
Foire
Aux Questions
|
ROMANS
Denis Chauvet s'est intéressé aux
nombreux romans adaptés de la série. Ces
novélisations sont-elles du même niveau que
le matériel original ? La réponse dans les
lignes qui suivent...
| 1.
Chapeau melon et bottes de cuir, collection Télé
junior. |
|
Collection
Télé junior No1, juillet
1980.
48 pages, bandes dessinées couleur.
Couverture
:

Les
aventures de Steed, Gambit et Purdey en bandes dessinées.
Les
dessins sont de Pierre Le Goff, journaliste et dessinateur.
Il a adapté d'autres séries en BD
comme Les Brigades du Tigre et L'Homme
qui Valait Trois Milliards. Né en 1932
et passionné d'automobiles, Pierre Le Goff
illustra dans Le Journal de Mickey, Spirou,
Tintin, Pilote entre autres. Néanmoins,
certains experts s'accordent à dire que Pierre
Le Goff ne serait pas le dessinateur de toutes les
histoires, en particulier Falkenstein qui
serait l'œuvre d'un autre auteur
Six histoires sont dans cet ouvrage ; deux avait
déjà été publiées
en anglais dans l'Annual de 1978 : Le secret
de Midas et Le cybernaute. Les quatre
autres histoires n'ont jamais été
publiées en anglais. Il est probable que
les histoires soient parues sur plusieurs semaines
dans des magazines français en 1977 et qu'elles
soient ensuite ressorties ensemble en 1980.
Cet album est sorti en France (12FF), en Belgique
et en Suisse sous le copyright : 1977 The Avengers
(Film & TV) Enterprises Limited. Le dessin
au premier plan fait référence à
l'épisode Les fossoyeurs où
Steed sauve Mrs Peel sur les rails, mais cette dernière
n'est pas présente dans les différentes
histoires.
La
plupart des histoires sont des condensés
d'épisodes de la série. Néanmoins,
la première et la plus longue, La malédiction
de Falkenstein (11 pages) est inédite.
Le repaire de l’aigle (sept pages,
épisode du même nom), Le secret
de Midas (huit pages, inspiré du Baiser
de Midas), La mort avait des ailes
(sept pages, inspiré d’Un chat
parmi les pigeons), Le cybernaute
(huit pages, inspiré du Dernier des cybernautes)
et Le mystère de la planète Y
(sept pages, inspiré de La grande interrogation)
sont les autres aventures de cet album.
Les
histoires sont inspirées des épisodes
mais différentes soit dans le scénario
soit dans les noms des personnages. Dans Le
repaire de l’aigle, les noms des personnages
varient ainsi : Stanley (Stannard), Professeur Weber
(Von Claus), Colonel Rudoff (Father Trasker). À
noter que, contrairement à l’épisode
où le Führer est deviné, la BD
le représente par un dessin. Dans Le
secret de Midas, les noms des protagonistes
n’ont pas changé mais le personnage
de Freddy a disparu. Également, Fortelli
remplace Zarcardi (La mort avait des ailes)
et le professeur Aronov est l’inventeur des
cybernautes et non le docteur Armstrong. Dans Le
mystère de la planète Y, le personnage
de Brandon est Bradley.
Quelques bizarreries de language sont à noter
(peu nombreuses heureusement). Elles concernent
surtout la première histoire où l'on
peut lire : ‘Dieu gracieux, Mike, je suis
ravie.’ (page 3) ou ‘Bonté gracieuse’
(page 4). Juste après, à la page 5,
Steed déclare : ‘Je crois que je saurais
utiliser une bonne bière.’ Également
des fautes d’orthographe (‘de nombreux
peintures’, page 1). Sinon, Purdey ne dit
pas Steed mais John. On peut se le procurer sur
e-bay… à partir de 1€.
Cela serait dommage de s’en priver.
  
Mon avis
: Dans l’ensemble, cet album est fidèle
à la série et aux personnages ; les
dessins de Steed, Gambit et Purdey sont très
ressemblants et les histoires familières.
Les scénarios sont généralement
moins denses vu le nombre de pages consacrées
à chaque aventure.
Extraits :


|
| 2.
Romans de John Garforth |
Les différentes
éditions :
Date
de 1re publication :
1967, Panther Books.
Les
romans sont également sortis en France, aux États-Unis,
aux Pays-Bas et en Allemagne en 1967 avec des couvertures
différentes (ainsi qu’au Chili en 1968 !).
En
France, les quatre romans, traduits par France-Marie
Watkins sont sortis séparément chez Solar en 1967
et ont été réédités dans un seul ouvrage en 1995,
éd. Fleuve Noir.
À
noter que les secondes éditions américaines de 1969
ont Tara King en couverture, alors qu’elle n’apparaît
dans aucune des histoires de John Garforth.
Trois
romans sont sortis individuellement en 1967 en Allemagne,
la série et particulièrement Mrs Peel étant très
populaires outre-Rhin. Ils ont été réédités en un
seul ouvrage en 1998, Heyne sous le titre Mit
Schirm, Charme und Melone – neue Fälle für John
Steed und Emma Peel. À noter que la quatrième
histoire, Heil Harris ! n’a pas été traduite
en allemand. Le thème de cette aventure étant sûrement
la raison de cet ‘oubli’. En allemand, The Floating
Game devient Drei kleinen Chinamädchen ;
The Laugh was on Lazarus est Die traurigen
Toten von Highgate et The Passing of Gloria
Munday est Der singende Tod von Blackpool.
Couverture
allemande :
L’édition
française la plus récente : 1995, Fleuve
Noir (Collection Super Poche).
Couverture
:

4e
de couverture :

Cet ouvrage, intitulé tout simplement Chapeau
Melon et Bottes de Cuir, regroupe les quatre
histoires sorties en 1967 séparément. Elles sont
précédées d’une préface d’une vingtaine de pages
et d’une bibliographie très intéressantes. En préface,
les passages concernent l'historique de la série
et l'influence des Avengers girls, plus
particulièrement Emma Peel. Les différents livres
(sortis jusqu'en 1995) sont passés en revue ainsi
que les magazines, fanzines et différentes associations.
Ainsi, Club chapeau melon et bottes de cuir (années
80), The Avengers Club International –
des imposteurs comme j'ai pu lire récemment –,
Steed and Co et You have just been murdered
(de Marseille), tous des années 90. La photographie
de la couverture est tirée de l’épisode Le
club de l’enfer.
À
noter que la quatrième histoire n’a pas été traduite
en allemand, sûrement à cause du sujet.
Analyse
successive des romans :
LE
FLAMBEUR FLAMBE – THE FLOATING GAME
Couverture
originale :

Couverture
française :

Fait
penser à : Avec
vue imprenable (lavage de cerveaux, trois
chinoises).
Emma
est croupier et Steed se présente aux élections.
Mon
avis : Histoire abracadabrante d’espions russes
et de mafia à peine compréhensible. La finalité
est de discréditer le gouvernement britannique.
Tamara, agent lesbienne veut épouser Emma aux États-Unis
!
DRÔLES
DE MORTS – THE LAUGH WAS ON LAZARUS
Couverture
originale :

Couverture
française :

4e
de couverture française :

Fait
penser à :
Le
mort vivant, Double
personnalité, Le
repaire de l’aigle.
Emma
est une tueuse de zombies et Steed doit se faire
lobotomiser.
Mon
avis : La meilleure des quatre histoires. Le
cerveau et l’invention d’un professeur sont utilisés
afin de ressusciter les personnes souhaitées (après
les avoir tuées) pour accomplir une mission. Le
premier chapitre est excellent. L’histoire se déroule
à Watford et Radlett, lieux de tournage de la série
mais on y trouve un agent noir, une femme tuée et
Steed est en cage, nu et il séduit une vieille dame
en tenue d’Ève !
POP
CRIME – THE PASSING OF GLORIA MUNDAY
Couverture
originale :

Couverture
française :

Fait
penser à : Les
aigles,
La poussière qui tue.
Emma
est chanteuse pop et Steed est en prison.
Mon
avis : Le conditionnement des masses par la
pop musique doit faciliter la révolution en Grande-Bretagne.
La plus faible des quatre histoires de John Garforth.
Beaucoup d’ennui et de références temporelles qui
n’existaient pas dans la série.
HEIL
HARRIS !
Couverture
originale :

4e
de couverture originale :

Couverture
française :

Fait
penser à : Les
chevaliers de la mort ,
Le repaire de l’aigle
Emma
infiltre les chemises brunes et Steed se rend en
Bavière à la recherche du trésor.
Mon
avis : Bonne histoire Avengers malgré
quelques éléments qui ne collent pas à la série
(Steed est tout près de coucher avec la belle espionne
allemande). Une organisation britannique composée
de militaires et de nostalgiques veut mettre la
main sur le trésor de guerre du Reich et provoquer
une révolution sanglante en Grande-Bretagne. Steed
se demande même si le Führer n’est pas derrière
tout cela…
 
Conclusion
: Les histoires de John Garforth, écrivain anglais,
sont très moyennes dans l’ensemble mais le lecteur
peut y retrouver de temps à autre l’atmosphère de
la série. Steed est accompagné de Mrs Peel dans
les aventures. Deux bonnes histoires sur quatre,
même si les critères de la série ne sont pas toujours
respectés. Un collaborateur de couleur (dans deux
histoires), des femmes assassinées, de la violence
et du sexe qui font plus penser à du James Bond
qu’aux Avengers ! De plus, Steed fume ;
il a un supérieur, le Vieux, un clochard informateur,
Thorburn et un chauffeur de taxi, Benson qui le
conduit aux convocations du Vieux.
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Date
de publication en Grande-Bretagne : 1976 et 1977,
Futura Publications.
Aucun
roman n’a été traduit et publié en français.
Six
romans adaptés d’épisodes des New Avengers
sont sortis en Grande-Bretagne en livres de poche
peu après le passage de la série à la télévision.
Il existe une édition américaine pour les trois
premiers romans ; une édition néerlandaise pour
deux romans et une édition allemande pour le premier.
Ils n’ont pas été réédités et il est par
conséquent assez difficile de trouver des exemplaires
en état impeccable. Néanmoins, on peut se les procurer
à des prix très abordables sur des sites comme e-bay
ou amazon. Ces romans sont sortis en Grande-Bretagne,
surtout pour les bibliothèques de prêts, en couverture
dure chez l’éditeur Arthur Barker Ltd (sauf le dernier
Hostage) mais ces versions sont beaucoup
plus rares.
La
production étant en mal de liquidités, il est facile
de comprendre les raisons de la publication de certains
épisodes. Quatre écrivains ont participé à l’élaboration
de ces six romans : John Carter, Justin Cartwright,
Peter Cave et Walter Harris. À noter que
quatre couvertures sur six sont illustrées par des
photos provenant d’épisodes autres que le titre
du roman.
HOUSE
OF CARDS

Auteur
: Peter Cave.
Premier
des six romans publiés en livre de poche. L’histoire
est basée sur le scénario de l’épisode écrit par
Brian Clemens (Le
château de cartes) mais celui-ci n’est
pas mentionné. Il existe une édition néerlandaise
(1977), américaine (1978) et allemande (1978). À
noter que la couverture de l’édition britannique
est illustrée par une photo provenant de l’épisode
Le dernier des cybernautes ?.
THE
EAGLE'S NEST

Auteur
: John Carter.
Second
des six romans publiés en livre de poche. L’histoire
est basée sur le scénario de l’épisode écrit par
Brian Clemens (Le
repaire de l'aigle) avec un mixage du scénario
de l'épisode Le baiser de Midas.
Brian Clemens n’est pas mentionné.
Il est fait souvent référence à
Mother dans le texte alors que chacun sait que le
personnage de Mère-Grand n'est jamais mentionné
dans les New Avengers. Il existe une édition
américaine (1978).
TO
CATCH A RAT

Auteur
: Walter Harris.
Troisième
des six romans publiés en livre de poche. L’histoire
est basée sur le scénario de l’épisode écrit par
Terence Feely (Pour
attraper un rat). Il existe une édition
néerlandaise (1977) et américaine (1978).
FIGHTING
MEN

Auteur
: Justin Cartwright.
Quatrième
des six romans publiés en livre de poche. L’histoire
est basée sur le scénario de l’épisode, Commando
très spécial écrit par Brian Clemens. Le roman,
qui n’a pas le même titre que l’épisode, va plus
loin que sa source. À noter que la couverture
est illustrée par une photo provenant de l’épisode
La grande interrogation.
CYBERNAUTS

Auteur
: Peter Cave.
Avant-dernier
des six romans publiés en livre de poche. L’histoire
est basée sur le scénario de l’épisode Le
dernier des Cybernautes ? écrit par Brian
Clemens. Le roman a pour titre The Cybernauts
sur la couverture mais Last of the Cybernauts
sur la page titre ! À noter que la couverture
est illustrée par une photo provenant de l’épisode
Cible.
HOSTAGE

Auteur
: Peter Cave .
Dernier
des six romans publiés en livre de poche. La seule
histoire adaptée de la seconde saison des New
Avengers. Elle est basée sur le scénario de
l’épisode écrit par Brian Clemens. À noter
que la couverture est illustrée par une photo provenant
de l’épisode Le long sommeil. Le seul roman
à ne pas être sorti en couverture dure chez Arthur
Barker Ltd.
Verdict
:
 
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| 4.
Steed and Mrs Peel |


Trois
recueils de bandes dessinées publiés
au début des années 90 et inspirés
de la série. Une autre bande dessinée
s’appelait The Avengers et il était,
par conséquent, impossible d’en affubler
une deuxième avec le même titre.
Cette mini-série devait commémorer
le trentième anniversaire des Avengers.
Les trois albums sont publiés par deux
éditeurs : l’américain Eclipse
Comics et l'anglais Acme Press.
À noter que les livres sont imprimés
aux États-Unis. Le nom de Dave Rogers,
décidemment partout, apparaît comme
consultant.
Deux histoires, The Golden Game et Deadly
Rainbow, se trouvent dans ces trois volumes
mais, de telle façon, qu’il est indispensable
d’avoir le troisième pour connaître
l’issue des deux histoires. C’est
sûrement pour cela qu’il est le plus
difficile à trouver.
On
y retrouve les personnages de la série
à savoir Steed, Mrs Peel, Tara King, Mother
(avec une calvitie prononcée) mais leurs
aspects sont moins familiers, surtout pour Steed,
comparé, par exemple, aux dessins de l’album
publié par Télé junior
en 1980. Jugez par vous-même avec les planches
plus bas.
Les
auteurs :
Grant
Morrison, né en 1960 à Glasgow,
est un scénariste de comics reconnu ; il
a écrit des scénarios pour les comic
trips de Doctor Who Magazine. Le super
héros Animal Man lui permit d’avoir
sa place dans la bande dessinée américaine
mais son travail sur The Invisibles fut sûrement
le plus important.
Ian
Gibson est connu pour son travail en noir et blanc
dans les années 80 pour le magazine 2000AD
et, comme Grant Morrison, il s’est fait
un nom aux États-Unis. Il fut également
caricaturiste.
Les
albums :
45
pages, format 16X26, couverture souple.
Le
‘Book One’, publié en 1990,
contient la première partie de l’histoire
The Golden Game. Le scénario est
de Grant Morrison et les dessins sont de Ian Gibson.
Le
‘Book Two’, publié en 1991,
contient la seconde partie de The Golden Game
ainsi que la première partie de Deadly
Rainbow écrite par Anne Caulfield
(sa toute première histoire). Les dessins
sont toujours de Ian Gibson. À noter que
la numérotation des pages commence là
où elle s’était arrêtée
à la fin du premier volume (page 46) pour
la seconde partie du Golden Game (page
46 à 69).
Le
troisième et dernier volume ‘Book
Three’, publié en 1992, contient
la troisième et dernière partie
de The Golden Game (page 70 à
92) et la seconde et dernière de Deadly
Rainbow (page 22 à 43).
Les
histoires :
The
Golden Game. Tara King a disparu et Mother
convoque Steed. L’agent au chapeau melon
‘réactive’ Mrs Peel pour l’aider
à la retrouver. Avec comme indices un dé
et un livre, l’enquête conduit les
Avengers dans un club très fermé
réservé aux créateurs de
jeux. Les inventeurs étant éliminés
les uns après les autres, Steed rejoint
le club. Il se rendra vite compte que tout n’est
pas un jeu… La référence à
l’épisode Game de la saison
6 est, bien entendu, évidente, mais certaines
répliques et situations font penser à
d’autres épisodes : La chasse
au trésor, Les espions font le service
("At least, we know the butler didn’t
do it") et nous avons les deux coupes de
champagne s’entrechoquant comme dans le
générique de la saison 5. Pour accéder
au QG de Mère-Grand dans les égouts,
Steed doit se rendre dans une cabine de toilettes
publiques et tirer la chasse ! À noter
le bref échange à la fin de l'histoire
entre Mrs Peel : 'You've lost weight' et Tara
King : 'I try to exercise.'
Deadly
Rainbow. Peter Peel, pilote test, s’est
crashé dans la jungle et il y est resté
trois années, amnésique, en compagnie
de la tribu des Léopards. De retour à
la civilisation, il part en voyage avec sa femme,
Emma Peel. Ils décident de passer la nuit
à Pringle-on-sea, village qui s’avère
être déserté…. Peter
Peel est bien présent et l’histoire
peut s’apparenter à une sorte de
suite de l’épisode Ne m’oubliez
pas. Les trois années de sa disparition
sont évoquées en pictogrammes Incas
pendant les huit premières pages ! Pringle-on-sea
fait, bien entendu, référence à
Little Bazeley by the sea de Voyage sans retour
et Steed assiste au départ de Peter Peel
et de sa femme comme dans l’épisode
mais il a lieu, cette fois-ci, au début
de l’histoire. Après un début
fastidieux, l’atmosphère Avengers
est moins présente que dans l’histoire
précédente malgré de nombreuses
références, en particulier la miniaturisation
qui renvoit à l'épisode Mission
très improbable. En effet, Emma Peel
se bat contre une tribu Inca, vêtue de polos
arc-en-ciel sortis tout droit de la gay pride
!
Où
se les procurer ? :
Comme
la plupart des livres sur la série, la
collection est épuisée, mais elle
apparaît souvent sur plusieurs sites à
des prix très différents. On peut
très bien trouver les deux premiers volumes
à $16 ou moins de £20 sur Amazon
pièce ou alors jusqu’à €32
sur PriceMinister, mais il est également
possible de se les procurer bon marché
sur e-bay. J’ai acheté les deux premiers
pour une dizaine d’euros. Le troisième
est plus coûteux (environ $26) et plus difficile
à trouver.
Verdict
:
   
Deux
histoires en bandes dessinées qui permettent
de retrouver l’atmosphère de la série
; ma préférence va à la première
beaucoup plus ancrée dans le monde des
Avengers. Les références
à la série sont nombreuses et, outre
les clins d’œil directs à certains
épisodes, les amateurs retrouveront également
le suspense, les excentriques, la Bentley verte
et même... l’Union Jack. On s’habitue
très rapidement au coup de crayon particulier
de Ian Gibson. Sans vous ruiner, si l’affaire
se présente, n’hésitez pas
!
Lire
l'interview exclusive de l'illustrateur par Denis.
Lire
la critique d'un site spécialisé.
Extraits
:


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|
| 5.
Deadline & Dead Duck (L’article
de la mort & Canards mortels) |
| Deux
romans écrits en pleine gloire Avengers
par Steed lui-même, Patrick Macnee, et Peter
Leslie, journaliste et écrivain. Les deux
romans, qui mettent en scène Steed et Mrs
Peel, ont l’atmosphère de la saison
quatre et ils sont considérés comme
étant les meilleures adaptations sur papier
de la série. La réédition de
ces livres par Titan Books en 1994
a coïncidé avec la sortie de la série
en cassettes vidéo chez Lumière. Les
romans ont fait leur apparition aux États-Unis
en 1998 pour coller à la sortie du film avec
Ralph Fiennes et Uma Thurman.
Peter
Leslie, né en 1922 comme Patrick Macnee,
a écrit d’autres romans adaptés
des séries Des Agents Très Spéciaux
et Les Envahisseurs entre autres. Il fut
journaliste et écrivit pour le journal anglais
de musique The Melody Maker dans les années
50, essentiellement sur le jazz. Dans les années
60, il déménagea en France pour commencer
une carrière de romancier et il co-écrivit
ces deux adaptations Avengers dans notre
pays. Nous ne pouvons que stipuler quant à
l’aide apportée à Patrick Macnee
par Peter Leslie dans la rédaction de ces
deux histoires. Sur la page de garde des deux livres,
Patrick Macnee ne manque pas d’écrire
: "Je remercie vivement Peter Leslie de l’aide
qu’il m’a apportée pour écrire
ce livre". L’équivalent anglais
ne se trouve que sur Deadline : "Patrick
Macnee gratefully acknowledges the help given to
him by Peter Leslie in writing this book."
(Renseignements sur Peter Leslie recueillis sur
le site Dead duck de Mike Noon).
DEADLINE
Auteurs
: Patrick Macnee & Peter Leslie.
Paru
en Angleterre en novembre 1965 chez Hodder
and Stoughton sous le titre…
Deadline.
La
présentation du livre : A novel of death
and deceit, savagery and sabotage, matched by the
swift, smooth action of an operator whose umbrella
is his sword.

Le
livre a été réédité
chez Titan Books en 1994. 188 pages,
format poche.
En quatrième page de couverture, trois petites
photos de la série : la première est
tirée du générique de la saison
5, la seconde de la séquence de l’échiquier
et la dernière de l’épisode
Ne m’oubliez pas.
Emma Peel n’apparaît qu’à
la page 44 et une secrétaire nommée
Samantha Sheppard à la page 54. Samantha
était le nom initial du personnage de Mrs
Peel et Sheppard sonne un peu comme Shepherd, nom
de la première actrice à incarner
Mrs Peel. Coïncidence ? À noter une
référence à Sherlock Holmes
(p 31). Un clin d’œil au second roman
lorsque Steed déclare : ‘Or even dead
ducks…’ (p104).
Il
a été traduit en français par
Martin Winckler et édité dans la collection
Huitième Art en 1995 sous
le titre : L’article de la mort.
184 pages, format 14 X 22,5. À noter qu’à
la fin de cette édition, il y a un encart
invitant les fans à rejoindre l’association
Steed & Co !


Le
roman est également sorti au Portugal sous
le titre, O Dia Depois De Amanha (Dêaga,
1967) et aux États-Unis, même couverture
que l’édition Titan Books
(TV Books, 1998).
Qui
a intérêt à discréditer
le gouvernement en faisant publier des discours
politiques modifiés dans les éditions
étrangères de la presse britannique
? Cela irrite certaines nations et provoque des
émeutes anti-britanniques. Steed et Mrs Peel
mènent leur enquête dans le milieu
de la presse à Fleet Street et jusqu’aux
Midlands. Ils vont devoir affronter la ‘Confrérie’,
une bande de néo fascistes redoutables dont
le but est de s’emparer du pouvoir…
Macnee et Leslie se sont bien documentés
sur l’élaboration d’un journal,
de la typographie à la livraison. Une histoire
d’espionnage et de crime qui pourrait s’apparenter
aux saisons Cathy Gale.
DEAD
DUCK
Auteurs
: Patrick Macnee & Peter Leslie.
Paru
en Angleterre en mai 1966 chez Hodder and
Stoughton.
La présentation du livre : In the wilderness
of an Essex marsh one dead duck and two live madmen
spell danger for The Avengers and execution for
a nation.

Le
livre a été réédité
chez Titan Books en 1994. 160 pages,
format poche.
En quatrième page de couverture, trois petites
photos de la série : la première est
tirée du générique de la saison
5 et les deux autres des épisodes Interférences
et Les marchands de peur .
 
Il
a été traduit en français par
Martin Winckler et édité dans la collection
Huitième Art en 1996 sous
le titre : Canards mortels. 182 pages,
format 14 X 22,5. À noter qu’à
la fin de cette édition, il y a un encart
invitant les fans à rejoindre l’association
Steed & Co !
 
Le
roman est également sorti au Portugal sous
le titre, O Pato Morto (Dêaga,
1967) et aux États-Unis, même couverture
que l’édition Titan Books
(TV Books, 1998).
Pourquoi plusieurs personnes tombent-elles raides
mortes après avoir consommé du canard
? Steed invite Mrs Peel dans un restaurant renommé
et ils assistent au décès d’une
nouvelle victime. Quelle est la relation entre un
docteur, un garde-chasse et une artiste ? L’enquête
mènera les Avengers dans les marécages
du comté de l’Essex où de redoutables
comploteurs visent les réservoirs d’eau
potable de la Grande-Bretagne… Ce roman Avengers
est sûrement le meilleur jamais écrit
car on retrouve l’atmosphère si particulière
de la saison quatre. Tout le charme, l’humour
et l’excentricité de la série
télévisée sont présents
dans cette aventure qui aurait fourni un scénario
parfait.
Où
se les procurer ?
Oubliez les éditions de 1965-66 (à
moins d’être un collectionneur acharné)
car elles sont généralement rares,
chères et plus en très bon état.
Les éditions anglaises Titan Books sont souvent
meilleur marché que les traductions françaises
parues chez Huitième Art. Ne dépensez
pas plus de 10€ par exemplaire quelle que soit
la version. Avec de la chance, vous pouvez même
dégoter, comme je l’ai fait, les livres
Huitième Art à 5€ pièce
chez les bouquinistes des quais parisiens.
Verdict
:
   
Ces deux livres doivent faire partie de la bibliothèque
des fans car ils reproduisent l’atmosphère
de la série, ce qu’aucun autre romancier
(à part Dave Rogers et Peter Peel dans Too
many targets) n’a su recréer.
La collaboration Macnee – Leslie envoie aux
oubliettes les nombreuses tentatives, les romans
de John Garforth entre autres, car les auteurs ont
réussi dans ces deux histoires à transmettre
le feeling des Avengers sur papier. La
contribution de Patrick Macnee himself n’est
pas étrangère à cette réussite
: les Avengers, c’est lui, le reste
ne peut être qu’imitation ! J’ai
une petite préférence pour Dead
duck, le second roman, et son excellent chapitre
'The Corpse in the Cardboard Coffin' qui retranscrit
la magie Avengers.
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|
| 6.
Chez
l'éditeur américain Berkley Medallion
Books |
En l’espace de deux ans (1967-69), l’éditeur
américain Berkley Medallion Books,
exploitant le filon, a sorti aux États-Unis
neuf romans consacrés aux Avengers
sous forme de collection, en numérotant
les ouvrages.
Où
se procurer les ouvrages ? On trouve
ces romans à tous les prix sur Internet.
Vu qu’ils sont épuisés,
il faut passer par des sites d’occasion
; de plus, il ne faut pas oublier qu’ils
n’ont pas été réédités
depuis près de quarante ans et qu’ils
sont souvent, par conséquent, dans un
état passable. Pour les collectionneurs
donc. Le prix peut varier de €1,50 (The
Magnetic Man sur e-bay) à plus de…£22
!
En
plus des livres détaillés ci-dessous,
Berkley Medallion Books a également
publié en 1978 les trois premiers des
six romans New Avengers
avec des couvertures différentes
des éditions britanniques :
  
De
nombreuses infos et photos de cette section
sont reprises du site de Mike Noon, Dead Duck.
La photo de couverture de "The Afrit Affair"
provient de la collection personnelle de Carl
Schmidt.
|
| 6.1
Romans de John Garforth |
John Garforth est un londonien un peu
touche-à-tout : écrivain, politicien,
directeur artistique, animateur d’œuvres
sociales. Il a
son blog et son site personnels depuis début
2008. On peut y lire qu‘il a une piètre
opinion de ses écrits Avengeresques : 'Je
recommande à toute personne qui, par hasard,
verrait l'un de ces romans dans une librairie
d'occasion ou une vente de charité de les
acheter et de les détruire immédiatement
sans même les avoir lus. Je vous rembourserai
les 50p ou plus que vous avez payés. Vous
rendrez service à la littérature!
'.
Il dit néanmoins avoir apprécié
d’aller à Pinewood et de rencontrer
Diana Rigg.
Les quatre romans de John Garforth, sortis au
Royaume-Uni au début 67 chez Panther Books,
furent publiés aux États-Unis sous
les numéros 1 à 4 une première
fois entre avril et septembre 1967, puis en février
1969 avec des couvertures différentes.
Les critiques des livres ( deux "melons"
) et présentations des éditions
britanniques et françaises sont un
peu plus haut dans cette rubrique.
Premières éditions américaines
:

Secondes éditions américaines
:
|
| 6.2
Romans de Keith Laumer |
Keith
Laumer (1925-1993) fut d’abord
capitaine dans l’US Air Force puis officier
dans le corps diplomatique. Il devint ensuite
écrivain et il est surtout connu pour ses
romans de science-fiction.
Une
biographie plus complète est disponible
sur
Wikipédia.
Il est également l’auteur des romans
inspirés de la série Les Envahisseurs
: The Invaders et The Invaders :
Enemies from Beyond. Tous les deux publiés
aux USA en 1967 (Pyramid Books).
Les
trois romans de Keith Laumer furent publiés
aux États-Unis sous les numéros 5
à 7 entre juin et septembre 1968. Ils n’ont
pas été traduits ni réédités.
The
Afrit Affair :

Publié
par Berkley Medallion Books en juin 1968. Ce livre
est le premier de poche américain d’inspiration
Avengers et le seul à mettre en
scène Emma Peel après les romans
de John Garforth.
La couverture représente une photo couleur
du tournage de l’épisode Les
fossoyeurs, saison 4.
Résumé
: Steed et Mrs Peel sont à la
recherche d’un mystérieux individu
qui signe ses messages menaçants par The
Afrit. Les Avengers découvrent les empreintes
géantes d’un monstre, des bombes
dans un sous-sol, des cadavres avec une seule
oreille… Un scientifique complètement
fou a décidé de contrôler
l’univers.
Mon
avis : Un des meilleurs romans de la
collection Berkley. On y retrouve Emma Peel mais
le scénario fait penser à un épisode
de la saison Tara King : des indices sont retrouvés
dans du hareng mariné ou d’énormes
lettres en mousse.
The
Drowned Queen :

Publié par Berkley Medallion Books en juin
1968. Ce livre est le second de poche américain
d’inspiration Avengers et le premier
à mettre en scène Tara King.
La couverture représente deux photos couleur
de Steed et Tara King.
Résumé
: Les Avengers peuvent-ils empêcher
un sabotage pendant le voyage inaugural de L’Atlantic
Queen, le premier paquebot de luxe sous-marin
? Steed se fait passer pour le professeur de danse
du navire et Tara King est la psychothérapeute.
Mon
avis : Beaucoup moins intéressant
que le précédent.
The
Gold Bomb :

Publié
par Berkley Medallion Books en septembre 1968.
Ce livre est le troisième de poche américain
d’inspiration Avengers et le second
à mettre en scène Tara King.
La couverture représente une photo couleur
du générique des cibles (Steed et
Tara King sur fond orange).
Résumé
: Il y a de fortes probabilités
qu’une personne se fabrique une bombe atomique
sur le sol anglais. Dans quel but ? Steed et Tara
partent à la recherche d’indices
mais le temps presse avant que le maniaque fasse
sauter la moitié de la Perfide Albion !
Mon
avis : Le moins bon des trois romans
de Keith Laumer. On ne retrouve pas du tout l’atmosphère
particulière des Avengers. L’auteur
fait souvent référence, dans des
termes assez crus, à la différence
d’âge entre Steed et Tara.
Verdict
:

Les romans de Keith Laumer sont intéressants
pour un collectionneur, mais pas pour leur contenu.
Ils sont d’un niveau inférieur à
ceux de John Garforth malgré un premier livre
prometteur.
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|
| 6.3
Romans de Norman Daniels |
|
Norman
Daniels
est un des nombreux pseudos utilisés par
Norman A. Danberg (1906-1995). Écrivain de
‘pulp fiction’ (littéralement
: "romans à deux sous"), de romans
et de nouvelles, il écrivit sous, au moins,
huit différents pseudos ! La plupart de ses
‘œuvres’ sont inconnues chez nous.
Il signa d’autres romans inspirés directement
des séries Ben Casey, Dr Kildare ou
Alfred Hitchcock Présente ainsi que
les scénarios de trois épisodes de
cette série.
Les deux romans de Norman Daniels furent publiés
aux États-Unis sous les numéros 8
et 9 en décembre 1968 et février 1969.
Ils n’ont pas été traduits ni
réédités.
The
Magnetic Man :
 
Publié
par Berkley Medallion Books en décembre
1968. Ce livre est le quatrième de poche
américain d’inspiration Avengers
et le troisième à mettre en scène
Tara King.
Une des deux photos de la couverture provient
néanmoins du petit film d’introduction
à la saison couleur Emma Peel : The
Strange Case of the Missing Corpse. Même
style de couverture que la seconde édition
des romans de John Garforth.
Résumé
: Steed doit aller à Hong Kong
récupérer une valise, mais il est
assommé et le contenu de la valise remplacé
par une importante somme d’argent. De retour
à Londres, les Avengers tendent un piège
à ce généreux bienfaiteur…
Une aventure avec Tara King dans laquelle les
Avengers sont confrontés à un magicien
diabolique qui utilise des jouets sur son prisonnier,
Steed…
Mon avis :
L’auteur n’a pas cerné la magie
Avengers à part quelques scènes
stéréotypées. Tara King est
une apprentie espionne qui passe son temps à
se vernir les ongles ou à faire ses courses.
Moon
Express :

Publié
par Berkley Medallion Books en février
1969. Ce livre est le cinquième et dernier
de poche américain d’inspiration
Avengers et le quatrième à
mettre en scène Tara King.
Une des deux photos de la couverture provient
néanmoins de la saison couleur Emma Peel.
Même style de couverture que la seconde
édition des romans de John Garforth.
Résumé
: Qui propose un voyage vers la Lune
avec possibilité d’y acheter une
propriété lunaire ? Steed et Tara
se portent candidats à l’aventure
afin de savoir ce qui se cache derrière
tout cela.
Mon
avis : Je ne connais pas ce roman dont
le résumé me fait penser à
un mélange de Bons baisers de Vénus
et à l’épilogue de Bizarre.
Verdict
:

Les deux romans de Norman Daniels sont très
méconnus mais méritent-ils un autre
sort ?
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| 6.4
Verdict final |
| Verdict
final :
 
Les neuf romans publiés dans les années
60 par Berkley sont, dans l’ensemble, un bon
faire-valoir sur les étagères de collectionneurs.
Néanmoins, deux romans de John Garforth et
le premier de Keith Laumer font, de temps à
autres, replonger le lecteur dans l’atmosphère
si particulière des Avengers.
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| 7.
Too many targets |
Plus de 20 ans après le dernier roman consacré
à la série, Too Many Targets
vit le jour. Il fut uniquement publié aux
États-Unis, par St Martin’s Press
of New York en novembre 1990 (couverture
dure) puis réédité par
Tor Books (poche) en juin 1998. Il n’a,
par conséquent, jamais été
traduit en français ou dans une autre langue.

1990 – Couverture dure : 181
pages, 21 x 14 x 1.3 cm.
Poche
: 214 pages, 16.8 x 10.4 x 1.5 cm.
La
fiche révèle des spoilers et il est
conseillé de lire le livre avant de la consulter.
Les
deux couvertures présentent The Avengers
en plus gros caractères que le titre du roman
lui-même ce qui permet, bien évidemment,
d’attirer les fans. Too Many Targets (en
français : "Trop de cibles") a
sa signification à la fin du roman, lorsque
les cinq agents – Steed, Dr Keel, Cathy, Emma,
Tara – sont cernés par un Cybernaute,
nouvelle génération. Les deux couvertures
ont une cible en évidence ; sur celle de
1990, la cible est accompagnée d’un
melon et d’un brolly ; sur celle de 1998,
Steed et Mrs Peel sont les cibles.
La
toute première page, intitulée
The Remarkable Mrs Peel, présente un
court extrait accrocheur mettant en scène
la plus populaire des Avengers girl. La
courte, mais efficace, préface de Patrick
Macnee donne ensuite un ton officiel et rassembleur
pour les fans de la série. L’acteur
précise qu’on peut même envisager
de voir les Avengers au 21e siècle
! Pour la petite histoire, il donne 28 ans d’âge
à son premier roman écrit avec Peter
Leslie, Deadline ; or, dans ce cas, cela
signifierait qu’il ait été écrit
en 1962, ce qui est impossible (il fut publié
en 1965).
Auteurs :
–
John Peel, né en 1954,
est un auteur britannique bien qu’il soit
marié à une américaine et
qu’ils vivent aux USA. Il est l’auteur
de plus de 100 romans dont la plupart inspirés
de séries télévisées
: Doctor Who, Star Trek, Diadem, The Outer
Limits… Ami de Terry Nation, il est
l’auteur de novélisations de plusieurs
histoires de Doctor Who avec les Daleks. Un des
rares auteurs à avoir accepté, vu
le montant des droits demandés pour utiliser
ces personnages. Il a publié en 1988 The
Official Doctor Who & The Daleks Books
(avec Terry Nation). Il signa d’autres romans
adaptés de séries cultes des années
60 : Le Prisonnier (The Prisoner
Files – 1986), Des Agents Très
Spéciaux (trois romans dont The
Girl from Uncle – 1987). Il a également
écrit sous plusieurs pseudonymes dont John
Vincent (sous lequel il écrivit les aventures
de James Bond Jr) et Nicholas Adams. Il est membre
de The Horror Writers Association.
–
Dave Rogers peut être considéré
comme le pape de la série. Si les fans
ont des ouvrages de référence et
de qualité sur The Avengers, ils
le doivent à cet homme qui a œuvré
pour que la série retrouve une seconde
jeunesse.
Il a publié le premier livre au monde consacré
uniquement à la série en 1983 –
The Avengers. D’autres ouvrages
de référence suivirent : The
Avengers Anew (1985), The Complete Avengers
(1988), le meilleur de cette série, et
The Ultimate Avengers (1995). Mais c’est
assurément The Avengers and me,
écrit en collaboration avec Patrick Macnee
himself en 1997 sur les coulisses de la série,
qui ravira les fans. Il a fait d’ailleurs
l’objet d’une réédition
récente (janvier 2008) sous le titre
The Inside Story.
Dave Rogers est également l’auteur
dans les années 80 et 90 de fanzines très
prisés par les fans de la série
: On Target et Stay Tuned. Bourrés
d’informations, ils sont pratiquement introuvables,
à part sur e-bay à environ £4
le journal. Dave Rogers est vraiment le plus grand
spécialiste de la série : il est
à l'origine de la découverte des
négatifs originaux et il a demandé
à Patrick Macnee de convaincre les éditeurs
de ressortir la série dans une version
remasterisée. C'est donc grâce à
lui que nous avons aujourd'hui des copies de belle
qualité en DVD. Dans une interview qu’on
peut voir sur ce
site, il parle de son travail pour les Avengers
comme d’un labour of love !
Situation:
L’action
de l’histoire est située moins d’un
an après le départ de Mrs Peel.
Tara fait équipe avec Steed.
Résumé
:
Deux
agents ont été assassinés
et il y aurait une taupe dans les services britanniques.
Mère-Grand est suspecté de trahison
et Charles, son prédécesseur, fait
appel à Steed pour enquêter. Celui-ci
reprend contact avec Mrs Peel, plus apte et moins
compromise que Tara pour l’agent au chapeau
melon. De son côté, Mère-Grand
soupçonne Steed et lance Tara sur sa piste.
Rapidement, il s’avère que les voix
accusatrices ont été modifiées
au synthétiseur pour les impliquer. Qui
a intérêt à semer le trouble
dans le Département ?
Pendant ce temps-là, chacun de leur côté,
Cathy Gale et Dr Keel ont en commun la destiné
d’un petit État africain, le Katawa,
à priori sans aucun rapport avec
l’affaire de trahison. Dr Keel, témoin
d’un kidnapping, mène son enquête
et fait la connaissance de Cathy Gale tandis que
Tara King résout une partie du mystère
avec l’aide du professeur Lipp.
En définitive, la taupe et la trahison
ne sont que des leurres pour attirer les Avengers
au repaire du diabolical mastermind…
tout simplement dans les Knight industries de
Mrs Peel ! Le mobile est, bien entendu, la vengeance
!
Tous les chemins mènent à Knight
Industries et les cinq agents finissent par s’y
rendre et se jeter dans le piège tendu
par un ancien nazi : le frère de Klaus
Drucker, connu pour avoir été à
la tête du groupe Eisenhand qui voulait
implanter un nouveau Reich en Angleterre. Le groupe
avait été anéanti par Steed
et Keel et les protagonistes tués. Le frère
de Klaus Drucker avait, après de nombreuses
expériences pendant la guerre, découvert
l'ADN (DNA en anglais) et l'ARN (RNA en anglais)
en injectant des substances d'une personne à
une autre. Il n'avait pas participé au
groupe Eisenhand, estimant l'Angleterre pas 'prête',
mais il a jeté depuis son dévolu
sur un petit pays africain, le Katawa. Ses expériences
en génétique combinées avec
les cybernautes du Dr Armstrong le rendraient
irrésistible : des cybernautes à
visage humain.
Il a réussi à approcher ainsi le
concept d'immortalité en prélevant
des cellules et l'ARN d'un individu pour le faire
revivre. Son choix s'est porté sur le Dr
Armstrong, devenu ainsi mi homme, mi cybernaute.
Ce dernier a pour fantasme d’éradiquer
tous les Avengers consignés dans un vase
clos pour l’occasion mais… il y a,
du coup, trop de cibles !
Mrs Peel a mis au point dans le melon de Steed
un moyen de court-circuiter les cybernautes en
manipulant les voix bidouillées qui ont
permis de soupçonner Steed et Mère-Grand
de trahison. Lorsque le Dr Keel applique le melon
sur la partie 'non humaine' de Armstrong, la partie
mécanique, le bon docteur est envoyé
pour de bon ad patres. Quant au frère
de Drucker (je ne révèle pas le
nom sciemment), il succombe, victime des cybernautes.
Références
:
De
nombreuses références et clins d’œil
à la série, au monde des Avengers
ou autres. En voici quelques-unes, mais la liste
n’est pas exhaustive.
–
Référence bien évidente à
la trilogie des Cybernautes ; Paul Beresford,
contrairement à Felix Kane, est évoqué.
Par contre, le prénom du Dr Armstrong est
Clement dans la série mais Steed et Mrs
Peel lisent sur sa tombe l’inscription :
‘Dr Henry Armstrong. Born 1921.’
–
L’évocation des nazis et d’un
nouveau Reich renvoient au Repaire de l’aigle
; les cybernautes à visage humain à
Interférences et le cybernaute mi
humain, mi machine, au Dernier des cybernautes
?
–
À l’issue de la première scène
censée se passer dans la jungle, des chasseurs
échappent à un gorille et se réfugient
dans leur voiture devant le panneau ‘LONDON
– 27 MILES’. Allusion évidente
à l’épisode Petit gibier
pour gros chasseurs de la saison 4. Le pays
africain imaginaire, ici Katawa, est le pendant
de Kalaya dans ce même épisode.
–
Le docteur Keel travaille maintenant pour la World
Health Organization et il est ainsi le Dr
W.H.O. ! (titre du chapitre 4).
–
Steed se remémore la carte envoyée
par Cathy de Fort Knox : épisode Faites
de beaux rêves.
–
La présence de Brodny, vu dans Un Steed
de trop et L’homme invisible.
–
Les anges cybernétiques qui pourchassent
Steed et Mrs Peel dans le cimetière sont
les Angels of Death (titre VO d’un
épisode des New Avengers : Les anges
de la mort).
–
Dans le cimetière, à la recherche
de la tombe du Dr Armstrong, Steed découvre
celle de Uncle Evelyn Armstrong ! Et Steed de
s’exclamer : ‘So they had one, too.
Made my life hell.’ [Ils en avaient donc
une aussi. M’a rendu la vie impossible.]
Évidemment, Uncle Evelyn est ici une référence
à la biographie de Patrick Macnee, Blind
in one ear, dans laquelle l’acteur
raconte qu’il vécut avec sa mère
et son amie ‘Uncle Evelyn’ qui obligea,
entre autres, le jeune Patrick à porter
des kilts.
–
La vie privée de Mrs Peel est évoquée
dans la série : les Knight Industries dans
L’héritage diabolique et Peter
Peel dans Ne m’oubliez pas.
–
Par contre, l’aventure avec David Keel,
évoquée dans le roman, n’a
pas été portée à l'écran
lors de la saison 1. Dans cette dernière,
Steed et Keel ont détruit l’organisation
de Klaus Drucker. Son adjoint s’appelle
Jaeger. Est-ce une coïncidence que Benson,
l’adjoint du Dr Armstrong puis de Beresford,
soit Frederick Jaeger ?
Critique :
Too
Many Targets est le meilleur roman consacré
aux Avengers, reléguant la plupart
des autres à de simple faire-valoir dans
une bibliothèque pour collectionneurs ! Si
les autres ouvrages – à l’exception
de Deadline et Dead duck –
servent donc seulement de décoration sans
grand intérêt littéraire, ce
roman ravira les amateurs de la série. Les
auteurs, John Peel et Dave Rogers, connaissent la
série et cela fait toute la différence
!
L’histoire permet de regrouper tous les personnages
Avengers (à l’exception de
la mièvre Venus Smith !) mais pas, malheureusement,
les New Avengers (Purdey et Gambit). Ainsi,
le titre (en français : "Trop de cibles")
fait référence aux Avengers
; Steed, le docteur Keel, Cathy Gale, Mrs Peel,
Tara King sont les cibles du nouveau cybernaute.
Mère-Grand et Rhonda sont également
présents dans ce roman.
Les personnages sont mis en scène en tenant
compte des caractéristiques apportées
à l’écran. Ils ont poursuivi
leur vie et les ‘mises à jour’
sont crédibles. Dr Keel travaille dans l’humanitaire,
Cathy Gale a passé quelques années
en Afrique et Mrs Peel a repris les Knight Industries
après le décès de son mari.
Il y a de grands moments qu’on verrait bien
transposés à l’écran
: la lutte de Tara avec le cybernaute Steed , celle
de Mrs Peel avec la fausse Rhonda et la séquence
du cimetière où les Angels of
Death, anges cybernautes, attaquent Mrs Peel
et Steed. Tara leur vient en aide en utilisant…
un Magnum ! Difficile néanmoins d’imaginer
la midinette jouer l’inspecteur Harry !
Steed a toujours son tuba dans son salon, mais il
lit The Guardian dorénavant (plus
à gauche que The Times). On apprend
qu’un certain Charles fut le prédécesseur
de Mère-Grand et la rencontre initiale de
Mrs Peel et Steed n’est pas celle décrite
dans la série dans La porte de la mort.
Par contre, l’horripilant Brodny, sans sa
crème de violette, a une place (trop) importante
(neuf pages). Ce n’est pas ce personnage qui
insuffle l’humour dans le roman. Les réparties
de Steed avec Mrs Peel et la présence d’un
excentrique, valeur sûre de la série,
y contribuent. Le professeur Lipp, directeur de
V.O.I.C.E. – Venerable Order of Inter-Communicative
Endeavors – est, en effet, un excentrique
qui n’aurait pas dépareillé
avec ceux de la période Emma Peel.
Tara ou Mrs Peel ? Quelle est la partenaire préférée
de Steed ? Le roman ne fait pas de mystère
à ce sujet. Tara est ennuyée de la
très bonne entente entre Mrs Peel et Steed.
Elle se sent triste, inférieure et délaissée,
particulièrement lorsque Mrs Peel, à
l’avant de la Bentley avec Steed, bidouille
le chapeau melon en lui expliquant sa stratégie.
Tara se rend compte qu’elle peut lutter contre
n’importe qui pour garder Steed… sauf
Mrs Peel ! Assez jubilatoire, je dois l’avouer,
pour ceux qui, comme moi, préfèrent
la période Peel ! Miss King se demande ce
qui va se passer après cette affaire. D’ailleurs,
lors de l’épilogue, Mère-Grand
demande à Steed : « And how about Mrs.
Peel ? Think she might be amenable to being reactivated,
eh ? » [Et Mrs Peel ? Vous pensez qu’elle
peut-être réactivée, hein ?]
Et il conclut par : « She was always one of
the best. » [Elle a toujours été
une des meilleures.]
Quelques
points négatifs pour terminer. Le récit
est freiné par le nombre d’Avengers
et l’implication de plusieurs enquêtes
s’entremêlant qui amèneront finalement
à la réunification des cinq Avengers.
L’action est ainsi un peu trop hachée
et décousue – il faut attendre la page
71 pour lire : ‘Mrs Peel, you’re needed’
– avant que Cathy Gale rencontre le docteur
Keel et que Tara secoure Steed et Mrs Peel au cimetière.
Après ces rencontres, la narration sera ancrée
sur deux pôles au lieu de quatre ce qui rendra
l’action plus fluide.
L’intrigue intéressera les fans, mais
elle aura plus de mal à captiver les non
initiés au monde des Avengers. La
fin peut également paraître bâclée
et un peu décevante.
Verdict
:
   
Dommage
que ce livre soit resté sans suite ! Il permet
aux fans de se replonger avec émerveillement
dans l’univers Avengers. Les deux
auteurs, connaisseurs, ont choisi les Cybernautes,
seuls ennemis récurrents de nos héros,
pour cette aventure en y ajoutant tous les ingrédients
nécessaires à une bonne soupe Avengers.
Le thème n’est pas la trahison, comme
pressentie, mais la vengeance, souvent explorée
avec mæstria dans la série. La fin
du roman et le retour envisagé de Mrs Peel
permettent de rêver ! Grande nostalgie !
Lire
l'interview de John Peel par Denis
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©Denis
Chauvet
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