est en fait l’esprit de la petit fille. Un des adversaires les plus terrifiants des Winchester, interprété par l’époustouflante Jodelle Ferland.

La réalisation est égalemment à la hauteur : angles de caméra inspirés, effets spéciaux corrects si l’on compare à d’autres épisodes. Que du bon, donc !

Reparlons un peu de Sarah Blake, qui est quand même LE personnage secondaire de l’épisode. Son petit jeu de séduction avec Sam est très agréable à suivre, émouvante sans sombrer dans la guimauve. On ne peut que regratte que le personnage et son interprète n’apparaissent que dans cet épisode. On aurait pu avoir de grandioses retrouvailles.

Le meilleur épisode de la saison, et en haut de la liste des meilleurs de la série. J’ai beau chercher, je ne vois aucun point négatif. Absolument immanquable !

Episode égalemment connu sous le titre français Le tableau maudit.

Lorsque Sam et Dean sont assis dans la voiture près de la galerie d’art, on peut voir un microphone sur le tableau de bord.

Dean fait référence à Da Vinci Code. (Evidemment !)

La plaque d’une des voitures en stationnement, filmées en début d’épisode, indique « The Krip », un clin d’œil au showrunner de la série, Eric Kripke.

Née en 1994, la jeune Jodelle Ferland est déjà une icône des productions fantastiques, étant apparue avec succès dans nombre de séries (Smallville, Kingdom hospital, Dark Angel, Stargate Atlantis) et de films du genre (Twilight, Silent Hill, Bloodrayne, Le Peuple des Ténèbres…)

Au cours de l’épisode on entend :

‘’Night Time’’ de Steve Carlson, sur scène, au bar, ‘’Bad Time’’ de Grand Funk Railroad, avant que Sam ne demande à Dean de couper la radio.

Sam indique que les Telesca sont morts il y a quatre jours, la nuit suivant l’achat de la peinture. Mais il est déclaré suite que le portrait est resté en magasin jusqu’à il y a un mois, quand les Telesca l’a acheté. Les deux versions ne correspondent pas.

Quand Evelyn retire ses lunettes, leur positionnement change après un aller retour de caméra.

Le tableau n'est pas une peinture mais une photographie retouchée.

« Daddy dearest isn't here. » déclare Dean, il s’agit d’une référence au film Mommie Dearest (Maman très chère, 1981), racontant les relations difficiles entre l’actrice Joan Crawford, interprétée par Faye Dunaway, et sa fille adoptive. Le film a été massacré par la critique mais est devenu culte auprès d’une fraction du public, notamment pour les scènes mémorables où Crawford détruit son jardin à la hache ou devient folle de colère quand sa fille utilise un cintre en fil de fer.

Le metteur en scène Philip Sgriccia déclare considérer que les excellentes performances des deux invitées du jour, Taylor Cole et Jodelle Ferland, expliquent plus que tout autre élément le succès de l’épisode. Il raconte que Taylor Cole s’est particulièrement bien entendue sur le tournage avec Jared Padalecki et Jansen Ackles, avec lesquels elles partageaient le même sens de l’humour et des origines pareillement texanes. Un prolongement de la romance entre Sam et Sarah fut envisagé, mais il fut finalement estimé que la mort de Jessica était encore trop récente pour cela.

Le responsable des décors de la série, George Neuman, indique apporter un soin tout particulier aux différents motels dans lesquels font halte les Winchester. Il veille toujours à ce que ces chambres s’organisent autour d’un thème et d’une atmosphère à chaque fois différents. Il considère que le motel disco de Le tableau hanté demeure l’une de ses plus belles réussites.

Taylor Cole (1984) a été mannequin avant d’obtenir un rôle dans la série Summerland. Elle est également apparue dans : NUMB3RS, Les Experts ou encore Heroes. Elle maitrise parfaitement le français.

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20. LE RETOUR DES VAMPIRES
(DEAD MAN'S BLOOD)


Daniel Elkins, un ami de John Winchster se fait assassiner par une bande de vampires. Ces derniers lui dérobe une arme qui pourrait tuer n’importe quelle créature : le Colt. Avec l’aide de ses deux fils, il va tenter de récupérer l’arme  pour s’en servir d’arme contre le démon qui à tué Mary.

Un nanar...

Sans conteste le pire épisode de la saison, et un des pire de la série (après Ghostfacers tout de même...). Un véritable nanar : les vampires (qui sur le fond rappellent ceux vu dans Les vampires de X-Files) sont horripilants et ridicules. Je ne sais même pas si on peut les appeler ‘’vampires’’, car les scénaristes ont complètement zappés la mythologie habituelle : les pieux dans le cœur, le soleil, les croix, l’ail et tout ça à la trappe et remplacé par du sang d’homme mort. Encore heureux qu’ils aient gardés la décapitation ! A un moment, j’ai eu peur qu’on nous sorte quelque chose du style « Pour les tuer, il faut leur arracher le nez ». Quel massacre. Les acteurs secondaires sont tellement mauvais que l’on peut croire à une parodie sans aucune difficulté. Anne Openshaw et Warren Christie en particulier méritent un ‘’razzie award’’. Leurs multiples dialogues inutiles, ennuyeux et fétichistes finissent par nous donner envie de casser la télé. Même l’habituelle introduction sanglante est rendue ridicule. Le summum est atteint lorsqu’ils couchent ensemble. Au secours !

Ce qui m’énerve encore plus, c’est que cet ‘’épisode’’ contient des informations essentielles pour la suite de la série : le Colt sera maintes et maintes fois utilisés, de même que les vampires, malheureusement.

Les points positifs sont quasi-inexistants : John Winchester (Jeffrey Dean Morgan) comme d’habitude, bien qu’il se fasse avoir trop facilement, sa dispute avec Sam (Jared Padalecki, en forme) et la mort de Kate (OUAIS !!!). C’est tout et c’est rien.

Les auteurs ont vraiment du mal avec les vampires, thème utilisé trop souvent. Le pire sera dans la sixième saison où l’on découvre...qu’on peut se ‘’dévampiriser’’ grâce à une espèce de médicament. Non, mais ça va pas ?!

Cet épisode est égalemment connu sous le titre français Le sang de l’homme mort, soit la traduction exacte du titre original.

Le nom Daniel Elkins est mal orthographié dans le journal de John : Daniel Elkin.

Dans la repaire des vampires, on entend la chanson Strange Face of Love (Tito and Tarantula). Elle est tirée du film From Dusk Till Dawn, qui mettait également en scène des vampires (1996).

On découvre le Colt mystique, tueur de Démons (et de toutes autres formes d’existence), qui va devenir l’un des principaux artefacts de la série, tour à tour perdu puis récupéré par les Winchester. Ceux-ci tueront le Démon aux Yeux Jaunes grâce à lui, mais même son pouvoir se révèlera impuissant face à Lucifer.

John indique que le Colt fut forgé en une nuit lors de la chute de Fort Alamo, durant le passage de la Comète de Hailey. Mais ces évènements sont respectivement survenus en 1836 et 1835.

La machette tenue par Sam disparait mystérieusement entre le moment où il quitte la résidence des vampires et celui où il atteint la voiture.

On apprend que l’Impala fut offerte à Dean par son père, mais l’historique de celle-ci sera plus tard développée. C’est Dean, revenu dans le passé, qui incitera John à l’acheter.

‘’Sounds more like That's Incredible than Twilight Zone’’, déclare Dean. That’s Incredible est une émission de téléréalité montrant des faits étonnants mais bien réels (1980-1984). L’équivalent français en fut Incroyable mais vrai, présenté par Jacques Martin (1980-1983). Twilight Zone (La Quatrième Dimension, 1959-1964) est une anthologie cultissime de Science fiction qui, a contrario, est notamment connue pour ses altérations de la réalité.

Le tournage de l’épisode fut momentanément interrompu par la police, des gens du voisinage ayant cru à la présence de vrais tireurs.

Eric Kripke déclare qu’initialement il ne voulait pas de vampires dans Supernatural, car Buffy contre les Vampires avait déjà exploité au mieux le sujet et qu’il voulait affirmer l’identité de sa propre série. Puis le déroulement de la saison le rassura sur ce point, tandis que les fans lui demandaient fréquemment quand il y aurait un épisode consacré aux vampires. Finalement il se rangea à cet avis, pensant qu’il était amusant, pour le dernier monstre avant le final de saison, d’avoir recours à un grand classique.

Le modèle du Colt est le Texas Paterson de 1836, soit le tout premier révolver historiquement conçu par Samuel Colt. Pour en avoir le modèle exact, la production fit appel à un grand armurier de Vancouver possédant un exemplaire de chaque révolver existant. Une réplique fut fabriquée à Los Angeles, conçue pour tirer à blanc.

L’inscription latine sur le Colt est Non timebo mala : je ne craindrai pas le Mal.

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21-22. DÉLIVRANCE
(SALVATION/DEVIL'S TRAP)


(1) : Sam, Dean John ont enfin le Colt, l’arme qui pourrait tuer n’importe quelle espèce démoniaque, en leur possession. Mais plusieurs démons, dont Meg qui est de retour, cherchent à s’en emparer. Cette dernière commence à tuer tous les amis des Winchester, clamant qu’elle va continuer jusqu’à ce que John lui remette la fameuse arme. Le père de Sam et Dean se rend au rendez-vous avec un faux Colt, mais les démons ne sont pas dupes, et il se fait capturer. Pendent ce temps, Same t Dean tentent de protéger une famille qui, selon les visions de Sam, se fera tuer par le même démon qui à assassiné leur mère 22 ans plus tôt. Ils réussissent, mais Sam n’a pas eu le temps de tuer le démon...
(2) : John à été capturé par Meg et d’autres démons. Sam et Dean vont alors demander de l’aide à Bobby Singer, un chasseur et vieil ami de la famille. Meg fait irruption chez ce dernier, mais elle se fait capturer et renvoyer en enfer, ce qui à malheureusement pour effet de tuer la jeune fille qu’elle possédait. Les deux frères ont néanmoins eu l’info qu’ils recherchaient, et ils se rendent à Jefferson City pour libérer leur père. Une fois la mission accomplie, toute la famille se cache dans un chalet. Mais il s’avère que Azazeal (le démon qui avait tuer Mary) à pris possession de John. Ils réussissent à l’exorciser, mais Dean est gravement blessé. Alors qu’ils l’amènent à l’hôpital, un camionneur possédé par un démon les percute de plein fouet...

Un final explosif...
The Road So Far...

Ce season final clôt de façon remarquable cette première saison de très bonne qualité. Les fins de saisons dans Supernatural ont toujours faits parties des meilleurs épisodes...

La première partie est légèrement inférieure à le seconde, mais elle reste de très bonne qualité. Déjà, on a le plaisir de retrouver la géniale Nicki Aycox, alias Meg, que l’on avait pas revu depuis Daeva (1-16). Elle est toujours en forme, notamment lors de sa confrontation avec John Winchster, alias Jeffrey Dean Morgan qui est toujours exceptionnel. Vous l’aurez compris, au niveau acteurs secondaires, on ne peut pas demander mieux. Jensen Ackles et Jared Padalecki sont égalemment très bons dans ce final explosif.

L’histoire est passionnante de bout en bout : du suspense à en mourir, une réalisation parfaite, de bons effets spéciaux (l’assassinat bien sanglant du prêtre en début d’épisode)...Que demander de plus ? Ah oui, de bonnes scènes d’action ! Pas de problème : John qui tente d’échapper à Meg et Top (l’autre démon) est prenante, haletante. Du grand art !
L’histoire parallèle de l’épisode suit Sam et Dean qui tente de sauver une mère qui devrait être assassiné de la même manière que Mary Winchester, est également passionnante. Un peu courte, certes car une grande partie de l’épisode est occupée par John (qui s’en plaindra), mais tout de même très agréable à suivre. L’action et surtout le suspense sont aux rendez-vous durant le sauvetage, scène crédibilisée par les très bons effets spéciaux pyrotechniques, qui rappellent le pilote. Erin Karpluck et David Lovgren qui incarnent le couple sauvé sont très convainquant.

La première partie s’achève sur une scène à suspense qui nous laisse sans voix, bouche bée devant notre télé à attendre une seconde partie encore meilleure. En effet !

Au menu de cet ultime opus : le suspense et l’action sont encore plus présents, les fausses pistes se multiplient et...BOBBY ENTRE EN SCÈNE !!! C’est surtout cette dernière information qu’il faut retenir, car il s’agit d’un personnage clé, essentiel, INDISEPENSABLE. Interprété par un Jim Beaver exceptionnel, on n’ose même imaginer qu’il se soit présent dans Supernatural...En revanche, cet épisode est le dernier où Nicki Aycox interprète le rôle du démon Meg (elle réapparaître dans la saison 4, mais cette fois-ci en tant qu’esprit). Elle passera le flambeau à l’encore meilleure Rachel Miner au début de la saison 5. En attendent, parlons de l’épisode :

La seconde partie commence où la première s’était arrêtée. Au va assister à un tas d’évènements haletants, riches en tout ce qui fait le succès de la série. De la surprise et du suspense quand Meg débarque chez Bobby puis se fait exorciser, un peu d’émotion lorsque la jeune fille possédée décède, de l’action et pas qu’un lors de l’haletant sauvetage de John dans l’appartement et surtout du suspense lorsque l’on ne sait pas si ce dernier est possédé ou non. Un peu de gore égalemment los de l‘horrible et courte torture de Dean pas Azazeal (dans le corps de John). Jeffrey Dean Morgan est vraiment exceptionnel lorsqu’il joue le possédé. Inoubliable !

Si vous n’étiez pas entré dans un état de rage profond à la fin de la première partie (et oui, il y avait encore la deuxième), là ça ne serait tarder : la saison se termine sur un cliffhanger insoutenable...et il faut attendre la seconde saison pour en connaître l’issue. Alors, allez-y : CASSER LA TÉLÉ ! ARGH !

Je crois avoir tout dit : un final à la hauteur de nos attentes et qui nous fait impatiemment attendre la saison 2.

Première apparition de Bobby Singer (Jim Beaver) qui deviendra un personnage clé de la série, apparaissant dans presque tous les épisodes à partir de la saison 5. Le nom du personnage est une référence au producteur exécutif de la série : Robert Singer.

Le récapitulatif de la saison (The Road so Far) est accompagné par la chanson Carry on my Wayward Son, de Kansas.

On entend également :
- Turn to Stone, de Joe Walsh
- Bad Moon Rising, de Creedence Clearwater Revival.

On aperçoit plusieurs livres dans la chambre de John, dont Secrets, de Danielle Steel

Sur les treize balles forgées pour le Colt, six ont été utilisées préalablement à la série. En reste 7, moins une utilisée contre le chef des vampires, restent donc six. Or l’on voit qu’il n’en reste plus que quatre.

« Still here, John-Boy ,» demande Meg. Elle fait référence à la Série The Waltons (1972-1981), dont le jeune héros, John Boy, rêve de devenir écrivain plus tard.

Quand Sam et Dean défont les liens de Meg, la corde tombe quasiment toute seule.

Knipke voulait originellement tuer John dès la fin de l’épisode. Il serait alors mort dans les bars de ses fils, sortis à peu près indemnes du choc. Il estima ensuite que cela aurait constitué une conclusion trop sinistre pour cette première saison.

La cabane dans les bois fut entièrement construite par la production, constituant un décor jugé particulièrement important.

Kim Manners relata accorder un soin particulier que la scène de l’exorcisme de Meg. Il explique avoir consacré de nombreux efforts d’efforts pour que Meg, quoique attachée, demeure très présente et menaçante, bien aidé par la qualité de l’interprétation de Nicki Aycox.

Selon le chef décorateur George Neuman, le décor de la résidence de Bobby a exigé entre 5 000 et 6 000 livres ! La fameuse formule de fin de saison, ‘’THE ROAD SO FAR’’ est ici utilisé pour la première fois (ici en remplacement de l’intro habituelle (22 years ago...) mais uniquement dans l’épisode 21) : on nous offre un panorama complet de la première saison sous la chanson de Kansa : ‘’Carry On My Wayward Son’’.

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TOP 5/ FLOP 5 SAISON 1

 
TOP 5

 

1) Le tableau hanté (Provenance) : Tous les ingrédients d’un bon épisode sont ici réunis, avec en plus, la meilleur guest de la saison : Taylor Cole alias Sarah Blake.

2) Daeva (Shadows) : Un sommet de la saison avec une de mes ‘’méchantes’’ favorites : Meg interprétée par la géniale Nicki Aycox. Immanquable !

3) Terreur à l’asile (Asylum) : Un huis-clos angoissant où horreur et suspense sont rois. A vous rendre fou !

4) Les chasseurs (The Benders) : Je n’ai jamais été fa de l’abandon du fantastique dans une série du genre, mais je doit reconnaître que cet épisode est un sommet de la série, brillamment interprété. Les Benders sont des ennemis cultes des Winchster...

5) Délivrance – Parties 1 & 2 (Salvation/Devil’s Trap) : Un final explosif pour une première saison qui l’est tout autant. De très bons guests (Nicki Aycox et Jeffrey Dean Morgan en particulier) est une fin insoutenable...

FLOP 5

1) Le retour des vampires (Dead Man’s Blood) : Le terme ‘’nanar’’ aurait pu être inventé pour cet épisode : les vampires sont ridicules et très mal interprétés tandis que les scènes affligeantes se suivent. Et pourquoi diable est-on aller nous fourrer la découverte du Colt dans...ça ?!

2) Le fantôme voyageur (Phantom Traveler) : La série commence à peine et ça se voit : il est désormais inimaginable que les Winchster mettent tout un épisode pour tuer un démon de troisième niveau, qui au passage est ridicule est très mal joué.

3) Wendigo (Wendigo) : On s’ennuie un peu devant cette sorte de hui-clos sans aucun suspense et prévisible où toutes les scènes se ressemblent. De très mauvais effets spéciaux pour l’apparition finale du Wendigo.  

4) Route 666 (Route 666) : L’idée de départ n’était pas mauvaise, mais le scénario est prévisible, l’explication tiré par les cheveux et un grand nombre de scènes (entre Dean et Cassie en particulier) ne sont pas nécessaires et créent pas mal de longueurs.

5) L’esprit du lac (Dead In The Water) : L’excellent réalisation du regretté Kim Manners et l’interprétation correcte d’Amy Acker ne parviennent pas à faire oublier cette histoire cousue de fil blanc au rythme assez lent.

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Crédits photo: Warner Bros.

Images capturées par Cetp65.