| 1.
Comment Warner Bros a-t-elle assuré la promotion
du film ? |
Après
les échecs de Sphère, Batman et Robin, Postman
(qui n'avait rapporté que 17 millions de $ pour
un budget de 80) et le demi-succès de La Cité
des anges (tandis que la Fox se pavanait avec
Titanic qui écrasait successivement tous
les records internationaux de recettes), la Warner
comptait énormément sur The Avengers, ainsi
que sur l'Arme fatale 4, pour faire son
grand retour durant l'été 1998. Prévu pour une sortie
internationale mi-août, la Warner commence l'offensive
médiatique dès juin 1998. Elle axe notamment
son marketing envers les jeunes, en faisant, dans
le sillage du girl power, de Emma Peel
la nouvelle Buffy.
Elle
lance aussi le site officiel du film sur internet
: le site français est inaccessible depuis longtemps,
mais le site anglophone est toujours disponible
à cette adresse : http://the-avengers.warnerbros.com/
; on reprochera la présentation très groovy
et Mission : impossible, loin du charme
suranné de la série.
Néanmoins,
le report de la sortie du film empêchèrent les acteurs
d'en assurer la promotion : tandis qu'Uma Thurman
s'apprêtait à accoucher et que Ralph Fiennes se
préparait au tournage de son prochain film (Sunshine
avec Rachel Weisz), Sean Connery était en plein
tournage de Haute voltige avec Catherne
Zeta Jones. Jeremiah Chechick fut donc contraint
d'assurer seul la promotion mondiale du film. Le
choix de Jerry Weintraub de ne pas organiser de
projections presse n'arrangea pas les choses : cela
laissa perdurer les pires rumeurs quant à la qualité
de ce film très attendu. Heureusement, Patrick Macnee
(alors en pleine promotion de son livre The
Avengers and me) rassura les fans : "Les gens
qui ont aimé la série aimeront le film. Le scénario
est très très bon." ; à noter qu'après l'échec du
film, il en sera un de ses plus fidèles détracteurs,
en déclarant notamment : "Dieu merci, le film fut
un énorme flop !".
Début août, la France est remplie d'affiches, esthétiquement
ratées, du film annonçant : "Elle c'est Peel./Lui,
c'est Steed./Leur monde est dangereux./Et ils adorent
ça./Ils sauvent le monde avec style". Une avant-première
en grande pompe (un jour avant la sortie : la Warner
limite les risques !) a lieu à Disneyland Paris.
Les organisateurs (dont parmi eux le fan club français
Steed & Co) offrent même des tarifs réduits
à tous ceux qui se présenteront en Steed et Peel
! Du côté de la Warner, la tension monte d'un cran
: même si l'Arme Fatale 4 est déjà un succès
(avec, peu avant la sortie de The Avengers,
déjà 125 millions de $ de recettes au États-Unis),
les coûts de promotion du film se sont envolés.
Un échec serait insupportable.
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|
2. Quel fut l'accueil de la presse, du monde
des séries et des fans de Chapeau Melon
? |
Le
film fut unanimement et internationalement considéré
comme... l'un des plus mauvais films de l'année.
La
presse anglaise eut la dent dure : entre les "épouvantable
" du Sun, les "à mourir d'ennui" du Times
et le Evening Standard qui conseillait
à ses lecteurs de ne même pas envoyer son pire ennemi
le voir, on ne peut pas dire que le film fut chaleureusement
accueilli. Un critique anglais alla même jusqu'à
dire, avec un humour typiquement avengeresque
: "Le duo Fiennes et Thurman fait si peu d'étincelles
qu'il n'arriverait pas à allumer un incendie dans
un réservoir d'essence". En France, les critiques
furent toutes aussi destructrices.
Voilà
les critiques de quelques journaux de référence
:
Le monde (21/08/1998) : Après la vision
du film de Jeremiah Chechik, l'auteur de l'absurde
remake des "Diaboliques" de Clouzot avec
Isabelle Adjani, il apparaît indispensable de revoir
un épisode de la série anglaise avec le distingué
Patrick McNee et les sensuelles Diana Rigg et autres,
pour nourrir son regard et tempérer sa tristesse.
N'importe quel épisode fera l'affaire, même le plus
mauvais, il restera de toute façon supérieur à ce
ratage complet. "Chapeau melon et bottes de
cuir" ne se situe pas un étage au-dessous de
la série, mais carrément au sous-sol. Tout ce qui
constituait l'identité de la série anglaise a été
consciencieusement balancé par dessus bord : l'esthétique
années 60, mélange d'art déco et de décors surréalistes,
le décalage entre les costumes trois-pièces de John
Steed et les tenues en cuir de sa partenaire Emma
Peel, les rapports entre les deux personnages fondés
sur un mélange de sensualité affichée et l'absence
rigoureuse de toute sexualité. Jeremiah Chechik
a pris toutes ces données en compte, mais elles
sonnent faux. Même si le casting semblait très prometteur,
il est perverti par des choix scénaristiques qui
les mettent au chômage technique. Toute la dimension
puritaine et refoulée de la relation John Steed
- Emma Peel (Ralph Fiennes - Uma Thurman) est remplacée
par des baisers au grand jour ; au côté loufoque
des méchants de la série se substitue un Sean Connery
hystérique et grimaçant.
Il
y a bien sûr une histoire dans ce film, compréhensible
dès le début : Sean Connery menace de changer notre
météo et de nous infliger les dix plaies d'Égypte,
si chaque pays ne lui verse pas 10% de son PNB.
John Steed et Emma Peel sont chargés d'écarter cette
menace. Mais les histoires ne sont belles que si
l'on se donne la peine de les raconter. On ne comprend
rien à "Chapeau melon et bottes de cuir".
Le film se dissout dans un festival de faux raccords,
le montage est un défi lancé à la grammaire cinématographique
et empile des scènes sans lien véritable, comme
si les producteurs s'étaient rendus compte, après
avoir terminé le film, qu'ils avaient oublié de
tourner plusieurs séquences.
Comme l'enfer, la route qui mène à "Chapeau
melon et bottes de cuir" est aussi pavée de
quelques bonnes intentions. La recherche d'une esthétique
des années 60 ne semble pas conciliable avec les
exigences d'une grosse production américaine nécessitant
son quota d'explosions et d'effets spéciaux. La
présence envahissante de décors baroques qui constituaient
l'image de marque de la série télévisée apparaît
ici comme un vulgaire anachronisme, une exigence
de producteur capricieux qui en fait l'étalage pour
mieux s'en débarrasser. On pensait que "Chapeau
melon et bottes de cuir" serait un film, c'est
un marché aux puces.
Le
Temps (20/08/1998) : — Vous reprendrez
bien un peu de thé ? — Oui. — Vous reprendrez
bien un peu de "Chapeau melon et bottes de
cuir", le film ? — En aucun cas. Les
clients des open airs ont déjà bu la tasse le week-end
dernier et, hier à 15 h 30, à la fin d'une des premières
séances suisses, le public a à son tour poussé un
soupir de soulagement : le générique de fin, enfin.
Et pour la dernière fois. Car cette nouvelle adaptation
d'une série télévisée est vraiment le ratage annoncé.
Après l'excitante promotion, la débandade. On sait
que ce type d'exercice n'a jamais empêché Hollywood
d'arrondir les angles du modèle d'origine, quitte
à bannir tout ce que le culte télévisé possédait
de méchant ou de subversif. Ce fut le cas, au mieux,
avec "Mission Impossible" et, au pire,
avec "Le Saint". Il faut se faire à l'idée
que ce nouveau massacre est le résultat de mille
ajustements commerciaux que le cinéaste Jeremiah
Chechik n'a pas cherché à contester : lors de sa
récente valse d'interviews en Europe – interviews
accordées sans que le moindre journaliste ait pu
voir le film. Bonjour la conscience professionnelle
–, le réalisateur avouait sa volonté de suivre
les directives de la Warner, afin d'accéder enfin
à la A-list, la liste des exécutants qui rapportent
et peuvent espérer gagner une indépendance. Mauvais
calcul : l'Amérique et le Royaume-Uni ont déjà déchaîné
leurs foudres, plongeant tous ses participants dans
l'enfer de l'échec. Pour Chechik, Gainsbourg aurait
pu inventer le mot "aplaventriste". "Auteur" d'une
comédie avec Chevy Chase ("Le sapin a les boules"),
d'une variation poético-bustero-keatonienne (Benny
& Joon) et d'un remake honteux ("Diabolique"),
il est le roi du non-style, de la touche impersonnelle.
Le candidat idéal pour l'exécution des basses œuvres
fantasmées, en dollars, par les gestionnaires incultes
des grands studios. "The Avengers" ne
manque donc pas de style : un générique à la James
Bond, une ouverture dans l'esprit de la série, un
méchant capable de faire littéralement la pluie
et le beau temps (Sean Connery en kilt), une Emma
Peel (Uma Thurman moulée) qui ressemble plutôt à
un clone de Catwoman, un John Steed (Ralph Fiennes
engoncé) ramené à l'âge d'Emma Peel pour que leur
lien sexuel ne ressemble plus à une relation incestueuse.
Des styles à la pelle, donc, pas de style, d'homogénéité.
Entre le ton de la série et le jus du divertissement
américain, Chechik n'a pas tranché. Pas besoin de
faire une tartine pour une mélasse dans laquelle
lui, comme la Warner, se sont sciemment enlisés.
La
Croix (26/08/1998) : "Chapeau Melon",
"Zorro", bientôt... Pourquoi le cinéma
américain s'acharne-t-il à exhumer d'un passé, qui
leur confère justement du charme et un certain exotisme,
des séries dites cultes, ayant fait les beaux jours
de la télévision, dans les années 60 ? Complètement
ratée, d'un mortel ennui, cette version moderne
des aventures du très british tandem Peel et Steed
est à l'original ce que la chicorée fut au café
dans les temps de disette.
Les
Cahiers du Cinéma (10/1998) : Il est
probable que les fanatiques ressortent déçus de
la projection de ce "Chapeau melon et bottes
de cuir" qui leur paraîtra à la fois trop ressemblant
et sans doute pas assez fidèle à son modèle cathodique
culte. Seuls les autres, ceux qui n'ont jamais suivi
ou compris les épisodes de la série, risquent de
se retrouver, sinon intéressés, du moins intrigués
par cet objet étrange. Mais iront-ils voir ce "Chapeau
melon..." qui il faut bien le dire ne s'adresse
pas à eux ? Ce cercle vicieux absurde ressemble
au film lui-même, fausse bonne idée de producteur.
Il existe par exemple un vrai décalage dans le déploiement
impressionnant de moyens pour tenter de reproduire
l'esprit "fauché" qui faisait le charme de la série
et lui imprimait son style particulier. Ici, le
grandiose est toc et insolite. Il ne se passe pas
grand-chose (comme dans la série) et, quand cela
se passe, ce n'est pas forcément intéressant. Restent
néanmoins une atmosphère, des plans, des décors
qui adoucissent d'un curieux sentiment hypnotique
l'ennui que l'on peut ressentir face à ce non-spectacle.
Ce film indécidable et clos, véritable film-bulle
(figure récurrente des décors et des accessoires),
ne ressemble à rien et possède au moins ce mérite-là.
La sorte d'apesanteur dans laquelle il plonge le
spectateur parviendra peut-être à lui faire oublier
que Sean Connery fait de la figuration, que Ralph
Fiennes manque de charisme, et que Uma Thurman,
bien que délicieuse, est trop absorbée par son faux
accent anglais.
Libération
(19/08/1998) : Les studios Warner ont frappé
fort en décidant de ne pas organiser de projections
préliminaires du film pour les critiques, ni aux
États-Unis ni en France, et de repousser
la sortie du film aux États-Unis jusqu'à
la période creuse de la fin du mois d'août (au lieu
du mois de juin comme il était initialement prévu).
Ce qui laissait craindre le pire : c'est le cas
du film de Jeremiah Chechnik, malgré les trois vedettes
à l'affiche : Ralph Fiennes, Uma Thurman et Sean
Connery. "The Avengers" ("Chapeau
melon et bottes de cuir"), qui a fait ses débuts
ce week-end dans les cinémas américains, est la
dernière manifestation de la mode qui a conduit
les uns après les autres les grands studios d'Hollywood
à plonger dans les archives télé.
Le
principe consiste à viser le succès en jouant sur
les charmes, la nostalgie ou les astuces des feuilletons
à succès anciens ou plus récents pour y trouver
la recette d'un film à grand spectacle. Voici donc
après "Mission: impossible", les "X-Files",
"Zorro" ou le "Trumann Show"
(une référence au "Prisonnier"), le retour
de John Steed (Ralph Fiennes) et Emma Peel (Uma
Thurman).
Ralph Fiennes joue à peine et Uma Thurman est ennuyeuse
à souhait. On se prend ainsi à regretter Patrick
Macnee (John Steed dans la série télé) et sa plus
fréquente partenaire à l'écran, Diana Rigg, alors
que les plus grands fans de la série auraient du
mal à le définir, hormis ce rôle, comme un acteur
inoubliable. Leurs deux successeurs dans la version
1998 sont tellement paresseux dans leurs rôles –
même à prendre en compte la plus britannique des
distances – qu'ils semblent avoir du mal à
décider s'ils sont véritablement dans le film.
La seule excuse valable, enfin, pour la participation
de l'Écossais Sean Connery, est sans doute
le plaisir qu'il a pu trouver à incarner un personnage
en kilt, organisant la destruction de Londres par
un déchaînement météorologique. Dans son château
(en fait Blenheim Palace, le château de Churchill)
il est sir August de Wynter (un fin jeu de mots,
n'est-il pas ?) c'est-à-dire le méchant qui menace
d'anéantir l'Angleterre à moins que celle-ci lui
offre 10% de son PNB. Pour en arriver là, il faut
subir un dialogue affligeant (After my cup of tea?).
Un supplice d'une heure trente dont la collection
d'effets spéciaux et le cachet de ses trois stars
fixent la facture à 60 millions de dollars.
Pour
ceux qui auront la patience nécessaire, tout l'intérêt
du film est sans doute son côté surréaliste qui
tient à la constance avec laquelle les répliques
ou les pseudo-rebondissements tombent perpétuellement
à côté de la plaque. À moins qu'après une
série de films catastrophes opérant des destructions
massives sur le sol américain les producteurs hollywoodiens
aient dû s'en prendre à Londres avec un amateurisme
presque touchant qui fait oublier les millions dépensés
et n'est pas sans rappeler les monstres japonais
de la grande époque, quand les immeubles étaient
en carton et Godzilla en caoutchouc.
Le
Parisien (20/08/1998) : Les fans de la série
télévisée "Chapeau Melon
et Bottes de Cuir seront très déçus.
Tout ce qui faisait son charme – ce cocktail
étonnant de personnages élégants,
séduisants, pratiquant l'humour comme la
meilleure des armes, mais aussi l'étrangeté
et le mystère des intrigues – ne se
retrouve pas du tout dans ce film au scénario
d'une rare platitude. Le choix des acteurs est aussi
discutable. Ralph Fiennes et Uma Thurman, sans doute
à cause de leur jeunesse, sont loin de faire
oublier leurs aînés, Patrick Macnee
et Diana Rigg. Quant à Sean Connery, bien
que le ridicule n'ait jamais tué, on se demande
ce qu'il vient faire dans ce triste pastiche d'un
James Bond de la grande époque. Même
les effets spéciaux ne parviennent pas à
sauver cette production qui ressemble à un
soufflé raté.
On
ne peut donc pas dire que la tendresse était omniprésente
dans ces papiers !
Dans le monde des séries, le film fut tout aussi,
sinon plus, vilipendé. Génération Séries,
le magazine de références sur les séries, le qualifie
comme "un mauvais film Chapeau melon et bottes
de cuir (...) et un mauvais film tout court."
et le guide Totem des séries, édité chez
Larousse, le considère comme "lamentable".
Enfin,
parmi les fans de la série, les avis furent plus
diversifiés, même si les avis négatifs restèrent
(et restent toujours aujourd'hui) majoritaires.
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| 3.1.
Le box office américain
|
Sorti sur 2 466 écrans, soit une combinaison normale
pour un blockbuster, aux États-Unis,
The Avengers connut un week end d'ouverture
qui pouvait laisser penser à la Warner que le film
connaîtrait une très belle carrière : 10 305 957
$. Malheureusement, un mauvais bouche à oreille,
une presse globalement hostile et une concurrence
rude (Il faut sauver le soldat Ryan connaissait
là-bas un énorme succès) entraînèrent une très forte
chute des entrées : les Avengers amassèrent
laborieusement sept millions de $ la semaine suivante,
puis trois millions la semaine d'après. Finalement,
le film acheva son exploitation début octobre avec
au total 23 523 770 $, avec une moyenne de
9 535 spectateurs par écran (moyenne très faible :
L'Arme fatale 4 avait, par exmple, une
moyenne quasiment cinq fois supérieure). On peut
considérer qu'un film de cet ampleur connaît le
succès quand il dépasse la barre symbolique des
100 millions de $. The Avengers fut donc
un flop retentissant.
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| 3.2
Le box office anglais |
La
Warner Bros aurait pu éspérer de meilleurs résultats
au pays "natal" des Avengers, malheureusement
les résultats y furent encore pires. Sorti sur 349
écrans là-bas, les résultats y furent proportionnellement
inférieurs. Malgé encore une fois un excellent week
end d'ouverture, la chute, à cause encore une fois
de la presse et du bouche à oreille, fut encore
plus vertigineuse : en deux semaines, le nombre
d'entrées fut divisé par 10 et, par conséquent,
le nombre d'écrans diffusant le film par 3. Au final,
deux millions de $ y furent difficilement récoltés.
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| 3.3
Le box office français |
La
France, qui a toujours apprécié The Avengers
et dont la série était toujours diffusée sur M6
à l'époque, fut le pays où le film connut son résultat
le moins mauvais. Sortie sur une combinaison légère
de 648 écrans (pour mémoire le dernier Harry
Potter est sorti sur plus de 1 000), le film
connut une première semaine d'exploitation très
correcte : 771 339 entrées. Les trois millions d'entrées
étaient largement envisageables. Néanmoins, et pour
les mêmes facteurs que précédemment, les entrées
chutèrent de 60% en deuxième semaine et de 50% en
troisième semaine ; alors que des films comme Armageddon
ou L'Arme fatale 4 prolongeaient
leur succès.
Au final, le film atteint les 1 371 954 entrées
et se plaça au palmarès du box office annuel 1998
à la 24e place, soit loin derrière Titanic
et ses 20 millions d'entrées, mais tout de même
devant des films comme 6 jours, 7 nuits
(avec Harrison Ford), Sexcrimes (avec Neve
Campbell et Denise Richards) et Pour le pire
et pour le meilleur (avec les oscarisés Jack
Nicholson et Helen Hunt). À noter que l'année
suivante, Wild Wild West (l'autre adaptation
de séries télé de la Warner) dépassera les trois
millions d'entrées.
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| 3.4
Le box office mondial |
Prévu pour être exploité comme une franchise et
avoir donc une suite (prévu dans le contrat des
acteurs), The Avengers auraient dû
avoir un résultat mondial de plus de 200 millions
de dollars pour rentrer dans ses frais totaux (budget
+ marketing, frais de distribution... ). Finalement,
le film n'atteint que 50 millions de dollars et
s'avéra être un des naufrages financiers de l'été
1998. Il entraîna un freinage dans la frénésie des
adaptations séries au cinéma. La Warner abandonna,
bien sûr, toute idée de suite.
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| 4.
Le film a-t-il obtenu des récompenses ?
|
Oui,
mais sûrement pas celles que la production aurait
aimé avoir. En effet, le film reçut une flopée de
nominations aux "Razzie Awards 1999".
Cette cérémonie des "récompenses framboises" fait
très peur aux États-Unis : elle récompense en effet
non pas les meilleurs, mais ce qu'elle considère
comme les pires films de l'année. Pour la défense
du film, on pourra constater que les critères des
Razzie Awards sont plus financiers (les films à
gros budgets ayant pris des gadins au box office
trustent souvent toutes les nominations)
qu'artistiques. Furent nominés : Ralph Fiennes en
tant que pire acteur, Uma Thurman pire actrice,
les deux en tant que pire couple à l'écran, Sean
Connery en tant que pire second rôle, la chanson
Storm du générique de fin en tant que pire chanson
originale, Don MacPherson dans la catégorie pire
scénario et Jeremiah Chechick en tant que pire réalisateur.
Enfin, le film lui-même fut doublement nommé
en tant que, non seulement, pire film mais aussi
dans la catégorie pire suite/remake (alors qu'à
proprement parler on ne peut pas dire qu'il en soit
un). Finalement, il ne reçut qu'une récompense,
partagée avec Godzilla et Psycho,
en tant que pire suite/remake. À noter que l'année
suivante, Wild Wild West (l'autre adaptation
de séries télé de la Warner) fut tout aussi nominé
mais cumula les récompenses de pire film (que Robert
Conrad, qui avait interprété James West dans la
série originale, et qui avait totalement désapprouvé
le film, fut ravi d'aller chercher), de pire couple
à l'écran, de pire scénario, de pire réalisation
et de pire chanson originale !
Enfin,
The Avengers remporta aussi un prix spécial
de la part de... l'Institut de l'ennui dont le directeur
affirma que "même les bandes-annonces du film étaient
soporifiques".
Plus sérieusement, on peut être surpris que le film
n'ait eu aucune récompense technique, vu l'immense
qualité des décors, des costumes et des effets spéciaux
dans le film.
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| 5.
Le film est-il sorti en VHS/DVD ? |
Disponible
à la location dès mai 1999, il fut commercialisé
le 1er septembre suivant en VHS et DVD. À noter
que le DVD (dont vous pouvez lire une critique sur
DVDfr.com),
malheureusement vierge de bonus et des fameuses
scènes coupées, se classa parmi les meilleures ventes
dès sa sortie. Le film aura au moins connu une belle
carrière en DVD. Le DVD fait souvent l'occasion
de promotions de la part de la Warner et il est
facilement disponible pour moins de 15 euros sur
des sites comme Amazon.fr ou Cdiscount.com. Un nouveau
DVD, dans une version director's cut et dans lequel
on peut espérer de nombreux bonus, avait été
évoqué pour une sortie en 2005. À
ce jour, aucune nouvelle... Vous pouvez toujour
signer
la pétition !
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| 6.
Le film a-t-il été diffusé
à la télévision ? |
D'abord par Canal+ le 22/05/2000, il fut diffusé
ensuite par deux fois sur les chaînes hertziennes
:
D'abord
le 14/02/2002 par France 3, où il eut un score d'audience
très correct : 4 187 000 téléspectateurs
avec 17,8% de part de marché (la moyenne de la chaîne
se situant entre 15 et 20).
Puis,
le 14/10/2003, France 2 le rediffusa mais l'audience
se révéla plus décevante 3 199 200 téléspectateurs
pour 12,5% de parts de marché (la moyenne de la
chaîne se situe entre 20 et 25%). Il faut relativiser
ce score : TF1 diffusait pour la première fois Le
Placard (énorme succès de l'année 2000) qui
recueillit plus de neuf millions de télespectateurs
(40% de parts de marché).
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