| 1.1
Le réalisateur |
1.1.1.
Qui est Jeremiah Chechick ? |
Avant
d'arriver sur The Avengers, Jeremiah Chechick
(d'origine canadienne) n'avait jamais réalisé un
film de cette envergure. La plupart de ses films
n'ont d'ailleurs jamais traversé l'Atlantique. Cependant,
il avait une certaine réputation dans le milieu
cinématographique américain grâce à ses réalisations
de spots de pubs et de clips vidéos, qui lui avaient
permis de remporter de nombreuses récompenses. Une
grave erreur de parcours cependant : le remake des
Diaboliques – tourné par Henri-Georges
Clouzot en 1955 – avec Isabelle Adjani et
Sharon Stone (avec laquelle il a eu une relation
tumultueuse, allant jusqu'à s'insulter mutuellement
par voie de presse) ; film démonté par la critique
et boudé par le public. Il n'a quasiment plus tourné
depuis le flop retentissant des Avengers,
pour lequel il reçut une nomination en tant que
pire directeur aux Razzie Awards (l'inverse des
Oscars) pour ce film. Pour l'anecdote, la statuette
peu convoitée échoua finalement à Gus Van sant pour
son remake de Psycho.
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| 1.1.2.
Comment est-il arrivé
sur le projet ? |
Très
intéressé dès le départ par le film, il fut rapidement
contacté par Jerry Weintraub (le producteur du film,
souvenez-vous...) qui trouva chez lui une grande
capacité à diriger les acteurs et à maîtriser les
technologies de pointe (ce dont on peut douter,
ce dernier n'ayant avant jamais travaillé sur un
film à effets spéciaux de la même pointure que The
Avengers). Sa vision du script étant très proche
de celle de Weintraub, il fut vite engagé. On peut
soupçonner de la part de Weintraub le désir de ne
pas avoir pris un réalisateur trop connu qui aurait
pu imposer sa patte et son director's cut
(Chechick ne l'aura d'ailleurs pas) pour garder
une totale maîtrise du projet et faire le "blockbuster"
qu'il voulait faire.
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| 1.1.3.
Chechick connaissait-il bien la série ? |
Je
me suis amusé à relever quelques "perles" de Jeremiah
Chechick sur la série, dans son interview pour Première
(n°257) :

Les
excusables : il dit avoir découvert la série
"lors de son enfance au Canada, parce qu'il y avait
un échange de programmes entre la BBC (la fameuse
chaîne publique britannique) et la CBC (son homologue
canadienne)". Or, la série a toujours été diffusée
sur ITV, chaîne britannique privée et en concurrence
directe avec la BBC. Pour lui, "les intrigues avaient
moins d'importance que les relations entre Steed
et Peel, Gale ou Tara King ". Vrai et faux. Même
si on peut affirmer que les personnages mythiques
de CM&BdC ont joué un rôle prépondérant
dans le succès de la série, celle-ci n'a jamais
(si l'on met de côté les quelques minutes finales
de Ne m'oubliez pas) été une série sentimentale.
L'impardonnable
: dans la préparation du film, il affirme avoir
regardé "des centaines d'épisodes". Or CM&BdC
contient en tout et pour tout 161 épisodes (auxquels
on peut ajouter les 26 New Avengers), parmi
lesquels seules les saisons 4, 5 et 6 (soit en tout
82 épisodes) sont vraiment représentatives de la
série. On est donc loin des "centaines d'épisodes"
!
Hormis
ces bourdes, Jeremiah Chechick assène quelques vérités
sur la série : "Le badinage entre Steed et Mrs peel
est plein d'esprit (...). C'est plutôt un amour
du 19e siècle, une vraie connexion entre deux personnes"/"(La
série) était fauchée, du coup, ses auteurs ne pouvaient
pas se permettre quoi que ce soit d'inutile".
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| 1.1.4.
Quelles étaient ses ambitions pour le film
? |
Selon
ses propres mots, dans cette même interview : "Faire
un film populaire et intelligent", ce qui correspond,
finalement, tout à fait à la série.
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| 1.2.
Les acteurs |
| 1.2.1.
Uma Thurman |
Qui
est Uma Thurman ?
Dotée d'une belle carrière, Uma Thurman a incarné
Cécile de Volanges dans Les Liaisons dangereuses
(1988) de Stephen Frears et a joué dans Pulp
fiction (1994) de Quentin Tarantino, film primé
à Cannes qui a véritablement lancé sa carrière.
Elle a, depuis les Avengers, tourné avec
John Woo dans Paycheck (2003) et a retrouvé
Tarantino pour les deux volumes de Kill Bill
(2003 et 2004). Elle a récemment participé
à la comédie musicale Les Producteurs
(2005) et à la comédie Ma super
ex (2006). À noter qu'elle a toujours discrédité
le film, arguant qu'elle l'avait tourné mécaniquement,
car très fatiguée par sa grossesse. Elle n'en a
d'ailleurs pas assuré la promotion, sa grossesse
arrivant à son terme lors de la sortie du film.
Comment
est-elle arrivée sur le film ?
Pour
incarner Emma Peel, la Warner Bros (studio qui produisait
le film) tenta d'imposer Nicole Kidman, tandis que
Patrick Macnee avait publiquement annoncé sa préférence
pour Liz Hurley ; de plus, d'autres noms comme Gwyneth
Paltrow, Emma Thompson ou Elizabeth Shue circulaient.
Mais, finalement, Weintraub et Chechick réussirent
à obtenir Uma Thurman, le tandem idéal étant pour
eux Fiennes-Thurman.
Connaissait-elle
bien la série ?
Interviewée
parallèlement à Chechick dans Première,
Uma Thurman confiait qu'elle n'avait vu qu'une poignée
d'épisodes lors de son enfance, mais qu'en la revoyant
dans la préparation du film, elle l'a trouvée "incroyablement
moderne" et a défini la relation Steed-Peel comme
: "incapable tous les deux de montrer leur souci
pour l'autre", ce qui n'est pas totalement faux.
Ensuite, elle décrit Emma Peel comme : "incroyablement
intelligente, vive, débrouillarde et pleine de toute
énergie", description adéquate au personnage. On
peut donc affirmer qu'elle a légitimement plutôt
bien saisi l'esprit de la série.
Quelles
étaient ses ambitions pour son interprétation ?
Selon
elle, l'empreinte de Diana Rigg sur le rôle était
trop forte : "Tout le monde va la regretter quand
on me verra à sa place !", ce qui fut en effet l'avis
de certains ! Elle n'a donc jamais cherché à l'imiter.
Elle nie aussi avoir joué Emma Peel comme "une femme
fatale", ce qui est surprenant quand on voit le
résultat à l'écran.
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Qui
est Ralph Fiennes?
Né
en 1962 en Angleterre, Ralph Fiennes fut révélé
grâce à Spielberg dans La Liste de Schindler
en 1993, film pour lequel il eut une nomination
aux Oscars et aux Golden Globes en tant que meilleur
second rôle. Grâce à ce succès, il enchaîne les
films : Quizz show (1994), Le Patient
anglais (1996) qui lui valut une nouvelle nomination
aux oscars. Après les Avengers et une période
d'accalmie, il revient en force avec Dragon
rouge (2002) et Coup de foudre à Manhattan
(2002). Il était récemment à
l'affiche du quatrième volet d'Harry Potter : Harry
Potter et la Coupe de feu (2005) et de sa suite
Harry Potter et l'Ordre du Phénix (2007),
où il interprète le grand méchant Lord Voldemort.
Comment
est-il arrivé sur le film ?
Après
avoir essuyé le revers de Mel Gibson quelques années
plus tôt, Weintraub cherche un acteur anglais, désireux
de ne pas trop trahir la série. Hugh Grant est évoqué
(il l'est d'ailleurs souvent pour tout et n'importe
quoi, cf les récentes rumeurs qui l'annonçaient
comme le nouveau James Bond), mais ce fut finalement
Ralph Fiennes, qui bénéficiait du soutien officiel
de Patrick Macnee, qui fut choisi grâce à son élégance
et sa distinction so british et malgré
son "jeune âge". En effet, à l'époque du tournage
de l'âge d'or, soit la saison 5 des Avengers,
Patrick Macnee avait 45 ans, alors que Ralph Fiennes
en accusait 10 de moins lors du tournage du film
!
Connaissait-il
bien la série ?
Il
semblait avoir bien saisi John Steed : "Patrick
Macnee a créé un personnage qui est la quintessence
de l'anglais avec un merveilleux mélange d'excentricités
et d'irrésisitibles clichés."
Quelles
étaient ses ambitions pour le film ?
Dans
la préface de son livre The avengers and me,
Patrick Macnee écrit : "J'étais par chance présent
le premier jour du tournage du film en juin 1997
pour rencontrer Ralph Fiennes. (...) Je lui demandais
s'il allait porter un pistolet : — Oh non
!, dit-il, je vais jouer Steed exactement comme
vous l'avez joué, car il n'y a bien sûr qu'un Steed.
Je fus profondément touché par ce compliment". Pourtant
Ralph Fiennes a déclaré par ailleurs : "J'ai hésité
et, après refléxion, je me suis dit que je n'avais
pas le droit d'imiter le travail de Patrick Macnee.
Je devais m'imprégner de ce que Macnee nous a apporté
et me l'approprier". De ces deux ambitions paradoxales,
on sent bien que c'est la première qui a pris le
pas en regardant le résultat à l'écran : l'ombre
de Patrick Macnee, dans tous les sens du terme ,
traverse le film. Cependant, Ralph Fiennes n'en
possède malheureusement ni la bonhomie, ni le charisme.
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Qui
est Sean Connery?
Immense
acteur à la carrière d'une incroyable longévité
(il tourne depuis 1955), Sir Sean Connery fait partie
de ces acteurs entrés dans la légende de leur vivant.
Interprète de James Bond à sept reprises, et considéré
comme le meilleur par les puristes, Sean Connery
a joué dans des films à succès aussi célèbres que
: À la poursuite d'octobre rouge (1990),
The rock (1996), Haute voltige
(1999) et La Ligue des gentlemen extraordinaires
(2003). À noter qu'il avait déjà joué dans une adaptation
de série télévisée (Les Incorruptibles
(1987) de Brian de Palma) et que après avoir recruté
toutes nos Avengers girls (Honor Blackman
dans Goldfinger, Diana Rigg dans Au
service secret de sa majesté) et même notre
Steed (Dangereusement vôtre), James bond
revenait finalement à CM&BdC ! Ce n'est
qu'un juste retour des choses !
Comment
est-il arrivé sur le film ?
Ami
de longue date de Weintraub, il fut contacté par
ce dernier qui le persuada, moyennant finances,
de participer au film. Unique film de sa carrière
où il interprète un méchant.
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| 1.2.4.
Les autres acteurs |
À noter enfin que, outre ces acteurs de grand talent,
Weintraub et Chechick se sont adjoints la crème
des seconds couteaux britanniques :
– Jim Broadbent (Mère-grand), célèbre
pours son rôle dans Moulin rouge (2001)
et qui a aussi participé à Bridget Jones
(2001) et sa suite ; ainsi qu'à Gangs of New
York (2002). Il a récemment participé
au premier opus des Chroniques de Narnia
(2005).
– Fiona Shaw (Grand-père) qui a notamment
incarné Tante Pétunia dans les trois Harry Potter
récemment sortis au cinéma. On la retrouve dans
le même rôle pour Harry Potter et
l'Ordre du Phénix (2007).
– Eileen Atkins (Alice) a, quant à
elle, joué dans l'excellent Gosford Park
(2001), ainsi que dans The hours (2002)
et Cold mountain (2003).
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| 1.3.Le
scénariste Don Mac Pherson |
Qui
est Don MacPherson ?
Voir
les projets The Avengers.
À noter, il n'a plus écrit depuis l'échec du film.
Comment
est-il arrivé sur le film ?
Voir
les projets The Avengers.
Connaissait-il
bien la série ?
Il
a déclaré : "The Avengers, c'était surtout
: quel que soit le vilain de la semaine, si bizarre
et merveilleuse que soit l'intrigue, la seul question
qu'on se posait était : ils l'ont fait ou ils ne
l'ont pas fait ? Disons juste que la tension sexuelle
a toujours été prépondérante dans la série". Ou
comment voir une série par le petit bout de la lorgnette
!
Quelles
étaient ses ambitions pour le film ?
MacPherson
a dit : "Il était nécessaire de faire du nouveau,
tout en gardant à ces histoires d'espionnage leur
parfum d'irréalité et leur humour à la Alice
au pays des merveilles (???). Il fallait aussi
penser au public des années 90 et plus précisément
aux deux publics potentiels du film : celui qui
a grandi avec la série et y retrouve des souvenirs
et des repères favoris et celui, plus jeune et plus
vaste, qui ne sait rien de John Steed et d'Emma
Peel et demande à être initié à l'univers de nos
deux agents". On sent, en effet, ce mélange plus
ou moins digeste de l'univers de Chapeau Melon
mixé aux derniers James Bond durant tout le film.
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Jeremiah
Chechick et Weintraub ont engagé le haut du panier
parmi les meilleurs techniciens de cinéma ; tous
exclusivement anglais.
| 1.4.1.
Les décors de Stuart Craig |
Qui
est Stuart Craig ?
Il
a conçu les décors des plus grands films : Les
Liaisons dangereuses (1988), Le Patient
anglais (1996), pour lequel il reçut un Oscar.
Et plus récemment les gigantesques décors des Harry
Potter : ceux du 4e (Harry Potter et la Coupe
de feu), ainsi que du 5e (Harry Potter
et l'Ordre du Phénix). Il a travaillé
pour les Avengers en étroite collaboration
avec Stéphanie MacMillan, qu'il avait déjà souvent
cotoyée.
Connaissait-il
bien la série ?
Craig
a dit : "Ce qui était fascinant avec CM&BdC,
c'était combien la série était sophistiquée. Les
producteurs de la série étaient restreints par des
budgets limités. Ils ont dû, par exemple,
aller sur des terrains d'aviation abandonnés pour
tourner. Des espaces vides, pas de voitures, ni
de figurants, c'est tout ce qu'ils pouvaient se
permettre. Néanmoins, ils ont très intelligemment
fait un atout de cela. Ils ont fini par créer un
monde surréaliste, une sorte de réalité alternative
". Nous conviendrons donc qu'il a parfaitement saisi
l'esprit de la série.
Quelles
étaient ses ambitions pour le film?
Capturer
l'aspect "surréaliste" de la série. Pour cela, il
s'orienta vers le courant surréaliste de la peinture
et s'intéressa notamment aux peintres Magritte et
De Chirico. Jerry Weintraub a déclaré le monde créé
par Craig comme : "Un monde qui n'a jamais existé
et qui n'existera jamais, sauf dans nos têtes. Il
n'y a pas de pancartes dans les rues, pas d'affiches
publicitaires, un minimum de détails. C'est juste
un Londres propre".
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| 1.4.2..
Les costumes d'Anthony Powell |
Qui est Anthony Powell ?
Né
en 1935 et vainqueur de trois Oscars (dans l'ordre
chronologique Voyage avec ma tante, Mort sur
le Nil et Tess), Anthony Powell est
aussi le costumier attitré de Roman Polanski, avec
qui il a travaillé sur La Neuvième Porte (1999).
Connaissait-il bien
la série ?
Il
a déclaré : "Steed était habillé d'une manière
très anachronique pour les 60's. Il est intéressant
de voir qu'aujourd'hui, à part le chapeau melon,
son costume est toujours fashion. Étant
donné que Steed est une véritable image symbole
des traditions anglaises, il m'a semblé que toute
sa personnalité était connectée à ce costume". Pourquoi
pas...
Quelles
étaient ses ambitions pour le film ?
Powell,
dans ses créations, a constamment cherché à respecter
l'esprit de la série. Par exemple, les costumes
de Steed provenaient des mêmes ateliers qui fournissaient
la série 30 ans plus tôt. Quant à la fameuse combinaison
de cuir d'Emma Peel : "Pour cette combinaison, je
me suis assuré que tous les autres costumes convergeaient
vers celle-ci, que tout lui faisait écho. De manière
à ce qu'elle, à la fin, paraisse quasiment indispensable".
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| 1.4.3.
La musique de Joel MacNeely |
Joel
MacNeely, à qui l'on doit le magnifique générique
d'ouverture et l'excellente réorchestration du thème
de la série, est un familier de l'univers des séries.
Puisqu'il a notamment travaillé sur Les Aventures
du Jeune Indiana Jones (1992), série pour laquelle
il remporta un Emmy Award (Oscars de la télévision
aux États-Unis), et aussi sur la série de James
Cameron : Dark Angel (2000). Depuis les
Avengers, il a notamment travaillé sur
les suites des fims de Walt Disney : Peter Pan
2 (2002), Le Livre de la jungle 2 (2003)
, Mulan 2 (2004), Rox et Rouky 2 (
2006) et Cendrillon 3 (2007).
Écouter
le générique d'ouverture du film:
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| 1.4.4.
La photographie de Roger Pratt |
Roger Pratt, à qui l'on doit les superbes tons aciers
du film, est l'un des meilleurs directeurs de photgraphie
britannique actuels. Il a notamment effectué la
photoraphie de : Batman (1989), Frankeinstein
(1994), Chocolat (2000) et Troie
(2004). Il a aussi travaillé sur le quatrième
volet de Harry Potter.
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| 1.4.5.
Les effets spéciaux : Magic Camera Company/Magic
Model Company |
Les deux compagnies d'effets spéciaux anglaises
à la pointe de la technologie ont effectué un superbe
travail sur le film, mais aussi sur : Entretien
avec un vampire (1992), Sleepy hollow
(1999), Harry Potter à l'école des sorciers
(2001).
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| 1.4.6.
Le montage de Mick Audsley |
Le
monteur des Avengers, qui a connu quelques
déconvenues comme nous le verrons plus tard, a notamment
travaillé sur Capitaine Corelli (2001),
Le Sourire de Mona Lisa (2003) et sur... Harry
Potter et la Coupe de Feu (2005) !
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| 2.
Le tournage |
| 2.1.
Quel budget fut alloué pour The Avengers
? |
La
Warner (studio qui produisait le film et comptait
énormément dessus, après une année particulièrement
mauvaise au box office en 1997, dont le point d'orgue
fut l'énorme flop de Batman et Robin, avec...
Uma Thurman !) alloua un budget de 65 millions
de $ au film. Cette somme, nous nous en douterons,
est sûrement supérieure au coût cumulatif
de tournage des 187 Avengers réunis !
À titre de comparaison, voici le budget d'adaptation
de séries télé au cinéma : Le fugitif coûta
40 millions de $, X-files le film : 66
millions, Mission impossible 2 : 150 millions,
Wild wild west (produit aussi par la Warner)
: 170 millions. The Avengers se situait
donc dans une bonne moyenne et n'avait pas le budget
mirobolant qu'on lui a trop souvent attribué.
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| 2.2.
Où fut tourné le film ? |
Une
grande partie fut tournée aux célèbres Studios anglais
Pinewood (parallèlement au James Bond Demain
ne meurt jamais, ce qui occasionna quelques
problèmes de logistique) et dans le studio Shepperton.
Les extérieurs furent eux aussi tournés exclusivement
en Angleterre : le collège Naval Royal de Greenwich
devint une salle du conseil des ministres, le domicile
à Chelsea de Richard Rogers (célèbre architecte
anglais, auteur notamment du Centre Pompidou à
Paris) devint les quartiers de Mrs Peel ; on tourna
aussi à Blenheim Palace (l'imposante demeure de
Sir August de Winter) et à Syon Houses.
À
noter que les extérieurs qui servirent pour les
appartements de Steed et Peel dans le film à Regent's
Park, ne sont qu'à un pâté de maisons de l'appartement
qui servit à la série pour Steed à Duchess Mews.
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| 2.3.Quelles
furent les dates de tournage ? |
Juin 1997 – Hiver 1997
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| 2.4.
Comment était l'ambiance sur le tournage
? |
Entre
un Sean Connery réputé volcanique (voir, pour l'exemple,
les frasques qu'il a causées durant le tournage
de La Ligue des gentlemen extraordinaires)
et une Uma Thurman enceinte, on pouvait légitimement
s'en inquiéter. Néanmoins, de l'aveu même de Jeremiah
Chechick, ce fut "absolument fantastique" de
tourner avec Sean Connery : "Je ne sais pas si c'est
parce qu'on buvait des coups ensemble ou parce que
le rôle lui plaisait, en tout cas, on s'est très
bien entendus". Le cabotinage de Sean Connery à
l'écran, et donc l'absence de direction d'acteurs
de la part de Chechick, nous laisse plutôt penser
que celui-ci aime surtout les réalisateurs qui le
laisse jouer en roue libre. Pour Uma Thurman, on
s'arrangea pour qu'elle ait, comme Diana Rigg en
son temps, le strict minimum de cascades à effectuer.
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